QU’EST-CE QUE LE TRAITEMENT SPIRITUEL OU L’HARMONISATION?  ET COMMENT S’APPLIQUE-T-IL?

L’expression «traitement spirituel» ressort du vocabulaire de la documentation spirituelle des États-Unis du milieu du siècle dernier, quand la religion décroissant, une nouvelle spiritualité a émergé.  Elle se fonde sur le principe que tout, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et co-créateur avec lui, être détient le merveilleux pouvoir de servir de véhicule d’harmonisation autant pour lui-même que pour autrui.   Cette intervention subtile que cette spiritualité étasunienne appelle aussi, plus justement,  l’«harmonisation», se définit comme le processus d’établissement ou de rétablissent dans l’ordre et l’équilibre qui procède d’un accord parfait de toutes les vibrations de l’énergie.  Il implique d’abord une haute connexion avec la Source suprême et l’intervention dans un état d’amour, de pureté d’intention, d’impersonnalité et de détachement complet.

traitement spirituelEn réalité, le traitement spirituel, cette faculté peut servir à exercer sur soi ou sur autrui une puissance bénéfique, autant pour soulager le corps que pour pacifier l’esprit, par une proclamation de l’Ordre parfait.  Proférée dans l’Union mystique, cette expérience d’affirmation de l’ordre, à partir d’une idée spirituelle, permet de rétablir une situation déplorable, qu’elle provienne de la maladie, de la souffrance, de la pénurie, de la limitation, de la dépression, de l’angoisse, etc.  Aux yeux du facilitateur, lorsqu’un sujet dirige correctement ses énergies vitales, surtout au niveau sexuel, il peut exercer sur son environnement, par ce qu’il appelle le «magnétisme curatif» ou «harmonisateur», un effet bienfaisant ou salutaire.

Pour parvenir à harmoniser une situation, un être doit toujours agir dans l’impersonnalité, détaché du résultat apparent, en se percevant comme un instrument réceptif, mais neutre, comme un canal serein des énergies en provenance de la Source divine, puisque le succès de son traitement dépendra de son degré d’amour et de pureté d’intention.  Cela commence par une harmonisation complète en soi-même, car nul ne peut harmoniser l’extérieur sans d’abord entrer lui-même dans l’harmonie.  Le meilleur moyen d’harmoniser une situation réside dans l’aptitude à regarder sa vie personnelle du point de vue d’une autre personne, afin de réussir à prendre du recul et à la dédramatiser, ou d’entrer dans la peau d’un autre pour le comprendre avec sa propre vibration.  Dans cet état de compréhension, un candidat peut interagir avec les autres d’une façon constructive, et pour eux et pour lui-même.  Nul ne peut agir efficacement s’il est préoccupé par ce que les autres pensent de lui ou de ce qu’il peur faire pour les aider (et s’aider par la même occasion).

Le premier pas vers l’harmonisation consiste à se pardonner tous ses torts apparents à soi-même et à faire de même pour les autres.  Cela implique le dégagement de tout état de ressentiment passé ou présent, de tout sentiment d’infériorité ou de supériorité, de tout grief et de toute pensée négative.  Autrement dit, l’être doit se libérer de tout ce qu’il a pu projeter sur les autres, à quel que niveau que ce soit, et qui puisse leur avoir nui dans leur progression sur le Sentier évolutif.  Alors, il peut demander à la Source divine comment il peut les aider dans leur épanouissement spirituel, quelle communication il peut établir avec eux pour les servir.  Pour trouver les réponses à ces questions, il gagne à oublier qui il est et ce qu’il peut représenter de manière à pouvoir entrer dans la réalité d’autrui, à apprécier chaque être pleinement, à le reconnaître et à le remercier d’être.  Il lui faut toujours agir de façon dégagée de sa personnalité.

Nul ne parviendra jamais à harmoniser un autre être sans d’abord s’harmoniser lui-même puisque ce que l’autre lui fait vivre n’est qu’un juste retour de ses propres comportements.  Ceci fait, le facilitateur doit ouvrir son cœur et envelopper la personne qu’il souhaite aider de son amour le plus doux, parfaitement inconditionnel et impersonnel.  Celui qui essaierait d’harmoniser autrui dans un état de jugement, de critique, de négativité, ne réussirait jamais à établir un contact avec son âme.  Alors, son énergie négative serait ressentie comme une intrusion, un jeu de pouvoir, et elle serait refusée, ce qui empêcherait de transmettre l’énergie désirée.

Selon son degré de préparation, dans un traitement d’harmonisation, en s’ouvrant au monde de l’autre, le praticien peut, épisodiquement, mais de façon très transitoire, ressentir de la douleur, de la souffrance ou de la confusion, parce qu’il s’ouvre à des aspects de la réalité qui ne correspondent pas aux siens.  Alors, il importe qu’il intervienne dans la compassion et la tolérance de manière à dépasser ou à transcender ces différences.  Sans cet effort, il pourrait couper la communication énergétique avec celui qu’il tente d’aider.  Dans ce cas, sans s’émouvoir et sans mettre l’autre en tort, il devra accepter qu’un être puisse penser autrement que lui et puisse croire à d’autres réalités.  De la sorte, celui qui est le plus près de la vérité parviendra à transformer l’autre.  Et si celui qui est appelé à cette harmonisation avec la réalité n’acceptait pas cette vision supérieure, présentée dans l’amour, il devrait sortir de sa vie.  En général, en pareil cas, l’Énergie évolutive cesse de créer, pour ces individus, de nouvelles occasions de se rencontrer.

Nul ne peut réussir à harmoniser un autre sans commencer par voir la vie à travers ses yeux.  Ensuite, il peut décanter ses croyances stériles ou inutiles, ses émotions dissolvantes, pour les dissoudre ou les transmuter.  Pour y parvenir, se plaçant dans l’état d’observateur amoureux, le facilitateur sème dans la conscience de celui qu’il aide des pensées contraire à ce qui le fait souffrir.  Ce faisant, il ne tente en rien d’obtenir un gain personnel ni de manipuler, il exprime simplement un désir profond et sincère d’aider l’autre et de le voir devenir plus heureux.  Dans cette opération, il importe de requérir l’aide de son Centre divin, lui demandant de purifier son intention et de compléter sa démarche.  Surtout, le praticien s’offre uniquement comme un canal pur disposé à capter, au nom de l’autre, les meilleures informations, pour rester ouvert à elles et pour les bien transmettre, de cœur à cœur, d’âme à âme.  Il doit se mettre en état de service ou se présenter comme instrument pour faire grandir la Lumière chez l’autre.

Tout traitement d’harmonisation qui impliquerait un désir de conformer l’autre à sa vision, de lui transmettre ses idées personnelles, ne pourrait qu’échouer.  Il importe de les harmoniser en les rendant conformes au Plan universel de la Vie.

En vérité, tout être peut s’harmoniser et se guérir lui-même, mais personne ne peut harmoniser ou guérir un autre, d’où cette croyance relèverait forcément de l’immaturité de la personnalité.  Ce n’est pas dire qu’un être particulier ne peut pas participer à l’amélioration de l’état d’être ou de santé d’un autre, mais qu’il ne peut y parvenir que s’il remplit les conditions d’impersonnalité et d’inconditionnalité requises, dégagé de tout jugement de valeur et d’attentes.

À proprement parler, l’harmonisateur ou le thérapeute n’est qu’un être qui possède un degré vibratoire plus élevé que la moyenne parce que, s’aimant davantage que les autres et plus directement relié à la Lumière divine, par choix conscient, il jouit, mieux qu’eux, d’un plus grand afflux d’énergie vitale et, du coup, d’une meilleure circulation énergétique dans son être.  Dans sont traitement, son champ magnétique se répand à l’intérieur de lui, créant un espace pour que la personne malade puisse se reconnecter à sa Réalité divine et s’aimer davantage.  Dans cette démarche, l’espace contracté dans le malade, qui causait la maladie, s’ouvre, ce qui permet à la guérison de se produire.  Lors d’un traitement thérapeutique, dans sa fonction d’assistant, un être ne peut que servir de canal de l’énergie vitale qui émane de la Conscience cosmique ou de la Source suprême, ce que certains appellent agir comme «aidant», «intermédiaire» ou «facilitateur».  C’est le patient qui se guérit lui-même dans la mesure que, relâchant ses résistances, il accepte de laisser librement circuler en lui cette force vitale susceptible d’accélérer ses propres mécanismes de restauration psychique ou de réparation corporelle.

Afin de se concentrer surtout sur l’aspect de la guérison, il faut dire que, dans toutes les techniques thérapeutiques couronnées de succès, l’auxiliaire de la guérison doit s’induire dans un état où il se trouve en contact avec la force de guérison et où il entre en accord avec l’Esprit cosmique.  Il dit se brancher, ce qui se produit dans la mesure où il se détache du monde extérieur et de ses attentes de résultat pour glisser dans un état second analogue au rêve éveillé.  Il est d’autant plus efficace qu’il peut renoncer à son identité (réduire son ego) et à sa volition.  C’est grâce à son extrême réceptivité psychique qu’il prouve qu’il n’est pas la cause de la guérison, mais l’instrument de la Force vitale du Cosmos.  Une seconde caractéristique universelle du thérapeute, c’est son sentiment d’unité avec le sujet qu’il traite, comme s’il se fondait d’une part avec son âme et, d’autre part, avec l’Âme universelle.  Expérimentalement, son unification ressemble à la fusion d‘un sujet hypnotisé avec l’environnement une fois que le sujet a renoncé à sa propre structuration complexe personnelle.  C’est raccordé à son patient par ce lien commun que le guérisseur mobilise et assiste le propre mécanisme de réparation personnel de celui qu’il aide.

Plus qu’on ne pourrait le croire, la technique d’harmonisation requiert de l’entraînement, de l’application et de l’expérience, pour affiner la compétence.  Mais, outre la bonne volonté et la compétence de l’aidant, il faut rappeler un autre critère des plus importants.  Tout comme l’aidant doit être réceptif à la Lumière cosmique, le sujet traité doit l’être autant.  En effet, le facilitateur sert de canal et d’amplificateur de la Lumière, il n’est pas la Lumière elle-même. Puisqu’il ne fait qu’un avec l’humanité et le Tout, il peut imaginer qu’il traite un autre lui-même, donc qu’il se donne à lui-même ou qu’il guérit lui-même, à travers un autre, dans un aspect plus grand de sa Globalité.  En tant que catalyseur accordé aux vibrations, il n’ajuste ni ne change les vibrations, il les canalise, partageant ce qu’il reçoit avec le sujet avec lequel il est également accordé.  Le praticien devient un maillon entre la Source divine et le sujet, bien qu’il ne soit pas le seul.  En réalité, il est dans un état de résonance entre Dieu et le sujet et c’est par résonance qu’il induit un équilibre harmonieux chez un sujet réceptif.  Si le sujet n’est pas ouvert à l’influence de celui qui traite, par sa réceptivité à l’Harmonie cosmique, le processus inductif ne peut pas se poursuivre et se compléter en lui. pouvoir-du-reiki

La plus grande cause d’échec, dans la guérison spirituelle, c’est le manque de réceptivité du sujet traité.  Mais l’intervenant psychique peut aussi créer des interférences, par exemple s’il est fatigué, malade, distrait, dispersé, tendu, émotionnellement perturbé, vaniteux, dominateur ou condescendant, comme s’il n’est pas en affinité avec le sujet qu’il traite.

Connaissant les principes cosmiques et les ayant longuement expérimenté, un intervenant peut donner des traitements à distance, notamment dans un cas d’urgence ou de détresse.  Mais, alors, il n’opère aucun miracle, il agit simplement en accord avec les lois naturelles et les principes cosmiques.  En pareil cas, au-delà du temps et de l’espace, il recourt à une visualisation scientifiquement projetée au niveau psychique.  Cette intervention doit satisfaire à la loi de compensation cosmique, sans quoi aucun soulagement physique ou mental ne peut se produire.  Pendant l’opération à distance, le sujet traité doit se mettre dans un état de méditation réceptive une quinzaine de minutes.  Alors, par son traitement à distance, l’aidant peut affecter le champ électromagnétique du sujet traité, aidant la Force cosmique à restaurer en lui l’équilibre.  Ce traitement engendre une pulsion évolutive ou ascensionnelle qui éveille de nouvelles potentientalités, autant chez le traiteur que chez le sujet traité.  Ainsi, chez tous ceux qui cherchent sincèrement le sens de la vie, pour être davantage, et qui savent se mettre en accord avec la Source cosmique, le traitement spirituel peut combler, même dépasser, toutes les espérances.

© 1985-2015, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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Une réponse

  1. Thibaut

    Bonjour Bertrand.

    “Aux yeux du facilitateur, lorsqu’un sujet dirige correctement ses énergies vitales, surtout au niveau sexuel, il peut exercer sur son environnement…”

    Ca fait plusieurs fois que j’entends parler de cette redirection d’énergie dans vos écris. Y a t-il un article existant ou une autre source fiable pour savoir comment procéder en détail que ce soit dans une relation sexuelle ou non ?

    Merci pour Tout.

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