LA LUMIÈRE DU SOURIRE

Quel est le sens de cette expression bien caractéristique du visage qui se forme par la tension des muscles, plus particulièrement aux commissures des lèvres et autour des yeux?  Un être sollicite moins de muscles, par un sourire que par une grimace ou un visage sérieux.  Ainsi, déjà il gagne par une moindre dépense d’énergie, en plus de se tirer infailliblement de la tension.  Le sourire sincère est engageant : il illumine la vie parce qu’il rassure, qu’il attendrit.  Chez l’inconnu, on dit qu’il signale la joie de vivre, le bien-être dans le moment, l’amusement, le désir de communiquer, mais, surtout, il révèle  une connivence du cœur, une reconnaissance intime.  Pas étonnant que seul l’être humain sache sourire.

Quelqu’un a dit que le sourire était la perfection du rire.  Par un léger mouvement de la bouche et des yeux qui transforme et illumine toute la physionomie, le sourire donne un signe de plaisir, de joie, de contentement, de sympathie, de complicité, de gentillesse, d’affection, témoigné par un léger mouvement de la bouche et des yeux.

Le sourire ne révèle pas seulement une détente de la physionomie, mais aussi la paix d’esprit, l’harmonie du cœur et la confiance en soi.   C’est la Portrait of attractive young woman showing a thumbs up on white backgroundraison pour laquelle il agresse l’être timoré ou dominant.  Chez le cruel, il apparaît comme e la mièvrerie, comme un signe de faiblesse et de démission.  Pourtant, il traduit d’abord, sur un visage, la sérénité de l’existence qui ouvre un canal directement sur la Source créatrice.  Même que, dans la symbolique mystique, ce rire léger, sans éclat, illustre la félicité et le savoir.

Chez l’être incarné, il témoigne d’une aptitude à  s’émerveiller dans la vie et à s’accueillir avec compassion.  Il décuple le pouvoir du magnétisme personnel, l’élevant au plan du charisme.  Il n’est pas qu’une expression particulière des muscles du visage, il l’épanouit, donnant du charme aux traits les plus irréguliers.  S’il est sincère, non forcé, c’est le procédé le plus sûr de plaire à première vue.  Nul ne peut sourire sans plaisir, d’où le sourire dit aux autres, de façon non verbale, sa joie de le rencontrer et de l’accueillir.  Le sourire rayonne la joie de vivre.  N’empêche qu’il ennuie ou indispose celui qui vit replié sur lui-même, qui s’apitoie sur son sort, qui a du mal à partager son intimité : cet être reçoit cet appel à l’ouverture comme un dérangement, une intrusion, peut-être même un affront.

À son état naturel, le visage sourit, ce qui explique que l’enfant sourit sans effort, ce que l’adulte sérieux, sévère et compassé ne parvient plus à faire.  Autrement dit, la position naturelle des muscles du visage donne le sourire.  Lorsqu’un être, il n’impose qu’à seize paires de muscles de travailler alors que, dans l’air sérieux ou sévère, il en sollicite trente deux paires.  Ce qui faisait dire à Janakanandâ : «Pourquoi perdre son temps et ses énergies à prendre un air bête?»  Encore faudrait-il voir si on sourit à tous ou seulement à ceux qui retournent un sourire.

Quelqu’un a dit avec humour : «Sourire, c’est la façon la plus élégante de montrer les dents à l’adversaire.»  Il appert que, dans la présente phase d’Ascension, le sourire signale la présence d’un ange qui cherche à ouvrir une fenêtre sur l’âme.

Nous avons trouvé quelque part ce texte magnifique : «Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.  Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel.  Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer, et personne n’est trop pauvre pour ne pas le mériter.  Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires et le signe sensible de l’amitié.  Un sourire donne du repos à l’être fatigué, rend du courage au plus découragé, console dans la tristesse et est un antidote de la nature pour toutes les peines.  Cependant il ne peut s’acheter, ni se prêter, ni se voler.  Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.  Et si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez-lui le vôtre.   Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.»

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.  

LES BIENFAITS DU RIRE

D’une étude à l’autre, mieux équipés, les chercheurs cumulent les découvertes sur les bienfaits dur rire.  Ainsi, sans être exhaustif, nous pouvons rappeler qu’il réduit le stress, l’angoisse, les états dépressifs et l’insomnie;  qu’il renforce le système immunitaire par la production d’anticorps;  qu’il irrigue les muscles et apaise le système nerveux, réduisant les problèmes cardiaques;  qu’il augmente l’oxygénation sanguine;  et qu’il synchronise les hémisphères du cerveau.  Surtout, il active le centre des récompenses de la partie gauche du cerveau  et, par la production d’endorphine, une hormone anesthésiante et euphorisante, il réduit la douleur.

Au plan de l’équilibre personnel, il diminue l’agressivité;  il accroît l’estime de soi et la confiance en soi; il réduit les inhibitions;  il engendre une vision constructive de la réalité.  Dans les relations interpersonnelles, il rend plus chaleureux, plus humain,  plus séduisant.  Quant au niveau social, à titre de langage universel, donc sans frontières,  identifiant un esprit conciliant et détendant l’atmosphère, il transmet un message de joie et de paix et il facilite les rapprochements.   Alors, comme personne ne peut mourir de rire, ne gagnerait-on pas à recourir à ce mécanisme plus souvent pour commencer à mieux vivre et à éviter de se retrouver inutilement à l’hôpital?

rireOn dit que le rire, qui produit des effets régulateurs, notamment vasodilatateurs, engendre un espace d’épanouissement et ouvre la porte de l’âme.  Il met les virus en échec et il entraîne une libération des cellules, ce qui permet l’élimination des vieilles mémoires.  Élevant dans une spirale de vibration supérieure, il sert d’agent de reconstruction et de guérison, facilitant la rencontre avec soi-même et l’ouverture sur l’autre.   Il relie aux Anges de l’Amour et de la Sagesse, ce qui induit dans la liberté de l’expression divine.  Le rire élimine les déchets engendrés dans le psychisme à travers les barrières qu’on se dresse, le lave, sapant les fondements de quelques blocages limitatifs.  Il témoigne d’un désir de prendre du recul et d’avancer dans l’humour et la joie.

En soi, le rire est l’expression spontanée d’un état émotif de nature agréable, traduisant la capacité de garder son bonheur.  Sa signification première est le contentement, la détente ou la surprise.  On y recourt pour trouver un écho ou une résonance affective; pour se défendre contre l’angoisse ou la dissiper; pour se soulager d’une tension excessive.  Le rire ramène dans le sens du jeu amoureux de la vie.

S’il est permis de rire, il ne faut jamais se payer la tête des autres.  On ne rit jamais des autres que pour se donner une contenance apparente de supériorité, pour renforcer le sentiment que l’on croit avoir de sa bonne adaptation ou pour prendre les gens à témoin de sa vérité présumée, cherchant à soutirer son approbation.  Le rire recouvre souvent une valeur thérapeutique : il libère des tensions émotives insoutenables.  Il souligne une rupture, une discordance, dans la personnalité, qui désamorce bien des conflits, dédramatise les situations, rétablit l’harmonie sociale.  Qui ne sait pas que le rire désarme.

Mais qu’est-ce qui fait rire?  Il y a d’une part le rire qui exprime la joie, de l’autre celui qui souligne un aspect plaisant ou simplement comique.  Dans le premier cas, c’est ce qui donne du contentement, de la satisfaction, du bien-être, qui fait rire; dans l’autre cas, c’est ce qui contraste avec la réalité et trompe la vigilance: ce qui révèle un désaccord entre ce qui se produit et ce qu’on attendait; ce qui donne lieu à une réaction mécanique au lieu d’une réaction intelligente et adaptée; ce qui dégrade.

Le rire implique toujours une certaine familiarité, de la complicité, sans quoi il vexe.  Il est communicatif: plus il y a de gens, plus il est difficile à contrôler.  Il opère comme un moyen de décharge, comme une véritable hygiène mentale et sociale.  Il oxygène le système, éclaircit la pensée, libère les sentiments.  Il adoucit également les mœurs et les préjugés d’une société.  Pour soi-même, il assouplit le caractère, rompt la raideur de ses habitudes, éclaire des points à modifier.  Il prévient qu’on s’enferme dans des principes rigides, qu’on se replie sur soi, qu’on s’emprisonne dans une tour d’ivoire.

On le devine, le rire laisse planer sur chacun la perspective d’une correction amicale ou d’une humiliation.  Cela dépend comment on le prend.  La personne rigide et constipée s’en formalisera certes, mais l’être éclairé en profitera pour grandir.  Le sourire peut être la perfection du rire, évoquant un grand état d’avancement.  On ne parle pas ici du sourire stéréotypé, figé, forcé.  On parle du sourire qui exprime la paix intérieure, la sérénité d’esprit, une grande harmonie des sentiments.  Mais le rire n’en révèle pas moins une grande liberté intérieure.

Il y a des rires sains et des rires débiles.  Il y a le rire du fou, car «risus abundat in ore stultorum» — «le rire abonde dans la bouche des fous».  Il faut en connaître la différence, sans s’empêcher pour autant de rire.  Certains rires n’expriment que désabusement, superficialité, sensualité puissante, naïveté.  Pour notre part, quand nous parlons du rire, nous voulons parler de celui qui est naturel, spontané, partant d’un bon sentiment pour exprimer la candeur d’âme.  Ce rire-là prévient contre l’entêtement et l’obstination, la raideur d’esprit, la rigidité physique, l’automatisme ridicule.  Il permet un relâchement général des règles du raisonnement, ramenant au naturel de la vie, ce qui repose de la tension d’esprit.

Qui a bien pu dire: «Commencez par rire de vous-même… avant que quelqu’un d’autre ne s’en charge.» Il avait bien raison: rien ne fait plus de bien que de rire… surtout de rire de ses travers… de toujours les assaisonner d’un grain d’humour.  Ils passent mieux!  Le rire dilate la rate, détend le diaphragme, permet un massage de tous les viscères abdominaux.  Alors, le plexus solaire retrouve ses aises et peut jouer son rôle de bon interprète du milieu ambiant.   En boutade, A. Allais s’est exclamé : «Les gens qui ne rient jamais, ne sont pas sérieux».

Si on sait observer, on peut constater que le rire, un merveilleux passe-partout, a cela d’utile qu’il peut toujours dédramatiser les choses et arracher des concessions, aux autres comme à soi.  Une première concession obtenue, on peut en tirer d’autres.  Et la vie s’oriente dans une toute autre direction, celle de l’esprit constructif et du bonheur.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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2 Responses

  1. airterra.fr

    Pour sourire, 17 muscles doivent travailler simultanement. Ce sont les muscles zygomatiques majeurs et mineurs qui sont actives pendant que le muscle risorius , qui abaisse le coin des levres, est inhibe.

  2. Bertrand Duhaime

    Airterra, merci du complément d’information.