CHAQUE SOLSTICE, COMME CHAQUE ÉQUINOXE, ASSURE LA POURSUITE ORDONNÉE DE L’EXPANSION COSMIQUE…  ILS RYTHMENT, POUR AINSI DIRE, LA VIE UNIVERSELLE…

 

Le solstice désigne chacune des deux époques de l’année où le Soleil atteint son plus grand éloignement angulaire du plan de l’équateur établissant le point d’écliptique.   Chaque solstice agit à la manière d’un Portail spirituel qui permet un nouvel afflux très puissant de Lumière spirituelle et de particules adamantines afin d’aider le monde à parvenir plus facilement au terme de son expansion, conformément au Plan cosmique originel.  SOLSTICE

À chaque solstice, semblant s’arrêter, comme parvenu à l’extrême de sa course, le Soleil inverse son mouvement.  Ainsi, il existe un écart maximal entre ladurée du jour et de la nuit, jour le plus long et nuit la plus courte en été et jour le plus court et nuit la plus longue en hiver.  Alors, les polarités expriment leur intensité maximale, révélant complètement leur nature propre.  L’opposition domine entre elles, l’une assujettissant l’autre, d’où le mouvement s’arrête, devenant improductif ou stérile.  Ainsi, l’harmonie par opposition s’exprime aux équinoxes, exigeant une maîtrise des polarités, par connaissance de la nature propre des opposés, ce qui devient possible par les solstices.  L’équinoxe exprime l’idée de passage entre les extrêmes, de l’inférieur au supérieur, du terrestre au cosmique et vice versa.  Il révèle le moment précis du passage de l’hémisphère austral à l’hémisphère boréal, ou le contraire, par la rencontre de l’écliptique et de l’équateur céleste, soulignant l’existence d’un axe qui relie la Terre concrète et le ciel cosmique.  C’est à partir du point vernal que se note le déplacement apparent des constellations, appelé la précession des équinoxes.  L’axe solsticial permet le contact entre la Manifestation et le Monde des origines.

En fait, le solstice est un événement astronomique qui se produit lorsque la position apparente du Soleil, perçue de la Terre, atteint le point extrême, méridional ou septentrional, de sa trajectoire.  Ce terme provient du mot latin «solstitium» qui ressort lui-même de deux mots latins, «sol», qui veut dire «soleil» et «sistere» qui signifie «s’arrêter» ou «retenir».  En effet, pendant quelques jours, à ces moments de l’année, à son lever et à son coucher, l’azimut du Soleil semble rester stationnaire avant de se rapprocher de nouveau de l’est, au lever, et de l’ouest, au coucher.  On a commencé à employer le terme «solstitium» à la fin de la République romaine, au Premier siècle av. J.-C.  Par exemple, tout lettré sait que Pline l’Ancien l’a employé plusieurs fois dans son «Histoire naturelle» dans le sens commun qu’il est présentement utilisé.

Du point de vue de l’astronomie moderne, le solstice correspond à la période où la déclinaison du Soleil semble constante.  Alors, sur la sphère céleste, son mouvement apparent vers le nord ou le sud semble s’arrêter avant de changer de direction.  Pour cette raison, parmi les nombreuses façons possibles de définir un solstice, la plus immédiate devient celle qui lui a donné son nom, désignant l’un des moments où, sur la sphère céleste, la déclinaison du Soleil reste constante.  À ces instants, sa trajectoire apparente atteint son point le plus haut ou le plus bas par rapport aux étoiles.

Chaque année connaît deux solstices : le premier vers le 20 ou le 21 juin, le deuxième vers le 21 ou le 22 décembre.  La date des solstices est souvent liée à celle de l’été ou de l’hiver.  En principe, le terme de solstice ne décrit que les instants où la déclinaison solaire est maximale ou minimale. Mais, par extension, on peut parler de solstice pour désigner les jours pendant lesquels ils se produisent.  Même que, dans les cultures tempérées, les solstices — comme les équinoxes — peuvent servir à définir les saisons : ils peuvent servir à signaler le début de l’été et de l’hiver ou à marquer le milieu de ces deux saisons.

Les jours inhérents au solstice d’été sont les plus longs de l’année, tandis que le solstice d’hiver correspond aux plus longues nuits de l’année. Les dates des solstices d’hiver et d’été s’inversent pour les hémisphères nord et sud ainsi, bien sûr, que les saisons qui suivent traditionnellement ces dates.

Pour comprendre ce qui précède, il faut savoir que, par rapport au plan de son orbite, l’axe de rotation de la Terre s’incline de 23° 26′ et que son orientation reste constante au cours d’une révolution autour du Soleil.  En conséquence, pendant une moitié de l’année, l’hémisphère nord s’incline davantage vers le soleil que l’hémisphère sud, atteignant son maximum d’inclinaison vers le 21 juin.  Pendant l’autre moitié, l’hémisphère sud s’incline davantage que l’hémisphère nord, offrant son maximum d’inclination vers le 22 décembre.  Normalement, on désigne comme solstices les moments où ces inclinaisons atteignent leur maximum.

En fait, au solstice de juin, la déclinaison du Soleil atteint +23° 26′ tandis que, au solstice de décembre, elle atteint -23° 26′.  Le reste de l’année, elle évolue entre ces deux extrêmes.  En conséquence, les points de la surface terrestre situés à la latitude 66,56° nord (c’est-à-dire sur le cercle arctique) perçoivent le centre du Soleil juste sur l’horizon à minuit, lors du solstice de juin.  La même chose se produit, par 66,56° sud, lors du solstice de décembre pour les points du cercle antarctique,

Contrairement à ce que certains pensent, les solstices ne sont nullement liés à la distance entre la Terre et le Soleil, une distance variable du fait de l’excentricité de son orbite.  En science, on dit que la Terre atteint son périhélie (point où son orbite se rapproche le plus du Soleil) au début juillet et son aphélie (point où son orbite s’écarte le plus du Soleil) au début de janvier.  Cependant, par suite des cycles de Milanković, l’inclinaison de l’axe terrestre et son excentricité orbitale évoluent au fil du temps.  De la sorte, dans 10 000 ans, l’aphélie se produira au même moment que le solstice de juin, et le périhélie lors du solstice de décembre.

En passant, Milanković est l’astronome yougoslave qui a formulé, en 1941, la théorie astronomique qui porte son nom et selon laquelle les fluctuations à long terme du climat sont liées à des variations cycliques de trois paramètres orbitaux de la Terre, notre planète d’accueil.  Les paramètres ou cycles de Milanković correspondent à trois phénomènes astronomiques affectant certaines planètes au moins du système solaire : l’excentricité, l’obliquité et la précession.

Dans les domaines historique et culturel, de souvenir immémorial, les solstices d’hiver et d’été (comme les équinoxes et les dates situées à mi-chemin) ont servi de prétexte à de nombreuses célébrations, autant pour des fêtes païennes que pour des fêtes religieuses. Par exemple, le solstice d’été marquait la nouvelle année dans l’Égypte antique.  Le solstice d’hiver est également associé à un jour férié dans plusieurs cultures.  On peut  notamment rappeler les célébrations des «Saturnales» romaines;  de l’«Hanoucca» ou «Hanouka» de la religion juive; du «Kwansaa» de certains Afro-américains;  ou du «Sol invictus» qui correspond à notre Noël.  En Syrie et en Phénicie, le 24 juin donnait lieu à une grande fête en l’honneur de «Tammuz» qui commençait la veille.  Dans le calendrier hindou, les deux solstices sidéraux, nommés «Uttarayana» et «Dakshinayana», se produisent respectivement vers le 14 janvier et le 14 juin.  Ils marquent le mouvement du soleil dans sa course zodiacale par rapport aux étoiles (ce qui amène à ignorer les phénomènes de précession) et son entrée dans «Mesha» (un signe zodiacal qui correspondait au Bélier vers 285) et dans «Tula» (qui, à la même époque, correspondait à la Balance).  On retrouve également le culte du feu, associé au solstice d’été, en Chine, en Turquie, dans les rites vaudous, chez les Incas.   Cette fête reste également très vivace en Scandinavie.

De nos jours, avec la montée de la pensée du Nouvel Âge, des milliers de personnes se réunissent à Stonehenge pour célébrer le passage à l’été.  Il faut dire que, dans le Néopaganisme, les célébrations des solstices correspondent à des temps forts, dans le domaine spirituel.  On peut ici penser aux mouvements druidiques, au Satanisme moderne et au culte «Wicca», des résurgences modernes d’anciens rites païens.

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Le solstice d’été, qui correspond à l’apogée de la course solaire, au milieu de l’été, qui amène l’astre de feu au zénith, marque le début de la maturité, exprime l’affirmation de soi et révèle la lumière du rivage.  Il se produit au jour le plus long de l’année, vers le 21 juin.  Le solstice d’hiver, qui correspond au déclin de la course solaire, au milieu de l’hiver, amène l’astre de feu à son point le plus bas, marquant le temps le plus sacré de l’année, propice à la naissance de l’Enfant-Soleil.  Il marque le jour le plus court de l’année, vers le 21 décembre.  Les solstices marquent une inversion des schèmes de l’activité : l’été, l’activité s’intensifie dans le concret, ce qui favorise l’extériorisation,  alors que l’hiver, elle s’intensifie dans l’abstrait, ce qui favorise l’intériorisation.

 

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