LE SAVOIR SUPÉRIEUR RÉSULTE DE L’ALLIANCE DE LA VÉRITÉ ET DE L’AMOUR DANS LA SÉRÉNITÉ PARFAITE… 

Le Savoir supérieur n’est qu’une autre désignation de la Sagesse spirituelle 

Dans certains cercles lettrés, on présente les Universités comme des Maisons de Haut Savoir, ce qui pourrait entraîner une confusion dans les termes par rapport au sujet que nous voulons ici aborder.  Le Savoir dont nous voulons parler évoque la Science originelle, l’Intuition illuminative, la Conscience suprême, la Connaissance spirituelle parfaite, l’Échelle cosmique ou la Voie intérieure qui mène à l’Illumination, au sommet de la Montagne sacrée, par la distinction entre le nécessaire (qui relève des besoins du corps) et l’essentiel (qui traduit les aspirations de l’âme).  Il représente la condition essentielle et préalable à l’Initiation suprême qui complète le processus de l’Ascension des plans de la Conscience cosmique.  Il s’oppose à la science ou à la connaissance intellectuelle, bien que, dans certains textes mystiques, Savoir et Connaissance servent de synonyme, ce qu’il convient de savoir pour mieux comprendre un contexte.

Dans le sens où nous l’emploierons, le Savoir désigne la synthèse traditionnelle des connaissances fondamentales que l’intelligence humaine peut vérifier, embrassant tous les domaines de la spiritualité, de la philosophie, de la physique, de l’astrologie, des sons et de la musique, de l’alchimie, de la symbolique, des csavoir-supérieur-sephiresouleurs, etc.  Il renseigne l’être humain sur la Formation du Monde et sur ses habitants, lui révélant son essence et sa nature véritables.  Il suggère encore les moyens appropriés pour évoluer sereinement, trouver les réponses à ses questions les plus profondes et les solutions à ses problèmes existentiels, lui indiquant les correspondances qui permettent de se lier aux différents plans de l’Univers.  Il explique entre autre la signification de l’Arbre de Vie avec ses diverses ramifications à travers une étude globale, à la fois théorique et pratique, dite ésotérique, occulte ou mystique.

  Le Savoir recouvre toute la Vérité ontologique telle que la Hiérarchie invisible la conçoit, d’où il confère la vision globale du Principe de la Manifestation qui, de révélations en révélations, à travers l’expérience, amène à élargir la compréhension du Cosmos et à approfondir les notions du Grand Plan divin.  Peu à peu, il permet d’accroître la confiance en soi et d’affermir la paix intérieure, par la Voie de l’Amour pur, révélant que l’Univers fonctionne dans l’Ordre complet et en parfaite Harmonie pour offrir à chacun le meilleur qu’il puisse lui offrir.  Le Savoir amène à se poser les trois questions fondamentales : «Qui suis-je?»  — «Pourquoi suis-je où je suis?»  — «Que dois-je faire dans l’immédiat pour m’élever en conscience ou évoluer?»  Ensuite peuvent surgir les autres questions du genre : «D’où est-ce que je viens?»  — «Qu’arrive-t-il après la transition?»  — «La Terre est-elle la seule planète à porter la vie?»  — «Est-ce que l’homme vit et existe dans d’autres dimensions?»  — «Ai-je vécu d’autres vies?»

Au dire des Sages et des Maîtres, c’est en se posant des questions dont les réponses offrent une perspective plus vaste de la Réalité qu’un être s’approche du Savoir.  Alors, il peut ajouter des questions comme : «Qu’elle est la vraie signification de mes choix d’activités?»  — «De quelle manière correspondent-ils à un plan plus vaste de ma vie?»  — «Comment suis-je en train de me réaliser et d’apporter la Lumière au Monde?»)  Voilà comment un être accède à la Vérité éternelle, découvrant que tout ce qu’il fait  est lié au But ultime de sa vie et que ce qui importe d’abord, c’est d’ouvrir toujours davantage son cœur, jour après jour, conformément à son rythme évolutif et à partir de choix éclairés.

Comme le disait un Guide spirituel, quand on entre en possession du Savoir, il faut s’attendre à offusquer ces savants qui croient comprendre et connaître la Vie et le Monde, en raison de leurs grands diplômes, obtenus dans les plus grandes Boîtes d’études, où on bourre les crânes de pseudo connaissances scientifiques, professionnelles, humanistes, civilisatrices, progressistes et culturelles.  Celui qui dit savoir, mais ne sait pas vraiment, émet beaucoup de vent, adorant ce qu’il croit être sa lumière essentielle.

Le Sommet du Savoir réside en Dieu.  Comme il gouverne l’Évolution, il doit se transmettre d’âge en âge conformément à la Tradition originelle, tout en s’adaptant à chaque génération et à chaque cycle de l’Émanation.  Il doit permettre de distinguer les inclinations du corps matériel et les aspirations de l’âme spirituelle, comblant en équilibre les besoins de l’un et de l’autre, à partir de la Lumière de l’Esprit.  Il doit faire comprendre leur interdépendance, sans interprétation personnelle.

C’est ainsi qu’un candidat à l’Initiation suprême engendre par lui-même son Ascension lumineuse dans le Plan le plus élevé de la Conscience cosmique en maîtrisant le Flot de la Lumière divine en provenance du Divin Soleil de la Vérité.  Le Savoir résulte de l’accomplissement du Bien, qui amène à vivre correctement, amoureux et sage, doux et prudent.  Il démontre comment la Vérité résulte de la compréhension amoureuse de la Sagesse.

Le Savoir est dispensé par le Maître intérieur ou la Sublime Présence divine par le biais de l’intelligence, du discernement, de la sagesse et de l’amour.  En principe, il existe trois moyens d’accéder au Savoir : par le travail et le mérite de l’Initié; par la prière ou la proclamation du Sorcier (Sourcier); et par le commandement du Magicien.  Mais les deux derniers moyens relèvent de la tentative maladroite d’apprentis-sorciers pour ouvrir les Portes du Ciel par la force, en le prenant d’assaut, ce qui peut devenir très dangereux.  On n’entre pas en possession de la Puissance par l’amour du pouvoir, mais par le Pouvoir de l’Amour.

Pour accéder au Savoir, il faut quitter le port d’attache, où on se complait dans ses habitudes pantouflardes, ses croyances approximatives, ses fausses certitudes, les jouissances chères aux sens, les moyens qui nourrissent vainement la curiosité du mental.  Il n’y a rien de mauvais dans ces expériences, mais il faut les dépasser ou les illuminer.  Il faut apprendre à accepter dans la simplicité et la modestie les échecs inéluctables qui proviennent de son ignorance, subir les épreuves initiatiques qui amènent à comprendre qu’il n’y a pas de salut ailleurs que dans son Centre spirituel.  Il faut accepter d’aller au-delà des expériences concrètes, qui meuvent les apparences, pour comprendre la Grande Cause qui engendre tous les effets visibles et invisibles.

Nul n’atteindra les hauteurs sublimes du Savoir sans accomplir tout son pèlerinage vers le Royaume en suivant la Voie royale, car il réside tout au bout de ce Sentier spirituel.  Il faut accepter de voyager à tâtons à travers le Labyrinthe intérieur en entrant dans son cœur pour communiquer avec son âme, guidé par son Esprit divin.  Ici-bas, l’homme ordinaire agit comme un assouvi ou un rassasié, endormi par des connaissances trompeuses et des nourritures terrestres qui ont asséché son cœur, étourdi son mental, tari son aspiration et réprimé son inspiration, du fait que l’Esprit n’irrigue plus ses terres matérielles.

Dès qu’on a quitté le port, il faut bannir l’apriorisme, tout se démontrer par son travail assidu et méthodique, dans les efforts personnels disciplinés.  Il faut monter à la rencontre de l’Être-Un qui se révèle à travers les manifestations multiples du Cosmos, dans l’intention pure de redécouvrir qu’on est ce Tout.  Fusionner en soi et avec le Tout doit devenir l’objet principal de sa quête et le But ultime de sa recherche.  Alors seulement, on pourra affirmer avec conviction et certitude détenir le Savoir.

On ne choisit pas d’accéder au Savoir pour obtenir la Puissance, la Richesse ou la Gloire, mais pour prendre conscience des possibilités de la Réalisation transcendantale.  Comprendre que Dieu et l’homme représentent une symbiose de sons, de couleurs, de nombres, d’éléments géométriques, d’octaves, d’intuitions, de vibrations, cela n’explique rien de pertinent pour l’évolution.  Cela permet seulement au chercheur de réaliser que l’homme d’aujourd’hui est composé des mêmes éléments fondamentaux que l’homme d’hier et qu’il a peu évolué jusqu’à ce jour à s’en servir.

Le Savoir amène à comprendre que le temps et l’espace, avec tout leur cortège de transformations, ne sont qu’une fiction.  Alors, le secret à percer réside dans le fait que Dieu et l’homme sont unis par un lien sacré et que cette alliance peut être intégrée et pénétrée par l’expérience.  Voilà ce qui ouvre de nouveaux horizons et de nouvelles perspectives.  Car l’homme est le fruit de l’Arbre de la Lumière, une Étoile voilée qui peut se libérer de ses voiles à tout jamais, en échappant à la servitude du présent, du passé et du futur, donc de la Roue des Existences.  Arrivé devant le Grand Portail qui ferme l’Entrée du Royaume éternel, il comprendra que tous les secrets sont profondément enfouis dans le cœur de l’homme, point central où il relie le Ciel et la Terre.

Pour entrer dans le Savoir, il faut apprendre à être spirituellement total, à vibrer à plein cintre.  C’est dire qu’il faut être pleinement dans l’Instant éternel.  Être, ce n’est rien d’autre que de vivre à travers les phénomènes de la Vie sans leur être soumis, donc en les maîtrisant.  De la Terre au Cosmos, comme du Cosmos à la Terre, l’homme figure l’Enchanteur qui, par l’Amour, peut devenir phare et prophète.  Être, c’est renaître à l’Aube d’une date éternelle en fusionnant l’Alpha et l’Oméga, fermant ainsi la Boucle du Tout.  Être, c’est vivre les yeux ouverts, l’œil spirituel avec les yeux charnels, le cœur attentif pour percevoir l’Idéal dans l’ordinaire et le commun dans l’Absolu.  Être, c’est s’ouvrir à un écho lointain qu’il faut suivre parce qu’il ramène à son Essence originelle.  Être, c’est se mettre en route à la recherche du secret occulté de la Maîtrise de ses enchantements et réaliser sa parenté avec les étoiles en commençant par fraterniser avec ses frères en incarnation.

Au cours de ses méditations, on pourra alors défricher les images du Livre de la Vie, Registre qu’on sera alors seul à contempler, à admirer et à comprendre, parce qu’on les percevra comme une part de soi et que, de ce fait, on pourra s’introduire en elles, afin de devenir, de degré en degré, un compagnon dans la Spirale évolutive.

On ne peut dire Savoir, si on n’a pas découvert que la vie en incarnation ne constitue qu’un passage parmi tant d’autres dans le passé et l’avenir, car on ne s’y introduit que la durée d’une partie ludique, établi en convention avec d’autres instances lumineuses, pour affermir sa volonté de parvenir au terme de son Ascension.  Se former au Savoir, c’est se donner les moyens de se rappeler qu’être, c’est vivre, transiter et renaître sans fin, pour en ressortir toujours plus conscient et réalisé, plus connaissant de soi-même dans sa Totalité.  On ne peut expérimenter nulle part ailleurs que dans la Matière.

Cependant, plus tard, bien plus tard, on quittera les mondes denses pour aller jouer ailleurs et autrement le Jeu amoureux de la Vie.  On détient toute l’Éternité pour explorer son ((Je-Suis-Ce-Que-Je-Suis)).  En attendant, il faut profiter de chaque jour pour se spiritualiser davantage dans le Sanctuaire de son cœur.  Chaque instant demeure un moment de Vérité, un battement d’Amour et un éclair de Sagesse.  Ce Savoir est symbolisé par six points placés en hexagone, suggérant le motif de l’Hexagramme sacré ou Étoile de Vie.

La connaissance concrète

La connaissance intellectuelle peut mener au Savoir dans la mesure qu’elle se met à son service et le supporte.  Elle se distingue de lui par le fait qu’elle poursuit une fin plus rationnelle et imaginative qu’intuitive.  Elle recouvre la totalité des découvertes et des expériences concrètes de l’homme qui peuvent s’appréhender par les cinq sens et que l’intelligence analyse.  Elle recouvre tout ce qui peut être classé ou répertorié, analysé ou detudes-connaissancesisséqué, synthétisé ou composé, déduit ou induit, décortiqué et morcelé par le mental, fondant sa certitude empirique, sa certitude vérifiée dans les phénomènes concrets.  Elle devient ainsi un synonyme parfait du mot ((science)) qui cherche toujours à passer du connu à l’inconnu, restant à la remorque de ses découvertes, mais incapable de sonder ce qui dépasse l’entendement.  Elle n’accepte pour vrai que ce qu’elle peut vérifier par les outils et les moyens dits rigoureux du monde matériel.

La connaissance résulte de l’Intelligence active qui régit le centre coronal, préside aux activités du corps éthérique qui imprègne la matière du corps physique et opère par le centre laryngien pour animer les cellules de ce même corps.  Elle capte les informations transmises par la Lumière par la voie biologique grâce à une émission électromagnétique de la Conscience cosmique.  En principe, elle devrait être utilisée au service de la transcendance au lieu d’être investie, comme on le fait présentement, dans l’expérimentation de la Nature, dans l’exploitation de ses richesses et dans la jouissance sensorielle.  Car la seule connaissance utile est celle qui permet à l’homme d’ouvrir sa conscience pour être pleinement, soit pour devenir le maître de son univers et de son destin.  Toute connaissance qui ne contribue pas à accroître le bien-être, le mieux-vivre, le savoir-vivre, le confort, le progrès et le bonheur devrait être reconsidérée, voire bannie, au lieu d’être disséminée et enseignée.  Elle devrait aussi être dispensée et partagée librement afin que tous puissent y avoir accès pour découvrir ce qu’ils pourraient faire pour eux-mêmes.

Ce qui est acquis par la connaissance mentale ne peut être apporté dans les Royaumes supérieurs où seule la conscience de soi importe.  Le mental, avec la mémoire, constituent des instruments mortels et périssables et ils ne peuvent survivre dans les plans ou le raisonnement n’est d’aucune utilité parce que l’intuition révèle tout ce qui est à savoir.  De même, à chaque incarnation, l’être humain perd le bénéfice de toutes ses acquisitions mentales et de toutes ses acquisitions sensorielles.  Ce qu’on apprend sans le ressentir et le comprendre ne contribue nullement à l’évolution.  Il ne reste dans l’âme, après la transition, que ce qui s’est engrammé ou enregistré directement en elle comme vécu évolutif.  Il importe donc de conscientiser ses connaissances en les faisant passer à travers tout son être.  Les connaissances purement livresques ou encyclopédiques constituent souvent une vaine perte au sens évolutif de l’expression.

Les Maîtres aiment répéter en boutade que les connaissances intellectuelles constituent souvent la somme de ce qu’il faut s’empresser d’oublier ou de désapprendre, si on compte s’accomplir rapidement.  Le problème des acquisitions mentales, c’est qu’elles morcellent et cristallisent la réalité, l’enfermant dans des concepts rigides et étroits qui engendrent la fermeture de la conscience plutôt que son ouverture.  Elles servent souvent de frein à l’intuition, n’acceptant pour vrai que ce qui passe l’épreuve des supports concrets, dits scientifiques.  L’homme doit abandonner ce qu’il dit connaître, parce que tout cela résulte d’un passé révolu qui déforme la perception de la réalité présente.

En vérité, la connaissance mentale devrait servir presque uniquement à mieux orienter les choix personnels en présentant des alternatives.  Ce type de connaissance rend trop souvent aveugle dans le présent, par une référence stérile aux faits du passé ou par une anticipation erronée de ceux de l’avenir, ce qui réduit l’aptitude à s’émerveiller de la splendeur de la Création.  La connaissance mentale constitue la principale source des illusions du fait qu’elle se substitue largement à l’intuition et induit la conscience en esclavage.  Or, quand on est rempli d’illusions, on ne peut percevoir la réalité telle qu’elle est.  Du reste, la connaissance que l’homme acquiert ne peut recouvrir la totalité de la réalité ni fournir les moyens pour faire face à tout l’éventail des situations.

Par la connaissance, l’homme en vient à croire qu’il sait alors qu’il ne fait qu’interpréter, trop de choses lui échappant au-delà des apparences.  Alors, il se construit des structures mentales fausses qui déforment et réduisent la réalité.  La connaissance amène à s’identifier aux formes des choses, plutôt qu’à leur essence, ce qui est très limitatif.  Le but de la Vie ne consiste pas à tout disséquer pour se donner l’illusion de savoir, mais à prendre part à la Vie éternelle.  La connaissance coupe du courant de la Source divine, rendant sceptique, individualiste, égoïste, orgueilleux, arrogant, rebelle, réfractaire aux notions spirituelles.  Aucune connaissance ne peut éclairer sur la Nature de Dieu, de l’Univers et de soi-même.  Elle porte à fragmenter la réalité et à la dissocier de la Totalité.  Elle fomente la séparativité, entretenant dans la dualité.

Il vaut toujours mieux apprendre à être que d’accumuler des concepts et des notions intellectuelles encombrantes.  Les acquisitions mentales n’ont d’autre réalité et d’utilité que celles qu’on leur donne.  Au terme de l’évolution individuelle, il ne survit que la Lumière spirituelle qu’on a intégrée.  L’être humain devrait laisser aller tout ce qu’il croit connaître pour s’ouvrir à ce que Dieu, par la Vie, lui réserve.  La raison devient trop facilement le faux-dieu qu’on vénère et qui réduit son amour de la vie.  La vérité ne se révèle que par l’intuition, pas par le mental.  Le Dessein divin s’exprime par la voix de la conscience, dans le cœur, jamais par le raisonnement de la tête.  Par sa connaissance, l’homme se croit obligé de suivre les concepts, les codes et les concepts étroits que lui dicte son mental, d’où il se limite trop souvent à ses spéculations pseudo-scientifiques.  Du reste, le mental induit facilement dans la confrontation parce qu’il n’aime pas être dominé ou reconnaître la moindre débilité de sa part.  Ainsi, il empêche l’énergie subtile de couler librement à travers l’être.

Plus on connaît, plus les ombres s’épaississent, et moins on sait; plus on sait, plus les ombres se dissipent, mais moins on désire connaître.  Au plus profond de lui, l’homme porte, de toute éternité, tout le savoir du Cosmos qui n’a que bien peu besoin de la connaissance mentale.  La connaissance mentale devrait surtout servir à former des moules-pensées clairs, nets et précis pour accroître sa créativité, afin de mieux combler ses besoins et de mieux réaliser ses désirs.  Le premier but de la connaissance devrait viser à se donner la démonstration de ses possibilités intimes qui, seules, peuvent permettre de changer le milieu ambiant.  Guidé par son mental, on peut transformer son univers, à la sueur de son corps et à la force de ses bras, dans le sens qu’on peut modifier les phénomènes, mais on ne peut rien lui ajouter, tandis que, par le savoir, on peut le transmuter, le transfigurer et l’illuminer.

La connaissance mentale centre et focalise l’attention sur le monde extérieur, celui des phénomènes illusoires, renseignant très peu sur sa réalité et sur son destin personnels.  Elle essaie de tout exprimer en concepts, en mots et en images, autant d’éléments dont le savoir se rit, parce qu’il sait que la réalité spirituelle ne peut se laisser limiter ainsi.  Nul ne peut enfermer l’Infini éternel ou l’Éternité infinie dans les cadres étroits de la pensée.  Le mental se concentre sur les apparences qu’il prend pour la réalité, confondant les effets avec la Cause.  Or, les effets ne servent qu’à témoigner de la Splendeur et de la Puissance de la Cause première et originelle, mais sans en révéler l’Essence ni les modalités.

La connaissance prend simplement les vessies pour des lanternes.  Et avec des vessies, on ne parvient pas à illuminer le Monde.  La connaissance traduit uniquement l’expérience de la pensée objective qui discerne les faits, donc les effets, pour en faire la démonstration.  Elle devrait servir à équilibrer la volonté dans une âme libre, au lieu de limiter l’action de l’âme.  Le véritable Savoir découle d’une reconnaissance de ce qui est déjà là, à l’intérieur de soi, en mettant de côté ses prérequis, ses préconceptions, ses préjugés, ses opinions personnelles, non dans l’apprentissage ou la découverte des phénomènes illusoires.  Le vrai Savoir doit forcément passer par l’intérieur, car c’est là que tout se passe.  En effet, c’est là que la Cause première s’exprime engendrant tous les phénomènes observables sur l’écran de la vie.  La connaissance ne sert trop souvent qu’à meubler le cerveau de notions inutiles et encombrantes.

Tout bien compté, rien, absolument rien, ne peut donner plus de satisfaction à un être humain que de savoir qu’il est sur la voie de l’accomplissement spirituel, en phase de se connaître lui-même à l’intérieur de lui-même, parce qu’il y détient tout ce qui peut le combler et l’amener à vivre dans le ravissement constant.  Alors, pourquoi est-ce toujours la dernière quête que l’être incarné accepte de mener, une fois dégoûté de tout le reste?

Les croyances tenaces, mais erronées

Les croyances représentent un assentiment tacite qui repose sur un espoir ou une hypothèse sans fondement, mais qui est véhiculé dans le grand public ou dans certains milieux plus étroits.  Ils témoignent le plus souvent d’une volonté faible, d’un préjugé tenace, d’un sentiment d’appartenance, d’une préférence marquée plus que d’une conviction profonde.  Par définition, la croyance ne repose sur aucune certitude, mais sur un entêtement inconscient, l’ignorance crasse, le manque de culture ou une habitude erratique, du fait qu’elle n’a pas été vérifiée dans l’expérience même de celui qui la professe.  Croire sans voir peut parfois comporter bien des dangers.  En tout cas, c’est une façon bien curieuse d’intégrer la maxime qui invite à agir avec la sagesse du serpent et la prudence de la colombe.  Il convient de vérifier tout ce qu’on apprend, sans quoi on entretient stérilement son ignorance.

À la vérité, chacun ressent davantage ses croyances qu’il n’y croit.  Ce qu’on ne maîtrise pas parfaitement peut éveiller la crainte.  On devrait raisonner ses croyances et les passer au crible de son intuition pour modifier son expérience.  Car ce qu’on accepte de croire, on en fait nécessairement un savoir, sans quoi il serait aberrant de continuer d’y croire.  Enfant, chacun a hérité de son milieu nombre d’idées, de notions, une conception générale de la vie, une vision générale du monde.  Dans la majorité des cas, cette transmission d’idées et de sentiments s’est produite de façon insidieuse, peu explicite et attentive, sans qu’odauphinsn reçoive trop d’explications sur l’authenticité de leurs fondements.  Voilà comment tous conservent de certains aspects du monde et des faits une idée bien candide, naïve, irréaliste, généralisatrice, pour ne pas dire infantile.  On a été dressé à saisir les réalités d’une façon particulière, d’où on les interprète difficilement uniquement à partir de ses données d’adulte.

Dans son enfance, on ne pensait même pas à mettre en doute les affirmations mécaniques des adultes, souvent péremptoires, impérieuses, autoritaires, peu nuancées, d’où on pensait encore moins d’en vérifier la validité ou la vérité.  On croyait spontanément ce qu’on entendait puisqu’on faisait confiance, loin de se douter qu’on pouvait être trompé, surtout par des êtres chers.  Dans un monde idéal, une telle attitude peut apporter des dividendes bénéfiques, mais dans un monde déséquilibré, facilement porté à la névrose, il faut se méfier de ce qu’on entend dire et répéter.

 À la maturité, on n’a pas pensé à remettre en question nombre des affirmations acceptées inconsciemment dans un lointain passé, ce qui amène parfois à proférer des énormités ou des débilités, pour le moins étranges dans la bouche d’un adulte sensé, supposément renseigné, généralement très au fait de l’actualité et des dernières découvertes.  Aussi, lorsqu’on les reformule en public, sans prendre le temps de réfléchir, on paie généralement par une blessure d’amour-propre, ce qu’on n’a pas confirmé par paresse ou par manque d’intérêt et qu’on laisse sortir par audace ou dans la spontanéité du moment.  Qui en sait plus long que soi s’empresse de souligner sa bêtise, la tournant au ridicule, ce qui augmente généralement sa courte honte et sa confusion.  On a beau essayer de se racheter ou de s’expliquer, rien n’y fait.  Car il se peut que Gros Jean ait essayé d’en remontrer à son curé.  On aime tellement signaler sa science et sa compétence, se prononcer sur tout, d’où, parlant trop vite, on est parfois ramené brusquement à la réalité de ses limites, appelé à se faire plus modeste et circonspect.

La vie de tout un chacun s’appuie souvent sur une foule d’inepties et d’inadéquations.  Et on se surprend ensuite de vivre dans la confusion.  Ce qu’une personne croit au sujet des choses et du monde reflète ce qu’elle est elle-même, à moins qu’elle aime parler à tort ou à travers ou éprouver ses interlocuteurs.  Ses croyances agissent comme un filtre qui limite le niveau de perception qu’elle a d’elle-même et du monde qui l’entoure.  Voilà pourquoi toute croyance doit être transformée en certitude, car elle reste bien menaçante pour sa réputation et insécurisante en regard de son destin. Celui qui dit vraiment connaître ne doit pas se limiter à croire quelque chose, ce qui peut conduire à des choix préjudiciables, mais tourner en savoir ce qui s’accepte sans trop de vérification.

Si on y pense bien, il est trop facile d’adopter une croyance, cela est à la portée de tout le monde, mais cela ne fera pas nécessairement son profit.  La croyance n’est jamais qu’un emprunt aux autres qu’on n’a pas passé au crible de son discernement ou d’une compétence avérée.  Quant à la connaissance, puisqu’elle se fonde par définition sur une confirmation d’expérience, elle contient l’idée de certitude pour avoir puisé, d’une façon ou d’une autre, dans ses ressources intérieures.  Ceci ne signifie pas qu’il ne faille jamais accepter de croyances, du moins temporaires.  Chacun véhicule ses propres croyances, et peu de gens échappent à la règle.  Sauf qu’il faut prendre ces croyances pour ce qu’elles sont : des hypothèses plausibles, mais des hypothèses à confirmer.

Certains actes de foi se présentent comme rationnels.  Par exemple, c’est le cas dans le fait de croire qu’un pont supportera sa voiture au moment de l’emprunter pour traverser une rivière, puisqu’il a été précisément construit de façon solide pour servir à cette fin.  Mais il existe des croyances plus troublantes parce qu’elles peuvent constituer comme un lancer de dés.  On pense ici à ces croyances à partir desquelles on se prépare à faire un choix capital, par rapport à son destin, et qui laissent une moindre marge de manœuvre.  Comme on dit, la vérité de l’un ne convient pas toujours à l’autre.  Par exemple, la majorité des gens aiment le miel qui fournit beaucoup d’énergie sous forme d’un sucre plus naturel et plus digeste que la saccharine.  Pourtant, le miel devient un produit fort dangereux pour celui qui est allergique au pollen d’abeille.

Dans certains cas, si l’homme ne pouvait vivre d’espoir, il stagnerait, puis il régresserait rapidement, incapable de faire le moindre choix.  Qu’arriverait-il s’il devait toujours mener un examen préalable de ce qui lui est transmis avant de s’en servir ?  Il devrait constamment retarder ses décisions à défaut d’en avoir déterminé par lui-même la pertinence et la validité.  Ainsi, il tournerait en rond, autour de lui-même, toujours occupé à supputer les faits et à spéculer sur leur portée.  Mais l’espoir, tout motivant qu’il soit, ne doit pas amener à nier la prudence et la circonspection.

En d’autres termes, il y a des croyances raisonnablement acceptables qui fournissent des raccourcis d’expérience, favorisant son évolution, mais il y a des croyances déraisonnables qui prolongent une expérience, parce qu’il faut prendre le temps de les vérifier, mais qui écartent de grands dangers.  Ceci est particulièrement pertinent pour ce qui concerne ses croyances spirituelles et philosophiques.  Les religions ont fourni des réponses toutes faites, fort dogmatiques, mais d’origine très ancienne, comme pistes de réflexion ou comme prescriptions, pour les questions existentielles que se pose l’être humain, reléguant tout ce à quoi elles ne pouvaient répondre dans l’incompréhensibilité du mystère.  Mais Dieu a-t-il créé l’être conscient et intelligent pour lui faire autant de mystères ?  Celui qui accepte un credo religieux sans discussion doit savoir qu’il achète une croyance, pas forcément une certitude.  Est-il si sécuritaire qu’il le pense de s’en servir comme fondement de sa spiritualité, qui implique tout de même son destin éternel, à ce qu’en disent les ministres du culte ?

En adoptant trop facilement les opinions des autres, fussent-elles religieuses, et surtout si elles sont religieuses, ne s’expose-t-on pas à jouer le crédule qui établit une grande limite à son avancement ?  En adoptant des principes philosophiques sans discernement, on risque d’entraver son évolution.  Mais il y a des gens capables de cultiver l’illusion du bonheur au lieu de chercher à faire leur bonheur à leur manière, ce qui relève de la faiblesse d’esprit !  Aujourd’hui encore, des millions de gens ont souscrit à un système de croyances qui entrave l’évolution de l’Humanité, sans se poser la moindre question.  N’est-ce pas se laisser laver le cerveau ou laisser d’autres décider à sa place ?  Par exemple, comment un être sensé peut-il croire qu’il existe un Ciel, un purgatoire et un enfer, si Dieu est Amour.  Comment peut-il croire posséder un corps qui retournera à la poussière pour ressusciter un jour ?  Comment penser qu’on ne peut se sauver que par une décision arbitraire de l’Éternel ?  Mais, à une autre époque, on obligeait bien les gens à croire que la Terre était plate et que le soleil tournait autour d’elle, alors de telles prescriptions peuvent se comprendre.

Il n’en reste pas moins que la plus grande preuve d’intelligence, sans sombrer dans le scepticisme, consiste à avoir recours au doute rationnel pour se prémunir contre les impostures.  Il est plus facile de croire sans voir que de vérifier ses croyances dans son expérience.  Peut-être certains sont-ils bien paresseux, naïfs ou apathiques ?  Mais il n’est pas mieux d’entretenir le doute systématique qui maintient dans l’indécision et la tergiversation.  Il est trop facile de feindre mettre tout en doute pour s’éviter la nécessité de vérifier des faits dans son expérience !  On ne peut indéfiniment écarter le risque calculé d’explorer une réalité qui reste présentement mystérieuse dans sa vie.  Si on plonge dans le mystère, ce qui importe, c’est d’éviter de se précipiter, de témoigner d’audace, mais jamais de témérité, sous prétexte qu’on espère avoir trouvé un raccourci évolutif.

Quelqu’un a dit : «On évolue en changeant ses croyances en certitudes par l’expérience personnelle.  Et on cesse d’être mis à l’épreuve le jour où on abandonne enfin toutes ses croyances.  Les croyances sont des béquilles dont on peut un jour se passer.  Il faut savoir faire le saut dans l’inconnu sans filet.  Les croyances limitent sa liberté.  Il faut devenir un laboratoire vivant, non en croyant les choses, mais en les vivant.»

Le Savoir dont l’Initié se délecte?

Dans son sens ordinaire, le savoir représente l’ensemble des connaissances acquises par l’étude.  Il traduit l’état de l’esprit qui sait, par opposition à l’ignorance.  Cependant, en spiritualité, synonyme de sagesse spirituelle, écrit avec une majuscule, il représente la vision globale du Principe de la Manifestation qui, de révélations en révélations, à travers l’expérience, amène constamment à une vision plus large du Cosmos et à une compréhension plus profonde de la Volonté du Créateur ou du Grand Plan divin.  Il évoque l’acquisition de la Science sacrée.

Le Savoir peut couvrir la synthèse traditionnelle des connaissances fondamentales que l’intelligence humaine peut vérifier, embrassant tous les domaines comme la religion ou la spiritualité, la philosophie, la physique, l’astrologie, la musique, l’alchimie, la symbolique, la numérologie et les autres sciences, bien qu’il n’origine pas d’une recherche concrète, mais d’une source intuitive.  Dans l’intériorisation, la médiation et la contemplation, il sert à renseigner l’être humain sur la formation du Monde et de ses créatures, lui révélant sa véritable nature et son rôle fonctionnel.  Il suggère les moyens appropriés pour évoluer, trouver lebouddha-savoirs réponses à ses questions les plus profondes, lui indiquant les correspondances qui lui permettent de se lier aux différentes régions de l’Univers.  Il explique l’Arbre de Vie et ses ramifications à travers une notion globale, à la fois théorique et pratique, dite occulte, gnostique ou ésotérique.  Dans ce contexte, tout Savoir provient de la Source suprême elle-même.

En effet, le Savoir ne désigne rien d’autre que la sagesse de l’Esprit qui sait être et réalise directement son unité et son unicité intrinsèque, mais sait exprimer ses potentiels dans les diverses formes de la multiplicité.  Il ne faut donc pas confondre le Savoir avec la connaissance, la reconnaissance et le ressentir de ce qu’un être est.  Le Savoir s’exprime par l’inspiration et l’intuition en passant à travers l’âme.  Le Savoir résulte de l’accomplissement du bien, découlant de la sagesse de vérité et d’amour, qui apprend à vivre correctement.

Swami Prabhupadâ a dit : «Le véritable savoir est la capacité de distinguer le spirituel du matériel.  Les connaissances scolaires, acquises dans les universités, ne touchent qu’à la matière, et ne peuvent donc être acceptées comme le vrai savoir.  En effet, l’éducation moderne demeure incomplète, car elle ne jette aucune lumière sur le spirituel, sur l’âme; elle s’arrête aux éléments matériels et aux besoins du corps.»  Lanza del Vasto abondait dans le même sens: «Savoir, ce n’est pas trouver des phrases correctes sur des choses exactes et sublimes.  Les choses essentielles, il faut les savoir de tout son intellect, de tout son cœur, avec ses entrailles et même avec ses pieds! C’est le sens qu’a ce mot dans le langage traditionnel.  Et si vous savez ce que veut dire savoir, vous entendez aussi ce que les Hindous appellent l’Ignorance, et ce que la Bible appelle l’Insensé.»

Dans l’enseignement métaphysique ou spirituel, on n’insiste pas suffisamment sur la différence qu’il y a entre le Savoir et la connaissance, de sorte que les deux termes prennent souvent un sens univoque pour devenir synonymes.  On devrait mieux faire comprendre que le Savoir vient de l’Esprit qui sait et qui projette sa conscience de haut en bas, tandis que la connaissance est la découverte progressive de l’homme qui va de bas en haut.  Les deux ne se rencontrent qu’à l’intérieur de lui, pour fusionner dans la compréhension.   Peu à peu, le Savoir confère la confiance en soi et la paix intérieure, par la voie de l’amour, révélant que le Cosmos et l’Univers fonctionnent parfaitement pour offrir à chacun le meilleur.

Pour tout dire, le Savoir il porte à se poser les bonnes questions, en regard de son but ultime ou de son idéal suprême, car c’est en se posant des questions dont les réponses offrent une plus vaste vision de la Réalité qu’on s’approche du Savoir, non en tentant de s’édifier un paradis artificiel.   Voilà comment l’aspirant à l’Initiation ou le chercheur spirituel découvre que tout ce qu’il fait est lié au but de la Vie et que ce qui importe, c’est d’ouvrir toujours davantage, jour après jour, son cœur et sa conscience.  Ainsi, le Savoir réfère à connaissance naturelle du spirituel, se fondant sur la révélation, l’intuition et la validation de l’expérience personnelle, s’opposant à la science, la connaissance intellectuelle, toujours à la remorque de ses découvertes.  Il exprime une vision qui se fonde sur une recherche juste, équilibrée, harmonieuse, ordonnée de la Vie qui vibre à l’intérieur de toute forme, puis au-delà de celle-ci.

En fait, le Savoir est la condition préalable à un progrès qui se conforme aux lois de la Nature et aux principes de l’Évolution cosmique et il doit se transmettre de génération en génération, se modifiant pour s’adapter à son époque. Mais croire savoir, sans expérimenter, c’est peine perdue, car la preuve d’un autre n’est jamais probante pour un autre individu.  Et c’est une chose de savoir, mais une autre que de pouvoir utiliser ce que l’on sait, de le rendre pratique et réel, de le rendre consistant, de le manifester dans sa vie, pour devenir un modèle d’une science supérieure.  Celui qui dit savoir, alors qu’il ne fait que croire, adore ce qu’il croit être sa lumière essentielle, se laissant limiter par cette lumière, si elle est bien faible.  Mais, quand on entre en possession du Savoir, il faut s’attendre à offusquer ceux qui croient comprendre et connaître.

Qui sait peu se hâte de le révéler, mais un Maître attend de maîtriser un principe avant de le communiquer.  En fait, personne ne sait plus qu’un autre, mais certains se rappellent d’une plus grande part de la Vérité.  Le Savoir désigne la Conscience totale, la Connaissance spirituelle parfaite ou l’Intuition illuminative, telles qu’elles résident en Dieu.  Il découle de l’intelligence, du discernement et de la sagesse amoureuse du Maître intérieur.  Il permet de distinguer entre le nécessaire (les besoins du corps de matière) et l’essentiel (les aspirations de l’âme spirituelle).  Il implique la connaissance des besoins du corps, des aspirations de l’âme et du Pouvoir de l’Esprit qui peut les combler, dans leur interdépendance, sans interprétation personnelle.  Ce qui revient à connaître la matière, l’âme médiatrice et leur Maître commun.

Ainsi, le Savoir permet de produire une ascension lumineuse dans la condition la plus haute de l’Être, par le flot de lumière du Soleil divin de la Vérité.  Il constitue le résultat de l’accomplissement du bien qui conduit à vivre correctement, amoureux et sage, doux et prudent.  Chez un candidat, il exprime la certitude claire que quelque chose est vrai et peut produire des effets précis et déterminés, même quand la preuve apparente du contraire se produit, pour une raison qui échappe, mais qui n’infirmer pas la loi, la confirmant au contraire.  Il comporte ce degré de certitude parfaite que la réalité parfaite se produira quoi qu’il advienne, plutôt que la réalité qui a été appelée.  Mais, à mesure qu’il s’approche de la maîtrise, il réalise que ces deux possibilités fusionnent, ne faisant plus qu’une dans la Conscience divine.  Il existe trois façons d’accéder au Savoir : par le travail et le mérite de l’Initié;  par la prière et la demande du sorcier;  par la magie ou le commandement du magicien.  Les deux derniers moyens expriment une tentative pour ouvrir des portes de force, ce qui est dangereux, surtout pour l’apprenti sorcier ou l’apprenti magicien.

Comme on le constate, la Science sacrée, appelée le Savoir ou la Sagesse, révèle comment sont faites et se meuvent toutes les choses et tous les êtres vivants, à l’intérieur de la Réalité ultime et unique.

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