LE SEIGNEUR LUI-MÊME RECOMMANDE DE PRENDRE UN JOUR DE REPOS PAR SEMAINE POUR HONORER L’ABSOLU… 

Dans la «Bible», au chapitre de l’Exode, il est dit : «Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.  Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.  Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.»  Depuis, le dimanche évoque le jour du Seigneur ou du Soleil, choisi par l’Église chrétienne pour ses célébrations hebdomadaires pour se distinguer de celui des Musulmans, qui se célèbre le vendredi (As-Salat), et de cedimanchelui des Juifs, qui se célèbre le samedi (Sabbat).  Comme les deux autres jours de lignage abrahamique, il conviendrait plutôt de parler du septième jour, peu importe le jour qu’on le célèbre, selon sa tradition religieuse ou spirituelle.

L’Humanité a hérité de nombreuses coutumes et traditions qui se sont lentement constituées dans le temps, ce pourquoi certains êtres humains s’y attachent avec force, surtout si elles semblent s’appuyer sur des édits divins.  Certaines de ces coutumes et de ces traditions se démontrent très nobles et très valables puisqu’elles reposent sur des valeurs élevées qui servent de balises à la civilisation.  Mais certaines d’entre elles révèlent une profonde ignorance et constituent des entraves qui empêchent la collectivité d’évoluer.  Elles s’appuient sur des motivations dépassées qui ont dégénéré en pures superstitions.

Ainsi, le fait de considérer le repos dominical comme une obligation morale est l’une de ces normes arbitraires et sans fondement.  Croire que de travailler le dimanche (ou le samedi, dans le cas des Juifs, ou le vendredi, dans le cas des Musulmans) est un péché, une transgression à un ordre divin, voilà une de ces incongruités de la Tradition universelle.  L’être humain peut s’accorder un jour de repos au jour de son choix, selon son horaire, son agenda ou sa tâche particulière.  L’invitation à prendre un repos prolongé reste une prescription d’hygiène mentale, non une injonction divine.

Dans la Genèse, la théorie des Sept Jours de la Création, qui est évidemment allégorique, est racontée comme suit : (19) Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre (toute la famille solaire).  La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut (l’éclairement du Soleil). Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et appela les ténèbres nuit (commencement du jour et de la nuit avec l’éclairement du Soleil). Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Premier Jour (avant le précambrien).

(20) Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux (commencement de l’étendue d’eau sur la Terre qui la sépara de la couronne qui s’en allait doucement). Et Dieu fit l’étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue (sur le sol) d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue (la couronne). Et cela fut ainsi. Dieu appela l’étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Deuxième Jour (l’ère précambrienne).

(21) Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel (sur le sol) se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse (l’émergence des continents engendrant le creusement des bassins). Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l’amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Troisième Jour (l’ère primaire).

(22) Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit ; que ce soient des signes, pour marquer les époques, les jours et les années ; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour (le Soleil), et le plus petit luminaire pour présider à la nuit (la Lune) ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Quatrième Jour (l’ère secondaire).

(23) Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel. Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Cinquième Jour (l’ère tertiaire).

(24) Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence ; ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le Sixième Jour (l’ère quaternaire).

(25) Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au Septième Jour son œuvre, qu’il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant (le royaume).

C’est ainsi que le Septième Jour en vient à représenter le Repos de Dieu parce que ses enfants détenaient désormais toute la vérité dont ils avaient besoin pour guider leur périple évolutif.  Il s’agit du Royaume d’un jour sans fin dans lequel l’humanité poursuit son Ascension spirituelle.  Le Repos du Créateur ne signifie pas que ce dernier était fatigué de son implication dans la Création, mais qu’il n’avait plus rien à lui ajouter, par rapport à l’idée originelle qu’il en avait et au rôle fonctionnel qu’il lui attribuait.  Désormais, la Création pouvait se livrer à sa complète expansion à travers les cycles évolutifs.  Il en passait la responsabilité à ses créatures.  Dès lors, il pouvait contempler son œuvre en s’associant toutes ses créatures.

Au terme de son Œuvre, Dieu contempla son œuvre, il s’en réjouit et il décréta que tout était bon.  Il s’agit de la pause qui suit l’achèvement d’une Œuvre à laquelle rien n’est à reprendre ni à ajouter.  Dans la vie trépidante d’aujourd’hui, où plus personne ne s’arrête, surtout pas les commerces et les industries, quel bonheur ce serait de retourdimance-PIQUE-NIQUEner à la coutume ancienne d’interrompre, tous ensemble, tout travail, le dimanche ou un autre jour, pour permettre de vivre, au moins vingt-quatre heures, dans le silence et la paix.  Sans cela, il est difficile de trouver un seul endroit, où l’être humain circule, qui permette de vraiment se recueillir.

Comme on peut le voir, pour les Chrétiens, le choix du dimanche pour se souvenir du jour du repos reste un choix très arbitraire, puisque d’autre cultures, comme on l’a vu, le célèbrent un autre jour.  Peut-être qu’un jour l’humanité entière conviendra d’un même jour pour célébrer la Gloire de l’Absolu.  Pour ma part, peut-être que je suis vieux jeu, sans être le seul à l’être, mais lorsque j’entends les voisins tondre le gazon ou vaquer à n’importe quel travail extérieur bruyant en fin de semaine, même s’ils savent que j’ai des invités, me ramène dans la nostalgie de la paix des jours sans ouvrage d’antan.  Surtout que, ces jours-là, la majorité des gens sont en congé!

Ernest Hello, un écrivain et critique littéraire français, apologiste chrétien, a su dire: «Plus l’homme est aveugle, plus le dimanche s’efface devant lui.» À ceux qui ne voient dans le repos du dimanche qu’une ordonnance de police dépassée qu’il conviendrait d’adapter aux nécessités du temps, l’écrivain lorientais rétorquait, prophétique : «Le profanateur du dimanche voit ce qu’il fait en apparence, il ne voit pas ce qu’il fait en réalité. Il voit l’acte de son bras, il ne voit pas l’acte de son âme.»  Mais cette notion de profanation n’effleure plus beaucoup d’esprits dans les pays matérialistes.  Cette citation servirait mieux ma cause sil elle parlait de jour du repos du Seigneur, au lieu d’insister sur le dimanche.  Mais, à l’époque de cet homme d’un autre siècle, le dimanche, c’était le dimanche!

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