CE QU’IMPLIQUE L’AFFIRMATION «JE SUIS»

«Apaise-toi et sache que Je Suis

Le «je suis» s’oppose au «Je Suis», comme le fait le petit moi au Moi supérieur, l’ego, à l’Ego divin, ou la personnalité, à l’Individualité spirituelle.  Dans l’inversion sincère et bien ressentie, pour être clair, le passage du «je suis» au «Je Suis», un être franchit un bond quantique passant de la reconnaissance de son néant et de son impuissance, lorsqu’il s’y prend seul, à la Puissance du Dieu-Homme ou du Christ individuel, se reconnaissant, dans sa partie inférieure, un simple canal ou dispensateur de la Lumière divine, qu’émane la Monade spirituelle.

En fait, dans le «Je», on retrouve l’irruption de l’âme, intermédiaire de l’Esprit, à travers une conscience limitée.  Ce pronom identifie l’Individualité, l’Unité de conscience, qui mesure l’aspiration évolutive.  Dans le verbe au présent de l’indicatif «Suis», il y a la reconnaissance de l’Être total qui agit à travers soi, rappelant l’Union indatome-divinissoluble de chaque être avec la Source unique.  Posé au présent, il révèle l’implication dans le Moment éternel, dégagé du passé et du futur.   Il établit la filiation christique ou atmique, l’appartenance à la Communion des Saints ou Sainte Assemblée, à titre de membre égal à tous les autres, quel que soit le choix de l’expérience immédiate et du parcours de vie.

Dans l’expression complète «Je Suis», l’être individuel reconnaît son propre lien avec son Étincelle de Vie et sa fusion éternelle avec le Créateur ou Père-Mère.  Il affirme son aspiration à exprimer plus d’Être.  Il reconnaît ainsi que l’existence dans la troisième dimension n’est jamais qu’un jeu de cache-cache, sur mandat de l’Absolu, par lequel il se dévoile progressivement sa Réalité ontologique ou originelle, à travers les expériences en incarnation, jusqu’à la retrouver en pleine conscience et pouvoir affirmer qu’il en sait et en peut autant que sa Source d’origine.  Il reconnaît encore qu’il est une Réalité spirituelle toute faite, non à faire, ce qui le tire de toute recherche pour s’abandonner inconditionnellement à la Lumière divine qu’il porte, en se concentrant sur l’expérience du moment qu’elle lui suggère, la plus pertinente dans son aspiration à retrouver, jour après jour, de nouveaux aspects ou de nouvelles facettes de sa Totalité.

L’affirmation «Je Suis» rappelle à l’être incarné que rien n’importe autant ou ne revêt autant d’importance que de réaliser son État christique (d’accéder au Plan de l’Âme) et, par lui, à son État cosmique (accéder au Plan de l’Absolu) auquel il fait promptement aboutir.  Pour le profane ou le néophyte, ce qui importe le plus exprime la priorité à établir dans sa vie courante.  Ainsi, dans cette démarche, par une application délibérée de la conscience, l’être évolutif gagne à prêter une oreille attentive à la Voix de son Centre divin — bien plus qu’aux élucubrations de son intellect — qui, à chaque moment, murmure dans son cœur.  Car la clef de l’Évolution réside dans l’application de l’Amour pur qui implique, au premier chef, l’écoute de la Vérité qui vibre en soi, qui ramène à soi, mieux dit, au Soi, et qui rend à la fois Sage et Prudent dans la mesure qu’on l’applique par la suite.

Un être assure l’émergence de son «Je Suis» en équilibrant en lui les aspects compatibles et complémentaires de sa polarité, cette paire d’opposés apparents, car, du coup, il s’établit dans le Juste Milieu et se place sur la Voie droite et directe, peu enclin aux extrêmes.  Il reconnaît alors que tout détient un sens, que tout ce qui lui arrive et l’entoure n’existe jamais que pour être employé et transformé afin de découvrir Cela qu’il a toujours été et n’avait que temporairement oublié : un Être divin parfait, un Être de Plénitude et de Félicité, un Être omniscient, omniprésent, omnipotent et omniagent.  Il connaît alors l’Illumination, la Fusion avec le «Je Suis», qui n’est pas œuvre d’adulte, mais jeu d’Enfant.

Nul ne peut arriver à la réalisation de son «Je Suis» et prendre une expansion infinie sans s’investir dans l’œuvre de la découverte de lui-même, à travers de lui-même, dans la solitude, le silence, le secret.  Surtout, il gagne à détenir la maîtrise parfaite de sa propre vie avant de tenter d’aider autrui car, dans son état d’incomplétude qu’il s’ignore, il ne peut que se dévitaliser progressivement et, par répercussion, se faire parasiter, jusqu’à s’étioler et subir l’échéance fatale.

Une bonne manière de se rappeler l’importance du «Je Suis», c’est de se présenter, non en disant : «Mon nom est…» ou «Je m’appelle…», mais «Je Suis un tel».  Cette affirmation ne peut paraîtres égocentrique, suffisante, pédante  qu’au profane qui a besoin de ce service répété pour s’éveiller à sa propre réalité.  Car celui qui utilise consciemment cette formule à bon escient rehausse son taux vibratoire et il illumine le milieu où il passe, pouvant se dire : «Partout où je passe, tout devient meilleur, parce que J’y Suis passé.»

Lorsqu’il a bien compris l’importance de l’affirmation «Je Suis», qui fait vibrer sa puissance au plan le plus élevé de son Atome spirituel originel et qui contribue à harmoniser un lieu, une situation ou un être inamical ou récalcitrant, il comprend que, lorsqu’il se présente à un autre, il ne gagne rien à recourir aux affirmations comme: «Moi, c’est…»; «Mon nom est…»; «Je m’appelle….».  Il recourt plutôt, simplement, à la formule sacrée: «Je Suis un tel»(ou) «une telle.»

© 2013-15 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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