SUR TERRE, LE DRAME S’EST SUBSTITUÉ AU GRAND JEU AMOUREUX…

Le drame de l’humanité résulte du fait que l’être humain est issu de Dieu et qu’il est animé par son énergie.  Mais, contrairement à la machine, il peut faire dévier cette énergie ou la bloquer.  L’électricité est une force qui peut produire divers phénomènes: elle peut faire fonctionner un rasoir, un ouvre-boîte, un séchoir à cheveux, un ventilateur, une chaufferette, un système d’éclairage, un appareil à réfrigération, une foreuse, etc.  Tous ces mécanismes, créés de main d’homme, peuvent capter le même stimulant, mais ils ne peuvent opérer que selon leur aptitude à transmettre l’énergie.  Présentement, en raison de l’obscuration engendrée par l’enfermement dans les limites du temps et de l’espace, l’humanPOLLUTIONité ne pense plus qu’à se projeter à l’extérieur et à s’assurer, le plus longtemps possible, un grand bonheur dans la troisième dimension, le monde de la densité et la dualité.  Elle s’y complait tellement que, oubliant ses origines célestes, elle ne s’adonne plus, en priorité, à sa mission évolutive.

La créature humaine a reçu les mêmes dispositions pour capter des stimulants cosmiques, mais elle peut les orienter délibérément selon ses dispositions intérieures.  La machine est obligée de répondre à son ordre fonctionnel, mais pas l’être humain.  Au lieu de laisser passer tous les stimulants cosmiques, il peut en privilégier certains et les spécifier.  Certains étudieront exagérément, d’autres liront trop, d’autres écriront de façon excessive, d’autres abuseront du sommeil, d’autres feront des abus de boisson ou de nourriture, d’autres s’activeront trop au travail ou se donneront abusivement à l’exercice physique.

Voilà comment l’être humain, doué du libre-arbitre et de l’autodétermination, a commencé à croire qu’il pouvait disposer complètement de lui-même et de sa puissance acquise par la création sans le moindre détriment.  Il a cru pouvoir jouir d’une liberté illimitée et outrepasser la loi inhérente à sa nature.  Il a oublié que la liberté se définissait par la faculté de faire ce que permettent les lois cosmiques.  Au lieu de choisir l’Arbre de Vie, au Paradis terrestre, il a choisi l’Arbre des opposés compatibles et complémentaires qu’il a vite conçu comme l’Arbre du bien et du mal.  Au lieu de continuer à agir comme Dieu-Homme, il s’est laissé densifier, ce qui a obnubilé sa conscience, au point d’oublier son lieu d’origine et sa destination.

Puis il a subi l’enfermement des Forces occultes qui voulaient le domestiquer ou l’asservir.  Mais, depuis un bon moment, mandatés par Dieu, des frères et des sœurs de l’espace agissent en harmonie avec la Terre et son mouvement, s’efforçant d’enrayer la prépondérance de l’économie et l’asservissement ultime du monde.  Ils agissent pour le compte d’une voix singulière qui n’a jamais été écoutée : la Voix de Dieu.  La Voix venue de toutes choses, de l’étoile la plus éloignée, au-delà de la vision que l’humanité détient de l’espace, à travers tous les plans de tous les univers, a prononcé des mots qui n’avaient jamais été prononcés pour ce qui a trait au destin de l’humanité. Et ces mots sont : «C’est terminé!»

Depuis trop longtemps, au lieu de continuer à vibrer sur tous les plans, l’être humain s’était enfermé dans la matière, y cherchant un Paradis permanent, qu’il pourrait régir par ses seuls sentiments et son intellect, guidé par quelques éclairs d’intuition fugaces et sporadiques.  Au lieu de chercher à être dans la Sagesse, l’Intelligence et la Gloire, l’être incarné a choisi de vivre dans la jouissance, la possession et la puissance (domination).  L’Homme est devenu un être humain, un simple animal pensant, voire une bête de somme, un esclave de ses pulsions.

Le Créateur connaissait cette attitude destructive, mais la liberté, telle que la comprenait l’être humain, devait désormais s’exprimer comme il la concevait à travers lui, puisque, doué de libre arbitre, il en avait fait le choix.  Quand Dieu donne, il n’a pas l’habitude de reprendre.  L’être incarné a donc commencé son cheminement dans l’obscurité, muni des œillères qu’il avait lui-même placées sur ses yeux, par sa transgression.  Il a déréglé son mécanisme et il devra le remettre lui-même à l’ordre.  Il lui faudra des siècles pour découvrir la clef de l’énigme, la clé de son drame, dans lequel il s’est lui-même précipité et dont il est le seul à pouvoir se tirer.

Depuis que le Créateur a repris les rênes de la planète, il a décrété qu’il en avait assez d’une expérience aussi inepte qui ne lui apprend plus rien et qui ne sert qu’à prolonger inutilement la douleur et la souffrance.  Ce décret marque la libération finale du joug de l’ego, créature du mental, qui a voilé l’Ego divin.  Car quand l’ego s’empare d’une vérité, même si elle n’est pas la bonne, il n’y renonce plus.   En effet, comment l’humanité pourrait-elle continuer de s’épanouir lorsque disparaît le fondement même de cette évolution, l’aptitude donnée par Dieu d’exercer sa volonté, de procéder à des changements, de choisir?  L’humanité doit comprendre que lorsqu’elle renonce à sa capacité de choisir au point de ne plus conserver la possibilité de choix, il ne reste plus à son Créateur qu’à décréter la fin de son expérience.

Chacun gagne à se rappeler maintenant que le temps, qui est la manifestation de la destinée, repose sur le choix et l’attitude du moment et qu’il jette les fondations du futur.  Ainsi, lorsque l’avenir ne fait pas de place au choix, mais amène l’humanité à dégénérer, par l’abdication de son pouvoir, le désir d’évoluer disparaît de l’esprit humain.  La vie ne perd-elle pas son sens sans l’exercice de la faculté de choix?  Sans lui, en quoi l’âme peut-elle encore suivre son plan?  Et vers quoi pourrait-elle évoluer ?

Dans son addiction à l’extériorisation et à la consommation, l’être humain a renoncé à son droit inaliénable à la liberté, à une liberté cosmique.  Il a oublié son droit divin de choisir d’être un individu vivant et indispensable, un être évoluant glorifié au sein de l’éternité.  C’est ce qui marque l’approche de la fin.

Sauf que l‘être humain doit comprendre ce qu’il gagne à entendre par la fin des temps.  Il n’a besoin de temps, dans l’espace, que dans la mesure où il continue de changer, d’évoluer.  Dans la suppression du temps, l’évolution n’a plus de raison d’être, car il se retrouve dans son Foyer originel, continuant d’expérimenter, mais autrement.  Cela démontre que le temps et l’évolution sont une seule et même chose, à savoir que le temps sert l’évolution et que l’évolution procède du temps.  Les deux sont inhérents au mouvement de la vie et ils ne peuvent coexister qu’à titre de mouvement de la vie dans la continuité.  Or, lorsqu’un être n’évolue plus, en quoi a-t-il besoin de la faculté de choix?

En se donnant inconsciemment corps et âme au projet des Forces obscures, l’humanité a choisi d’abandonner son droit divin à l’individualité et à la manifestation de sa destinée.  Elle ne peut désormais que faire face au jugement qu’appelle son choix déraisonnable et voir à se sauver elle-même.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *