D’INCARNATION EN INCARNATION, LE DÉVELOPPEMENT SPIRITUEL CONDUIT À L’ILLUMINATION…

Le développement traduit le passage d’un état de conscience à un état supérieur de conscience.  Par là, il devient le synonyme des mots «accomplissement», «réalisation» ou «évolution».  Plus précisément dans l’expression «développement spirituel», tiré du langage de certains spiritualistes, il consiste à œuvrer constamment à faire passer son être, d’échelon en échelon, à travers les différents degrés de la Voie initiatique ou de la Conscience divine, hiérarchisée pour le conduire au but final de la Délivrance ou de l’Identité suprêDéveloppement-spirituelme.  Dans la perspective de l’Ascension, l’existence ne se perçoit plus en terme d’échelle spirituelle à gravir ou de Montagne spirituelle à escalader, mais d’une Réalité infinie à explorer à travers divers états d’être.  C’est le Règne de la Grâce divine qui a induit toute cette différence qui donne l’impression de se déplacer dans un monde plat, c’est-à-dire comme sur une surface plane, tellement il y a de l’harmonie partout.

À la notion d’accomplissement, qui implique celle d’achèvement, d’atteinte d’un objectif ou d’un but, suggérant la certitude d’un aboutissement, le mot «développement» précise que la réalisation de produit par une expansion progressive: en somme, il est évolutif.  Il représente la montée en spirale autour d’un axe central, l’Arbre de Vie.  Il s’agit du principe selon lequel tout désir sincère et licite, donc axé sur le Plan divin, se manifeste nécessairement.  L’être s’accomplit par la connaissance de lui-même, menée à l’intérieur de lui-même, dans une implication personnelle à son rythme et à sa manière, conforme à ses moyens et à sa compréhension.  C’est le seul moyen d’ouvrir toujours davantage sa conscience, car le monde extérieur, fait d’illusions, n’a pas grand-chose à lui apprendre.

Se développer, c’est ouvrir toujours davantage sa conscience par l’amour et la dévotion (adoration, ardeur, zèle).  Sauf que le destin de l’être se poursuit par des cycles au terme desquels l’Absolu se révèle dans toute sa gloire, sa sagesse, sa puissance et sa réalité.  L’être humain se réalise progressivement, ouvrant toujours davantage sa conscience jusqu’à l’Illumination ou la Fusion en Dieu.  Alors, il accède à sa pleine liberté de co-créateur divin.  Il se réalise en faisant ce qui apporte de la valeur, non en faisant ce qui apporte de la gloire ou de la fortune.  Et ce qui apporte de la valeur, c’est l’amour et la dévotion qu’il inclut dans son expérience personnelle.  Elle consiste à s’élever vers la Source pour se laisser combler par elle, non par ses intermédiaires.

Mais, pour recevoir, il faut savoir donner.  L’accomplissement se réalise par la centration sur un idéal en y affectant tous ses moyens et en y soumettant tous ses objectifs et buts.  Il consiste à tout rattacher à sa plus haute vision.  Il commence par le renoncement aux occupations futiles quand on repasse le programme de sa journée.  Il invite à agir au moment opportun avec la meilleure compréhension et les meilleurs moyens.  Il passe par le renoncement à un certain passé et l’acceptation d’un nouvel état.  L’Idéal de l’être, ce n’est pas d’apprendre, de faire, de jouir, de briller, de posséder et accumuler, de remplir une mission, de chercher une pérennité ici-bas, mais d’être pleinement, tout simplement, soit de vibrer à plein cintre.

Pour sa part, la loi du Développement l’actualisation de l’Expansion ou de l’Évolution.  Le développement cosmique s’opère selon deux lignes: activité et repos.  Le développement de l’être humain s’opère selon deux lignes: savoir et conscience.  Pour que son évolution se poursuive correctement, ces deux lignes doivent s’écrire ensemble, parallèles l’une à l’autre, et se soutenir, l’une et l’autre.  Le niveau du savoir est déterminé par le niveau de conscience, donc par la somme des expériences.  L’homme ne sait pas par l’étude, mais par l’agir.  Si le savoir dépasse la conscience, la connaissance de l’homme devient théorique, abstraite, froide, sectaire, sans vie.  Un tel savoir veut tout expliquer, au lieu de tout comprendre, ce qui entrave le flux de la vie.  On aura compris qu’on parle ici du savoir avec un petit “s”, au sens de connaissance, non du Savoir de l’Esprit.

En métaphysique ou en spiritualité, on décrit souvent le développement de l’homme par cinq symboles.  Jeune âme, l’homme recourt surtout à la force, à tort ou à raison, tant qu’il n’a pas appris à aimer sagement (épée).  Revendicateur, il recourt à l’agressivité, à la rétorsion, à la violence, d’où il est entraîné dans la souffrance par la Loi d’action et réaction (il doit boire la coupe jusqu’à la lie).  Sortant des souffrances instructives, il cherche la connaissance qui mène au Savoir (livre).  Par la connaissance, il découvre la Lumière qui l’habite (chandelier).  Après avoir appris et avoir acquis la Lumière, il accède au pouvoir, se rendant maître de ses forces intérieures et des Lois de la Nature vivante (sceptre).  Il est devenu un Roi, un Maître, qui ne tentera plus de dominer par la force, mais par le Savoir de sagesse, ce qui l’autorise à commander et à cocréer des Univers.

Comme il a été suggéré plus haut, le développement spirituel, comme l’’avancement spirituel, revient à l’évolution de la conscience.  Il se produit en dissolvant les voiles d’illusion et en supprimant les couches denses de la réalité afin de devenir plus en accord avec les royaumes de l’Esprit.  Il ne se produit pas au prix de la négation des aspirations matérielles et terrestres légitimes.  Tout est spirituel, la matière comme l’Esprit qui l’a engendré.  La matière n’est rien d’autre qu’une part de l’Essence divine cristallisée qui a besoin d’être transmutée, élevée au niveau vibratoire.  Toutefois, pour progresser spirituellement, il faut vivre dans l’instant présent, se fixer un idéal élevé et avancer la main posée dans celle de Dieu, consacrant à sa réalisation toute sa sueur de front (exercice de la créativité).  L’avancement spirituel ne peut se produire sans l’amour et la sagesse qui proviennent de la connaissance de soi à l’intérieur de soi.  Il se fonde sur la détermination, l’acceptation, le détachement, la compassion, la dévotion, mais en se dégageant de tout dogmatisme rigide, de tout fanatisme sectaire, de tout conservatisme étroit, de toute désincarnation.  Il faut savoir choisir et expérimenter avec discernement dans l’autonomie et la sagesse, mais en restant fraternel et solidaire d’autrui.

Note: On peut utilement compléter la lecture de cet article en passant à celle de la «Réalisation spirituelle».

© 1996-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *