LE DÉCOURAGEMENT SE PRODUIT PAR MÉCONNAISSANCE DE SON POUVOIR  INTIME…

Le découragement, qui induit dans la dépression, révèle une perte de courage et d’énergie, de l’abattement, une démoralisation.  Il traduit le sentiment de démission temporaire en présence d’un obstacle, ce qui peut résulter de la fatigue, de la frustration accumulée, d’un échec récent ou de la peur récurrente.  On trouve une situation trodécouragementp difficile à supporter, on estime l’effort trop grand pour les résultats attendus ou on considère un but comme impossible à atteindre dans les conditions présentes.  Chose certaine, rien ne va plus dans sa vie et on ne se croit plus capable d’améliorer sa situation dans l’immédiat.

À certains moments, un être se pose nombre de questions sur ses capacités mentales et physiques lorsqu’il ne parvient pas au résultat attendu.  Ilpeut passer des heures à se lamenter et à se demander pourquoi cela ne fonctionne pas comme il le souhaite. Ce sentiment, que n’importe qui peut éprouver, s’appelle le découragement.  Il survient généralement lorsqu’un être résiste sans s’en rendre compte et que, ainsi, il s’active en vain, de manière improductive.  Un désir s’accomplit souvent une fois qu’on l’a oublié, ce qui éclaire la manière de procéder dans une demande ou une création: l’absence d’attente qui engendre de la tension et mine les énergies.  Dans le découragement, le principal problème, c’est qu’un être en vient à se complaire dans son sentiment d’impuissance, d’où les problèmes ne peuvent que persister, ce qui arrête sa progression.  Alors, il gagne à se ressaisir au plus vite et à étudier sa manière de s’y prendre, pour en découvrir les failles.  Cela peut lui éviter d’entretenir des pensées négatives qui ne pourraient que compliquer davantage sa situation.  Par la loi de l’Attraction, un être attire ce sur quoi il centre son attention par ses pensées et ses ressentis.  La force personnelle dépend de ce qu’il va faire de ce moment de fléchissement.  D’abord, il faut observer que son découragement provient forcément de l’impression d’avoir perdu quelque chose ou de ne pas avoir obtenu la récompense espérée.  Il atteste du fait qu’il vit dans les attentes au lieu de vivre dans le détachement.  D’autre part, il l’oblige à tirer la leçon de la situation dans laquelle il se trouve pour s’assurer de ne jamais répéter ses erreurs.  Ainsi, il l’amène à se regarder en face pour départager la part de vérité et de mensonge qu’il entretient à son endroit.  Par là, il aide à mieux se connaître et se reconnaître.

Le découragement exprime que la volonté cède, d’où le courage fléchit.  Mais, en regard du désespoir ou de la dépression, il démontre qu’on se garde disponible à une solution.  Il provient du fait qu’on a déployé vainement son énergie dans une mauvaise direction.  Mais les énergies, elles se refont, si on accepte un moment de repos.   Alors, il est temps de faire une pause pour réfléchir et prendre du recul.  Une réorganisation de sa vie s’impose puisque les moyens auxquels on a eu recours n’ont pas donné les résultats escomptés.  Dans un cas grave, il importe de demander de l’aide pour retrouver le moral et l’enthousiasme.  Mais, surtout, le moment est venu de mettre son Centre divin au gouvernail de son navire.  Puis, un bon matin, lorsque l’élan est revenu, il ne reste qu’à reprendre son parcours puisque personne n’est contraint de rester dans la mouise.

En fait, le découragement peut naître de trois facteurs.  Il peut d’abord résulter d’un manque de vitalité physique, révélant que les appétits sensibles, les émotions et les passions exigent trop du corps ou que l’effort soutenu, qui amène au surmenage, l’empêche de répondre efficacement aux attentes de son propriétaire.  Le découragement peut encore provenir du fait que le mental a reçu au-delà de ses capacités et s’est tendu, puis dévitalisé.  L’intellect ne peut envelopper un sujet de tous ses points de vue, d’où il est préjudiciable de lui présenter trop rapidement les nombreux aspects ou les nombreuses interrogations impliqués dans un sujet particulier.  En procédant ainsi, un être produit un effet violent dans son corps astral qui perturbe, par ricochet, le physique.  Le découragement peut enfin provenir de la dépression.  Les aspects ombragés de la personnalité peuvent attenter à sa lumière personnelle, créant un malaise dans tout le corps.  Le découragement peur provenir de la couardise, de l’oisiveté, de l’ennui, des paroles inutiles ou des efforts déployés à mauvais escient.

Globalement, le découragement indique l’importance qu’un être accorde aux obstacles qui jonchent son parcours et qui le séparent de ce qu’il veut réussir ou atteindre.  N’est-il pas révélateur que les obstacles stimulent les uns alors qu’ile découragent les autres?  Cela ne démontre-t-il pas qu’il existe des attitudes différentes face aux difficultés?  La différence réside parfois dans le fait que l’un ne pedécouragement-girlnse qu’au pas qu’il doit faire dans l’immédiat tandis que l’autre voit tous les pas à faire pour parvenir au but.  Le premier considère que, à chaque jour suffit sa peine;  l’autre se projette loin dans l’avenir et tente, par avance, de supputer son degré de force, de courage, de résistance.  En pareil cas, tout peut se rétablir dans une planification appropriée à ses aptitudes immédiates.

 Dans tous les cas de dépression, il faut prendre conscience de ses limites temporaires et ne pas tenter de forcer le destin.  Il faut suivre son propre rythme de compréhension.  Chacun aurait intérêt à agir dans le détachement sans égard au temps ni à l’efficacité de ses moyens.  Le découragement découle toujours d’une impression erronée de savoir jouir de la vie.  Au lieu d’apprendre à être, l’être humain aime se montrer aimable en société, bon convive, faire bonne chère, boire, faire l’amour, produire.  Mais, ayant trahi les promesses de son adolescence, qui lui avaient fait miroiter l’idéal, il devient terne, rassasié, pour avoir perdu ses illusions, ses ambitions, l’intérêt pour son travail.  Ses motivations se sont effritées, ses relations avec les autres ont perdu de leur éclat, il a cessé de s’investir pour que son existence garde un sens, d’où il se contente d’une place en marge de la vie.

Narville a dit: «La source de nos découragements est souvent dans notre impatience.» Dans la hâte ou la précipitation, en brûlant la chandelle par les deux bouts, un être finit par s’épuiser et se démobiliser.

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