LE COURAGE, L’AUDACE DE FAIRE CE QUI EST À FAIRE… SANS SE METTRE EN PÉRIL!

Le courage désigne l’action du feu qui inculque la force d’âme ou la force spirituelle qui incite à expérimenter de façon active et dynamique à travers l’effort, les réussites et les échecs, les hauts et les bas, le bonheur comme le malheur, en renouvelant son ardeur jusqu’à la victoire.  Il relève de la dynamique du plexus solaire, le troisième chakra inférieur.   Il fait les héros et les vainqueurs, ceux qui sont audacieux comme ceux qui sont téméraires.  Mais, par rapport à la témérité, le courage garde en vie, car il se fonde sur la prudence de bien calculer le risque.  En fait, le courage ecouragest à la mesure de la motivation, de l’inclination… ou de la passion, quand il n‘est pas le fruit de la peur ou de la nécessité.  Le courage, qui résulte de la force et culmine dans l’ardeur, est au service de l’aspiration.  Il résulte d’un plexus solaire bien éveillé.

Sénèque a dit : «Tirons notre courage de notre désespoir même.»  C’était une manière de dire que le courage doit accompagner un être en toute situation, autant pour faire un choix que pour le refuser, selon les prévisions les plus certaines.  Car le courage doit toujours ressortir d’une réflexion ou d’une méditation, non d’un choix inconsidéré d’agir quoi qu’il puisse arriver.

Tout bien compté, le courage se définit moins par l’ardeur à la tâche, l’énergie dans ses entreprises, la bravoure devant le danger, la fermeté dans les épreuves, la force de volonté dans l’action, qui rendent productif ou héroïque, que par la force d’âme qui allume les bonnes dispositions du cœur, rendant audacieux, enthousiaste, patient, persévérant, rempli d’aspiration à l’Idéal.  Autrement dit, le courage exprime plus que la détermination de l’esprit à triompher de la crainte et des limites apparentes.

En effet, le courage s’appuie sur l’affirmation de soi dans son intégralité, dans tout son être, disposant à répondre à toutes les exigences rationnelles et à toutes les valeurs de sa vie.  C’est le vouloir spirituel d’être soi-même, de participer à la vie et de s’accomplir dans le progrès constant.  Il donne la détermination de s’affirmer en dépit de tout ce qui tend à empêcher ses aspirations de s’actualiser.

Cette notion implique la fermeté en présence des difficultés, l’audace devant un danger et la patience dans l’épreuve qui amène à toujours accomplir son devoir d’état ou son plan de vie évolutif.  Il suggère la force qui permet de s’élever au-dessus des situations négatives, de dominer sa paresse et de secouer son apathie, pour les vaincre afin de découvrir son pouvoir.  Il comporte l’aptitude à se reconnaître plus fort et plus grand que toute condition oppressante, plus fort et plus grand qu’on se reconnaît soi-même.  Il se fonde sur la détermination de profiter de son incarnation pour agrandir sa vision de la Réalité divine en acceptant d’œuvrer patiemment avec les Entités des plans supérieurs (des Royaumes de la Lumière) pour parvenir à sa Réalisation et à l’Illumination de tous les êtres.  Alors, un être s’occupe de développer sans cesse de nouvelles possibilités pour accéder à de nouvelles dimensions de l’existence et engendrer de nouvelles formes de vies.

Le courage ne porte pas à poser des gestes extrêmes.  Il n’est pas un équipement de survie qu’on ne sort qu’en cas de danger, il s’applique au quotidien.   Il faut d’abord du courage pour faire face à ses freins coutumiers : la paresse et la peur, surtout la peur d’avoir peur.  Le courage commence par faire ce qu’il faut quand il le faut, à toujours se montrer authentique, à agir à son rythme et à sa manière et à rester intègre en tout temps, à recourir constamment à des moyens honnêtes, à maintenir à chaque instant son état amoureux.

Le courage consiste à vivre vraiment chaque jour, au lieu de survivre, vivoter ou végéter.  Or vivre, c’est vibrer intensément, parce qu’on est motivé, parce qu’on s’est mis au service d’un idéal élevé qu’on chérit.  Il réside autant dans l’action que dans le choix de surseoir, de tolérer temporairement un obstacle ou d’accepter temporairement une limite, au lieu de vivre dans la frustration et de réagir.  Il permet de passer à autre chose quand on affronte un impossible apparent, car ce qui est impossible aujourd’hui reste possible demain… ou plus tard.  Du reste, l’impossibilité n’est que la sanction de celui qui s’y prend seul au lieu de mettre son Maître intime au timon de sa charrette.   Il consiste à se lever avec la même ardeur les jours de pluie et les jours de soleil, les jours chauds comme les jours froids.  Dans une difficulté, au lieu de maugréer, il amène à se dire que tout finit par passer, aller mieux, se régler, se résoudre.

Quand un être voit la vie comme un grand jeu amoureux, qui pose des énigmes, pour susciter le dépassement, il garde sa sérénité en tout temps et il persiste à chercher les moyens de mieux être et de vivre plus heureux.  Du reste, souvent, la meilleure forme du courage réside dans la reconnaissance qu’au fil des ans, on a dû accepter de croire à des réalités qu’on refusait d’abord, mais qui ont fini par servir de moyen de protection et d’accomplissement.  Celui qui manque de courage agit en lâche et en vaniteux.  Alors, en cas de victoire, il réclame des honneurs auxquels il n’a pas droit.  Sa faiblesse n’a d’égale que sa prétention et son aveuglement spirituel.

Mais il y en aura longtemps qui se découragent avant même d’essayer.  Ils n’ont pas remarqué qu’une fois une expérience vécue, on se dit presque toujours qu’elle n’était pas aussi grave ou pire qu’on la croyait.  Du reste, c’est dans l’action courageuse qu’on se fait des muscles subtils, qu’on développe sa force morale.

© 1981-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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