EN SPIRITUALITÉ, LE COMMANDEMENT NE REPRÉSENTE PAS L’EXERCICE D’UN POUVOIR HUMAIN, MAIS UN ACTE D’AUTORITÉ SPIRITUELLE

Le commandement désigne un ordre donné d’accomplir une tâche déterminée ou de produire un résultat clair, net et précis en vertu du degré d’autorité ou de maîtrise qu’un individu détient.  En spiritualité, on précise qu’il repose sur la certitude du résultat, non sur la foi, suite à la profération d’une parole sur un ton ferme (volonté rigoureuse) et doux (clémence et respect).  Dans la Tradition hindoue, ce mot traduit le mot «ajna», d’où il n’est pas surprenant que ce centre frontal désigne le siège du Génie Commandant de chaque être, le chef de ses disciples subtils ou centres de pouvoir, ses chakras.  En vérité, il est relié au chakra de la foi, exprimée par le disciple Pierre, dans la vie de Jésus (Yeshoua),  la glande pinéale du cerveau.

Tout ce que l’être humain accomplit part d’un commandement qu’il se donne.  Il fait un choix que l’énergie accompagne automatiquement, pour le manifester, s’il n’y fait pas d’obstacle.  Certains doutent qu’il en soit aincommandementsi du fait que, dans bien des cas, cet ordre subtil est devenu un réflexe, ce qui fournit un excellent prétexte pour croire que les mouvements négatifs sont irrévocables et irrépressibles.  C’est pourtant par déformation progressive, donc par un conditionnement, qu’ils se sont installés chez un être.  De ce fait, chacun peut tout aussi bien se rééduquer par un commandement contraire.  Par le commandement et la suggestion, il peut se reprogrammer pour devenir constructif.  Mais nul ne peut se reprogrammer sans commencer par récupérer sa force de commandement, ce qui commence par la confiance en soi et la foi en Dieu.

Dans toute décision, un être obéit à une suggestion, d’où ceux qui croient pouvoir faire deux choses à la fois s’illusionnent royalement.  En effet, toute action comprend deux phases: la réception d’une suggestion, puis son accomplissement.  Ainsi, seule la rapidité d’exécution ou d’intervention peut donner l’impression qu’il n’en est pas ainsi.  L’exercice du commencement conscient aide à choisir la bonne décision, quand il y a des choix, et à passer à son exécution sens hésitation ni temporisation.  Bien des indécis, qui trouvent l’action pénible, le sont parce qu’ils ont trop longtemps agi de façon hâtive ou compulsive, oubliant de se simplifier la vie en ramenant les moindres gestes à leurs éléments premiers.  Ils se sont épuisés ou se sont dispersés à cause d’un investissement énergétique qui dépassait largement l’objectif qu’ils visaient.

Celui qui sait s’arrêter, ne serait-ce qu’un instant, pour identifier la phase de décision à laquelle il est parvenu, dans un choix, verrait sa conscience se clarifier.  Il accédait rapidement à la maîtrise car il développerait son aptitude à déterminer rapidement et correctement le degré d’importance qu’il doit attacher à son intervention dans l’immédiat.  Dans le commandement, la conscience permet de préciser l’ordre des faits, de distinguer le but ultime des objectifs intermédiaires ou accessoires.   Elle développe la pondération et la mesure.

Tout bien compté, il faut se demander ce qui importe le plus dans la vie : aboutir à tout prix ou garder la paix de l’esprit?  Celui qui choisit de vivre dans la sérénité aura intérêt à se réapproprier son pouvoir de commandement.  Le commandement n’est rien d’autre qu’une faculté, au service de l’être conscient, qui préside à toutes les fonctions de la vie.  Sans lui, un être voit l’anarchie qui s’installer en lui.   Le Bête à sept têtes, qui identifie ses centres d’énergie fonctionnant dans le chaos, à défaut d’être maîtrisés par leur maître, règne en chef suprême dans son existence.

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L’esprit de commandement comporte une grande confiance en soi et la foi, soit une certitude absolue, relativement à la valeur d’une idée ou d’un but, que l’on amène à se réaliser ou que l’on amène à suivre par les autres afin qu’ils portent fruit.  Il confère l’aptitude à convaincre les autres du bien-fondé de sa quête.  Il repose sur un enthousiasme vibrant qui fonde l’esprit d’entreprise, stimulée par l’imagination créatrice, qui fait d’un individu un chef, engendrant un état de force et de noblesse.  Il accompagne un être audacieux, stratège subtil, créateur d’événements, car il possède la vision du but, le pouvoir de concrétiser ses idéaux et la personnalité riche qui motive, stimule et entraîne, à travers les contraintes.  Il intervient de façon dynamique et irrésistible parce qu’il ne se contente pas de la vie ordinaire, fondée sur le matérialisme, la sensualité et l’émotivité, élargissant sa vie et celle des autres, les tirant de leurs comportements arrivistes, irritants et souvent dangereux, dépourvus de vision et de confiance pour parvenir à leur réalisation.  Il contribue à apporter des changements dans la vie et l’environnement.  Il peut paraître égocentrique, par moments, parce qu’il témoigne d’une grande confiance en lui et qu’il ne fait pas de concessions, élaborant des idées nouvelles auxquelles il tient.  En fait, il agit en héro puisque sa vision porte toujours vers le développement d’une humanité plus vaste et plus libre.  Il révèle à l’homme ordinaire qu’il est un esclave endormi qui se pense libre, puisqu’il est facilement enclin à la maladie, doit travailler tous les jours pour obtenir de l’argent, reste à la merci des caprices de la société, se laisse programmer par les autres, se retrouve diminué par ses habitudes de vie malsaine et son incompréhension des liens qui l’unissent à la Source divine et à la Nature, autant inconscient de ses origines que de sa destinée.

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Dans l’«Ancien Testament», Dieu aurait donné ses dix commandements à Moïse au mont Sinaï.  Tout bon exégète cultivé sait que ces principes spirituels ont été empruntés aux anciennes lois égyptiennes et ne proviennent pas de Dieu.  Du reste, dans la part qui les inspire, il ne s’agit pas d’ordres à exécuter, mais d’engagements divins donnés à un êtrecommandements-divinis comme signes qu’Il suit la Vraie Voie évolutive, la Voie droite et directe.  Autrement dit, au fur et à mesure qu’un candidat progresse sur ce Sentier, il reconnaît naturellement la pertinence d’une conduite éthique fondée sur l’amour, l’énergie de cohésion du Cosmos.  Il reconnaît que cette loi fondamentale repose sur des principes fondamentaux dont il parvient ultimement à respecter toutes les prescriptions.  En effet, le Créateur ne donne jamais d’ordres à ses créatures qu’il a assurées de son Alliance éternelle qui s’appuie sur une promesse éternelle, donc sur un engagement sûr et certain de maintenir pour elles son amour.  En fait, les commandements révèlent les libertés de l’être humain, non ses restrictions, soit celles qui sont de nature à le rassurer, lui indiquant qu’il progresse sur la Voie du Retour à l’Unité.  Ils rapportent davantage l’état de Perfection que l’humanité atteindra un jour, lorsqu’elle optera pour le rayonnement universel de l’Amour, que des injonctions à respecter scrupuleusement.  Surtout qu’il faut bien se garder d’interpréter chacun d’eux au pied de la lettre, mais le saisir au plan de l’Esprit.

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Dans un autre ordre d’idée, dans la spiritualité contemporaine, on parle du Commandement Ashtar, une Force gouvernante qui résulterait d’une alliance intergalactique d’extraterrestres humanoïdes, d’êtres humains et d’entités célestes (angéliques) au service de Sanandâ, le Commandant suprême, pour aider l’élévation de la conscience et favoriser l’ascension collective des divers peuples de la Voie lactée.  Elle régirait des millions de vaisseaux éthériques ou subtils qui œuvrent comme coordinateurs des activités de la Flotte spatiale.  La délégation qui régit la Terre est postée au-dessus de l’hémisphère ouest.  Sous la direction spirituelle de Sanandâ, d’Ashtar et de Michaël, elle se serait engagée dans le processus ascensionnel de la planète afin de faciliter la transition dans le nouvel Âge d’or du Verseau.  Elle aurait établi ses premiers contacts avec les Terriens en 1952, au moment où les savants ont commencé à expérimenter la bombe à hydrogène, usage qui aurait pu affecter toute la galaxie.  Il faut savoir que, dans le cas où une expérience humaine peut déranger d’autres univers, un aspect supérieur du Gouvernement galactique peut intervenir dans les affaires planétaires.  Autrement, il respecte la Loi universelle de non intervention par respect du libre arbitre, n’intervenant que si une majorité des habitants d’une planète appelle à l’aide.  Le Commandement Ashtar aurait aidé la Terre-Mère à accéder à son statut sacré d’Illumination qui se serait produit en 1992, suite à la purification des miasmes subtils qui l’entouraient.  Alors, 144 000 ouvriers de la Lumière, appelés les Aigles, auraient été rattachés au Grand Commandement, ce qui représenterait le nombre minimal d’âmes requises pour assurer un bond quantique.  Au dire des «channels» ou «transmetteurs», pour servir une métaphore, on pourrait dire que cette division aérienne de la Grande Fraternité de la Lumière agirait comme la sage-femme qui aide la Terre à accéder à son corps éthérique de Lumière, soit à basculer dans la  Cinquième Dimension.  Ce commandement serait singé dans l’astral par des entités hostiles qui tentent d’interférer dans l’œuvre du premier, pour retarder la libération de l’humanité.

La question qui se pose, c’est que, si de telles entités humanoïdes existent quelque part et qu’elles ont atteint l’état d’illumination qu’on leur prête, il s’agit tout simplement de Maîtres spirituels réalisés, qui ne peuvent qu’être rattachés à la Hiérarchie spirituelle d’Ascension et qui détiennent leurs propres modes d’intervention, ce qui implique les moyens subtils d’intervenir n’importe où dans l’Univers, par l’omniscience, sans appartenir à une hiérarchie de protection et de combat, à l’intérieur de la Hiérarchie cosmique qui existe déjà, et sans devoir détenir des flottes de vaisseaux spatiaux.  La Hiérarchie divine de support, qui permet l’expérience de l’Évolution, assure déjà l’existence d’une Hiérarchie spirituelle d’Ascension, formée des Maîtres réalisés en provenance de tous azimuts, chaque univers comportant déjà sa petite Hiérarchie spirituelle qui participe de la Grande Hiérarchie d’Ascension du Cosmos.

Quoi qu’il en soit, mon Maître spirituel incarné m’a toujours rappelé qu’il existait forcément des extraterrestres plus ou moins évolués que les Terriens, mais que, pour ce qui concerne le salut du monde, ce n’est pas sur eux qu’il fallait compter, mais sur soi-même et sur la Hiérarchie des Maîtres spirituels et des Maîtres réalisés en provenance des planètes-sœurs du système solaire.  Aussi m’a-t-il toujours invité à me méfier des présumées immixtions ou ingérences d’extraterrestres dans les affaires humaines, surtout pour ce qui a trait à leur Destin ultime, et de m’en remettre, tout simplement, pour le mien, à la Hiérarchie divine.  En tout cas, chaque être humain incarné a intérêt à se méfier de la désinformation des «complotistes» et des tenants d’une présumée Grande Divulgation à venir grâce à l’aide d’extraterrestres bonnes âmes.

© 2009-2012 Bertrand Duhaime (Douraganandâ). Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Emprunté au site www.lavoie-voixdessages.com.  

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