LE BILAN DE VIE, UN MOYEN D’APPRÉCIER ET DE CÉLÉBRER SES PROGRÈS…  

Le bilan de vie représente le constat ponctuel du résultat positif ou négatif de ses expériences dans un cycle particulier.  En spiritualité, cette expression remplace l’ancienne obligation fastidieuse de l’«examen de conscience».

Dans les religions, l’équivalent du bilan de vie, qu’on appelle «l’examen de conscience» désigne la revue attentive, d’un point de vue critique, de sa propre conduite, pour en déterminer la valeur morale ou la rechercréflexion-fontaineshe des fautes commises pour préparer leur confession.  Puisque cette expression implique une connotation morale un peu doloriste, morose ou morbide, la spiritualité lui préfère celle de «bilan de vie».

Toutes les voies spirituelles invitent leurs candidats à établir occasionnellement un bilan de leur vie, soit au moins une fois l’an au tournant de l’année ou au jour de leur anniversaire.  Mais il faut bien comprendre l’aspect dynamique de cet exercice pour éviter de s’examiner avec trop de sévérité au point de se condamner avec rigueur, ce qui fait incliner vers le pessimisme et le découragement.

Le bilan de vie consiste à faire un examen constructif de ses motivations habituelles pour faire ressortir ses forces et ses accomplissements et pour découvrir les moyens de les renforcer ou de les consolider.  Ensuite seulement devient-il loisible de chercher en soi ce qui a besoin d’être corrigé pour reconnaître les efforts qu’il faut entreprendre pour y parvenir.  Cette manière de procéder amène à reconnaître les effets de la causalité, mais sans centrer l’attention sur les erreurs et les défauts, ce qui incline vers les regrets ou les remords, les jugements sévères, les condamnations rigoureuses, ce qui aboutit à la culpabilisation, à l’humiliation et à l’infériorisation.  Celui qui porte plus d’attention à ses faiblesses qu’à ses forces renforce ses faiblesses plutôt que ses forces.

Qui veut maintenir son rythme évolutif normal doit viser à réaliser la perfection du moment plutôt que la Perfection des perfections, ce qui porte à se mettre la barre trop haute par rapport à sa compréhension et à ses moyens du moment.  Ainsi, le bilan de vie commence par l’établissement de l’inventaire des aspects positifs qu’un être peut porter à son crédit humain ou spirituel.  Procédant dans la joie de vivre, sans complaisance ni vanité, il peut ensuite considérer les raisons qu’on a de ne pas être satisfait de soi sur d’autres points.  Alors, il porte un jugement éclairé, mais serein, sur ses limites, pour les constater, non pour s’apitoyer.

De là, il prend les résolutions qui s’imposent, jamais trop ambitieuses, pour s’améliorer, se déterminant à les suivre.  Et les moyens de se changer doivent rester simples,  précis et efficaces de manière qu’on reste motivé à opérer immédiatement les changements qui s’imposent.

Le bilan doit toujours écarter la volonté d’établir une recension de ses défauts ou de ses faiblesses, il doit plutôt servir à faire ressortir ce qu’un être a fait de bien, ce dont il est satisfait, dans son progrès.  De ce fait, il gagne à commencer par inventorier les aspects constructifs qu’il peut porter à son crédit humain et spirituel, procédant dans la joie sereine, sans complaisance ni vanité.  C’est seulement ensuite qu’il peut considérer les raisons qu’il peut avoir de ne pas être satisfait de lui dans ses pensées, ses paroles, ses actes, ses ressentis, ses comportements, ses attitudes.  Alors, il précise ses limites en toute simplicité, dans une constatation éclairée, mais sans appuyer, afin de prendre les résolutions qui s’imposent pour l’avenir, se déterminant à les suivre.

Au chapitre des résolutions, il ne lui faut jamais se montrer trop ambitieux ou perfectionniste, car il ne les tiendrait pas.  Chacun gagne à comprendre son rythme et ses limites.  Dès qu’un être s’est engagé à évoluer, il a retrouvé son titre d’enfant de l’Infini.  Alors, il n’est pas appelé à tout réussir en un jour, il lui est seulement demandé d’agir au meilleur de sa compréhension et de ses moyens du moment.  Il gagne à toujours bien discerner entre l’idéal à atteindre et les possibilités du moment, soit entre la perfection du moment et la Perfection des Perfections.  Toutefois, celui qui veut changer n’a pas intérêt à remettre ses décisions au lendemain.  Il doit tirer les conséquences de son agir et opérer immédiatement les changements qui s’imposent.  Quant aux moyens de s’amender ou de s’améliorer, ils doivent rester simples, précis et efficaces.

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