LE SYMBOLISME DE L’ARCHE…

Nous croyons important de soumettre ce symbole à votre attention puisque bientôt, par l’apparition des frères des étoiles, il prendra tout son sens profond d’éternité.  Dans leroman-archs Textes sacrés, l’«arche», un vaisseau ou une sphère, réfère toujours à une caverne initiatique qui permet d’accéder à un autre plan de conscience.  Il s’agit du Sanctuaire permanent, ce lieu dépositaire des Mystères et des Vérités.  Désignant le centre du Monde ou le cœur de l’homme, cette image voile la notion du corps qu’il faut percevoir comme le temple de Dieu.  Ce centre contient le trésor de la connaissance et de la vie.  Voilà le lieu où s’opère la transmutation de la nature humaine en réalité divine.  Elle appelle à l’intériorisation, puisque c’est à l’intérieur de soi que l’on peut trouver une réponse à toutes ses questions et une solution à tous ses problèmes.  À l’occasion, l’arche figure le Ciel, conçu comme un sein maternel, ce principe de conservation et de renaissance de l’être, dans lequel le Soleil est englouti, jour après jour, pour renaître sans cesse.

Dans un premier sens, on retrouve l’«arche d’alliance», dont il est parlé dans la Bible, et qui  désigne un coffre de bois incorruptible de même proportion que l’Arche de Noé, selon la Cabale, mais à une échelle réduite.  Les Hébreux y gardaient les Tables de la Loi données à Moïse (les deux piliers de l’Être), ainsi que la verge d’Aaron (l’Arbre de Vie) et un vase plein de manne (la force vitale).  On plaçait cet objet qui contenait l’essence de la Tradition, à l’image du cœur cosmique, par ses dimensions et ses qualités, dans la partie la plus retirée du tabernacle.arche  Gage de protection divine, les Hébreux l’emportaient dans leurs expéditions militaires, le conservant dans un sanctuaire ou un temple mobile, comme pour garantir l’alliance fidèle de Dieu pour son peuple, le peuple élu.  Mais ce symbole servait encore à maintenir l’équilibre du pouvoir des membres des tribus.  On reconnaissait qu’il contenait, en germe, l’essence de la Tradition, la source de toutes les puissances du nouveau cycle. On le considérait comme l’expression de la nouvelle alliance, universelle et éternelle, et comme le symbole et le témoin de la présence réelle de Dieu dans le peuple de son choix.  Symbole de la Terre vierge ou de la Nature naturante, il exprimait la longueur, la largeur et la profondeur du mystère de l’Amour de Dieu qui unit toute la famille humaine.  Dans un sens prophétique, l’Arche d’alliance illustre l’Astronef divin, ce Navire de l’espace intersidéral, qui est amarré à l’Âge d’or, et il donne le signe du bon vouloir qui doit s’établir entre les membres de l’Humanité.  Car, au premier chef, il désigne le Principe spirituel qui vibre en chacun et qui contient le Rouleau de vie sur lequel est écrit la vérité de l’être : «Je Suis».  Ultérieurement, l’Arche d’alliance en vint à désigner l’armoire où les Juifs enferment le rouleau de la Torah.  Pour cette raison, on peut la considérer comme le corps qui contient le Principe spirituel et qui écrit le Rouleau de vie.

Toutefois, l’«arche de Noé», également mentionné dans la Bible, désigne une réalité analogue, sous le couvert de l’image d’un vaisseau ou navire que Noé a construit par ordre de Dieu pour sauver sa famille et le règne animal (deux couples de chaque espèce) du Déluge.  On présume qu’il s’agissait d’un cube de sept étages, une référence claire aux sept centres d’énergie ou aux sept planètes sacrées de l’Arbre de Vie, dont les côtés de la base mesuraient soixante mètres, conformément à nos mesures actuelles.  Les Hébreux opinent que l’Arche neimages comptait que trois étages.  Et ils assurent qu’il mesurait trois cents coudées de longueur, cinquante de largeur et trente de hauteur, terminé par une seule coudée.  Noé l’aurait rendue étanche en l’enduisant de bitume, une combinaison d’asphalte à l’état naturel avec de la poix et de l’huile.  Aux yeux des Cabalistes et des Alchimistes, on peut reconnaître Noé comme le Grand Manu de la Troisième Race-mère, le Navigateur capable de dominer les eaux, qui choisit les types les plus avancés du troisième terme, les futurs éveilleurs de la vie psychique en Atlantide, pour les isoler en Tula, la Terre sacrée impérissable, au nord polaire.  Dans ce contexte, chaque couple d’animal inclus à bord de l’Arche représente un rayon d’énergie correspondant à l’univers animal que l’Humanité devait prendre avec elle pour le purifier et le raffiner.  Ainsi pourrait être établie une nouvelle race ou pourrait émerger une nouvelle humanité.  L’Arche de Noé figure l’athanor des Alchimistes ou l’Œuf du Monde des Hermétistes.  En poussant ce symbolisme alchimique, à la phase de la dissolution, l’œuvre au noir, on assiste à l’envol du corbeau noir qui ne revient pas, tandis que, plus tard, à la poussée au blanc, on voit la colombe, symbole de paix et de sérénité, revenir, rapportant un rameau d’olivier, symbole de la restauration de la végétation, de la nouvelle fertilité assurée, de la victoire ou de la maîtrise.  L’apparition de l’arc-en-ciel, jaillissement de l’énergie des centres de l’Arbre de vie, confirme la fidélité de l’alliance divine et la pleine émergence des pouvoirs retrouvés.  On peut rapprocher l’Arche de la Pyramide initiatique, un catalyseur d’énergie et un protecteur de la Science sacrée.  Elle donne une image du corps physique qui chevauche les vagues de l’Énergie raffinée au feu.  Ainsi, à mesure que la Terre (la matière) se purifie, elle s’élève dans les fréquences supérieures.  On peut la considérer comme le véhicule protecteur de la Science sacrée qui opère la sélection des meilleurs candidats de chaque espèce pour assurer la poursuite de la manifestation divine.

Dans un tout autre contexte, l’arche désigne un demi-cercle.  Il évoque l’inversion du Macrocosme et du Microcosme.

Ainsi, l’arche de pierres symbolise la connaissance acquise qui permet d‘entrer au sein de soi, dans son inconscient, pour recevoir un enseignement spirituel, afin d’accéder à un niveau supérieur de la Conscience divine.  On lit aussi arcade de pierres qui contient le même sens.

Dans la Tradition japonaise, l’Arche du mystère évoque l’Espace.

Dans la Tradition juive ou chrétienne, l’arche du témoignage sert de synonyme à l’arche d’alliance.

Dans les textes chrétiens, l’Arche nouvelle désigne l’Église du Christ, ouverte à tous, capable de dissiper le péché pour le salut du Monde.  Et, dans un parti pris apostolique un peu triomphaliste, l’Église du Christ ne peut bien souvent désigner que l’Église catholique romaine.

L’expression construire une arche invite à prendre conscience de toutes ses potentialités de créateur par recours à l’énergie vitale.

Pour sa part, entrer dans l’arche évoque le passage de la Porte des hommes, donc l’incarnation.  Par cette expression, un sujet est invité à entrer en lui-même pour écouter le Verbe divin.  À l’inverse, sortir de l’arche, c’est passer la Porte des Dieux, réintégrer la Source divine ou redevenir Un consciemment (reprendre conscience de son unité indissoluble).

 

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