L’AIDE SPIRITUELLE, UNE BÉQUILLE TEMPORAIRE, LE TEMPS DE RETROUVER SA MAÎTRISE INTÉRIEURE…

En général, l’aide spirituelle désigne le lien entre une personne et son guide spirituel incarné ou une entité subtile.  Quand un être appelle le Ciel ou l’Invisible à agir, il faut savoir qu’il ne peut demander une telle assistance sans tenir compte de certains facteurs inéluctables, s’il veut s’éviter une intervention vaine ou un foudroyant choc en retour.  Car la Providence, qui régit toutes les formes d’aide abaisse ou élève selon le mérite personnel.  Ainsi, il n’est pas aussi démodé qu’on le dit de se laisser guider par un mentor spirituel avéré, dans la mesure  ashram-du-maîtrequ’on peut en vérifier la Lumière et la Sagesse.  Sans quoi, sur une route qui présente tant de pièges et de détours, on peut toujours s’en remettre à la Hiérarchie spirituelle invisible.

Pour ce qui a trait à l’aide spirituelle, il faut d’abord se demander si cette sollicitation est légitime, en ce sens qu’elle ne comporte pas trop d’aspects égoïstes ou d’implications prosaïques, qui ne sont pas du ressort d’un guide ou de Dieu, mais de l’être humain lui-même.  Normalement, il n’est pas très efficace d’implorer les instances supérieures pour les affaires de cœur, les problèmes de relations
humaines, les difficultés financières et économiques, les tracasseries de justice, les perturbations au foyer, les remous d’un divorce, les conflits de personnalité et les autres sujets de ce genre.

Dans le cas où la sollicitation est valable, il faut savoir se mettre en état de recevoir les forces qui seront dirigées vers soi, en soi et autour de soi.  Aucune aide subtile ne peut agir sans que celui qui l’appelle produise les efforts requis et apporte un concours suffisant.  L’aide ne procède pas par la magie, par tours de passe-passe, mais conformément aux Lois intelligentes de l’Univers.  Ainsi, le sujet doit se former la conviction qu’il existe, autour de lui, des forces qui n’ont rien d’étrange ni de surnaturel, qu’il doit diriger en conséquence de l’aide demandée.  Il doit se tenir prêt à agir en accord avec les directives intuitives que l’Intelligence cosmique peut lui suggérer, par la voie intérieure, sous la forme d’idées nouvelles, de suggestions originales, d’objectifs différents ou de plans inédits, lui permettant de s’aider lui-même.

En fait, celui qui sollicite de l’aide ne doit rien négliger pour employer les moyens ordinaires qui sont à sa disposition, qu’ils soient matériels ou autres, et il doit faire l’impossible pour s’aider lui-même.  Il doit percevoir Dieu comme le Maître d’un tribunal de dernier recours quand il a lui-même épuisé ses ressources personnelles ou qu’il n’en peut plus.  Son mental doit rester libre de toute intention maléfique et de toute pensée mesquine.   Il doit déloger de sa conscience toute haine, toute envie, toute jalousie, de toute rivalité, toute convoitise.

Car il a été dit : «Avant de prier ton Dieu, réconcilie-toi avec ton frère.»  Qui a le mental souillé par des mauvaises pensées ne peut recevoir de directives salutaires de la part de l’Invisible.  Nul ne peut recevoir d’aide sans se libérer des maléfices de son imagination.  Nul ne peut être soulagé s’il témoigne, par sa conduite, d’une habitude de vivre sans idéal, sans aspiration spirituelle, mû par la sensualité plus que par la raison et le cœur.  Nul ne peut espérer recevoir de l’aide s’il ne veille pas à changer ce qui doit l’être ni s’il s’appesantit trop sur lui-même, s’apitoyant sur son sort.

Souvent, la meilleure façon de s’aider, c’est de savoir se tourner vers d’autres gens dans la détresse pour les aider du mieux qu’on le peut.  Rien n’est gratuit, tout vient dans l’ordre de l’échange.  La meilleure moisson vient de la semence personnelle.  On ne peut appeler un service désintéressé, mais vivre, soi, dans l’égoïsme. aide-spirituelle

En l’occurrence, chacun doit retenir qu’il ne peut tromper l’Intelligence cosmique par une conduite qui n’est qu’apparemment réformée.  Dieu lit en chacun comme dans un livre ouvert.  Lorsqu’on a besoin d’aide, il faut vivre dans la pureté d’intention et se montrer sincère dans ses paroles, ses pensées, ses sentiments et ses actes.  Sans cette attitude de rectitude, toute espérance reste vaine.  On ne peut rien cacher à Dieu.  Et, tenter de le faire, c’est s’appeler la rigueur plutôt que la miséricorde.

Tout bien compté, pour recevoir de l’aide spirituelle, il faut se préparer et faire preuve de bonne foi.  Pour obtenir un tel support, il faut surtout refuser de vivre dans la sujétion et la dépendance et accepter de rendre un service en retour.  Normalement, suite à un appel, le Ciel commence par montrer à un être les obstacles qu’il entretient dans son parcours de vie avant de lui apprendre la manière de vivre autrement pour régler ses difficultés ou ses problèmes.  Il est rare que les instances invisibles interviennent dans la vie d’un être pour lui accorder ce qu’il demande, car elles sont peu portées à agir à sa place.  En général, elles se limitent à lui enseigner comment il peut se le procurer par sa propre créativité.  Pour le rendre plus vrai, amoureux et sage, elles lui aident à mieux comprendre les modalités de l’expansion du phénomène de la vie.

© 1992-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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2 Responses

  1. Kouangui François Devalois

    Tous les domaines de ma vie sont bloqués, rien ne va,je suis sans poste d’affectation,mon salaire est bloqué, et la vie est très difficile pour moi en ce moment. Je suis Camerounais. Merci

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    • Bertrand Duhaime

      Chacun reçoit selon ce qu’il a semé, ce dont je ne suis pas responsable. J’ai mené ma propre vie au gré de mes phases de conscience et d’inconscience, mais, parce que j’ai demandé, j’ai fini par découvrir, pour moi-même, le sens de la Vie et, du mieux de ma responsabilité et de mon engagement, j’ai appliqué le fruit de mes découvertes. Ainsi, je peux partager mon expérience, mais je préviens tous à l’avance que je ne suis pas le «Département des causes désespérées» ni un «Bureau d’assistance sociale». Merci de votre compréhension.

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