L’AIDE DIVINE, UN RECOURS CONSTANT, PERMANENT…

«Sans Toi, je ne suis rien et je ne peux rien;  avec Toi, Je Suis Tout et Je Peux Tout!»

   Sri Aurobindo Ghose a dit un jour : «Tout ce qui dépasse son niveau semble dur à l’homme, et c’est dur, en effet, pour son seul effort et sans aide;  mais la même chose devient facile aussitôt, et simple, quand Dieu en l’homme se charge du travail.»  Fournissait-il par ces propos le secret de la Baguette magique du Pouvoir?

   Il faut savoir que Dieuaide-divine n’aide que la personne qui conçoit des visées constructives et créatives, qui s’investit dans l’amour de façon sincère et dans la pureté d’intention et qui sait dépasser ses visées égoïstes dans le Service de Dévotion.  Dieu ne répond jamais à une demande purement égoïste, donc qui n’implique que soi, qui fait abstraction du bonheur et de la bienfaisance à l’endroit de tout ce qui vit.  Mais ce qu’il importe encore plus de savoir, à ce chapitre, c’est que Dieu n’aide que celui qui s’aide, ce qui est codifié dans la maxime spirituelle, devenue un proverbe : «Aide-toi et le Ciel t’aidera.» 

En effet, Dieu n’aide jamais un être exclusivement rivé sur ses intérêts et sur des préoccupations matérialistes, qui fait preuve d’indolence, d’inconscience ou d’ignorance crasse, qui ne fait rien pour se tirer de ses difficultés, mais qui lance des hauts cris quand il se retrouve dans une impasse, implorant le Ciel d’intervenir en sa faveur, de le combler de grâces.  Cet être prie et supplie en vain.  Il faut savoir que, du point de vue spirituel, la Justice immanente et la Providence divine ne représentent qu’une seule et même réalité et qu’elles représentent le jeu de la Causalité éthique.

   Ainsi, la Providence divine ne se charge pas uniquement de l’approvisionnement universel et de la dispensation des grâces de Dieu.  Elle applique aussi la loi du Juste retour, le principe d’Action et Réaction ou de Cause à Effet.  Elle est toujours disposée à combler de bienfaits et de bénédictions un être qui s’investit dans la bonne cause de son destin évolutif, mais elle ne se laisse pas asservir ou inféoder par celui qui maintient des visées illusoires.  Elle peut même devenir la Puissance qui oppresse ou écrase l’inconséquent, l’imposteur, le téméraire, quitte à l’anéantir s’il ne sait pas s’amender.  C’est le Principe suprême du boomerang autant pour l’impie que pour l’élu.

   Ainsi, il faut considérer Dieu comme la Source de Tout, mais également comme le Tribunal de la Dernière Instance ou du Dernier Recours quand on a épuisé tous ses moyens.  Car Dieu, une Force sage et intelligente, mais neutre et impassible, n’intervient jamais dans la vie de celui qui sait ce qui est à faire, mais qui feint de l’ignorer, ou qui sait ce qui est à faire, mais ne se sert pas de ses connaissances.  Bien sûr, il a été dit : «Demandez et vous recevrez;  cherchez et vous trouverez;  frappez et il vous sera ouvert.»  Mais ces recommandations n’annulent pas le fait qu’un être, cocréateur avec Dieu, doit y mettre du sien quand il détient les clefs de ses problèmes, mais ne s’en sert pas, sait comment s’y prendre, mais n’agit pas.  Dieu ne se sert jamais de tours de passe-passe.

   Il faut savoir que Dieu n’intervient jamais par magie, par miracle ou par prodige dans la vie d’un être.  Cela ne nie en rien sa Puissance infinie, dont il se sert à d’autres fins.  Quand un être sait ce qui est à faire, mais n’agit pas, s’il ose appeler Dieu à son secours, cela risque de se retourner contre lui, il s’expose à voir son problème amplifié, pour en tirer une sage leçon de vie au niveau de la responsabilité face à son propre destin.  Dieu est toujours disposé à mettre l’épaule à la roue de la charrette embourbée d’un être qui s’est empêtré dans une ornière par ignorance, dans la mesure où il ne s’agit pas d’ignorance crasse et dans la mesure où il est déterminé à améliorer son destin au meilleur de ses connaissances et de ses moyens.  À ce chapitre, il ne peut pas lui en être demandé davantage.

   Car la clef de succès d’une requête auprès de Dieu réside justement dans ce fait qu’il aide celui qui sait s’aider et qu’il aide celui qui a épuisé ses propres ressources avantprier-le-ciel- de faire appel à lui.  En outre, Dieu aide surtout celui qui maintient avec lui régulièrement son alliance, pas celui qui  ne l’invoque que lorsque cela tourne mal.  Dieu est miséricorde, mais il est aussi rigueur.

   On peut dire symboliquement, mais pas au sens religieux des termes, que Dieu aide celui qui craint sa justice ou sa rigueur, mais qui a confiance en sa clémence.  Il s’agit en fait d’un appel à trouver l’équilibre entre les deux forces de la créativité universelle, l’énergie électrique et l’énergie magnétique.  Dieu n’aide pas l’apathique, le léthargique, l’indolent, l’impatient, le pressé, l’hésitant.  Dieu n’aide que celui qui le sert bien, soit celui qui s’investit de façon évolutive, mais qui peut s’égarer par méprise ou inadvertance, qui peut s’épuiser à la tâche dans l’effort sincère d’améliorer son destin.  Tous sont ses enfants, mais il sait leur faire comprendre qu’ils détiennent des facultés latentes qu’ils doivent éveiller par eux-mêmes, avec son assistance.  Ne les a-t-il pas créés à son Image et à sa ressemblance?  Et n’ont-ils pas demandés à tout savoir comme lui?

   Dieu assiste tous les êtres de sa Puissance tutélaire.  Mais le mot «tutélaire» vient du mot «tuteur».  Il aide donc généreusement celui qui accepte régulièrement sa tutelle, pas celui qui ne se soumet à sa gouverne que lorsque cela ne va plus ou que cela lui chante.  Un tuteur, c’est un être qui donne une direction et qui veille au confort, au bien-être et au bonheur de celui qui se présente à lui comme un pupille, donc comme un être en perfectionnement ouvert à apprendre.

© 2009-2013 Bertrand Duhaime (Douraganandâ). Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du mondeOu emprunté au site www.lavoie-voixdessages.com. Avec l’autorisation expresse de l’auteur  

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *