La «Volonté supérieure», qui désigne la Volonté de Dieu, désigne le courant d’énergie qui existe sur tous les plans de la Conscience cosmique, dont la force témoigne d’un certain ordre et d’une certaine finalité, qui fait que tout peut se produire.  En principe, la Volonté de Dieu réfère à l’Idée originelle, au Plan cosmique, au But évolutif tel que conçu par le Créateur.    Elle enjoint uniquement de vivre dans l’Amour pur, soit d’accueillir l’amour et de répandre uniquement de l’amour parDieu-et-homme-alliance ses dons et ses échanges.  Au niveau individuel, elle évoque ce qui est diversement appelé le plan de vie, le devoir d’état, la tâche quotidienne, la finalité évolutive et qui recouvre la mission cosmique et le service humanitaire d’un sujet.  Autrement dit, il s’agit de la part que chacun doit jouer, de vie en vie, dans l’Économie cosmique, de cette partie du Grand Concept divin qu’un être particulier est venu valider au nom de l’Être-Un dans son rôle fonctionnel particulier.

À proprement parler, pour chacun, la seule Volonté de Dieu réside dans l’injonction d’évoluer à son rythme.  Le Créateur n’impose aucun programme à personne, à part celui que chacun se fixe lui-même pour chacune de ses incarnations.  Ainsi, il n’exerce aucune direction volontaire à son égard au point de contrôler sa vie en déterminant ou en provoquant les circonstances et les événements qu’il expérimente, ce qui résulte plutôt d’un choix personnel qui se développe conformément au principe de la Causalité.  À son su ou à son insu, chacun dirige sa propre vie par ce qu’il pense, dit, fait, sent et ressent, consciemment et inconsciemment.  Comme la plus grande partie de ses motivations relève de l’inconscient et du subconscient, il ne reconnaît pas toujours dans son vécu sa propre empreinte.

Quoi qu’il en soit, Dieu n’est la cause directe d’aucune expérience individuelle, puisqu’il ne contribue qu’à faciliter ce qu’un être a lui-même choisi d’expérimenter en son nom.  Chacun décide par ses choix, ce que Dieu, une énergie neutre, rend ensuite possible.  Toutefois, chacun décide bel et bien de son plan de vie, au plan de son âme, entre ses incarnations.  Chacun obéit aux élans conjugués des trois instances de son individualité dans le royaume du contingent et du relatif.  Dieu place dans les mains et le milieu de chacun les instruments, les moyens et les auxiliaires avec lesquels il pourra réaliser l’expérience de son choix pour arriver à des degrés de conscience de plus en plus élevés, libre de s’en servir ou pas.

Dans ce processus, chacun ne prend pleinement conscience des résultats qu’il vit qu’après qu’ils se sont manifestés, rarement avant ou pendant. C’est une force de cohésion et d’expansion vivante, constructive et harmonieuse.  Elle s’exprime comme une intention tenace sous-tendant toute vie et la menant à évoluer.  Elle ne s’exprime jamais de façon oppressante, mais libératrice.  Elle aide chaque être évoluant dans sa tâche particulière, en équilibrant et élevant tout.  Qui s’oppose à elle s’attire, par sa résistance, les énergies négatives qui le plongent toujours davantage dans la dualité, l’opacité de la matière, ce dont il ne peut, finalement, que souffrir.  Mais le fait de se mettre au service de la Volonté supérieure ne signifie pas que l’individu doive abdiquer sa volonté propre, au contraire.

La Volonté supérieure exige simplement une extrême détermination, la conscience constante de l’action requise.  Chacun peut l’entendre et la ressentir lorsque, calme d’esprit, il se centre en lui-même.  Car elle parle par l’intuition, à travers le centre du cœur.  Elle donne une direction intérieure en présentant les possibles.  Elle invite à choisir ses actions, non selon ses propres aspirations égoïstes, mais conformément à l’harmonie du Grand Soi, le Maître intérieur.  Étant donné la faiblesse de la volonté de l’individu et de son isolement de la Source, il est normal que l’être ordinaire suive ses seuls désirs dictés par ses préférences.  Mais en confiant le soin de guider sa personnalité à la Volonté supérieure, dans le désir de dédier ses actions au plus grand bien du grand nombre, l’élu s’attire une lumière, une source d’inspiration qui prend place au centre de sa vie.

Nul ne peut atteindre Dieu au point de fusionner avec lui sans tout lui abandonner et en s’oubliant lui-même.  Cette conception est particulièrement utile à ceux qui prennent leurs opinions et leurs croyances pour la vérité absolue et qui tentent de les imposer aux autres en oubliant que chacun doit suivre son propre chemin, pour permettre au Créateur de valider, à travers eux, tous ses attributs, même s’ils paraissent parfois fort opposés et irréconciliables.  Elle s’adresse également à ceux qui ont tendance à saboter leurs propres efforts parce qu’os doutent secrètement de leur bonté, de la pureté dvoie-droitee leurs intentions, et qui ont besoin de donner un sens plus profond à leur vie.  Elle peut enfin faire naître un sentiment d’appartenance chez ceux qui se sentent coupés du monde, seuls, forcés de lutter contre des êtres qui les privent de leur part de gloire ou de leur droit  à une belle vie.

Cette loi agit parce que l’Esprit habite chacun.  Chacun peut communiquer avec la Volonté supérieure pour savoir quoi faire.  Ensuite, il peut agir au nom de cette Puissance ou comme le serviteur de ce qu’il y a de plus élevé et de meilleur en lui.  Mais il doit se méfier de ce sophisme partiel du mental qui veut que s’il fait partie de l’Esprit et que l’Esprit fait partie de lui, tout ce qu’il veut ne peut être que bien.  Une bonne part de la souffrance du monde en découle.  En suivant la volonté de l’ego, un être se limite et se densifie, car il agit seul.  La vie prend vraiment un sens le jour où l’être individuel décide de s’accorder à la Volonté supérieure.  Alors, il sait participer à une cause plus grande, assurément triomphante.  La Volonté supérieure constitue le Principe directeur que chacun peut appeler pour s’aider à se remettre en règle avec l’Esprit, pour trouver l’inspiration et inspirer les autres.  Dans ce contexte, on comprendra que Jésus ne peut avoir dit : «Père que ta Volonté soit faite et non la mienne», mais qu’il a plutôt proféré : «Père que ta Volonté se fasse afin que la mienne se fasse également», sous-entendant « mais en conformité avec la tienne».

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