DE LA VISION PHYSIQUE À LA VISION SUBTILE…

La vision désigne la perception du monde extérieur par les organes de la vue ou perception d’une réalité surnaturelle par le troisième œil ou l’œil simple.

En spiritualité, on dit que la vision pénétrante passe par le cœur, non par le cerveau, qui effleure la réalité des choses.  Les yeux verront toujours ce qu’ils peuvent supporter de voir, mais le reste devra attendre de s‘éveiller ou de simplement être dit, d’abord, en soi.  Alors, heureux l’homme qui voit et peut sonder les autres plans par l’intérieur.  Mais, si sa faculté mesure un degré d’expansion spirituelle, elle reste liée à son degré de conscience et ne traduit enrien un degré supérieur de dignité.  Car le Créateur voit à ce que se développe en chacun d’abord les facultés qui lui sont les plus utiles, parce qu’elles sont directement roeil-physiqueeliées à son rôle fonctionnel.  Lorsque l’œil simple d’un candidat s’ouvre, selon sa formation et ses besoins, il pourra apercevoir des courants lumineux ou des formes lumineuses.  Tout dépend de son degré d’objectivité ou de subjectivité, un peu comme on parle, en psychologie, d’auditifs et de visuels.  En soi, les entités spirituelles représentent des ondes lumineuses, pas vraiment des formes, qui s’adaptent aux besoins de chacun.

Quant à la vision subtile ou spirituelle, elle réfère à la faculté de la perception intérieure, à la connaissance du monde intérieur qui assure la véritable compréhension de la Réalité divine.  Elle permet de connaître certains faits par lecture sur l’écran mental ou dans le Registre du Temps.  On l’appelle aussi «clairvoyance», cette faculté qui découle toujours d’une réception intérieure des pensées-images et de sentiments-ressentis partagés entre deux être accordés.  Il s’agit de la vision du troisième œil, au niveau du centre frontal, qui permet de voir et de ressentir des états toujours plus forts, élevés, agréables et révélateurs, amenant à sonder une part plus vaste du Cosmos, des espaces de liberté, de paix et d’amour toujours plus grands, ce qui est un facteur de développement ou d’évolution.  Elle est la conséquence d’un développement intérieur qui permet de s’élever plus haut dans l’Arbre de Vie et qui active une nouvelle sensibilité psychique.

Heureux homme qui voit et peut sonder les autres plans.  Mais l’avancement spirituel d’un candidat ne se mesure pas à ses possibilités de vision.  Dieu voit à ce que se développent en chacun d’abord les facultés qui lui sont les plus utiles, comme un patron sait fournir le bon instrument à ses employés.  Lorsque l’œil simple d’un candidat s’ouvre, selon sa formation et ses besoins imaginatifs, il pourra apercevoir des courants lumineux ou des formes lumineuses.  Cela dépend de son degré d’objectivité ou de subjectivité.  En soi, les entités spirituelles sont des ondes lumineuses, pas vraiment des formes, mais elles s’adaptent aux facultés de chacun.  On croit que ce phénomène correspond à ce que la psychologie décrit comme l’auditif ou le visuel.  L’auditif perçoit plutôt les ondes, le visuel plutôt les formes.

La vision subtile se capte sur l’écran  mental, aussi appelée «télévision subtile».    Il s’agit du fond de scène qui se présente à l’œil spirituel et sur lequel s’animent les énergies ou les images des expériences intérieures.  Cet écran présumé apparaît lorsqu’un sujet, dont la vision subtile est activée, se concentre sur un point situé entre les deux sourcils, dans la détente et la concentration.  À ce moment, il ne tarde pas à voir apparaître un potroisième-oeilint lumineux infime, très mobile, qui, selon le degré de détente et de concentration, s’immobilise et s’agrandit de plus en plus, comme celui d’un ancien appareil de télévision qui se réchauffe, jusqu’à former un écran qui remplit toute sa vision.  Avec le temps, il peut entrer dans cet écran et participer à ce qu’il voit puisqu’il présente des images subtiles d’une réalité qu’il vit à un niveau supérieur.  Il peut également changer de scène à volonté, comme s’il changeait de canal ou de chaîne, selon la direction de sa pensée et de son ressenti.

Il importe de comprendre que celui qui détient la vision subtile ne démontre pas forcément plus de maîtrise de lui-même qu’un autre être incarné, même qu’il peut grandement se fourvoyer et tomber dans le piège de devenir un borgne qui guide les aveugles, s’il ne sait pas en faire bon usage.  La vision subtile ne permet jamais que de capter les vibrations du plan supérieur qu’on parvient à atteindre conformément à son taux vibratoire.   En outre, l’activation de la vision subtile ne représente pas un idéal en elle-même, tellement elle peut distraire inutilement, surtout au début du phénomène, et écarter de l’essentiel, qui est d’être pleinement ou de vibrer à plein cintre, bien qu’elle fera forcément partie du périple évolutif de tout être humain, un jour ou l’autre

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Dans les religions et en spiritualité, il existe plusieurs expressions reliées à la vision.  En voici quelques-unes.

Dans la Tradition religieuse, la vision béatifique consiste dans la contemplation de Dieu face à face, un privilège que reçoivent les élus ou les bienheureux accueillis dans le Ciel ou dans le Royaume des cieux, ce qui s’accompagne de la félicité.  Pour le candidat à l’Initiation, avant d’être vision de Dieu face à face, elle constitue la vision juste dans les circonstances du quotidien, en regardant tout du point de vue de la Vérité en soi.  Cette vision doit atteindre les régions les plus terrestres de sa vie et s’ouvrir à la lumière de l’amour divin.  Ainsi, mène à la vision béatifique tout ce qui est bien fait et qui s’accomplit dans la lumière de cet amour, au centre de soi.

La Vision de Dieu exprime l’extraction de la nature matérielle pour devenir associé de l’Œuvre cosmique, donc co-créateur avec Dieu, co-fondateur de son Royaume.  Dans nombre de récits, elle comporte un danger mortel, bien que, souvent, elle ne laisse qu’une blessure, notamment la claudication, dans l’âme de ceux qui n’ont bénéficié qu’un court instant de cette faculté.  Cette allégorie révèle le fait que l’être qui a vu Dieu découvre un secret qui le déroute pour un temps, avant qu’il parvienne à rectifier sa route, qui ne sera plus jamais la même.

Dans la «Cabale», la Vision de Dieu Face à face couvre l’expérience de la Divine Union après que s’est écarté l’Ange de la Présence qui cache le Créateur.  Elle est conférée par «Hockmah».

Dans la «Cabale», la vision de douleur est conférée par «Binah» (Saturne) et elle implique l’acceptation des lois inflexibles de la dualité comme seul moyen d’accéder à l’Unité de Dieu;  la vision du mécanisme du monde est conférée par  Yesod (la Lune);  la vision de splendeur, par Hod (Mercure);  la vision de splendeur royale, par Chesed (Jupiter);   et la vision du pouvoir, par Geburah (Mars).

La vision de naissance désigne le projet de naissance dont chaque être incarné se souvient mal ou pas du tout et que, pour cette raison, il réalise rarement intégralement.  Il trace la voie idéale qu’il se proposait de suivre, celui qui lui aurait donné le plus de satisfaction, mais qu’il n’a pu suivre à la lettre.  D’incarnation en incarnation, il n’en garde qu’une intuition vague qui se précise peu à peu par l’éveil.

La vision du cœur désigne une perception directe, franche, immédiate, sans ombre ni illusion, ne passant pas par l’image, mais par l’instantanéité de la perception vibratoire qui se traduit par une certitude intérieure.

La vision du monde éclaire la conception élargie du but de l’Humanité et de la contribution individuelle à cet objectif.

La vision intuitive réfère à la connaissance de l’Essence divine à laquelle l’âme se trouve unie sans aucun intermédiaire et qu’elle contemple directement.  Il s’agit de la connaissance de Dieu à laquelle l’être se trouve uni directement pour le contempler face à face.

La vision panoramique évoque le phénomène de l’être qui voit défiler devant lui, très rapidement, comme dans un film, ses vies passées, sa vie présente et ses possibilités futures, percevant l’enchaînement et les résultats de toutes ses réalisations.   Il prend conscience des trajets parcourus et des étapes à franchir de son Grand Plan de vie, se codant de nouveaux projets à réaliser ou établissant des compensations pour harmoniser son évolution.  Cet état d’être se produit chez un être ordinaire, un sujet agonisant ou chez un sujet qui a subi un accident grave, et qui découle d’un repli des énergies vers le cœur, suite à la frayeur.  Alors, la lumière du plan mental s’irradie et permet au sujet de voir se dérouler toute sa vie, comme instantanément, à l’intérieur de son cerveau, à la manière d’une projection cinématographique très fortement accélérée.  Ce phénomène se produit également, mais de façon dirigée, chez un être qui peut s’élever très haut sur les plans spirituels, du fait qu’il entre dans la Conscience cosmique qui rapproche de l’immédiateté, contenant tous les temps et tous les espaces (toutes les dimensions).

La vision prophétique donne une perspective anticipée des événements.  , cette faculté qui découle toujours d’une réception intérieure des pensées-images et de sentiments-ressentis partagés entre deux être accordés.

© 2005-15 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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