Dans la Tradition chrétienne, Marie ou Myriam est le nom de la mère de Jésus, d’après le «Nouveau Testament».  C’est un personnage aussi reconnu dans la Tradition musulmane, mais, bien sûr, sans lui attribuer de culte.  On pourrait croire que, dans la continuité de la Manifestation périodique de la Mère céleste, qui tient à accompagner l’humanité dans  tout son périple évolutif, elle ranime Ishtar et Isis, pour ses plus récents retours antérieurs, s’y présentant encore par ses Neuf Étoiles.

D’un point de vue historique, on sait très peu de choses sur la mère et le père de Jésus, Marie et Joseph.  Pour ce qui concerne plus précisément Marie, le «Nouveau Testament» de la «Bible» chrétienne, par les Évangiles de Matthieu et Luc, rapporte l’Annonciation de la conception virginale de Jésus à sainte-viergeMarie, par l’Ange Gabriel, puis à Joseph, à qui elle était fiancée.  Les textes sacrés évoquent ensuite la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, pour accomplir le rite de rachat du premier-né, alors que Siméon prophétisa à Marie qu’elle connaîtrait par lui de bien grandes douleurs.  Plus loin, ils relatent la disparition de Jésus, resté à discuter avec les docteurs de la loi, à l’âge de douze ans, lors de la montée annuelle au Temple de Jérusalem, alors que ses parents repartaient pour Nazareth.  Marie apparaît de nouveau aux Noces de Cana, lorsque Jésus accomplit le miracle du changement de l’eau en vin;  elle apparaît de nouveau une fois qu’elle le recherchait, mais qu’il enseignait au peuple, et qu’elle se fait un peu rabrouer;  elle apparaît enfin au jour de sa crucifixion, en compagnie de Jean le Bien-aimé et de deux autres femmes chères au cœur de Jésus.  Puis, après la Pentecôte, où elle accompagne les disciples, lors de la descente du Saint-Esprit, on n’entend plus parler d’elle, sauf dans des traditions postérieures.

Pourtant, dans la Chrétienté, la figure de la Vierge Marie a depuis longtemps attiré l’attention du clergé, surtout en Orient.  Mais c’est tardivement que, au grand dam des Protestants, l’Église catholique a magnifié le culte marial au cours des cent cinquante dernières années, avec la promulgation de deux dogmes : l’Assomption et l’Immaculée Conception.  En effet, les Protestants reprochent à l’Église catholique d’offrir à Marie une attention qui porte ombrage à la Majesté du Christ et à la Primauté de Dieu.  Après Pie IX, qui a promulgué le dogme de l’Immaculée Conception, c’est le Pape Pie XII, supposément privilégié de visions de la Mère de Jésus, qui a promulgué le dogme de l’Assomption, le premier novembre 1950, par la Constitution apostolique «Munificentissimus Deus», dans les propos suivants : «Par l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et par notre propre autorité, nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste.»  En spiritualité, l’«assomption», qui ne désigne rien d’autre que l’ascension d’une conscience à son pinacle, insiste sur le sens d’une émulation spirituelle d’um modèle divin, appelé «avatar», qui amène à lui ressembler dans sa perfection.

Chez les Pères de l’Église, saint Ignace d’Antioche (mort en 107) réfère à Marie pour défendre l’incarnation de Jésus, dit le Christ. Pour sa part, saint Justin (mort en 165) fait mention de cette sainte femme.  Saint Irénée (mort en 202) donne Marie comme un exemple d’amour de Dieu pour les hommes.  Origène (185-254) opine que Marie, comme tout le monde, a douté au pied de la croix.  Quant à saint Ambroise (339-347), il dit de cette femme qu’elle incarne le modèle de toutes les vertus.  Saint Épiphane (315-403) semble le premier à évoquer, dans le sens que ce phénomène est compris aujourd’hui, l’Assomption de Marie.  En l’an 431, le Concile d’Éphèse affirme que la mère de Jésus est «Theodokos»), un mot grec qui signifie «Mère de Dieu».   Mais ce n’est qu’avec l’arrivée de saint Grégoire de Tour (mort en 594) que surgit la première formulation théologique de l’Assomption.  À partir de là, pour l’Église chrétienne, Marie reste indissociable du destin de Jésus, l’enfant qu’elle a conçu du Saint-Esprit et porté en elle.

C’est le 22 août que l’Église catholique fête l’Assomption de la Vierge Marie, la commémoration de la montée, de l’entrée ou de l’élévation miraculeuse au ciel de l’épouse de Joseph, mère de Jésus, après sa mort.  En effet, en termes théologiques, on parle de la dormition et de l’assomption de ce vénérable personnage historique.  Les Orientaux, notamment les Byzantins, célébraient déjà cet événement dès avant le VIe siècle, mais elle ne fut introduite que plus tard dans le calendrier d’Occident.  N’empêche que, vers la fin du XIIIe siècle, l’Église romaine plaçait ce jour à l’égal de ceux de Pâques, de Noël et de la Pentecôte.  Il faut se rappeler que, lors de la crucifixion de Jésus, celui-ci avait confié sa mère, Marie, aux bons soins de son disciple, Jean, présent à son supplice, d’où elle l’accompagna pour un temps à Éphèse, mais il semble qu’elle ait terminé ses jours à Jérusalem même.  C’est au moment de la Pentecôte, la descente de l’Esprit Saint sur les disciples, alors que Marie se trouve parmi eux, dans la salle du Cénacle, que les Saintes Écritures évoquent sa présence pour la dernière fois.  À la vérité, celles-ci ne disent rien du reste de sa vie, bien que des textes apocryphes, donc rejetés par l’Église chrétienne, lui fassent quelques références.

Le culte marial a pris un grand essor avec la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1854.  Pour l’occasion, dans sa Bulle «Ineffabilis Deus», le Pape Pie IX avait proclamé : «Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière de Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine que Dieu a révélée et, qu’ainsi, elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.»  Autrement dit, pour accueillir le Fils de Dieu, sa mène ne pouvait porter en son cœur aucun relent d’hésitation à collaborer au Plan divin, elle ne pouvait le refuser.  Au contraire, par la grâce de Dieu, elle devait présenter une foi parfaitement pure et une âme sans péché, apparaissant comme le fruit anticipé du pardon que Jésus venait offrir sur la croix.

Ainsi, bien que Marie ait été conçue normalement ou naturellement, par l’union de son père, Joachim, et sa mère, Anne, elle devait être immaculée, exempte de tout péché et préservée de cette séparation d’avec Dieu, qui marque l’homme ordinaire dès le début de son existence, le présumé péché originel.  Il semble que Marie elle-même ait approuvé ce verdict, sur la qualité de sa conscience, lors des apparitions de Lourdes.  Lors de sa seizième apparition à Bernadette Soubirous, le 25 mars 1858, soit quatre ans après la promulgation du dogme, une Belle Dame céleste lui aurait confié être l’Immaculée Conception.  Depuis, ce lieu est devenu le troisième centre de pèlerinage du monde catholique, après le Vatican et la cathédrale de Mexico, accueillant annuellement plus de six millions de visiteurs, dont un dixième de malades et d’invalides.

Pourtant, en spiritualité, le «concept immaculé» désigne l’idée ou l’image pure et parfaite que le Créateur forme d’un être ou d’une réalité et qu’il maintient intact dans son Mental éternel.  On trouve en lui le facteur essentiel de toute expérience alchimique ou métaphysique sans lequel rien ne peut réussir.  Ce principe d’assomption fut enseigné par Marie et par le Maître alchimiste.  Il consiste à concentrer sa vision de façon exclusive et unique sur Dieu pour amener le corps et l’être à se remplir de sa Lumière totale.  Exercice de vision intérieure mené par l’œil simple, il développe l’aptitude à maintenir l’image du Plan parfait à manifester, à forger la vision d’un projet accompli dans le «comme si», à former et à retenir une image mentale pour la remplir de lumière, d’amour et de joie.  Malgré sa déchéance apparente, l’être humain est toujours perçu, dans la Conscience de Dieu, conformément à l’image de la Réalité à partir de laquelle il l’a créé.  Ce principe se fonde sur la visualisation d’une idée parfaite qui devient alors un moule psychique qui sert d’aimant attirant les énergies créatrices de l’Esprit vers l’être humain qui l’a formée pour réaliser le modèle maintenu dans son esprit.

La fête de la Nativité de la Vierge Marie, fixée au 8 septembre, vise à présenter aux fidèles le plus haut degré de sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église catholique.  Doté d’un tel niveau de lumière à la naissance, la Mère de Jésus ne pouvait connaître qu’une transition spectaculaire, au terme de son incarnation terrestre.  C’est précisément pourquoi on parle de dormition de Marie, plutôt que de mort.  C’est également la raison pour laquelle on lui attribue une ascension miraculeuse au ciel, sous le vocable d’Assomption bienheureuse.  Évidemment, la spiritualité métaphysique interprète autrement que ne le fait l’Église catholique et les autres Églises chrétiennes dissidentes le personnage même de Marie et les différentes périphéries de son évolution planétaire.  Notamment, elle voit en elle une incarnation de la Grande Mère céleste et la résurgence de la Déesse Isis, la Grande Initiatrice de l’humanité.

L’Église catholique porte une grande vénération à la Vierge Marie, qu’elle fête à nombre de reprises, par des fêtes officielles : le premier janvier (Solennité de Sainte-Marie, Mère de Dieu);  le 2 février (Purification ou Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem);  11 février (commémoration de Notre-Dame-de-Lourdes);  25 mars (Annonciation de Gabriel);  27 mars (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours);  31 mai (Visitation de Marie à Élisabeth et Zacharie);  16 juillet (Notre-Dame-du-Mont-Carmel);  5 août (Dédicace de la Basilique Sainte-Marie-Majeure);  15 août (Assomption de la Vierge Marie);  22 août (Mémoire de la Vierge, Marie-Reine, d’abord Fête du Cœur immaculé de Marie, instituée par le Pape Pie XII, en 1944);  8 septembre (Nativité de la Vierge Marie);  15 septembre (Notre-Dame-des-Douleurs);  7 octobre (Notre-Dame-du-Rosaire);  21 novembre (Présentation de la Vierge Marie au Temple);  8 décembre (Solennité de l’Immaculée Conception); et, le 25 décembre, la Noël, alors que Jésus fait son entrée dans le monde entre Marie et Joseph.

Depuis le Moyen âge, la France, la «Fille aînée de l’Église» a multiplié les fêtes en l’honneur de la Vierge : Notre-Dame des Victoires (Paris, 16 janvier);  Notre-Dame de Pontmain (Pontmain, 17 janvier);  Notre-Dame de Lourdes (Lourdes, 11 février);  Notre-Dame de la Miséricorde (Ajaccio, Corse, 18 mars);  Notre-Dame du Saint-Voile (Coupiac, deuxième dimanche de Pâques);  Marie-Reine des Apôtres (premier samedi après l’Ascension);  Notre-Dame de l’Épine (8 mai);  Notre-Dame des Ardents (Arras, 21 mai);  Notre-Dame de Bonsecours (24 mai);  Notre-Dame du Sacré-Cœur (Issoudun, 31 mai);  Notre-Dame de Paix (Paris, 9 juillet);  Notre-Dame de Grâces (Cotignac, 10 août);  et Notre-Dame de La Salette (La Salette, 19 septembre).

Dans l’Ère nouvelle de l’Ascension, Âge de Diamant, la Vierge apparaît souvent sous les traits ou attributs d’Isis pour rappeler qu’elle représente les Attributs féminins, lunaires ou réceptifs, de la Source divine unique, dont les énergies croissent sans cesse, dans le système solaire, afin de produire l’harmonisation des polarités subtiles et de ramener l’équilibre de l’Androgyne primordial dans l’Univers.  Elle représente l’émissaire ou la rectrice locale de la Grande Mère divine du Cosmos.

En Belgique, un autre pays qui voue une grande dévotion à la Vierge Marie, on aime célébrer l’Apparition de la Vierge des Pauvres de Banneux (15 février);  Notre-Dame des Joyaux (Montreuil-au-Bois, lundi de la Pentecôte);  Notre-Dame consolatrice des affligés (Walcourt, dimanche de la Trinité);  Weg-Om (Hal, premier dimanche d’octobre);  Notre-Dame des affligés (Wanfercee-Baulet, troisième lundi d’octobre);  et l’Apparition de la Vierge au Cœur d’or (Beauraing, 29 octobre).

Au Canada, le Québec, dont le saint patron est saint Jean-Baptiste, est consacré à sainte Anne, ce qui n’empêche pas cette province de vouer à Marie une profonde vénération.  notre-dame-du-cap1Ainsi, toutes les fêtes de la Vierge y ont toujours trouvé un grand écho.  D’ailleurs, le soutien populaire a permis d’éleveducap2-2cr à Trois-Rivières (plus précisément au Cap-de-la-Madeleine) un temple admirable, dédié à Notre-Dame-du-Cap, Reine du Très Saint Rosaire et Reine du Canada, qui continue d’attirer, annuellement, jusqu’à des millions de visiteurs.  Ce lieu de pèlerinage a été érigé après la formation miraculeuse du pont de glace, sur le fleuve Saint-Laurent (16 mars 1879), et le prodige des yeux (22 juin 1888), des péripéties étonnantes qu’on peut lire sur le site dudit Sanctuaire.  Pour les sensitifs, ce sanctuaire est établi sur un des trois plus puissants points énergétiques du Québec, avec le Mont Royal de Montréal et un autre, à 30 kilomètres environ de Sainte-Anne-de-Beaupré, à l’est de Québec, assez près du fleuve Saint-Laurent.  On y célèbre la Mère divine sous ce vocable le 7 octobre de chaque année.

En Haïti, on peut ajouter la fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours, célébrée le 27 juin.

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La Consécration de la France à la Vierge Marie fut proclamée par le roi Louis IX, dit saint Louis, le 10 février 1638, à Saint-Jean-en-Laye par la promulgation suivante : «Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre État, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre causeque l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’État, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs États dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet État, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de ((nous consacrer à la grandeur de Dieu)) par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son inteconsecration-francercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

À ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Évêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.»

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Les trois Marie reportent à la femme de Clopos, à Marie-Madeleine (la Grande Initiée qui devint la pécheresse présumée) et Marie, la Vierge, la mère de Jésus.

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