L’INSIDIEUSE ET INIQUE THÉORIE DU COMPLOT!

   Dans le contexte contemporain, la théorie du complot propage la croyance dans des conspirations occultes à partir d’une interprétation des événements qui démontrent un plan concerté et organisé dans le secret par un groupe malveillant, notamment les Illuminati, ces membres secrets d’une branche déviante, en Écosse, de la Franc-maçonnerie, visant à tenir l’humanité dans l’ignorance et la servitude, à son avantage et à son profit.  Chose étrange, les tenants de cette théorie, que nous jugeons probable, deviennent eux-mêmes facilement des agents conspirateurs quand ils tentent, pour parvenir à tout prix à leurs fins, de se soustraire à la réfutation en écartant ou en discréditant les explications des autorités compétentes dans un domaine particulier, ne tardant pas à y ob_51501a_the-bilderberg-group-artajouter tout avis qui s’oppose au leur, misant sur la naïveté du peuple ou sur le réflexe de doute du grand public en regard des explications officielles présentés pour éclaircir un événement.

   Dans l’état actuel du genre humain, dont une large part des membres croupit dans l’ignorance crasse et l’apathie spirituelle, nous ne doutons pas que de petits groupes d’intérêt puissent tenter de lui imposer leur domination, surtout par les moyens de masse, ce qui semble avéré dans le domaine de la pensée dominante, de la politique, des affaires et de la finance.  Et s’il existe un groupe invisible, présentement identifié comme les Forces du mal, nous ne doutons pas davantage qu’il veuille asseoir son hégémonie sur le monde en contaminant et subjuguant les consciences.

   Cependant, nous trouvons malsain et nous déplorons que des êtres qui se disent gens de bon vouloir et défenseurs de l’humanité, apparemment voués à la protection du bien collectif, recourent au mensonge, à la propagation de rumeurs, d’hypothèses et de croyances, à la falsification délibérée, voire à la désinformation, pour défendre leur point de vue ou leur cause.  N’ose-t-on pas faire de Poutine un héros de la transformation planétaire et d’Obama, un être indigo, un ennemi de l’humanité à la solde des envahisseurs cachés?  À ce moment, à trop en mettre, ils se désavouent dès le départ, méritant de ne pas être suivis, d’être eux-mêmes dénoncés et de disparaître.  Quoi qu’il en soit, quelle que soit la force qui tente de s’opposer à lui, l’être humain, responsable, reste son propre Sauveur et, sur sa planète de libre arbitre,  il peut se tirer des griffes de n’importe quelle entité visible ou invisible.  Du reste, il ne peut s’être attiré une telle expérience de manipulation et de désinformation que pour en tirer une plus grande gloire, finissant par se révéler l’ampleur de sa puissance.

   Les affirmations gratuites, même si elles sont séduisantes et plausibles, engraissent l’ignorance, comme les croyances, les hypothèses et les superstitions, parce qu’elles échappent aux motivations extérieures, aux considérations rationnelles, aux vérifications complètes.  Il s’agit bêtement d’une erreur d’appréciation et de jugement qui conduit à l’avilissement ou à la débilité psychique.  Par bonheur, on dit qu’une personne parle des autres dans la même proportion qu’elle tente d’échapper à elle-même, de ne pas considérer son propre comportement discutable, dont elle est inconsciemment déçue ou dégoûtée.  Et on dit qu’un être s’invente des explications dans la mesure de son manque de connaissances,  ou de savoir, donc de certitude.

   À vrai dire, chaque fois qu’un autre parle de quelqu’un ou d’un sujet particulier, en bien ou en mal, peu importe son degré de crédibilité, chacun aurait intérêt à se faire sa propre idée auprès de l’intéressé ou en creusant personnellement le sujet abordé.  En tout, il importe au plus haut point d’interroger toutes les personnes impliquées ou tous les spécialistes en une matière dans un débat ou un sujet délicat ou litigieux.

   Dans le cas des personnes, on sait fort pertinemment que les absents ont toujours tort, ne pouvant se défendre, d’où il devient toujours plus qu’injuste de les juger hors de leur présence.  Quant à juger d’une matière ou d’une situation sans se renseigner, c’est s’exposer à se  lancer dans des spéculations spécieuses ou des jugements téméraires, donc tout à fait injustifiés, puisqu’un intellect qui ne sait pas aime s’inventer des réponses à partir du vécu individuel.  Un être qui se dit intelligent doit faire preuve de prudence et de sagesse pour ramener tout point d’ombre dans l’ordre de la connaissance certaine, suite à une expérimentation ou à une enquête personnelle.

    C’est avec des affirmations gratuites qu’un être déforme sa perception de son environnement, sa connaissance d’autrui et sa compréhension du monde.  Pour avoir cru que la terre était plate et s’élevait au-dessus d’abysses insondables, nos ancêtres se sont longtemps privés d’abondantes richesses, d’un monde agrandi, de connaissances utiles, comme ils se sont torturés, surtout lors de grandes tempêtes, lorsqu’ils partaient pêcher ou voguer sur mer.

   Même aujourd’hui, nombre de gens, intelligents en apparence, se fondent sur des a priori, des idées toutes faites, des préjugés, des stéréotypes, des histoires de grand-mère, des recettes de bonnes femmes et quoi encore.  Par exemple, ne dit-on pas encore à tort, dans certains milieux populaires, que si le Grand Chaudron (la Grande Ourse) présente sa casserole vers le bas, il va pleuvoir dans la journée.  Or, comme il se présente quotidiennement dans cette position, par la rotation de la terre, mais à des heures qui varient d’une saison à une autre, il devrait pleuvoir tous les jours.  À moins d’entendre qu’il faut absolument l’apercevoir de visu, de nuit, dans cette position, pour que ce soit le cas.

   Quant aux rumeurs, nées des qu’en-dira-t-on et des racontars sournois et mesquins, elles naissent d’un bavardage enfantin qui n’a pas été filtré par le sens des valeurs.  La diffusion des rumeurs, généralement pour se montrer docte, renseigné, intime ou intéressant, démonte qu’un être n’est pas parvenu à pondérer son inclination à provoquer ou à exagérer, encouragé par des auditeurs complaisants tout aussi fautifs que lui.  Avec le temps, le goût de partir des rumeurs se transforme en une fore destructrice capable de salir les réputations et de détruire les amitiés.

   En fait, la rumeur, n’est  rien d’autre que le bavardage transmis, emballé ou déformé, amplifié et nourri, gonflé par l’envie et le dépit de chacun qui la reçoit.  Elle se transforme rapidement en un raz-de-marée méconnaissable, dévastateur.  Elle découle de la curiosité élémentaire, souvent malsaine, à propos de l’histoire du monde et du vécu des autres.

   Tous portent cette propension à écouter et à répéter les nouvelles.  Mais, contrairement au bavardage, la rumeur détient le pouvoir souverain de tout abaissier et déformer, pouvant se retourner contre celui qui se dit ou se croit blanc comme neige, lorsque ses propos sont formellement démentis.  Née sur une mauvaise langue, elle peut devenir hargneuse et perfide, fomentant les querelles vaines et mesquines.   Dans l’habitude de la diffusion des rumeurs, celle-ci n’est plus qu’un bavardage sans complexe, elle devient un poison social entretenant l’ignorance, les superstitions et la séparativité.

   Pour un temps, la diffusion des rumeurs peut se démontrer un jeu de société divertissant, mais elle devient rapidement un fléau populaire auquel aurait tort de succomber un semeur d’idéal.  Par diffusion des rumeurs, on entend cette tendance à rappeler des informations approximatives que l’on simplifie et restructure de façon éminemment partiale et affective, les altérant sensiblement.  La majorité des gens sont ainsi portés à déformer les faits pour les conformer à leur compréhension, à leur vision ou à leurs désirs, mais en s’écartant tout à fait de la réalité, simplement pour se défouler ou se rendre intéressants.

   Écoutez une émission de télévision avec un groupe et demandez ensuite ce que les gens ont retenu de son contenu.  Vous serez consternés par les monstruosités qu’on débitera parce qu’on n’écoute jamais vraiment rien ni personne, cogitant trop ou projetant à outrance ses interprétations subjectives pendant qu’on feint d’écouter.  Or, interpréter ne conduit jamais à affirmer la vérité, mais à se complaire dans l’approximation, le préjugé ou le stéréotype.   Alors, les gens se démontrent mentalement paresseux et malhonnêtes, mais sans trop de mauvaise volonté!

   Il n’en va pas mieux des préjugés qui expriment des croyances, des opinions préconçues, des idées toutes faites, souvent imposées par le milieu, l’époque, l’éducation, qui amène à agir avec un parti pris, de la subjectivité, de la partialité.   Ils ont cours partout, mais de façon différente, souvent de façon plus subtile, hypocrite ou sophistiquée, mais ils ne s’en fondent pas moins sur des idées fausses ou approximatives, empreintes d’ostentation ou d’arrogance, indiquant qu’elles relèvent d’un sentiment d’infériorité, déguisé en sentiment de supériorité.  Dans toute collectivité, l’opinion moyenne est largement truffée de préjugés que personne ne prend la peine de vérifier, mais auxquels la majorité donne son adhésion.  On renchérit même, parfois, pour se donner une impression de force.  Mais, en général, on se laisse porter par le courant de la bêtise générale.  Alors, il ne manque qu’un pas pour qu’on sombre, socialement, dans l’intolérance.

   Les préjugés ont la vie dure parce qu’ils découlent des habitudes de pensée.  Einstein a dit: «Il est plus facile de briser un atome que de vaincre un préjugé.»  En effet, Il est bien difficile, pour un être démuni, de considérer l’autre dans sa réalité sans tenter de l’abaisser ou de le déprécier,  plutôt que d’interpréter ce qu’il est à travers les verres teintés et les œillères de ses préjugés personnels.

   Tout être humain se montre partial et subjectif.  En lui-même, le préjugé fournit une réponse maladroite à une frustration ou à une angoisse puisque, même dans le plus bénin, il inclut toujours une généralisation hâtive, gratuite, arbitraire.  On y recourt surtout en période critique pour protéger sa sécurité physique, son intégrité psychique et son prestige social qu’on sent menacés.  On juge à partir de clichés et de stéréotypes, donc d’arrière-pensées.

   Le préjugé dénote immanquablement une paresse d’esprit ou une tentative de fuite puisqu’il se définit comme un jugement antérieur à toute expérience, comme un jugement sans fondement réel.   Lanza del Vasto a confirmé en disant: «Paresse mentale; préjugé.  Adoption sur toutes choses de l’opinion de tout le monde.  Irréflexion et routine.»

   Le stéréotype fort tenace, qui est de même nature, se définit comme un jugement de valeur figé ou arrêté qui oriente la conscience dans un mouvement régressif.  Il s’agit encore d’une idée tout faite à propos de quelqu’un, d’une chose, d’un fait ou d’une situation, sans trop de fondement objectif. Or, les croyances et les hypothèses ne sont jamais connaissance et savoir!  Mais voilà, toute la dimension inconsciente de l’individu échappe au contrôle de sa volonté et de sa conscience objective.  Bien plus, elle se nourrit de ses expériences quotidiennes et forme ainsi une personnalité séparée, vivant pour son propre compte, comme autonome, à l’intérieur de lui.

   Ainsi, l’être humain continue à vivre son existence propre, mais cette vie est sans cesse influencée par le poids des éléments inconscients dont il est le dépositaire.  L’inconscient, presque immuable, provoque des réactions, mais toujours dans le sens de la satisfaction du sujet, l’orientant largement.  L’inconscient n’est pas rationnel, il est mécanique, plein de préjugés et de stéréotypes.  De là, chacun réagit d’une manière propre qui exprime largement l’activité secrète de son inconscient qui n’est pas toujours agréable à connaître.

   Quant à l’arrière-pensée, qui accompagne presque toute attitude, tout comportement, toute action, elle réfère à une pensée qu’un être ne manifeste pas ou d’une intention qu’il dissimule.  Sauf que, en cultivant les arrière-pensées, il se justifie de les entretenir, puisque, en les nourrissant, il les force à se manifester sous ses yeux, y trouvant un prétexte de ne jamais en démordre.   Or un être attire ce qu’il redoute le plus.  Il démontre toujours un intérêt douteux à conserver ses arrière-pensées, car elles se fondent sur des jugements et des appréciations peu louables, souvent sans fondement, ce qu’il ne pourra jamais se confirmer, du fait qu’il ne veut pas lâcher prise et qu’il ne les verbalise pas pour vérifier leur légitimité.  Il serait trop humiliant pour lui de s’être trompé.  L’être humain conscient ne redoute rien autant qu’une erreur de jugement proférée ou démontrée en public.

   Dans tous ces travers, un être cherche une compensation occulte.  En psychologie, la compensation s’exerce par le dédommagement d’un inconvénient personnel par le biais d’un avantage réel ou présumé, par exemple en redressant un tort moral ou en neutralisant une disgrâce par un perfectionnement.  Dans la vie courante, sans trop s’en rendre compte, l’être humain cherche constamment à se dédommager de ses efforts, craignant toujours de perdre au change dans ses échanges.  Cela indique que les réponses de sa sensibilité ou les propositions de son intellect ne conviennent pas ou qu’il ne parvient pas à les identifier.

   Dans la compensation occulte, un être recourt à de faux prétextes pour échapper à ses responsabilités morales ou il opte pour des moyens secrets pour reprendre à un débiteur présumé ce qu’il a pris ou d’obtenir d’un fautif présumé l’équivalent du tort qu’il a commis à son endroit.  Il s’agit d’une action inconsciente visant à neutraliser un inconvénient apparent par un avantage, de corriger un sentiment de manque ou de frustration par un ajout jugé valable.

   Nous savons tous que l’être humain présente une personnalité d’autant plus complexe qu’il a peu exploré les méandres de son psychisme.  Mais ce n’est pas une raison pour tenter de défendre une bonne cause par des moyens illicites, illégitimes, illégaux, dénués d’éthique personnelle comme le populisme et la démagogie.  Trop de dénonciateurs et de redresseurs de tort patentés tentent d’orienter l’opinion du peuple en s’attirant son assentiment ou ses faveurs par des procédés louches, notamment en recourant à un discours flatteur ou en disant aux gens ce qu’ils veulent entendre.

   Dans la démagogie, un être qui défend un intérêt sort du champ rationnel pour s’adresser aux passions et aux frustrations des gens ordinaires en leur offrant une satisfaction immédiate afin de s’attirer leur sympathie et de gagner leur adhésion.  Or, chez le petit peuple, cela prend toujours de stigmatiser les grands, les puissants, les élites, les marginaux, les minorités, les domaines difficilement accessibles.

   Pour se donner du crédit, parce qu’elles se sentent peu importantes, inutiles ou dépourvues d’un rôle significatif, certaines personnes n’hésitent pas à manipuler l’opinion, souvent dans la simple intention de faire sensation, d’accroître leur popularité, d’obtenir ou de conserver leur ascendant ou leur pouvoir, d’accrocher l’attention des faibles, des démunis et des désœuvrés.  Pour y arriver, elles moussent les aspirations à la facilité, à la simplification à outrance, donc à la paresse intellectuelle, en attisant les préjugés du grand nombre.manipulation

   Bien que la dénonciation pour la dénonciation ne produise pas de grand changement dans le monde, permettant surtout à chacun d’expurger la part d’aigreur ou d’insatisfaction qu’il porte en lui, celui qui veut se servir de ce moyen, pour tenter de démasquer les abus, peut trouver de bonnes raisons de le faire.  Pour notre part, nous opinons que c’est de conscience que le monde manque le plus, non d’occasions de gueuler, de protester, de s’émouvoir le temps d’un feu de paille.  Toutefois, nous croyons que celui qui aime s’adonner à ce jeu largement improductif devrait le faire dans les règles de la rhétorique et du sens des valeurs.

   D’une part, la démagogie de l’un n’annule pas celle de l’autre, la domination de l’un, celle de l’autre, bref, les travers de l’un, ceux de l’autre.  De plus, les approximations et la désinformation finissent toujours par desservir la meilleure des causes, exaspérant, démotivant et démobilisant tôt ou tard ceux dont on cherche le soutien.  Qu’on se le remémore, les moyens louches auxquels on a recours, s’ils ne sont pas promptement découverts et dénoncés, témoignent du fait qu’on s’adresse à une clientèle plutôt démunie ou paresseuse au point de vue intellectuel ou spirituel.

© 2012-14, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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5 Responses

  1. Bernard Van Muy

    Bonjour, De tout temps il y eu des complots. Voyez les épisodes de l’Histoire de France…
    Ce qui se passe actuellement, c’est que de plus en plus, tout se sait : multiplication des lanceurs d’alerte bien informés, témoins privilégiés de scandales financiers, agents à la retraite, repentis, documents déclassifiés, sciences et techniques démystifiées, tout concourt à l’éveil des consciences et à la reprise en main de leur sort par les individus et communautés.
    Tout cela concourt à exhumer des événements historiques que l’on avait travestis jusque dans les livres d’Histoire, cette Histoire, toujours écrite par les vainqueurs. Eh bien maintenant que l’on sait de sources sûres beaucoup plus de choses, on pourra bien dénicher effectivement quelques complots, sans pour cela en voir à tout bout de champs. On est informé maintenant d’une façon absolument documentée et incontestable que des organisations privées travaillent dans l’ombre à des buts contraires au bien-être de l’humanité; ces organisations sont minoritaires dans le nombre des associations humaines mais je ne vois pas pourquoi il faudrait taire leurs activités alors même que leurs promoteurs se savent de plus démasqués, car encore une fois, tout se sait de plus en plus, à chaque heure qui passe.

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  2. Bernard Van Muy

    J’ajoute qu’une certaine paresse intellectuelle voudrait faire passer comme complotistes certains chercheurs qui bâtissent une oeuvre de clarification historique, uniquement basée sur des documents officiels, publics, consultables par tous. Témoins, les ouvrages remarquables de Pierre Hillard sur les projets de mondialisme, de promotion du régionalisme (complément du mondialisme), l’Histoire secrète des oligarchies anglo-saxonnes, etc…

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  3. Gwenaelle

    Merci pour cet article.
    Il illustre totalement ce que je pense et que je ne parvenais pas à mettre en mot aussi bien.
    Belle découverte ce jour. Au plaisir d’échanger.
    Amicalement.
    Namasté ☼

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