LE RETOUR À LA LIBERTÉ ET À LA PLEINE SOUVERAINETÉ PAR LA SUBVERSION PACIFIQUE…

   La subversion pacifique, c’est l’arme du Guerrier de la Lumière.  Elle désigne le fait d’un être qui, parce qu’il se sait unique, différent, irremplaçable, détenteur de droits innés inaliénables, se détermine à faire tomber les systèmes qui le limitent, en lui et à l’extérieur de lui, et qui met tout en oeuvre pour reconnaître et dissoudre ses résistances à la Vie et ses blocages plus ou moins conscients.  Dans l’amour et l’innocuité, il rejette les interdictions et il se rend partout où quelque chose l’enferme pour ouvrir la situation.  En fait, dans son acception commune, la subversion désigne le contraire de la soumission puisqu’elle implique le bouleversement des idées et des valeurs reçues ou l’action visant, s’il le faut, à contrecarrer les plans de l’ordre établi, à renverser cet ordre établi ou à déstabiliser les institutions communément admises.  Rappelons que, ici, nous proposons la subversion du Guerrier pacifique, qui ne cherche qu’à occuper pleinement sa place, à reprendre son droit de gérance de son propre univers, avec ses droits de parole et d’action, et à collaborer au Plan divin, non celle du Petit Eparole-de-soimpereur tyrannique qui écrase tout sur son chemin et tente d’établir son ascendant jusque sur les autres.

   Depuis les disciples, à partir des propos de Jésus, rapportés dans le Nouveau Testament : ((Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu)), l’Église chrétienne a toujours prôné l’obéissance aux puissances séculières et la culture du patriotisme, sauf dans des cas extrêmes.  Depuis les Pères de l’Église, elle recommande la soumission aux gouvernants sous prétexte que Dieu leur a donné le pouvoir de gouverner le peuple et que ce serait s’opposer à sa volonté que de faire le contraire.  Même dans les périodes de persécution intense, la majorité des évêques tenaient ce langage, décrivant les persécutions comme des maux nécessaires pour l’expiation des fautes et l’attribution du salut.  L’Église chrétienne considère toujours les gouvernements comme les gardiens de l’ordre, assurant aux peuples le bénéfice de la civilisation.  A-t-on oublié que Jésus a proclamé que son royaume n’était pas de ce monde quand on tente de justifier des positions ambiguës et des accommodements curieux face aux grands de ce monde?

   Celui qui suit le Sentier de la Lumière n’a pas d’autre choix que de se démontrer subversif s’il compte échapper au contrôle inhibant des autres.  Les gens considèrent rapidement comme un dû ce qu’ils ont acquis, qu’ils y soient parvenus par des moyens justes ou pas.  Celui qui exerce la maîtrise de lui-même n’a pas besoin de la permission d’un gouvernement, d’une religion, de la société, d’institutions ou de faux-dieux pour savoir ce qu’il peut faire de lui-même.

   Mais, ici, nous prônons évidemment le recours à une subversion pacifique qui respecte le principe de l’Amour et la loi de l’innocuité, donc à une subversion qui ne bouscule personne d’autre que soi ou celui qui le mérite d’être délogé d’une position qu’il occupe illicitement.  Nous parlons du choix simple et prioritaire d’un être humain d’occuper la place qui lui revient et qu’il sait détenir sans plus jamais répondre aux attendes et au regard d’autrui, plutôt en écoutant la voix sacrée de son cœur.  Le pouvoir qu’il a de se servir de sa volonté pour maîtriser ses pensées, ses sentiments, ses émotions, ses paroles et ses actes et, par là, son destin, est son ultime ressource.  Il sait être son Sauveur unique, donc il sait qu’il est en son pouvoir de changer tout ce qu’il veut dans son univers, peu importent les menaces et les pressions.  Le pouvoir personnel libère la fréquence d’un sujet, en dépit des mécontentements extérieurs, permettant d’exercer son droit inné à la souveraineté.

   Lorsqu’un être émet une certaine fréquence, en toute assurance, il n’intéresse plus ceux dont le seul désir est de le contrôler ou de le manipuler, car il ne répond plus à la peur.  Dès lors, il ne suscite plus de réactions hostiles ou agressives.  Ceux qui cherchent à dominer subtilement savent pertinemment qu’ils ne peuvent profiter d’un être qu’à moins qu’il l’ait lui-même décrété ou qu’il les craigne.  Pour échapper à leur emprise, rien de mieux que de vivre sa vie à sa manière et à son rythme dans la paix et l’amour.   Ainsi, s’il maintenant cette fréquence, il reçoit de la Lumière cosmique les bonnes informations pour agir à sa manière.  Ainsi, il modifie la structure de son être et de son environnement et il grandit en conscience.

   Dans le particulier, la souveraineté consiste dans le fait de détenir l’autorité suprême sur son territoire ou dans son univers et de n’être soumis à aucune autre volonté, à part celle de son Centre divin.  Elle amène un être à créer autour de lui un espace dans lequel il peut agir sans se sentir obligé envers qui que ce soit, n’admettant pas devoir rendre des comptes à autrui sur ses choix personnels.  Aujourd’hui, par l’opération de la Lumière de la Source, chacun doit veiller à retrouver son entière souveraineté se dégageant de tout maître extérieur et de tout enseignement théorique.

   Mais si le fait de se considérer comme un souverain invite à s’assumer à tous égards, soit à agir dans l’autonomie et l’indépendance, il invite encore à dissoudre tous liberation-des-chainesles liens frauduleux et à refuser d’exercer le moindre pouvoir sur autrui.  L’exercice de la souveraineté permet de récupérer sa liberté originelle et de la rétablir partout, autant pour soi que pour les autres.  Elle appelle à remettre à leur place tous ceux auxquels on se sent supérieur, donc à les mettre à son égal dans une vision de fraternité et de solidarité.  Mais elle appelle également à remettre à leur place tous ceux qui tentent d’établir une domination sur soi et d‘assujettir : les êtres qui tentent de s’imposer à soi, mais aussi soi, quand on tente de s’imposer aux autres.

   Pour tout dire, la souveraineté consiste à retourner à eux-mêmes tous ceux qui ont établi avec soi des relations au titre de la personnalité, qu’il s’agisse des liens affectifs, familiaux, amicaux, hiérarchiques, professionnels ou sociaux.  Au sein de tous ces liens, chacun doit se délivrer, les dénouant un à un, sans quoi il ne peut exercer son entière souveraineté.  Or qui n’exerce pas son entière souveraineté ne peut pas se dire parfaitement maître de lui-même et il ne peut pas accéder à l’échelon le plus élevé de l’ascension de la conscience.  Cependant, de la même façon, il doit redonner à chaque être qui l’entoure sa souveraineté puisqu’il participe de la même Essence que lui et qu’il détient, comme lui, tous les moyens de s’accomplir par lui-même, qu’il le sache ou qu’il l’ignore.  Voilà qui laisse entendre que nul ne peut exiger quoi que ce soit d’un autre sans lui accorder le même droit.

   En spiritualité, la souveraineté ou royauté traduit toujours un état de dignité et de liberté qui résulte de la culture de l’amour, de la dévotion à Dieu et du service détaché à autrui.  Car le Roi est le Serviteur des serviteurs, le mot ((service)) exprimant validement un rôle fonctionnel inné contribuant à l’expansion du Plan divin qui ne comporte aucune notion de servilité ni de dépendance.  Soulignons encore que les Recteurs planétaires n’apprécient plus l’usage des expressions «Guerrier pacifique» ou «de la Lumière», recommandant qu’on les remplace par «Artisans de la Lumière», «Phares de Lumière», «Montreurs de Voie», etc.

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