LE DÉSIR DE VENGER DIEU, QUELLE MOTIVATION ÉTRANGE!

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    Une fois de plus, l’actualité nous ramène un épisode d’un de ces fanatiques qui a choisi de punir une autre religion, qualifiée d’infidèle ou de satanique, en immolant des innocents, au nom de ses croyances religieuses.  Ce n’est pas nouveau puisque des actes similaires se produisent presque quotidiennement en Irak, surtout à Bagdad, et sporadiquement ailleurs, depuis des années.

  Cet événement honteux nous ramène à un réflexe vieux comme le monde qui est d’opposer une part de l’humanité à une autre en appliquant le principe des deux poids et deux mesures que toutes les religions, à divers degrés, ont si bien su invoquer, dès qu’il permettait de confirmer leur hégémonie.  Car, à un moment ou à un autre, toutes les religions ont cru détenir la Vérité en exclusivité pour tous les peuples.

   Pour ce qui concerne les gens de formation chrétienne, on peut se rappeler que, du temps où cette Église tentait de s’implanter dans des territoires païens, elle se percevait comme persécutée, alors que les religions établies tentaient de limiter son élan par le recours à la violence, affublant ses victimes du titre de «martyrs», mais que dès qu’elle les eut supplantées, elle tenta à son tour de les anéantir, par tous les subterfuges, jusqu’aux plus iniques, considérant ses victimes comme des «hérétiques», puisqu’elle se considérait comme le défenseur de la seule Foi valable.

   Il est pénible de penser que, à notre époque, des esprits dérangés, illuminés ou endoctrinés puissent encore propager de telles conceptions.  Il n’en reste pas moins qu’il y a encore des gens qui se croient mandatés, directement par Dieu, par les textes sacrés de leur religion ou par les décrets de leurs ministres de mener des escarmouches vengeresses et vindicatives, dans le cadre d’une guerre fratricide, contre les membres d’autres groupes politiques ou d’autres sectes religieuses.  Et le mot «secte» s’applique autant à la religion catholique qu’aux autres dénominations chrétiennes, puisque, pour échapper à cette catégorie, une rearmesligion doit être départie de tout aspect contraignant et recevoir l’assentiment unanime de toute l’humanité.

   À notre avis, il faut vraiment que le fidèle d’une religion ait le cerveau lessivé et qu’il manque de discernement spirituel pour s’arroger le droit divin de venger son Créateur ou de punir en son nom, car, du coup, il discrédite son Dieu, si grand qu’il le dise, le faisant pressentir comme un être impuissant, insensible, indifférent, inconséquent, incohérent, comme un être qui fait assumer ses responsabilités par d’autres.  En effet, les textes sacrés de toutes les religions racontent très clairement que, dans le passé, lorsque le besoin s’en faisait sentir, leur Dieu lui-même aurait fort bien su exprimer son courroux à l’encontre d’un groupe humain rebelle, hostile ou dégénéré.

   Il faut exprimer les faits comme hypothèse, soit au conditionnel, puisque aucune personne vivant à notre époque ne peut certifier la validité de ces textes ou, si elle le peut, les attribuer à Dieu plutôt qu’à un faux-dieu.  Car, si Dieu est Amour pur, il ne peut juger, ni récompenser, ni punir.   En outre, si Dieu existe, il est assez improbable qu’il se soit exprimé une fois pour toutes dans les textes sacrés de l’une ou de l’autre des religions du monde et que, depuis, s’étant retiré à l’écart, n’y intervenant plus jamais directement, il ait laissé le mandat d’assumer sa gouverne entière à une part de l’humanité peccable, par exemple à une religion particulière, plus parfaite que les autres.

   Mais le plus étrange de la conception de la vengeance par procuration du fanatique, présumément conférée par les textes sacrés, c’est qu’elle nie l’omniprésence, l’omniscience, l’omnipotence et l’omniagence de Dieu, voire sa Perfection.  Le Créateur serait-il un impuissant qui a besoin d’êtres incarnés, de conscience limitée, forcément peccables et possiblement subjectifs, partiaux, arbitraires, présomptueux ou prévenus, parce que gavés d’opinions sucées avec le lait, inclinant au préjugé et au favoritisme, pour compléter son Œuvre évolutive?

   Peut-être que c’est une autre question que le Seigneur de l’Univers demande aux hommes de se poser, à savoir pourquoi, sachant pourtant tout ce qui s’y passe, il n’intervient pas.  Peut-être cela fait-il partie de son Plan cosmique?  Car comment un être humain pourrait-il découvrir la différence entre le bien et le mal apparents ou, mieux dit, trouver le point d’équilibre entre la Lumière et les Ténèbres, s’il n’a pas le droit d’explore autre chose que lbombes’aspect positif de la polarité?  Comment, au terme d’une expérience partielle, parviendrait-il à se redécouvrir à l’image et à la ressemblance de son Créateur qui a engendré cette polarité, dans les plans inférieurs de la Conscience cosmique?

   Oui, probablement qu’il existe d’autres explications à la volonté de l’Absolu ou du Sans Nom d’éviter de s’ingérer indument dans le déroulement de sa Création et dans les affaires de ses créatures, une raison qui lui appartient et qui ne peut qu’être parfaite.  Et probablement qu’il faut trouver bien plus d’aberrations dans les interprétations que l’espèce humaine émet du Mystère de Dieu que dans le Plan divin lui-même, qui implique sa volonté de parfois rester dans les coulisses du destin humain pour observer comment celle-ci s’en tire, affirmant sans cesse davantage sa maîtrise!

   Pour n’ajouter que cette autre conception religieuse étrange, pour le contemporain, la pratique d’immoler des animaux dans l’espoir de respecter l’injonction millénaire de Dieu, de lui plaire ou pour lui rendre hommage, se démontre tout aussi contestable.  Autres temps, autres mœurs.  Ainsi, de nos jours, il faudrait comprendre que Dieu ne gagne rien à ce qu’un être lui sacrifie un animal, qui lui appartient déjà, et dont il ne peut que désirer le maintien en vie, de sorte qu’il puisse se rendre au terme de son expérience.

   Mais l’être humain ne comprend bien que ce qu’il veut, au moment où il est, la plupart du temps, contraint de le faire.  Par exemple, chez les Chrétiens, le Christ n’a-t-il pas suggéré qu’il avait été le dernier à avoir validement demandé d’être baptisé dans l’eau, justement pour mettre un terme à cette pratique symbolique qui, bien qu’inoffensive, empêchait les gens de réaliser que la purification intérieure est Œuvre de l’Esprit-Saint, non d’un simple élémental?    Aussi a-t-il clairement enjoint que ses suivants se fassent plutôt baptiser dans l’Esprit plutôt que dans l’eau.  Cela n’empêche pas la plupart des religions chrétiennes de continuer à préconiser, voire à imposer, la pratique de ce rituel périmé de l’onction par l’eau.

   Ainsi va le monde, jusqu’à ce que Dieu décide de s’en mêler.  Et il semble que c’est ce qu’il fait, depuis 1957, alors qu’il a repris les rênes de la planète et du système solaire, en chassant l’infâme Yaldébaoth, tyran des hommes et maître des religions, qu’il avait inventées pour mieux se mettre en évidence et mieux les dominer par la division.  C’est ce qui explique tous les changements auxquels l’humanité assiste, médusée, notamment le déclin des religions.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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