S’INVENTER SA PROPRE SPIRITUALITÉ, INVENTER SON PROPRE RAPPORT INTIME AVEC L’ABSOLU, LA SUBLIME PRÉSENCE..

Dans la plupart des sociétés occidentales, en raison de la baisse de la pratique religieuse et de la perte inéluctable du sens des valeurs, un grand nombre de gens pensent qu’en dehors de leur religion de naissance, il n’existe aucun moyen de vivre une spiritualité satisfaisante ou qu’aucun moyen ne permet d’échapper à la damnation.  Ainsi, ceux qui perdent la foi et le sens de Dieu, tel que leur religion d’appartenance les leur avait révélés — en raison de la vétusté et de l’austérité du message, de son interprétation au premier degré, de la rigidité des dogmes, du ridicule de certaines croyances, du retour sans fin des rituels de la liturgie, de l’ennui engendré par les chants d’église, du viol des consciences de la part des ministres du culte, même à cause de la conduite peu exemplaire de certains d’entre eux, si ce n’est pour une autre raison – en viennent à croire que, hors des religions, cela n’a pas de sens que de maintenir un lien inspiritualité-personnelletime avec Dieu ou que cela ne peut pas mener au salut.  On les a tellement habitués à se donner, sous les menaces, à une spiritualité de prêt-à-croire, inventée par d’autres, mais qui semble pourvoir à tout.  Ainsi, en cas de défection à leur religion, ils pensent qu’il ne leur reste pas d’autres alternatives que de se faire agnostique ou athée.  Peut-être leur a-t-on inculqué trop profondément la croyance qu’en se retirant d’une religion ou en cessant d’adhérer à des présumés textes sacrés, ils commettent un acte d’apostasie réprouvé par le Créateur, car, c’est bien connu, «hors de l’Église, point de salut» ou «Jésus sauve», d’où, changer de religion, c’est se faire hérésiarque, ce qui entraîne l’excommunication de son église ou de sa congrégation et la damnation éternelle.

Pourtant, aucune Voie spirituelle authentique n’impose à un être, désireux d’y adhérer, de quitter sa religion, n’en déconseillant même pas la pratique, sachant qu’il trouvera dans son éclairage alternatif très lumineux un moyen de la mieux comprendre et mieux la vivre.  En effet, par son point de vue ésotérique, elle complète, le poussant plus loin, le message exotérique, donc tronqué ou dilué, des religions établies (et bien pensantes).  Elle enseigne même que tout être peut évoluer spirituellement en s’élaborant une forme de spiritualité personnelle fondée sur son lien direct avec l’Absolu.  Car, à défaut d’opter pour une telle solution, pour ce qui a trait aux autres religions constituées, il ne resterait bien que le Bouddhisme qui, malgré ses limites et ses travers, se présente comme une Voie spirituelle dépourvue de Dieu, de cadre religieux et de préceptes de foi imposant une allégeance inconditionnelle à un enseignement particulier.  Pour le reste, bien que plus instruits, ce qui les rend plus méfiants et critiques à l’égard des religions traditionnelles, pour y avoir découvert trop d’abus, d’approximations, de contradictions, d’impostures, d’affirmations sans fondement, d’emprunts ou de récupérations étranges d’anciens cultes, plusieurs dits païens, donc supposément remplis d’hérésies, même de mystifications hagiographiques de scribes du passé trop zélés, nettement porté au prosélytisme et à la propagande religieuse.

Quoi que, pour faire différent, un être intéressé par la vie intérieure pourrait penser à devenir membre d’une nouvelle secte ou d’un Ordre spirituel traditionnel, puisqu’ils sont presque tous sortis sur la place publique, maintenant que la population est devenue plus ouverte d’esprit et plus tolérante et qu’elle ne peut plus leur imposer le silence.  Mais le problème c’est que, dans un étrange amalgame, ces derniers ont été tellement mal accueillis, en raison des excès de nouvelles sectes, certaines intéressantes, mais d’autres définitivement loufoques, du fait qu’elles dispensent des enseignements qui varient du plus sérieux au plus farfelu, quand elles n’ont pas été inventées que pour satisfaire l’ego démesuré ou la vénalité de leur fondateur.  Pour s’en convaincre, suite à certains abus graves de rares petites sectes, on n’a qu’à penser à quel point le simple mot «gourou» fait peur, suscite le mépris ou la dérision, lui qui ne désignait, à l’origine qu’un «maître spirituel avéré» de la religion hindoue.  Cette phobie a parfois atteint l’hystérie, surtout depuis la fondation d’«Info-secte Montréal» et  la campagne contre les sectes de madame Janette Bertrand, menée depuis les années 1980, qui a probablement influencé la formation du groupe des «Sceptiques du Québec», un groupe qui se voulait sérieux, malgré ses pitreries, mais qui a attiré toutes sortes d’hurluberlus de tous crins, dont des êtres frénétiques et fanatiques, en mal de protestation, souvent sans conscience, sans savoir-vivre, dépourvus au surcroît de sens civique.   Mais c’est ce qui est à la mode, dans le présent monde en dissolution, se démontrer dissident et irrévérencieux.

À vrai dire, pour satisfaire les aspirations de son âme qui, inassouvies, augmentent la nostalgie du Paradis perdu, dans le sentiment de séparation d’avec Dieu, dans un mal de vivre sourd, généralement masqué ou atténué par une dépendance quelconque, notamment la dépendance affective, ou que certains espèrent apaiser dans une quête d’annihilation qui confine parfois au désespoir et au suicide, il n’existe rien de plus satisfaisant que de renouer, à sa manière et à son rythme, son Alliance éternelle avec le Créateur, qui est tout Amour, donc rempli de compréhension et de compassion, dépourvu de jugement et de favoritisme.   Cette démarche peut s’entreprendre en solitaire, ce qui amène à apprendre à méditer ou à chercher des connaissances spirituelles à gauche et à droite, mais qui expose,  en raison d’un manque de formation, à la dispersion, à la confusion et, ultimement, à la démoralisation et à la démotivation, en raison de l’élaboration d’un système personnel susceptible de comporter un mélange déroutant de faussetés, d’approximations, d’interprétations et de vérités qui ne permettent pas de valider les concepts glanés un peu partout.  Pourtant, bien que ce choix implique plus de temps, il n’y aurait là rien de catastrophique puisque, s’il est amoureux, sincère et pur d’intention, aucun Enfant de Dieu ne peut errer et se perdre indéfiniment, surtout qu’il y apprendrait la nécessité de toujours recourir à son discernement avant d’accepter une hypothèse ou une croyance pour une vérité et de développer, dans la prudence, une grande sagesse.

Mais il existe aussi le choix de participer à des sessions d’enseignement auprès d’un Ordre spirituel authentique, dont certains proposent un abonnement annuel à des monographies permettant d’étudier seul, à la maison, avec option de consultation par courrier, au besoin, en cas de difficultés à assimiler certains principes ou certaines techniques.  Même que ces Ordres particuliers ouvrent généralement un centre de rencontre et de réunion dans les grands centres des divers pays.  Comme il existe l’autre choix de s’associer à un aidant terrestre avéré (qui portait autrefois le titre de Maître, d’Instructeur ou d’Initiateur spirituel, des titres honorifiques désormais interdits dans une volonté d’abolir les différences et d’estomper la notion hiérarchique, depuis le tournant du siècle).  En pareil cas, il importe de confirmer sa légitimité et son intégrité, l’authenticité de son message et son degré d’adaptation à la trame spirituelle du Monde nouveau, avec l’aide de son Centre divin et dans la protection de la Conscience christique.  Rien n’empêche alors le chercheur spirituel d’assumer sa liberté et sa souveraineté, faite d’indépendance et d’autonomie, de n’accepter pour vrai que ce qu’il ressent bien, réussit à assimiler et à intégrer, parvient à se démontrer avec certitude dans son expérience personnelle.  En effet, toute spiritualité reliée à la Lumière spirituelle et à la Hiérarchie cosmique de l’Absolu, toujours amoureuses et respectueuses, malgré le ton parfois péremptoire des propositions de celui qui sait, parce qu’il détient la Sagesse des âges, ne vise nullement, alors, à susciter une adhésion aveugle, mais plutôt à présenter avec fermeté et assurance, dans une démarche graduée, une hypothèse que le chercheur spirituel doit valider ou se confirmer par lui-même.

Car Il est bien certains que l’être humain, composé de trois instances, un corps, une âme et un Esprit, ne parviendra jamais à la Plénitude, au Bonheur et à la Perfection, s’il ne veille qu’à combler ses besoins primaires et satisfaire ses sens, dans l’espoir de conserver un corps sain assuré d’une bonne longévité, avec un psychisme plus ou moins harmonieux.  Nul ne trouvera jamais la paix intérieure, qui s’appelle joie sereine, cet état d’une plénitude qui se fait, d’une perfection qui se révèle, d’une béatitude qui augmente, s’il néglige de satisfaire ses aspirations supérieures qui découlent de son Essence et de sa Nature propres et qui lui sont transmises, qu’il le veuille ou non, par l’Esprit de Vie, par le truchement de son âme.  Et cela lui est signifié, s’il est à l’écoute de lui-même, par ses intuitions et ses ressentis, ou, à défaut, par les faits qui finissent par se présenter dans son vécu quotidien.  La Plénitude, la Béatitude et la Perfection, donc la Maîtrise parfaite, qui couronnent la quête spirituelle de celui qui vit dans l’équilibre de ses trois dimensions, ne peut résulter que du choix d’accomplir sa raison d’être en incarnation, à ce moment précis du déploiement du Projet cosmique, qui impose que tout être humain mette ses moyens au service de sa fin ultime.

Car c’est l’inverse qui se produit chez ceux que le vocabulaire traditionnel appelle — sans jugement de valeur, mais simplement pour identifier un état d’être légitime, aussi digne et honorable que les autres — les endormis, les ignorants ou les inconscients, un état par lequel tout être incarné a passé et qu’il a prolongé par de nombreuses incarnations, jusqu’à ce qu’il ait suffisamment souffert, sans exutoires possibles, de l’obnubilation et de l’enfermement dans une réalité illusoire, afin de commencer à se poser les bonnes questions existentielles le menant à enfin assumer son destin.  En vérité, après avoir renoncé au salut par procuration, dans la découverte de sa responsabilité entière à l’égard de son destin, chacun finira par découvrir la Voie droite et directe, la Voie du Milieu, qui le ramènera au Foyer originel par le choix de se connaître lui-même à travers de lui-même, sans interférences de l’extérieur.  Mais… cela pourrait-il s’être déjà produit?  C’est à voir!  Car nul ne pourra échapper indéfiniment à sa réintégration consciente dans l’Ordre du Plan divin ou de la Volonté du Créateur.

Dans la présente phase accélérée de l’Ascension systémique, planétaire et collective, qui arrive à son terme, la meilleure manière d’apprendre à se connaître soi-même, à l’intérieur de soi-même, c’est de se relier puissamment à son Centre divin et, en sa présence, de se donner une fois pour toutes, inconditionnellement, dans le détachement complet, sans la moindre résistance, à la Lumière spirituelle de l’Absolu.  Dès ce moment, parce que l’Absolu a déjà repris les rênes de la planète, pour mettre un terme à une expérience qui imposait trop de souffrances à certaines de ses créatures et qui ne lui apprenait plus rien, sa Lumière divine se charge du destin de celui qui s’est ainsi offert à la Vie.  En effet, c’est dans l’état de parfaite vacuité intérieure, qui comporte la dissolution de l’ego, l’extinction des désirs et le silence du mental, qu’un être peut vivre le Grand face à Face, dans la rencontre de sa Divinité d’élection, sa Conscience spirituelle.  Ainsi, dans les heures cruciales, encore plus chaotiques que béatifiques, que traverse l’humanité, il importe qu’aucun autre être ne tente de faire ombrage à la Conscience intime d’un chercheur spirituel, dans son désir de fusionner avec lui.  Après pareille offrande à la Lumière spirituelle, il suffira à celui-ci de vivre amoureusement et sereinement dans le moment présent, assuré que toute expérience, agréable ou désagréable, qui lui sera proposée, à travers des synchronicités prodigieuses, représentera la meilleure qu’il puisse vivre dans lascension-spirituellee moment même pour compléter la dissolution du Voile d’Illusion et se tirer à tout jamais de la Roue des réincarnations, de manière à obtenir l’accès à l’Ère de Grâce, actuellement en manifestation.  Car, pour chacun, il ne reste qu’à réaliser que, à son su ou à son insu, il est déjà entré dans un Monde nouveau, parce qu’il a réintégré le Foyer originel, l’état du Paradis terrestre ou du Ciel sur Terre.  Ainsi, il n’a plus qu’à s’ouvrir à la Vie bienheureuse, toujours émerveillante, qui vibre déjà partout, au-delà des apparences, afin de prendre pleinement conscience de ce qui l’attend déjà et n’aspire qu’à le combler à tous égards.

Dans ce contexte, chacun gagnerait à se méfier de ce qu’il lit parce que, dans une mystification effarante ou une désinformation prodigieuse, dans l’ignorance même de nombreux channels et médiums qui transmettent leurs messages, les Forces sombres incarnées, déjà en déroute, mais diversement déguisées, dans leur Dernière Sédition, interviennent massivement, avec la force du désespoir, ne lésinant pas sur les moyens pour méduser et fourvoyer les êtres humains afin d’en maintenir, par les faussetés qu’ils présentent comme des vérités, ce qui fait prendre la mauvaise direction dans la Montagne sacrée et maintient inutilement dans la densité et la dualité.

© 2013-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime

A propos de l'auteur