La solidarité est le sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d’un groupe de personnes qui sont moralement obligées les unes par rapport aux autres.  Elle désigne donc le sentiment d’appartenance à une collectivité qui engendre un lien de dépendance mutuelle ou une interdépendance d’intérêts imposant des responsabilités et des obligations réciproques, notamment celle de ne pas desservir les autres et de leur porter aide et assistance dans l’urgence.  Ainsi les problèmes rencontrés par l’un ou plusieurs de ses membres concernent l’ensemble du groupe. La solidarité conduit l’homme à se csolidaritéomporter comme s’il était directement confronté au problème des autres, sans quoi, c’est l’avenir du groupe (donc le sien) qui pourrait être compromis.

Ce sentiment pousse un être à se sentir une appartenance aux autres qui lui donne spontanément l’envie de partager leur quotidien, de collaborer avec eux, de leur exprimer de l’empathie, de se réjouir avec eux, de célébrer avec eux, de joindre son effort aux leurs, bref, de partager avec eux, de les assister autant qu’il le peut selon ses connaissances, ses moyens, ses disponibilités et ses compétences.  Contraire de l’individualisme social, c’est le sentiment qui naît de la reconnaissance d’appartenir à une même espèce, plutôt que de sentir seul au monde, et qui incline à veiller à ses intérêts, à sa survie, à assurer le bien commun.  Dans une image, on peut dire que les êtres enclins à la solidarité forment comme un bloc : pour surmonter des difficultés communes, ils agissent ensemble et non pas chacun pour eux-mêmes.  La solidarité conduit chaque être humain à se comporter comme s’il était directement impliqué dans le problème des autres, sans quoi c’est l’avenir du groupe (ce qui comprend le sien) qui pourrait être compromis, de manière à assurer le bien-être général, la sécurité et la prospérité, notamment en   luttant contre les inégalités de toutes sortes.  Cette solidarité intervient dans plusieurs domaines : local, national, international et mondial, puisque tous les êtres humains procèdent des mêmes ancêtres communs.

Ce sentiment ne doit pas que toucher, remplir de bonnes intentions, porter à faire de beaux discours, il doit déboucher sur un comportement, sur de l’action, en commençant par soutenir les plus faibles.  Dans sa valeur collective, il implique que, pour mieux vivre ensemble, pour que chacun se sente bien dans une société, les gens doivent s’aider mutuellement.  Le fait d’être solidaire d’une personne, c’est de se mettre dans sa peau pour ressentir ses joies et ses peines, ses problèmes et ses douleurs, en les faisant siennes.  Il convie aussi à tout faire pour vivre mieux avec les autres citoyens de son pays, ce qui implique l’acceptation inconditionnelle des autres, quels que soient son origine, son quartier, sa religion, son orientation sexuelle, bref, toutes ses différences.   C’est collectivement, ensemble et solidairement, plutôt que seuls, que les gens doivent chercher des solutions aux problèmes de la société, répondre aux nombreuses questions qui se posent à l’ensemble et appliquer les découvertes.  Dans notre monde d’individualisme, dans le respect de l’individu, en laissant l’ego de côté, mais dans une pensée collective, les gens doivent additionner, plutôt que soustraire, les réflexions, les idées, les moyens, la sueur de bras.

Plus précisément, dans la notion de fraternité humaine, ce sentiment tisse le lien fraternel et il confère une valeur sociale importante qui unissent le destin de tous les hommes les uns aux autres.  C’est une démarche humaniste qui fait prendre conscience que tous les hommes appartiennent à la même communauté d’intérêt.  En spiritualité, on pense plutôt au fait que les êtres sont unis par le «fil du collier», l’énergie vitale ou le cordon de la vie, l’énergie constructive de l’Esprit divin et l’énergie équilibrante de l’âme.  Il exprime tout le contraire de l’individualisme.

Dieu est Un et Tout est Un en Dieu.  Ainsi, chaque homme participe d’une même Essence divine et d’une même Âme cosmique, comme cellule d’un même Corps universel.  Sur le Sentier de la Lumière, nul ne peut donc s’isoler.  Pour atteindre certains niveaux de conscience, il faudra attendre ou revenir aider les retardataires.  L’homme n’atteindra jamais la Cime cosmique qu’en aidant les autres à l’atteindre.

Omraam Mickaël Aïvanhov a dit: «Si on compare avec l’immense quantité de ceux qui travaillent pour la destruction et forment des montagnes de difficultés et d’obscurité, à peine trouvera-t-on une poignée d’hommes qui comprennent qu’il faut s’unir pour travailler à écarter toutes les maladies, toutes les guerres, tous les malheurs.  Et ces quelques hommes ne sont pas de taille à lutter contre l’influence nocive des autres.  J’ai toujours dit que la quantité est très importante: la quantité de ceux qui sont bons, purs, éclairés et capables de participer à la formation d’une fraternité universelle dont les décisions pèseront dans la balance du monde.  Mais au lieu de comprendre et de s’unir pour tout transformer, au lieu de participer à cette œuvre formidable, la majorité des humains restent là, individualistes, séparés, isolés, et ils ne travaillent que pour leur propre intérêt

Comme il a été dit, il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.  Pourtant, il suffirait d’un dixième d’un pour cent de l’humanité pour illuminer la planète parce que les forces du bien se récoltent, d’abord, au centuple, par elles-mêmes, puis au «miltuple» et plus en traversant la pensée des autres êtres qui œuvrent au bien.  Mais il faut toujours douter, suspecter, craindre d’être manipulé.  Pendant ce temps-là, les forces noires se coalissolidarityent, elles.  La séparativité est le jeu subtil de l’intellect, mû par Satan, son maître.  L’intellect est régi par Kamaël, la Force cosmique de la matérialisation, donc de l’Obscuration de l’Esprit.  Oui, c’est un archange, mais celui de la densité, dont il faut équilibrer la puissance en se reliant à Mikael, l’archange de laLumière.

En évoluant ou en s’élevant, chaque être facilite la progression de ceux qui sont rattachés à lui, l’accompagnent ou le suivent, car tous les êtres font partie de l’Âme universelle, souvent appelée la Communion des Saints (dans les religions) ou la Sainte Assemblée (dans les ordres mystiques).  Par ses actes, ses pensés, ses paroles et ses sentiments, chaque être influence un grand nombre de personnes dans l’anonymat.  Ainsi, en connexion avec l’Intelligence cosmique ou le Mental universel, il ouvre de nouvelles portes à l’Humanité.  Chacun rend service aux autres chaque fois qu’il rayonne la Lumière divine et qu’il émet des pensées plus élevées, parce que plus vraies, plus amoureuses et plus sages.

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