LA SCIENCE INSTRUIT, ENCOMBRANT L’INTELLECT, ALORS QUE LE SAVOIR OU LA SAGESSE INITIE, APPREND À SE CONNAÎTRE À TRAVERS SOI AFIN DE MIEUX ÊTRE…

On considère la science comme la connaissance exacte et approfondie des faits, des objets ou des phénomènes obéissant à des lois et vérifiées par les méthodes expérimentales. Elle offre donc la prétention de connaître les conditions de la vie.  Hélas, comme la science n’accepte que ce qu’elle peut se démontrer de façon empirique (vérifiable de façon concrète, tangible et palpable), elle maintient en l’homme le désir de voir uniquement ce qu’il veut voir jusqu’à preuve du contraire.  Toujours à la remorque de ses découvertes, elle mène à observer uniquement ce qu’il s’attend à observer ou à négliger de voir ce qu’il ne s’attend pas à voir.  Pourtant, l’expérience a démontré qu’aucune conclusion scientifique n’est éternellement viable.  Tout est envisagé dans le contexte de ce que le chercheur croit déjà comprendre, ce qui fait que l’objet observé est affecté par la croyance de l’observateur.  Il faut inclure une observation en douscience-savoir1ble aveugle pour réaliser son erreur de perception.  Tout être cherche l’illusion de l’intérieur de celle-ci, rarement de l’extérieur, émettant des hypothèses plausibles.  La science veut voir pour croire au lieu de croire pour voir.  Celui qui sait que sa conclusion constitue une illusion la considère comme telle, même si elle lui paraît réelle, se permettant de l’utiliser telle qu’elle est destinée à l’être : un moyen de faire l’expérience de la Réalité ultime, découverte peu à peu.

La Science véritable, c’est la Science sacrée, appelée le «Savoir divin» ou la «Sagesse spirituelle», qui révèle comment sont faites et se meuvent toutes les choses et tous les êtres vivants, à l’intérieur de la Réalité ultime et unique.  En spiritualité, synonyme de Sagesse, le Savoir constitue la vision globale du Principe de la Manifestation qui, de révélations en révélations, à travers l’expérience, amène constamment à une vision plus large du Cosmos et à une compréhension plus profonde de la Volonté du Créateur ou du Grand Plan divin.  Il couvre la synthèse traditionnelle des connaissances fondamentales que l’intelligence humaine peut vérifier, embrassant tous les domaines comme la religion ou la spiritualité, la philosophie, la physique, l’astrologie, la musique, l’alchimie, la symbolique, la numérologie, etc.  Il sert à renseigner l’être humain sur la formation du Monde et de ses créatures, lui révélant sa véritable nature et son rôle fonctionnel.  Il suggère les moyens appropriés pour évoluer, trouver les réponses à ses questions les plus profondes, lui indiquant les correspondances qui lui permettent de se lier aux différentes régions de l’Univers.  Il explique l’Arbre de Vie et ses ramifications à travers une notion globale, à la fois théorique et pratique, dite occulte, gnostique ou ésotérique.

La majorité des êtres incarnés accordent plus de temps à la science, la recherche extérieur, qu’à la Sagesse, la quête intérieure, ce qui explique ses tâtonnements et ses errancesdans la douleur et la souffrance.

Le Savoir, c’est la sagesse de l’Esprit qui sait être et réalise directement son unité et son unicité intrinsèque, mais sait exprimer ses potentiels dans les diverses formes de la multiplicité.  Il ne faut donc pas confondre le Savoir avec la connaissance, la reconnaissance et le ressentir de ce qu’on est.  Le Savoir s’exprime par l’inspiration et l’intuition en passant à travers l’âme.  Le Savoir résulte de l’accomplissement du bien, découlant de la sagesse de vérité et d’amour, qui apprend à vivre correctement.  Swami Prabhupadâ a expliqué que: «Le véritable savoir est la capacité de distinguer le spirituel du matériel.  Les connaissances scolaires, acquises dans les universités, ne touchent qu’à la matière, et ne peuvent donc être acceptées comme le vrai savoir.  En effet, l’éducation moderne demeure incomplète, car elle ne jette aucune lumière sur le spirituel, sur l’âme; elle s’arrête aux éléments matériels et aux besoins du corps.  Lanza del Vasto abondait dans le même sens en disant: Savoir, ce n’est pas trouver des phrases correctes sur des choses exactes et sublimes.  Les choses essentielles, il faut les savoir de tout son intellect, de tout son cœur, avec ses entrailles et même avec ses pieds! C’est le sens qu’a ce mot dans le langage traditionnel.  Et si vous savez ce que veut dire savoir, vous entendez aussi ce que les Hindous appellent l’Ignorance, et ce que la Bible appelle l’Insensé.»Dans l’enseignement métaphysique, on n’insiste pas suffisamment sur la différence qu’il y a entre le Savoir et la connaissance, de sorte que les deux termes prennent souvent un sens univoque pour devenir synonymes.  On devrait mieux faire comprendre que le Savoir vient de l’Esprit qui sait et qui projette sa conscience de haut en bas, tandis que la connaissance est la découverte progressive de l’homme qui va de bas en haut.  Lscience-savoir2es deux ne se rencontrent qu’à l’intérieur de lui, pour fusionner dans la compréhension.  Peu à peu, le Savoir confère la confiance en soi et la paix intérieure, par la voie de l’amour, révélant que le Cosmos et l’Univers fonctionnent parfaitement pour offrir à chacun le meilleur.  Mais il amène à se poser les bonnes questions,en regard de son but ultime ou de son idéal suprême : «Qui suis-je?»  «Pourquoi est-ce que j’existe?»  «La vie a-t-elle un sens et un but?»  «Ai-je une place ou un rôle dans ce Grand Système?»  «Que dois-je faire dans l’immédiat pour évoluer?»  Ensuite, peuvent s’ajouter d’autres questions pertinentes comme : «D’où est-ce que je viens?»  «Que m’arrive-t-il après la transition?» »La Terre est-elle la seule planète à porter la vie?»  «Est-ce que je vis ou existe dans d’autres dimensions?» «Ai-je vécu d’autres vies?»  Car c’est en se posant des questions dont les réponses offrent une plus vaste vision de la Réalité qu’on s’approche du Savoir, non en tentant de s’édifier un paradis artificiel.  Alors, on peut demander : «Quelle est la vraie signification de mes activités?»  «De quelle manière correspondent-elles à un plan plus vaste de ma vie?»  «Comment suis-je en train de me réaliser e d’apporte plus de Lumière au Monde?»  Voilà comment un candidat découvre que tout ce qu’il fait est lié au but de la Vie et que ce qui importe, c’est d’ouvrir toujours davantage, jour après jour, son cœur et sa conscience.  Ainsi, le Savoir réfère à connaissance naturelle du spirituel, se fondant sur la révélation, l’intuition et la validation par l’expérience personnelle, s’opposant à la science, la connaissance intellectuelle, toujours à la remorque de ses découvertes.  Il exprime une vision qui se fonde sur une recherche juste, équilibrée, harmonieuse, ordonnée de la Vie qui vibre à l’intérieur de toute forme, puis au-delà de celle-ci.

Le Savoir est la condition préalable à un progrès qui se conforme aux lois de la Nature et aux principes de l’Évolution cosmique et il doit se transmettre de génération en génération, se modifiant pour s’adapter à son époque. Mais croire savoir, sans expérimenter, c’est peine perdue, car la preuve d’un autre n’est jamais probante pour un autre individu.  Et c’est une chose de savoir, mais une autre que de pouvoir utiliser ce que l’on sait, de le rendre pratique et réel, de le rendre consistant, de le manifester dans sa vie, pour devenir un modèle d’une science supérieure.  Celui qui dit savoir, alors qu’il ne fait que croire, adore ce qu’il croit être sa lumière essentielle, se laissant limiter par cette lumière, si elle est bien faible.  Mais, quand on entre en possession du Savoir, il faut s’attendre à offusquer ceux qui croient comprendre et connaître.  Qui sait peu se hâte de le révéler, mais un Maître attend de maîtriser un principe avant de le communiquer.  En fait, personne ne sait plus qu’un autre, mais certains se rappellent d’une plus grande part de la Vérité.

Le Savoir désigne la Conscience totale, la Connaissance spirituelle parfaite ou l’Intuition illuminative, telles qu’elles résident en Dieu.  Il découle de l’intelligence, du discernement et de la sagesse amoureuse du Maître intérieur.  Il permet de distinguer entre le nécessaire (les besoins du corps de matière) et l’essentiel (les aspirations de l’âme spirituelle).  Il implique la connaissance des besoins du corps, des aspirations de l’âme et du Pouvoir de l’Esprit qui peut les combler,images dans leur interdépendance, sans interprétation personnelle.  Ce qui revient à connaître la matière, l’âme médiatrice et leur Maître commun.

Ainsi, le Savoir permet de produire une ascension lumineuse dans la condition la plus haute de l’Être, par le flot de la Lumière du Soleil divin de la Vérité.  Il constitue le résultat de l’accomplissement du bien qui conduit à vivre correctement, amoureux et sage, doux et prudent.  Chez un candidat, il exprime la certitude claire que quelque chose est vrai et peut produire des effets précis et déterminés, même quand la preuve apparente du contraire se produit, pour une raison qui échappe, mais qui n’infirmer pas la loi, la confirmant au contraire.   Il comporte ce degré de certitude parfaite que la réalité parfaite se produira quoi qu’il advienne, plutôt que la réalité qui a été appelée.  Mais, à mesure qu’il s’approche de la maîtrise, il réalise que ces deux possibilités fusionnent, ne faisant plus qu’une dans la Conscience divine.  Il existe trois façons d’accéder au Savoir : par le travail et le mérite de l’Initié;  par la prière et la demande du sorcier;  par la magie ou le commandement du magicien.  Les deux derniers moyens expriment une tentative pour ouvrir des portes de force, ce qui est dangereux, surtout pour l’apprenti sorcier ou l’apprenti magicien.

On peut compléter ce chapitre en consultant le document sur la Sagesse, un mot synonyme du Savoir ou de la Science sacrée, comme on l’a dit plus haut.

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2 Responses

  1. Bertrand Duhaime

    À propos du «Savoir», j’ai reçu le message suivant de Satyam, par courrier électronique. Je le partage pour ce qu’il contient de Sagesse qu’on a tenté de m’inculquer, en oubliant que le seul fait de tenter de reprendre ou de compléter un autre représente une prétention au Savoir. Mais ce message contient suffisamment de Lumière pour que je choisisse de le partager textuellement : «Certains, au nom des répétitions ou au nom d’anciens savoirs, pourraient croire savoir. Croire savoir est la plus grande des prisons. Car il n’est pas un seul niveau de l’enseignement, il est des milliers de couches. Peut-être, vous savez, comme vos gâteaux aux milliers de couches, et chaque couche va directement enseigner celui ou celle qui est enseignable selon sa disponibilité. Celui ou celle qui s’arrêterait ou s’enfermerait dans de faux savoirs, se coupe de l’enseignement. Car vous le savez, tout savoir est faux. Toute histoire, quelle que soit l’histoire, et principalement peut-être l’histoire spirituelle, est prison. La seule réalité est que l’être est éternellement nouveau, éternellement le dévot de la joie.
    La seule invitation est de ne s’accrocher à aucune histoire, à aucun vécu, éternellement neuf. Les dévots ou dévotes de la joie, éternellement innocents sont les membres de la fraternité. Ne porter aucun carcan ni aucune carapace d’histoire ou de vécu spirituel, ils sont insignifiants. Pour l’ego peut-être, ils sont précieux…
    Ne pas écouter en référence à quelque savoir. Ne pas se positionner en référence à quelque vécu ou à quelque histoire… Vous écoutez, réécoutez ou relisez l’enseignement bien des fois. Vous le lisez et laissez le nectar du don unique s’imprégner dans la structure de vos corps subtils. Bien sûr, les yeux emplis de l’ornière du faux savoir pourraient croire lire et relire la même phrase, le cœur offert écoute, ouvert, et laisse le don œuvrer dans sa structure énergétique, celle de ses corps subtils et celle de son intellect le plus fin… Il est vrai, certains pourraient croire que l’érosion de l’ego ou des habitudes de faux savoirs s’installe dans une durée de temps, cela est erroné. La sincérité du cœur franchit la porte avec détermination, laissant de l’autre côté de la porte tout poids des carapaces égotiques ou d’enfermement. Et l’on franchit cette porte encore et encore et encore, faisant le don avec toujours plus de sincérité, avec toujours plus d’innocence, avec toujours plus de puissance. L’on s’installe au cœur du temple, et l’on écoute et l’on entend. L’ouverture fait que la seule certitude est que le don le plus précieux est celui du nectar unique offert à chacun et à chacune.
    L’on ne parle pas du nectar, on l’intègre pour l’offrir à travers son rayonnement. L’on ne parle pas d’histoires spirituelles, elles font partie des faux carcans.
    Souvenez-vous, l’invitation de votre frère St Germain. Il vous a invités si souvent à déposer les masques. L’histoire spirituelle est sans doute le masque le plus crispé même si, en apparence, belle est l’histoire. L’histoire est erronée. L’Être est l’au-delà des histoires. Le dévot est l’au-delà de la personne. L’Être est l’éternel dévot, et là sont libres les jaillissements des dons offerts et des dons que l’on offre.»