LA SAINT-PATRICK, LA FÊTE DU PATRON DES IRLANDAIS ET DES IRLANDAIS DE COEUR…

On dit de la verte Irlande qu’elle est le pays le plus peuplé par les fées et les autres entités de la Nature…  On dit aussi de ce petit pays que, comme les deux poumons d’un sujet,  il est appelé à répandre à travers le Monde la Magie du Ciel et de la Terre par la musique, le chant et la danse.  Relié à la Musique des Sphères, qui répand la vie et la joie, il chercherait à atteindre le cœur, l’esprit et l’âme des gens pour garder le Monde en alignement avec le Projet divin et l’Essence de la Création.  Plus qu’il ne le sait et ne le croit, il reste en lien direct avec le Monde des Fées et des Artisans de Lumière et il évolue plus rapidement que les autres pays du Royaume-Uni.  L’Irlande, pays d’émeraude, possède certaines des énergies les plus drapeau-irlandepuissantes, les plus sacrées et les plus restauratrices de la planète.

Le 17 mars, c’est la fête de Maewyn Succat, un écossais d’origine, dit saint Patrice d’Irlande, un homme d’église mort vers 461.  C’est donc la fête bien connue des Irlandais qui arrive toujours pendant le Carême chrétien.  Par bonheur, puisque, lorsqu’on pratiquait encore le jeûne, on l’interrompait en ce jour pour célébrer dignement le grand homme.  Mais la coutumeveut qu’on la déplace au lundi lorsqu’elle coïncide avec un dimanche.

En fait, les Irlandais, les Écossais et les Gallois réclament tous l’origine du saint évêque.  Des pirates auraient enlevé ce jeune homme à l’âge de 16 ans et ils l’auraient vendu à un insulaire qui en aurait fait un gardien de troupeaux.  A cette époque, il découvrit la religion chrétienne et il devient rapidement un fervent pratiquant.  En 409, il parvient à s’échapper après que Dieu lui aurait demandé, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s’embarquer sur un bateau.  Ainsi, il rejoignit les côtes anglaises et prit la décision d’assumer le sacerdoce.  Quelques années plus tard, il gagna les îles de Lérins, près de Cannes, en France, et s’installa au monastère de Saint-Honorat où il se consacra à des études théologiques pendant deux ans.

Un jour, celui-ci retourna chez lui où une vision le détermina à se vouer à l’évangélisation de l’Irlande, encore idolâtre.   Enfin, idolâtre dans la mesure où on peut considérer le Druidisme, une religion très pure, comme une hérésie aux yeux des chrétiens, alors dominants en Europe.   Il se rendit étudier chez les moines de Lérins et d’Auxerre, en revenant évêqtéléchargementue, et il tourna son zèle vers les chefs de clan et leur famille.  C’est lorsqu’il fut sacré évêque qu’il choisit le nom de Patricius, en latin, qui devint Patrice, en français et Patrick en gaélique.   Entre autre, il se rendait souvent à une caverne souterraine pour méditer et se livrer à la pénitence, un fait qui donna lieu à nombre d’éléments légendaires.  Ainsi, à une époque où un grand nombre de petits rois exerçaient le pouvoir absolu sur le petit peuple, c’est le pape Célestin Premier qui lui aurait commandé de passer en Irlande pour convertir ce peuple païen.

Après de longues années d’évangélisation, au terme desquelles il avait assuré la conversion globale du pays, Patrick se retira à Downpatrick où il mourut le 17 mars.  Il fut inhumé aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille, deux autres patrons d’Irlande.

Les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux immigrants de ce coin d’Europe, fêtent la Saint-Patrick, une fête du calendrier catholique qui a pris une envergure nationale au point de faire de cette occasion un jour férié.   Même que, aujourd’hui, sa popularité s’étend vers des citoyens qui ne sont pas compatriotes des Irlandais, mais qui aiment participer à cette fête colorée, se réclament «Irlandais d’un jour».

Les célébrations, qui mettent l’accent sur la couleur verte et le «shamrock» ou trèfle à trois ou à quatre feuilles en évidence, font généralement appel à tout ce qui appartient à la culture irlandaise.  Cetteimages (1) feuille porte-bonheur aurait pris son importance dans le fait que Patrick se serait servi de la feuille de  trèfle pour faire comprendre au peuple, après Aengus, leur roi, le mystère de la Trinité (le Dieu en trois personnes ou hypostases, soit Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint).

Ainsi, année après année, en ce jour, les hommes d’Irlande continuent à porter une feuille de trèfle à la boutonnière en souvenir de leur héros national, tandis que les femmes en disposent diversement d’une autre manière, par exemple dans la décoration de la maison ou de certains plats.  Toutefois, bien qu’elle soit souvent utilisée comme symbole spécifique des Irlandais, notamment par l’équipe irlandaise de rugby, le trèfle à trois feuilles n’est pas l’emblème officiel du pays qui est, plutôt, la harpe celtique.  Il faut également savoir que, dans la tradition authentique, le «shamrock» identifie l’oxalis, une plante comestible des sous-bois un peu aigre, excellente en salade, non le trèfle commun.

Telle qu’elle est menée de nos jours, cette fête amène les participants, qu’ils soient chrétiens ou pas, à porter au moins un vêtement arborant du vert, à assister à des défilés dans les rues, à consommer des plats et des boissons irlandaises, en particulier des boissons alcoolisées (telles les bières nationales et le stout irlandais, soit la «Murphy’s», la «Smithwick’s», la «Harp» ou la «Guinness», même des whiskeys, des cidres irlandais et des «Irish coffee»).

À tous les Irlandais, joyeuse fête et heureuse célébration annuelle… dans la modération, sans enfoncement… dans la beuverie et le chauvinisme.

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