LA RECONNAISSANCE, QU’ON APPELLE AUSSI «GRATITUDE»…

Nous traiterons dans ce document de la loi de la Reconnaissance et de la Gratitude qui porte également, à l’occasion, les noms de loi du «Bon Gré», du «Savoir Gré», du «Merci», de l’«Action de grâces».

Malgré que les notions de reconnaissance et de gratitude soient passées de mode, les Sages persistent à les ranger parmi les plus grandes vertus.  En spiritualité, on fait même de la reconnaissance, qui engendre la gratitude, une loi cosmique fondamentale.  Jésus lui-même leur aurait reconnu leur noblesse dans le passage de la guérison des dix hommes qu’il avait guéris.  Ce Maître, qui donnait toujours, recevait pourtant rarement de la gratitude.  Mais peut-être vaut-il mieux rappeler le passage lui-même pour raviver la mémoire de chacun.  Alors, voyons comment l’Évangile le raconte : «Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre.  Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent: Jésus, maître, aie pitié de nous!  Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, leur guérison se produisit.  L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Diereconnaissanceu à haute voix.  Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces.  C’était un Samaritain.  Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?»

Cette question de Jésus devait nous pousser à entreprendre une profonde réflexion sur notre degré de reconnaissance et de gratitude.  Car, malgré tous les dons précieux et tous les droits naturels dont nous jouissons, n’oublions-nous pas souvent de reconnaître les abondantes bénédictions qui nous échoient?  Elles deviennent si naturelles qu’on ne les compte plus.  La gratitude commence par la formation d’une attitude.  Tandis que pour certains, chaque pomme, bien frottée, brille, pour d’autres, ils ne voient que les petites taches qui ressortent au frottement.  Il faut toujours prendre garde de ne pas rejoindre la foule grandissante des ingrats qui finissent par devenir complètement insensibles aux bénédictions à force de se plaindre de leur misère.   Car, paraît-il, la reconnaissance et la gratitude engendrent l’expansion à tous égards, augmentant ainsi  la joie, la prospérité, la plénitude et le bonheur.

Vous doit-on quelque chose?  Soyez franc, beaucoup d’entre vous avez le sentiment que quelqu’un vous doit quelque chose.  De quoi s’agit-il dans votre cas?  De l’amour ou de l’affection?  Des moyens de subsistance?  Des cadeaux d’anniversaire ou des étrennes à la saison des fêtes?  Une voiture?  De l’argent?  Du respect (dans ce dernier cas, il s’agit d’une attitude plaisante que peu d’entre nous rejetteraient)?  La loyauté?  Une explication?  L’Assistance sociale gratuite?  Et vous mettez en colère, vous exprimez de la frustration ou vous devenez dépressif si vous ne recevez pas ce que vous croyez vous être dû.  Comment réagissez-vous lorsque vous recevez de telles choses?  Vous sentez-vous heureux, reconnaissant ou peut être simplement méritant?

Croire qu’on vous doit des biens matériels ou des attitudes psychiques, c’est supposer que vous avez droit à ces choses là.  Pourtant, toute autre chose, dans la vie, semble représenter une prime, soit un bien ou un bienfait donné librement.  Si on parvient à croire qu’on n’a pas vraiment le droit aux cadeaux, aux présents, aux faveurs, aux privilèges, on se sent plus en mesure de montrer sa reconnaissance lorsque qu’on les reçoit.  À l’inverse, si on croit que quelque chose est un dû, il est peu probable qu’on sente la nécessité d’exprimer une haute appréciation en le recevant.   Pourtant, on devrait être infiniment reconnaissant pour tout acte de générosité et pour toute marque de gentillesse.   Même qu’on devrait cultiver une attitude de gratitude pour ceux qui tiennent leurs promesses ou qui répondent à nos attentes.  Ne s’en trouve-t-il pas pour rompre leurs accords et vivre malhonnêtement?  Ces simples considérations devraient aider à mieux apprécier ceux qui restent dignes de confiance.

La distinction entre la reconnaissance et la gratitude

Dans les conversations courantes, les gens ne prennent pas toujours le temps d’établir une différence entre la reconnaissance et la gratitude.  De ce fait, à un article ou à un autre de tous les dictionnaires, on les donne pour des synonymes presque parfaits.  Ainsi, on définit diversement la reconnaissance comme le «sentiment qui incite à se considérer comme redevable envers la personne de qui on a reçu un bienfait» (Le Petit Larousse);  «sentiment qui pousse à éprouver vivement un bienfait reçu, à s’en souvenir et à se sentir redevable envers le bienfaiteur» (Le Petit Robert);  «gratitude» ou «mémoire des bienfaits reçus» (Dictionnaire usuel par le texte et par l’image de Quillet-Flammarion).  Au mot gratitude, on donne les définitions suivantes : reconnaissance d’un bienfait reçu (Le Petit Larousse);  «sentiment d’affection que l’on ressent pour celui dont on est l’obligé» (Le Petit Robert);  «reconnaissance pour un bienfait reçu» (Dictionnaire usuel par le texte et par l’image de Quillet-Flammarion.

Comme la langue française reconnaît peu de mots comme synonymes parfaits, on gagnerait probablement à revenir à l’étymologie des deux mots pour clore le débat sémantique.  En ce domaine, il faudrait accepter la reconnaissance comme la «réalisation qu’un acte constitue un bienfait», tandis que la gratitude concernerait l’«expression sincère même de cette constatation d’être redevable d’un bienfait».  Pour sa part, la gratitude désigne le sentiment de reconnaissance, qui naît d’un mouvement naturel et spontané du cœur, pour marquer l’appréciation profonde d’un bienfait que l’on a reçu, mais sans se sentir l’obligé de celui qui l’a accordé.

De ce fait, être reconnaissant consisterait à prendre conscience que l’on est redevable à un tiers qui a procuré un bienfait.  Ainsi, la reconnaissance identifierait d’abord une opération de l’esprit.  Elle marque une évaluation ou une appréciation généralement accompagnée d’une certaine dose de contentement ou de satisfaction.  Et ce n’est qu’accessoirement qu’elle peut susciter, à l’occasion, de l’estime ou occasionner un surcroît d’affection.  Le bienfait reçu paraît si précieux qu’on est porté à aimer cette personne du fait qu’elle l’a procuré.  Dans ce contexte, la reconnaissance implique toujours un mouvement intime propre à souligner l’importance de ce qu’on a reçu.  C’est une expérience qui se fonde sur la générosité et qui l’augmente.

Dans certains cas, on veut remercier celui qui nous a donné.  Par exemple, on peut se dire : «J’ai un grand respect pour mon père et j’aimerais lui faire des faveurs en reconnaissance de ce qu’il m’a apporté.»  Dans d’autres cas, on veut faire bénéficier d’autres personnes de la chance qu’on a eue.  C’est le cas quand on se dit: «Je me trouve privilégiée d’avoir pu étudier et je désire donner aux jeunes des occasions comparables à celles que j’ai connues.»

Quant à la gratitude, elle repose aussi sur une forme de reconnaissance envers un être dont on se sent le débiteur, mais il s’en dégage une plus grande impression d’obligation.  Les deux exemples qui précèdent illustrent bien la distinction entre la gratitude et la reconnaissance.  Le premier exemple éclaire la reconnaissance tandis que le deuxième démonte la gratitude.  Ainsi, on considère comme normal que son père se soit comporté comme un bon parent, bien qu’on se trouve privilégié de son attitude.  On n’est pas obligé à son égard.  À l’inverse, les personnes qui ont offert l’hébergement, elles, n’avaient aucune obligation de le faire avec autant de générosité.  De ce fait, avec elles, on a l’impression d’être en dette.

Dans certains cas, la reconnaissance peut comporter une idée de faveur ou de privilège.  Cette expérience de reconnaissance met en évidence un apport que l’on considère précieux.  Elle implique toujours un tiers, qu’on tient pour responsable de cet apport.  Elle peut susciter une gamme d’émotions.  Pour que l’expérience de reconnaissance soit complète, il faut l’exprimer à la personne concernée.  Une telle expression, de manière ouverte et directe, donne souvent une impression de plénitude.  C’est une occasion de mettre en lumière des liens importants qu’on a gardés jusque là plus ou moins dissimulés.  Cela permet habituellement un rapprochement affectif entre les personnes concernées.  En revanche, la personne qui fait des faveurs sans jamais exprimer directement sa reconnaissance entre dans une impasse.  Par son retrait, elle ne peut atteindre l’équilibre recherché. C’est ce qui explique la multiplication des tentatives et leur insuccès bien caractéristique.

En outre, la reconnaissance aide à éviter les regrets et les remords.  Lorsqu’on ne s’est pas donné l’occasion d’exprimer sa reconnaissance, donc de tenir suffisamment compte de son appréciation intime, on peut ultérieurement en éprouver du regret, ressentant un état de malaise face à la personne dont on est tributaire.   Encore, on peut déplorer qu’il soit trop tard pour la lui manifester concrètement.  Ainsi, on reste sur l’impression d’avoir mené une expérience incomplète.  Il s’agit d’une expérience qui a été partagée, dans sa première partie, lorsqu’on a reçu.   Mais elle ne l’a pas été dans le deuxième temps, c’est-à-dire lorsqu’on a réalisé toute l’importance de ce qu’on avait reçu.  Dans le cas de la reconnaissance le besoin de montrer son appréciation n’est pas un devoir, mais bien un élan de l’intérieur.

On gagne à comprendre la différence subtile qui existe entre la reconnaissance et la gratitude.  Cette subtilité se maintient au niveau de la nécessité de réagir à un bienfait ou d’exprimer son appréciation.  Ainsi, on reçoit l’impulsion d’aller jusqu’à exprimer sa reconnaissance pour compléter son expérience.  Dans le cas de la gratitude, c’est différent: on ressent plutôt le besoin de dédommager un débiteur ou de compenser d’une façon ou d’une autre, auprès de lui, pour ce qu’il a fait, pour rétablir l’équilibre dans les échanges.  On dirait que, dans le cas de la reconnaissance, on se doit à soi-même d’exprimer son appréciation, tandis que, dans celui de la gratitude, on ressent devoir un retour au moins verbal pour se sentir équitable.

La gratitude sert surtout à celui qui l’exprime.  Dans nombre de cas, elle peut représenter un paiement insuffisant.  Elle ne peut suffire du fait qu’elle ne procure qu’une satisfaction symbolique, un genre de flatterie de l’image de soi.  Il n’en reste pas moins qu’elle reste souvent la seule façon adéquate de payer quelqu’un pour sa générosité.  Que faut-il comprendre dans ce paradoxe?  Eh bien, premièrement, il faut comprendre que la gratitude n’est rien d’autre qu’un symbole, si on l’examine du point de vue des besoins et de leur satisfaction.  Par exemple, contrairement à l’air, à la nourriture ou à l’amour, elle ne correspond à aucun besoin fondamental réel et elle ne peut, par elle-même, apporter de satisfaction.  C’est seulement ce que la personne qui la reçoit en fait qui peut lui donner une utilité quelconque.  Sans cette collaboration, la gratitude est sans valeur réelle.

La seule façon dont la gratitude (tout comme la considération ou le mépris par exemple) peut atteindre quelqu’un, c’est par ce qu’elle en fait elle-même.  Si une personne s’inquiète grandement de sa valeur comme être humain, elle peut faire de cette gratitude une preuve de valeur et s’en servir pour renforcer son assurance.  Mais cet apaisement sera de courte durée, car c’est son image d’elle-même qui sera redorée, non sa valeur qui sera augmentée.  La satisfaction qu’elle en aura tirée sera semblable à celle qu’elle prendrait à entendre quelqu’un qui la flatterait en lui attribuant des mérites exagérés (au moins à ses yeux).  Son image personnelle pourrait s’en trouver un peu améliorée, sur le moment, mais elle saurait fort pertinemment, au fond, qu’elle ne mérite pas ces compliments (selon son propre avis).  Et dans ce domaine, c’est sa propre opinion qui importe avant tout.

Cependant, dans des circonstances très particulières, il arrive que le fait d’être reconnu ou apprécié puisse avoir une valeur réelle.  C’est ce qui se passe lorsqu’on parvient à dénouer les nœuds illicites et illégitimes de ses relations.  Mais cela, c’est une autre histoire dont nous parlons ailleurs.

La dynamique de la gratitude

Quoi qu’il en soit, pour la majorité des êtres humains, la reconnaissance et la gratitude ne représentent plus une vertu, une valeur éthique.  Elles ont dévié en un simple critère de bienséance, en une marque de civilité ou en une petite règle de l’étiquette.  Ainsi, elles se résument souvent à un merci machinal, presque toujours embarrassé.  De nos jours, pour le meilleur ou pour le pire, les règles de bienséance et de courtoisie ont perdu la cote.  Il est vrai que les règles de politesse servaient souvent à couvrir un certain degré d’hypocrisie en réprimant l’affirmation trop crue de la vérité pour maintenir le décorum ou pour ménager les susceptibilités.  On a longtemps cru, à tort, qu’on pouvait maintenir l’harmonie en évitant de faire des vagues, ce qui ne contribue qu’à garder un conflit latent.  En fait, à tous les niveaux de la morale et de l’éthique, les remises en question des dernières années doivent amener à s’interroger sur le sens de la reconnaissance et sur son objectif premier, qui devrait être l’expression profonde et bien ressentie de la gratitude.

On pourrait commencer par s’interroger sur la validité du principe qui invite impérieusement à rendre grâce à Dieu, à l’Univers, à la Nature, à la Hiérarchie cosmique.  D’une part, est-il logique pour un esprit contemporain d’affirmer que Dieu, l’Être unique et suprême, un Être d’amour, de magnificence, de plénitude, de félicité et de perfection, qu’on dit en outre impassible et imperturbable, exigerait de ses créatures de chanter ses louanges et de lui rendre grâce.  Il est certain que l’Être infini et éternel, qui détient tous les attributs et qui connaît sa propre valeur, n’a que faire des salamalecs de gratitudeses créatures.  Pour ce qui concerne plus directement l’être humain, une créature mandatée par le Créateur de valider ses concepts divins, à divers niveaux de la Conscience cosmique, ne serait-ce pas plutôt à Dieu qu’incomberait le devoir de l’assurer de l’Approvisionnement universel, ce qui semble être un simple dû ou un juste salaire?  Autrement dit, un être incarné doit-il de la gratitude au Créateur qui est naturellement appelé à assumer une responsabilité parfaitement inéluctable, ce qui s’appelle le devoir relevant d’un rôle fonctionnel, dût-il être Dieu?  Car c’est Dieu qui est tout, possède et détient tout.

On pourrait poursuivre en s’interrogeant sur la validité du même principe quand il s’applique à autrui.  L’être humain doit-il de la reconnaissance à celui qui lui fait du bien en lui rendant un service, en lui accordant un bienfait, en améliorant sa situation?  La loi de l’Amour impose l’échange et le partage pour permettre à tout de circuler ou de rester en mouvement.  Et, dans ce va et vient du don et du retour, l’échange doit aller jusqu’au pardon et à la compassion.  En cela, il faut comprendre que la Vie ne représente jamais qu’une Grande Pièce de Théâtre, montée de toute pièce, pour permettre aux êtres dotés de conscience de comprendre les lois de l’Énergie cosmique qui fondent la Dynamique universelle, avant d’entreprendre leur carrière de co-créateurs.  Alors, jusqu’à quel point un être doit-il de la gratitude à un autre, si celui-ci doit s’acquitter, sans attente, de sa responsabilité cosmique de traiter les autres comme il aimerait être lui-même traité et d’offrir à toutes les créatures le meilleur?  Ne fait-il pas partie du devoir d’état de chacun d’assister les autres selon sa compréhension et ses moyens, s’il est capable de s’investir amoureusement et dans le respect de lui-même?  Les Maîtres disent qu’un être humain ne doit jamais rien à personne, dût-il avoir reçu le plus grand service ou le plus grand bienfait, par exemple celui d’avoir été sauvé d’un péril fatal.  Tout ce qu’un être libre fait, il le fait par choix, et il doit assumer seul les conséquences de ses choix.  En outre, il doit toujours agir dans la gratuité, sans attente de retour, de préférence dans le silence et le secret.  Nul ne peut attendre la gratitude d’un autre, encore moins l’exiger.  Surtout qu’une telle expression d’appréciation, quand elle s’adresse à un être mentalisé, risque de provoquer un mouvement de l’ego ou un débordement de la personnalité.  Or la majorité des êtres incarnés démontre déjà un ego passablement bien développé ou dimensionné.  L’ego dispose facilement à récupérer exagérément tout bénéfice à son avantage.

En spiritualité, on dit que la reconnaissance exprimée à Dieu est une perte de temps, tandis que la reconnaissance exprimée aux autres, qui résulte d’une incompréhension des mécanismes de l’énergie, ne sert, bien souvent, qu’à enfler leur ego. D’une part, se complaisant dans sa propre splendeur et s’exprimant dans l’impassibilité, Dieu n’a nul besoin des élans de reconnaissance de l’être humain, qu’il lui adresse bien souvent, du reste, pour se concilier ses faveurs, alors qu’il n’en accorde jamais, traitant toutes ses créatures sur un pied d’égalité, par la causalité.  D’autre part, nul ne doit jamais de reconnaissance à un autre pour ce qu’il est de son devoir de faire, car c’est de Dieu, par la causalité, qu’il doit attendre un juste retour, comme toute récompense d’avoir accompli son devoir d’état, non de celui à qui il a aidé.  Surtout que, si le hasard n’existe pas, nul ne doit rien à qui que ce soit pour ce qu’il attire ou pour ce qui lui arrive, n’étant pas responsable des canaux réceptifs que la Vie emprunte pour l’atteindre et lui rapporter ce qui lui revient en propre.

De ce fait, ce n’est pas à ce niveau que la gratitude importe.  Elle prend toute son importance en regard de la loi de l’échange ou du don et du redon.  Car, chaque fois qu’un individu reconnaît ce qu’il possède ou apprécie ce qui lui arrive, par la vibration qu’il émet, il en augmente la présence dans sa vie, alors que, chaque fois qu’il ne le reconnaît pas, il devient pour lui plus difficile de recevoir davantage.  La reconnaissance commence donc par l’appréciation de ce qu’on possède déjà, ce qui permet d’attirer davantage.  Plus on constate qu’on reçoit et plus on exprime sa joie pour ce qu’on reçoit, davantage on reçoit.  Ainsi, il faut toujours être prêt à recevoir, à prendre, à saisir les signes et à sauter sur les bonnes occasions, toujours plein de reconnaissance pour la plus petite chose qui s’ajoute dans sa vie.  Et il faut savoir donner autant qu’on reçoit et recevoir autant qu’on donne.   Car qui donne plus qu’il ne reçoit épuise ses réserves et s’attire le mépris, s’isolant de plus en plus dans l’amertume, tandis que celui qui prend plus qu’il ne donne, finit par être perçu comme un profiteur et un parasite et par être écarté, s’étiolant dans la solitude, la monotonie et l’ennui.

Par ces considérations, on peut légitimement croire que l’injonction d’exprimer une gratitude ajustée au bienfait reçu sert davantage le bénéficiaire que le bienfaiteur.  Alors, tous ces écrivains profanes qui font l’éloge de la gratitude ou qui se plaignent de l’ingratitude de leurs semblables laissent facilement percer l’intérêt qu’ils ont à le faire.  Une telle attente ne peut se fonder que sur une exigence voilée, sur une frustration douloureuse ou sur un égoïsme larvé.  C’est comme celui qui reproche à un autre d’agir en égoïste, il porte généralement un intérêt peu louable de le faire.  On peut considérer comme suspecte l’attente de recevoir de la gratitude d’un débiteur présumé.

Alors, que faut-il penser de la gratitude?  Dans un premier temps, au niveau personnel, la gratitude sert à rappeler à un être doté de libre arbitre la gratuité de tout ce qui existe dans le Système divin.  Chacun n’a qu’à s’y servir par sa créativité.  Tout y a été placé par avance et par prévenance.  Avant même qu’il demande, il a déjà reçu.  En deuxième lieu, elle l’amène à reconnaître qu’un bienfait ne constitue jamais pour lui un dû.  Et il n’y a pas en cela de paradoxe.  Troisièmement, elle contribue à ouvrir le cœur d’un être.  Or, on sait que le centre cardiaque est le siège de la croissance et de l’expansion à tous égards.  L’abondance et la prospérité s’expriment au gré de l’ouverture des vannes du cœur.  Tout afflue facilement dans la vie de celui qui garde le cœur ouvert.

La gratitude constitue l’affirmation la plus puissante qu’on puisse faire à Dieu, une attitude à laquelle il a répondu avant même qu’on le demande.  C’est l’acceptation de ce qui est déjà accordé dans la foi.  Elle amène à apprécier au lieu de supplier et de quémander.  Mais elle ne doit jamais amener à simuler un désir de manipuler les Forces supérieures, ce qui reviendrait à se tromper soi-même et à se frustrer des plus grands bienfaits.  Rejoignant l’attitude pleine de foi du petit enfant, qui est sûr de voir des miracles s’accomplir, la gratitude sincère permet de dépasser le mental avec ses jugements étriqués.  Elle permet d’ouvrir la porte dorée qui donne sur la salle aux trésors divins.  Ainsi, une manière de s’ouvrir à recevoir davantage consiste à apprendre à apprécier ce dont on jouit déjà.  Comme l’être humain n’est redevable de rien, en principe, il doit savoir exprimer sa gratitude, même pour les choses les plus simples, comme les fleurs qu’il aperçoit en chemin, le sourire d’un étranger, les chaleureux rayons du Soleil, la couleur d’une pierre, le chant d’un oiseau, le murmure d’un ruisseau.  Chacun a déjà un tel devoir de gratitude qu’il doit remercier pour sa belle tournure d’esprit, pour une pensée inventive ou ingénieuse, pour la noblesse de ses buts, pour ses potentiels illimités, pour sa liberté d’agir.  Par-dessus tout, chacun doit exprimer une grande reconnaissance pour la filiation spirituelle de la Tradition qui a permis de relayer la connaissance d’âge en âge.  Il faut savoir gré à tous les humbles et courageux artisans qui, dans l’ombre, ont perpétué le Savoir jusqu’à soi.  Il faut s’exprimer gracieusement à l’endroit des serviteurs effacés qui adoptent cette même attitude pour la garde en éveil encore aujourd’hui.

Il existe infiniment d’occasions et de raisons d’exprimer sa gratitude et d’apprécier qui on est.  La gratitude commence par le fait de constater ce qu’on possède déjà et qu’on continue, actuellement, à recevoir.  Plus un être est reconnaissant de ce dont il bénéficie, même des choses apparemment insignifiantes, simples et usuelles, plus il se permet de recevoir.  Cette attitude ouvre à apprendre à recevoir et à partager.  Une des manières d’attirer davantage consiste à consacrer plus de temps à apprécier ce qu’on détient déjà et à exprimer ce qu’on apprécie dans son environnement.  Alors, on constate rapidement que l’Univers s’épanche sur soi, s’ouvre pour offrir davantage.  Mais ce sentiment vise moins à rendre hommage à Dieu et à l’Univers qu’à se rendre réceptif à de nouvelles bénédictions.  Au premier chef, il faut comprendre que l’on n’est redevable de rien, que les dons de Dieu sont dispensés gratuitement, qu’on n’est que le régent de ce que l’on reçoit, que tout vient d’une Source supérieure, amoureuse et généreuse.  On s’établit dans cette perspective juste que, sans l’Être suprême, on n’est rien, que c’est par lui que l’on peut tout et que l’on obtient tout.  Ainsi, on se tire de l’égoïsme et des jeux de pouvoir, on revient à une conception plus simple et plus humble de l’Économie universelle.  En fait, on ne peut rien faire d’autre que de demander, d’accueillir et de remercier, faisant ensuite l’usage le plus évolutif de ce que l’on reçoit.  En reconnaissant ainsi une Autorité suprême qui dépasse son être, on accepte mieux sa mission, son service et son but ultime, on accepte de poursuivre, outre son bien personnel, le bien collectif et le bien individuel de chacun.

Quand on y songe bien, on doit reconnaître que nul n’est son propre chef en toute indépendance, puisque chacun tire son être de Dieu.  De ce fait, chacun gagne à chercher à comprendre sa relation éternelle avec le Créateur.  En outre, personne n’est vraiment en mesure de créer ce dont il a besoin.  Ce sont les divers Agents ou Auxiliaires de la Providence qui pourvoient aux besoins vitaux et aux nécessités essentielles de l’être humain et de toutes les créatures.  La prospérité universelle ne dépend nullement de ses efforts, mais des agencements conçus par l’Architecte de l’Univers et mis en œuvre par les devas.  À proprement parler, l’être humain n’est pas l’auteur de ses jours ni de ses actes, qui sont accomplis par la Nature.  Personne n’est la cause véritable et exclusive de ce qu’il accomplit et réalise.  Voilà pourquoi un bon moyen de modifier rapidement la qualité de son énergie, surtout lorsqu’on traverse une mauvaise passe, qu’on se sent vide et épuisé, qu’on s’ennuie dans son milieu, c’est de commencer à énumérer les bienfaits dont on jouit présentement, tout simples qu’ils soient, et d’adresser sa gratitude à son Guide intérieur (son Soi suprême) et à l’Univers.  Voilà un moyen très efficace de se tirer de la morosité, de la stagnation, d’un cercle vicieux ou de la tristesse car il contribue à purifier son champ magnétique personnel et à élever ses vibrations.

Pour tout dire, chacun gagnerait, au réveil, à consacrer deux minutes à cette pratique pour voir le reste de sa journée changer pour le mieux.  Toutefois, on comprendra que cette gratitude ne doit pas viser seulement à offrir un remerciement poli.  Elle doit surtout chercher, par la reconnaissance de ce qu’on possède déjà, à tirer de l’égocentrisme et à accroître les bénédictions de toutes sortes.  En remerciant régulièrement l’Univers pour ce dont on bénéficie déjà, on attire davantage de biens, mais aussi d’aide, de collaboration et de support.  La gratitude contribue à ouvrir le cœur et à illuminer son environnement.  Par ce fait, on augmente sa fréquence vibratoire en se reliant à son âme et à son Essence divine.  La gratitude sincère engendre une vibration subtile, raffinée et élevée, qui attire à soi ce qu’on désire.  Au moment de la formulation de sa gratitude, l’Univers fait vibrer en soi une note harmonieuse par laquelle on obtient plus qu’on demande.  Mais la gratitude ne doit pas chercher à obtenir des faveurs ni des privilèges, mais à exprimer une conviction, une attention et un ressenti chaleureux pour accroître son rayonnement d’amour.  Elle permet de réaliser le grand nombre de présents qu’on reçoit dans son quotidien, jour après jour.  Surtout, lorsqu’on rend grâce à la Vie, la structure de son corps astral ou sensible se réorganise d’elle-même, faisant appel à des ondes plus élevées et plus raffinées.  Voilà qui favorise, en premier lieu, le renforcement de la vitalité, de l’harmonie, de l’abondance, du succès, de la plénitude, de la joie, de la sérénité.  Et voilà qui renforce la confiance et la foi.

Les Sages disent à juste titre que celui qui sait reconnaître ce qu’il possède déjà et s’en sert bien s’assure de toujours recevoir davantage, mais que celui qui n’y parvient pas, stagne, périclite et finit par régresser.  Bien sûr, seule la gratitude spontanée, donc parfaitement sincère et bien ressentie, peut accomplir la merveille de multiplier les bienfaits et les bénédictions.  La gratitude machinale ou superficielle, exprimée du bout des lèvres, n’opère jamais de grands prodiges.

La manière d’exprimer la gratitude

Beaucoup de gens se demandent quelle est la manière la plus convenable d’exprimer leur gratitude.  Évidemment, son expression commence par une appréciation intérieure de tout nouveau bienfait et par la bénédiction intime de son auteur.  Mais, avant cela, elle commence par l’appréciation du fait de participer à la vie, à la magnificence de Dieu, à la beauté de l’Univers, à la générosité de la Providence.  Ici, il convient de se rappeler que la Providence ne participe qu’au bien individuel et collectif, ce qui ne signifie jamais qu’elle n’apporte que des expériences agréables.  La Providence – qui ne représente qu’un autre nom de l’Approvisionnement universel, de la Causalité éthique ou de la Justice immanente– élève ou abaisse chaque être évoluant selon les besoins évolutifs du moment.  Elle ordonne les justes retours négatifs ou positifs pour lui apprendre à devenir créatif et constructif afin qu’il parvienne à mieux se connaître et à s’accomplir parfaitement.

L’expression de la gratitude peut se poursuivre par l’appréciation des petits miracles du quotidien qui, au-delà des apparences, qu’ils soient agréables ou désagréables, ramènent tout dans l’équilibre, de manière à rétablir l’Ordre cosmique quand il a été dérangé.  La pratique la plus simple pourrait consister à mesurer les progrès que l’on a accomplis ou le degré d’évolution qu’on a atteint à travers les hauts et les bas de la vie.  On pourrait ensuite faire mentalement le tour de ses possessions et de ses acquisitions actuelles à tous les niveaux.  Évidemment, chaque matin, on peut exprimer sa gratitude de participer encore à la vie terrestre.  On pourrait signifier toute sa gratitude à la Nature, sous toutes ses formes, en l’embrassant d’un nouveau regard.  Plutôt que de la voir en fonction du profit que chacun peut en tirer, on pourrait la reconnaître, avec tendresse, amour et compassion, dans toute sa générosité, sa force et sa fragilité.  Puis, en fin de journée, par exemple avant de s’endormir, on pourrait établir la liste de toutes les raison qu’on a de se réjouir de vivre encore, ce qui comporte, bien sûr, une évaluation des biens et des bienfaits qui se sont ajoutés dans sa vie.  Et si on ne trouvait aucun motif très consistant de s’égayer, on pourrait toujours se dire que chaque jour apporte son lot de leçons salutaires qui permettent de développer sa compréhension, d’agrandir son cœur et d’ouvrir sa conscience.

À proprement parler, on peut dire que la gratitude exprime l’appréciation même du cœur et qu’elle constitue le cœur de la prière, dans la mesure où, se fondant sur la pureté d’intention, elle ne cache aucun intérêt personnel mesquin.  Du reste, ces qualités se confirment par la spontanéité et l’intensité de la réaction individuelle.  La gratitude exprime le fait qu’on reconnaît qu’un acte, qu’une situation ou qu’un événement représente un bienfait.  Elle tient compte de toutes les bénédictions qui se produisent, des plus petites aux plus grandes, des plus négatives aux plus positives, ne serait-ce que pour reconnaître chaque leçon de vie qu’elle comporte.  Une bénédiction ne se manifeste pas toujours par un fait positif : elle peut prendre la forme d’un revers, d’un échec, d’une difficulté, d’un problème, d’un malaise, d’un contretemps, d’un retard.  À l’occasion, certains délais peuvent faire toute la différence entre la vie et la mort.

Mais il est difficile de dégager l’impression d’être redevable, si on considère que tout ce qui se produit dans sa vie relève de ses seuls efforts, de son unique application, de son seul mérite.  C’est oublier que certaines circonstances échappent à toute prise individuelle.  Dans la vie, certains éléments relèvent d’une prédisposition génétique, d’autres des expériences de l’enfance, d’autres du degré d’intégration à la société, d’autres des cycles de la Nature, d’autres de la Finalité cosmique.  Cela ne doit pas inciter à vivre dans la complaisance parce qu’on en est venu à croire à la prédestination ou parce qu’on a développé une mentalité fataliste de victime.  Nul ne doit se résigner à accepter sa situation telle qu’elle se présente parce qu’il croit ne pouvoir rien y changer.  Dans le Système divin, le libre arbitre confère tout de même un degré relatif d’individualité, d’autonomie, d’indépendance et de liberté.

Une analyse régulière permet de distinguer ce qui provient de la créativité personnelle (consciente et inconsciente), du concours généreux d’autrui, de la dynamique de la Nature, d’un coup de pouce de la Hiérarchie cosmique ou de l’intervention  directe du Créateur.  Hélas, dans une société laïque et séculière relativement riche, il est difficile de saisir l’importance de la gratitude dans ses racines spirituelles.  La pensée mondaine renforce l’individualisme et, par lui, l’égotisme et l’égoïsme.  Or une personne égoïste croit que tout lui est dû, et tout de suite, d’ogratitude-gratefulnessù elle ne cesse de réclamer toujours davantage, peu soucieuse de savoir si elle ne marcherait pas sur les plates-bandes du voisin ou si elle ne lui abandonnerait pas ses propres responsabilités.  Pour elle, la fin justifie les moyens.  Pourtant, la pratique de la gratitude n’en reste pas moins, à plusieurs égards, la meilleure approche de la vie.  Et elle reste de mise en tout temps.  Sauf qu’on comprend peut-être mieux son importance en période néfaste qu’en période faste.

Dans ce monde contemporain, où on a développé une société de consommation, le bonheur est souvent associé à la quantité des possessions.  On y cherche surtout la jouissance sous toutes ses formes, la renommée (la célébrité), le pouvoir, l’acquisivité (le désir d’accumuler les biens).  On établit facilement sa valeur à son degré de richesse et de notoriété.  On refuse de regarder en face l’âge, la pauvreté, la pollution, la maladie, la mort.

La gratitude suppose la reconnaissance de la bonté et de la part d’aide extérieure qui sous-tendent une expérience ou une phase de sa vie.  Elle accepte la contribution qui provient du concours d’une autre source que soi.  Tout bien considéré, les éléments les plus simples de la vie (l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit, les aliments que l’on mange, l’abri dont on jouit, la situation qu’on occupe, jusqu’au métier ou à la profession qu’on exerce) relèvent largement d’une contribution extérieure ou d’un concours de circonstances.  Mais comment peut-on le comprendre dans un monde où tout s’achète, où presque, si on y met le prix.  On vit dans un univers où tant de choses désirées sont disponibles.  En général, par les temps qui courent, le degré de gratitude se mesure à la valeur d’une réalité coûteuse ou d’un acte perçu comme une faveur ou comme un privilège.  On ne se penche plus pour ramasser un sou.  Dans le quotidien, on ne ressent jamais de gratitude que si on peut reconnaître que ce qui a été fait ou accompli à son endroit repose sur la bonté pure, sur la générosité parfaite, sur la plus grande gratuité.  Au point qu’on en vient parfois à se surprendre et à se méfier quand quelqu’un exprime à son égard un geste de pure gentillesse.  On se dit tout de suite qu’il doit avoir une petite idée derrière la tête.  Ainsi, de plus en plus de personnes n’expriment plus jamais la moindre gratitude, mais elles trouvent toujours à redire quand on ne leur en exprime pas.  Tout coûte si cher que toute dépense devient fort méritoire!

En fait, la gratitude aide à transformer la conscience du manque et de la limite en conscience de possession et de pouvoir.  Quand on sait compter les bienfaits et les bénédictions, si minimes qu’elles soient, on ne voit plus que ce qui fait défaut.  Bouddha a dit : «La cause de la souffrance réside dans les attentes égoïstes.»  En effet, celui qui vit constamment dans la conscience de ses besoins réussit difficilement à apprécier ce qu’il possède déjà.  Comment celui qui considère sans cesse ses limites et ses carences peut-il s’ouvrir à la compréhension, à la générosité et à la compassion?  À l’inverse, celui qui sait apprécier ce qu’il possède et détient déjà ne tarde pas  à développer un état d’esprit qui le mène progressivement à accepter que l’Univers peut toujours lui offrir ce dont il a besoin.  Il se relie à la Providence du Ciel.  Et, ce faisant, il reçoit la direction intime qui lui permet de s’accomplir dans le savoir, la prospérité, le bien-être, l’aisance, le succès.  On ne peut pas passer son temps à se centrer sur ce qui manque encore et prospérer ou réussir.  Quand on se concentre trop sur ses limites, on centre son mental sur le manque et on le distrait, d’où il ne peut compter les bienfaits de la vie quotidienne.  C’est comme quand on a très mal, on ne perçoit plus que son mal.  Pourtant, même quand on croit ne plus rien avoir –ce qui n’est jamais aussi vrai que ce qu’on en dit– il reste toujours la vie, l’air et le vent, le soleil, la lune, les astres, les étoiles, les oiseaux, les amis, les êtres chers.  Il reste surtout ses potentiels, maintenus en latence, qu’on peut enfin trouver le temps d’activer!

Au-delà de ces considérations, il existe une équation cosmique qui révèle que, plus un être est rempli de lui-même, moins il reste de place pour accueillir sa divinité et ses bénédictions.  Dans la même perspective, plus un être se centre sur le manque, plus il s’écarte du plein.  Plus un être se sent séparé de Dieu, plus il se sent seul, plus il éprouve de difficultés, plus il rencontre de problèmes.  C’est dans la Lumière qu’on voit clair et qu’on cesse de s’entraver partout.  Les attentes se révèlent très improductives parce qu’elles cultivent l’impression de manque et qu’elles augmentent les besoins.  D’une part, elles créent une tension qui retarde ou annule la manifestation de ce qu’on espère.  D’autre part, elle substitue l’évaluation du mérite personnel au verdict de Dieu, ce qui résulte généralement en une évaluation au rabais et en un amoindrissement du retour.  La meilleure façon d’échapper aux attentes, c’est d’affirmer avec conviction : «Tout se passe toujours comme cela doit se passer.  Tout ce qui est et arrive est toujours parfait.» 

Et c’est la stricte vérité.  Malgré ce qu’on peut croire, nul ne peut contrôler les gens, dominer les événements, maîtriser la Nature, asservir Dieu ou l’amadouer.  La volonté de tout mener provient du fait qu’on redoute que ce que l’on espère puisse ne pas se produire ou se manifester au moment opportun ou que ce dont on a besoin ne soit pas disponible au moment souhaité.  Sur cette lancée, avec tous les sursauts de l’ego que l’on peut imaginer, on en vient à fonder toute sa vie sur la peur : peur du manque, peur de la limite, peur de l’impuissance, peur de perdre, peur de se faire prendre, peur de se faire avoir, peur d’être exploité, peur de ne pas réussir, etc.  Pourtant, au-delà du temps, seules les initiatives d’amour prévalent et demeurent.  Or l’amour amène à reconnaître tous les événements de la vie comme des leçons instructives ou édifiantes.  En cela, la gratitude permet d’abord de rétablir son contact avec Dieu et de renforcer son lien avec lui, ce qui constitue un gage d’expansion, donc de bien-être, de prospérité, de réussite, de bonheur.   Quand on est avec Dieu, on n’est plus jamais seul.  La gratitude est la clef qui donne accès à toutes les possibilités.

Celui qui sait exprimer sa gratitude s’attire lui-même la reconnaissance des autres et il en vient à percevoir la gratitude qui vibre dans tout ce qui l’entoure.  Les semblables s’attirent.  On entre toujours en résonance avec ce que l’on reconnaît et accepte.  Plus on se concentre sur un état d’être, plus on en remplit sa vie.  La merveille de la gratitude sincère, c’est qu’elle écarte les éléments négatifs, rendant son expérience évolutive de plus en plus créative et constructive.  Alors que les sentiments négatifs minent les énergies, les sentiments positifs remplissent d‘énergie.  C’est très humain que de vouloir plus que ce qu’on possède, mais ce besoin finit par ne plus avoir de fin.  Ainsi, on n’éprouve plus jamais de contentement stable ou de satisfaction permanente.  Un jour, il faut décider qu’on possède suffisamment et commencer à œuvrer au niveau de la conscience pour s’élever à des niveaux supérieurs de la Conscience cosmique.  Les besoins matériels, les désirs terrestres, les aspirations mondaines maintiennent dans la dualité et dans la densité.  L’appât du gain rend âpre au gain, laissant toujours croire qu’on ne possède pas assez.  Il détruit la gentillesse et il écarte la tendresse, ces sentiments qui devraient prévaloir dans les relations humaines.  Et, au niveau personnel, il durcit le cœur et il prive de la joie, réduisant l’idéal, la souplesse, la détermination, l’enthousiasme.

Des observations prolongées ont révélé que les gens capables de gratitude éprouvent moins de tension et de dépression.  Plus ouverts à l’amour et à la collaboration, ils s’expriment plus facilement le respect mutuel et ils parviennent plus facilement à atteindre leurs objectifs.  En général, ils jouissent d’une meilleure santé, ils sont plus ouverts au partage, à la philanthropie et à l’humanisme, ils acceptent mieux leurs responsabilités civiques, ils gèrent mieux leur environnement.  Ils se perçoivent plus spontanément comme des citoyens d’un monde global.  En outre, l’abondance semble circuler plus naturellement dans leur vie.  À l’inverse, le manque de gratitude prépare le déclin spirituel et les déboires personnels.  Pas étonnant puisque la gratitude ouvre le cœur, rapprochant des événements heureux et attirant les situations parfaites. 

Sauf que, lorsque la gratitude doit s’adresser à des êtres humains, plutôt vulnérables au niveau de l’ego, il vaut souvent mieux l’exprimer mentalement, quitte à se faire qualifier d’ingrat par ceux qui gardent des attentes et comptent sur un retour.  L’expérience démontre pourtant qu’il est rare que le retour des actes gracieux puisse provenir du débiteur présumé.  Mais leurs attentes leur permettent de tenter d’exercer sur les autres une domination subtile.  Du reste, en pareil cas, le besoin d’exprimer verbalement, à tout prix, sa gratitude révèle souvent un malaise, la tentative de sauver les apparences, de masquer un sentiment de gêne ou de soulager une conscience qui se sent coupable et peu méritante.  Quant à l’expression de reconnaissance qui s’accompagne de reproches acerbes ou de plaintes et de complaintes amères, elle reste plus que questionnable au niveau des intentions.  On sait qu’une personne est vraiment reconnaissante si elle sait rendre des services en retour des bienfaits qu’elle a reçus ou si elle sait partager sa veine.  En cela, aucune situation difficile ne doit empêcher de reconnaître les multiples bénédictions du quotidien.  Même aux pires jours et dans les plus pénibles circonstances, Dieu et sa Nature continuent toujours d’exprimer leur magnificence et leur munificence, ce qui appelle, en réponse, une sincère reconnaissance et une profonde gratitude.

Ce qu’il en est de la gratitude, par rapport à la politesse

 

La gratitude ne doit pas être considérée comme une règle d’étiquette, mais comme une vertu.  Le code de l’étiquette décrit le décorum et le cérémonial qu’il convient d’observer dans une cour royale, dans l’entourage d’un grand personnage, dans une réception officielle, préconisant le respect strict des règles établies, surtout l’ordre de préséance et le protocole.  De ce fait, il entretient le conformisme des formes cérémonieuses entre particuliers, devenant involutif ou régressif.  Au stade actuel du développement de l’Humanité, les règles de politesse peuvent trouver une certaine légitimité dans la mesure où elles favorisent la courtoisie et l’harmonie entre les êtres, leur rappelant les rudiments de la civilité, de la fraternité, du savoir-vivre, de l’art de vivre en société.  Mais si elles expriment d’abord le besoin d’affirmer la supériorité d’une culture, d’une forme d’éducation, l’appartenance à un groupe, elles fomentent l’esprit de séparativité.  Si elle impose un dressage arbitraire, elle devient immédiatement inepte et surannée.

On oublie trop facilement que les règles du présumé savoir-vivre ont été inventées de toute pièce par des souverains qui voulaient occuper les nobles oisifs ou leurs officiers trop entreprenants ou belliqueux, portés à menacer sournoisement le trône, incités par l’envie et par la quête du pouvoir.  Ces critères ont été édictés de façon arbitraire, bien davantage pour empêcher d’atteindre la susceptibilité des gens, encore réceptifs aux blessures d’amour-propre, que pour leur incidence pratique, éthique ou esthétique.  Ainsi, ils ne servent bien souvent qu’à masquer les faiblesses humaines, ce qui écarte du projet spirituel qui, lui, vise à ouvrir la conscience.  Au nom de l’amour de soi, l’établissement des règles de convenance ne doivent jamais dispenser un être de son devoir de rester lui-même et de suivre son ressenti profond en toutes circonstances.  Toute règle de bienséance qui contreviendrait aux principes sains de l’expression de soi se désavouerait d’elle-même.

La plus belle qualité que l’on puisse développer, en société, c’est la courtoisie, qui est l’apanage des chevaliers.  Elle règle la manifestation extérieure du respect que l’on doit au prochain.  Car on n’évoque pas ici la politesse élégante, gracieuse, raffinée, un peu pédante et arrogante, faite d’une surabondance de salamalecs, qui offre le déguisement d’une attitude distinguée se fondant sur l’obséquiosité, la flagornerie, la flatterie.  Nous pensons plutôt à une correction affable et sincère de la tenue, de la parole, de l’attitude, des gestes et du comportement.  Les civilités rigoureuses, souvent fort précieuses et maniérées, tuent la spontanéité, en plus de confiner au ridicule.  Nous ne référons pas davantage à la manière de se tenir dans les endroits à la mode qui s’expriment, plus souvent qu’autrement, gratitude-reconnaissancecomme la fine fleur du refoulement et qui constituent une perte de temps.

Le problème de la majorité des systèmes qui disent favoriser le savoir-vivre, c’est qu’ils entretiennent des conventions sociales purement formelles.  D’autre part, ils entachent l’intégrité personnelle.  Par exemple, dans les milieux bien pensants, on recommande de ne dire que la vérité qui est plaisante ou d’exprimer toute vérité dans les formes, c’est-à-dire en mettant des gants blancs.  Or la vérité doit être fondée sur l’authenticité et la véracité, des critères qui imposent que tout être présente toujours, à l’avantage de tous, les faits tels qu’ils sont.  En cela, constater n’est pas juger.  Au nom de la vérité, les faits ne doivent jamais être déformés ni dilués d’aucune manière, ils doivent plutôt être exprimés franchement, de manière que tous voient la réalité dans son juste relief ou dans sa juste perspective.  La vérité détient la fonction d’être informative, préventive et protectrice.  De ce fait, toute vérité doit se dire, telle qu’elle est, même une vérité déplaisante.  Ne pas le faire confinerait au déni ou au reniement.  Il faut cesser de ménager les gens pour ménager la vérité qu’il faut faire appliquer ou respecter.

Un excès de politesse couvre forcément de l’hypocrisie.  En outre, on peut présumer qu’il se fonde sur une inquiétude, une angoisse, une peur ou sur un fond puissant d’agressivité latente, simplement larvée.  En général, la bienséance est d’autant plus structurée qu’une société se sent menacée dans ses fondements et qu’elle la valorise pour compenser ses carences.  Quant à la personne qui réclame le respect, elle signale, par le fait même, qu’elle n’a rien compris à la dynamique de la vie.  Elle témoigne éloquemment du fait qu’elle ne se respecte pas elle-même, car on n’attire que ce que l’on porte ou possède.  En plus, à défaut de savoir comment se faire respecter naturellement, elle tente d’imposer à autrui une conduite pour se sentir moins menacée dans sa fragilité et sa vulnérabilité.

À vrai dire, celui qui s’attache trop aux règles de la politesse recourt à un moyen de défense fort subtil, mais qui ne trompe pas le psychologue.  Il tente d’échapper à la critique en se faisant bien voir, en se présentant sous son meilleur jour.  Il cherche forcément à masquer une tare personnelle qu’il projette sur les autres.  En général, il s’agit d’un manque de confiance en soi, d’estime de soi ou d’amour d’autrui.  Au plus profond de lui-même, il souffre probablement de misanthropie et de rigidité de caractère.  En la matière, il y en a qui vont si loin qu’ils sentent le besoin de justifier leur présence en public ou de s’excuser pour le moindre dérangement.  Mais si on leur marche sur les pieds, ils diront : Pas de faute ou Il n’y a pas de quoi.  En effet, ils ne savent pas qu’ils devraient sermonner l’intrus qui s’est introduit aussi profondément dans leur territoire et le renvoyer à sa place.

Nous ne sommes pas le seul à penser de la sorte.  Lanza del Vasto s’est moqué de la politesse quand il a dit : «La politesse est une contrainte à laquelle ne peut échapper aucune personne qui veut se maintenir quelque peu dans le monde, et comme, par ailleurs, les sourires et les bonnes grâces n’y représentent aucune manière de sentiment fraternel ou charitable, il est naturel que l’on se venge de la comédie qu’on est obligé de jouer devant les gens en disant d’eux, derrière leur dos, tout le mal que l’on en pense, et pis.»  Voilà qui invite à méditer un peu.

Il n’en reste pas moins que, à l’heure présente, sans savoir-vivre, la vie en société deviendrait rapidement insupportable.  Mais ce code de vie doit constituer le fondement d’une relation humaine qui veut aboutir à la compréhension des similitudes et à l’acceptation des différences.  Il doit se donner en complément la véritable courtoisie qui se fonde sur la cordialité.  Car il n’existe pas d’hypocrisie dans la politesse du cœur, c’est en cela que réside la nuance.  Au contraire, la politesse du cœur révèle son attachement à la loi de l’Amour et à l’établissement de l’harmonie.  Mais l’harmonie ne surgit pas du refus de faire des vagues, mais de la divulgation de la vérité.  Pour être élevée au rang des qualités de l’âme, donc des vertus, la politesse doit être amoureuse, vraie, souple et sincère.  Si le savoir-vivre désigne l’art de bien diriger sa vie de façon autonome, libre, originale, inventive, amoureuse, il trouve sa place partout.  Mais s’il vise plutôt à éviter les heurts sociaux par le port de masques, il confine à l’hypocrisie, d’où il doit être rejeté.                                 

La gratitude dans certaines cultures

L’expression hébraïque qui exprime la gratitude se lit «hikarat hatov», ce qui signifie reconnaissance du bien.  De ce fait, il semblerait que la gratitude consiste à reconnaître les bienfaits dont on a déjà fait l’objet.  Lorsque Léa ou Lia (Leah en hébreu), première épouse du patriarche Jacob, mit son quatrième fils au monde, elle le nomma «Yehudah», un prénom qui signifie Je suis reconnaissant.  Par ce choix, elle voulait témoigner de sa gratitude envers Dieu qui lui avait donné un autre fils, la réponse à un souhait pressant, à cette époque belliqueuse, alors qu’il fallait nombre d’êtres bien virils pour défendre le peuple et le pays.  Or, curieusement, ce prénom sert de source étymologique au nom qui désigne le peuple hébreu, et, par présomption, le peuple juif : «Yehudim».  Pour la Tradition juive, dans la Bible, au psaume 92 : 1-2, il est dit : «Il est bon de rendre grâce à Yahvé, dgratitude3e jouer pour ton nom, Très Haut, de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des jours, sur la lyre à dix cordes et la cithare avec un murmure de harpe.»  Voilà qui inspire autant les Juifs que les Chrétiens à commencer toute journée dans une attitude de gratitude envers le Créateur.  Dans cet hommage, il faut toujours se rappeler d’où proviennent les bénédictions qui se cachent derrière tout acte ou tout événement.  Au psaume 103 : 2, on lit : «Bénis Yahvé, mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits

Dans le mouvement Mussar, une dénomination de tradition juive, on raconte qu’un Maître qui allait prononcer un discours commença par ces mots, après avoir asséné un bon coup de poing sur la table, placée devant lui : «Il suffit à l’être humain d’être en vie.»  Ensuite, il n’ajouta pas un seul mot, pour montrer à quel point ce don est précieux.  Dans la Tradition juive, il existe une pratique qui consiste à toujours consacrer un moment de la journée à rendre grâce au quotidien des bienfaits reçus.  À cette occasion, à genoux, le fidèle se prête souvent au rituel des cent bénédictions («bracha», un mot dont le mot «genou» tire également son origine).  Pour ce peuple, le fait de s’agenouiller exprime plus que la déférence envers l’Éternel, il exprime également la soumission à Dieu, la gratitude profonde et l’acceptation humble des événements de la vie.

Plus spécifiquement pour la Tradition chrétienne, dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul exprime l’avis que l’un des premiers signes du rejet de Dieu consiste à oublier de lui rendre grâce.  Dans l’épître aux Romains (1 :21), il écrit : «…puisqu’ayant connu Dieu ils ne lui ont rendu comme à un Dieu, ni gloire ni actions de grâce, mais ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements, et leur cœur inintelligent s’est enténébré…»  Dans l’épître aux Thessaloniciens (5 : 18), il préconise que le pratiquant rende grâce à Dieu en tout temps.  Il le prescrit en ces termes : En toute condition soyez dans l’action de grâces.  C’est la volonté de Dieu sur vous dans le Christ Jésus.

Dans le Bouddhisme, un mot pali, «katannuta», exprime l’expression de la gratitude.  Ce mot se décompose en deux éléments qui signifient respectivement «ce qui a été fait» et «savoir» ou «reconnaissance», au sens de «prise de conscience».  De ce fait, la gratitude constitue pour cette Tradition spirituelle la« reconnaissance de ce qui a été fait pour soi et à son avantage».  Toutefois, ce mot n’implique pas la dimension sensible des mots européens, elle comporte une portée plus cérébrale, intellectuelle, cognitive.  Elle implique le fait de connaître, donc, étymologiquement de co-naître ou de naître avec le bienfait reçu, de fusionner avec lui pour ne faire qu’un avec lui.  Elle rappelle que si on ne sait pas qu’une réalité sert son bien, il y a peu de chances qu’on en ressente de la gratitude et qu’on trouve l’élan pour l’exprimer avec sincérité.

 

En guise de conclusion

Pour qui a bien compris, il faut savoir être reconnaissant et exprimer sans cesse sa gratitude puisque, ici-bas, il n’y jamais rien de dû ni d’acquis pour toujours.  Mieux encore, on devrait se réjouir de ne pas encore posséder tout ce qu’on désire ou dont on a besoin puisque, si on possédait tout et si on savait tout, on n’aurait plus rien à co-créer ni plus rien à chercher.  En remerciant le Ciel pour ce qu’on ne sait pas, on obtient le droit de continuer à apprendre.  Quant aux heures difficiles, elles ne viennent jamais pour rien : elles permettent de pousser plus loin ses découvertes et de continuer à évoluer.  De ce fait, il faut savoir se réjouir de tout, des hauts comme des bas, des succès comme des revers.

Si on savait offrir sa gratitude pour ses limites apparentes, on s’assurerait de continuer à s’améliorer avec plus d’aise.  En bénissant tout défi qui se présente à soi, on accroît sa force et on forge son caractère.  On peut apprécier jusqu’à ses erreurs, ses échecs et ses revers puisqu’ils offrent des leçons salutaires.  Même la fatigue dans la tâche, qui peut parfois aller jusqu’à l’épuisement, aide à préparer pour soi une différence.  En somme, il est trop facile d’apprécier uniquement les heures douces et les beaux jours.  Un être n’accomplit jamais de grandes choses que s’il accepte avec autant de grâce les difficultés et les problèmes.  Ainsi, on peut toujours trouver moyen de rendre grâce, à temps et à contretemps, aux bonnes heures comme aux mauvaises.  Et on le fera d’autant plus volontiers si on sait que, en s’exécutant de la sorte, on finit par tout transformer en bienfait et en bénédiction,gratitude4 à tout faire tourner à son avantage.  Voilà que l’évolution est à ce prix : il faut savoir tout aimer, car, dans le Système de Dieu, rien n’est digne de mépris, de rejet, de haine.

La gratitude est, avec l’amour et la peur, l’une des vibrations les plus puissantes et les plus créatrices.  Plus on est reconnaissant de ce qui arrive, plus on apprécie ce que l’on possède déjà, plus la Vie donne d’occasions de l’être davantage.  Par la reconnaissance, on apprend à dominer sa personnalité, à adorer et à louanger l’Auteur de ses jours et à lui rendre hommage.  En y pensant bien, on découvre qu’on n’est redevable de rien, que tout a été donné par amour, gracieusement, gratuitement.  On découvre également que, par soi, on ne peut pas grand-chose, mais qu’avec Dieu, la Puissance suprême, cachée en soi, on peut tout.  Le Maître Omraam Mikaël Aïvanhov a dit: «Si nous voulons changer notre destinée, développons en nous le sentiment de reconnaissance, parce que, dans la gratitude, se trouve une force magnifique, beaucoup plus puissante et efficace que celle de tous les talismans fabriqués par l’homme.» La reconnaissance sincère ouvre le cœur, dilate l’âme et attire toutes les bénédictions attendues bien mieux que la récrimination et l’égoïsme.

La gratitude permet d’accueillir toutes les bonnes choses, ce qui accélère leur réalisation.  Par exemple, en remerciant Dieu ou l’Univers pour une réalité dont on souhaite la manifestation, on télescope le temps et l’espace.  Au lieu de perdre du temps à demander ce qu’on désire, on reconnaît que ce qu’on désire existe déjà, s’est déjà produit au niveau causal et est en voie de prendre forme dans sa vie.  Ainsi, on se relie par avance et prévenance à la réponse toute faite ou à la solution divine qui existent avant même qu’on l’ait demandée.  Puis elle permet de cesser de résister aux événements de vivre dans le lâcher prise, pour les considérer comme un présent, même si leur réalité n’est pas immédiatement apparente.  La gratitude représente le meilleur moyen de guérir ou de se remettre d’une expérience pénible.  En effet, la réalité à laquelle on résiste, on l’amène à persister.  Elle aide à se rappeler que, au-delà des illusions et des apparences, Dieu ne fait jamais d’erreurs et ne connaît jamais l’échec.  On ne peut se servir efficacement que des leçons qu’on reconnaît comme pertinentes, car, alors, on les apprécie comme des réalités qui devaient arriver pour favoriser l’expansion de sa conscience.

 

Des citations à méditer

La gratitude est sœur jumelle de l’humilité; l’orgueil est l’ennemi des deux. (James E. Talmage)

La gratitude est le commencement de la grandeur. (James E. Faust)

Et celui qui reçoit tout avec gratitude sera rendu glorieux, et les choses de cette terre lui seront ajoutées, à savoir au centuple, oui, davantage. (Doctrine & Alliances 78:19)

La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. (William Arthur Ward) 

La gratitude, comme le lait, tourne à l’aigre, si le vase qui la contient n’est pas scrupuleusement propre.  (Rémy de Gourmont)

On ne peut jamais vraiment dire sa gratitude: on peut seulement être gentil soi-même à un autre moment de la vie. (Anne Morrow Lindbergh) 

La mère qui laisse voir toute sa tendresse à ses enfants crée en eux l’ingratitude: l’ingratitude vient peut-être de l’impossibilité où l’on est de s’acquitter.   (Honoré de Balzac)

Quand on se croit obligé d’exprimer sa gratitude,on perd la moitié de sa joie.  (René Barjavel)

La gratitude est un fruit capricieux et diffficile à cultiver.  La saison est courte et la moisson incertaine.  Les assoiffés de triomphe et de gloire: s’abstenir.  (Robert Brisebois)

Une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières. (Gotthold Ephraïm Lessing)

Celui qui donne quelque chose de grand ne trouve pas de reconnaissance: car le donataire, rien qu’en le recevant, a déjà trop lourd à proter.  (Friedrich Wilhelm Nietzsche)

O Seigneur, toi qui me prêtes la vie, prête-moi aussi un coeur rempli de gratitude.  (William Shakespeare)

Les bienfait sont agréables tant qu’il semble qu’on peut s’en acquitter; mais s’ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de la gratitude nous les payons de haine.  (Tacite)

La gratitude rend heureux parce qu’on en fait si rarement l’expérience tangible.  (Stefan Zweig)

L’engagement et la bonne volonté avec lesquelles nous servons sont le reflet direct de notre gratitude.  (Gordon T. Watts)

Soyez reconnaissant de ce que vous possédez : vous finirez par posséder davantage.  Si vous vous concentrez sur ce que vous ne possédez pas, jamais, au grand jamais, vous n’obtiendrez assez.  (Oprah Winfrey)

Ressentir de la gratitude et ne pas l’exprimer revient à envelopper un présent sans le donner.  (William Arthur Ward)

Pour ce jour, avec ses bénédictions, je dois au monde une attitude de gratitude.  (Clarence E. Hodges)

Pour ce que je n’ai pas reçu, puisse le Seigneur me rendre sincèrement reconnaissant.  Et plus encore pour ce que je n’ai pas reçu.  (Storm Jameson)

La gratitude donne du sens à votre passé, apporte la paix dans le quotidien et fournit une vision de l’avenir.  (Melody Beattie)

La gratitude prend trois formes : un sentiment dans le cœur, une formulation en mots et un don en retour.  (John Wanamaker)

Brodez les bénédictions qui vous échoient de reconnaissance pour éviter qu’elles s’effilochent et se défassent.  (Inconnu)

Si seulement on apprenait à apprécier les petites choses…  Une chanson qui vous transporte, car il y en a qui ne peuvent entendre.  La beauté d’un lever de soleil, car il y en a qui ne peuvent voir.  La chaleur et la sécurité de son domicile, car il existe des sans-abri.  Le temps passé en compagnie de ses bons amis, car il y en a qui vivent dans la solitude.  Une marche sur la plage, car certains ne peuvent pas marcher.  La vie est remplie de petits riens.  Cherchez votre âme et apprenez à apprécier.  (Shadi Souferian)

Même si la formule du merci était votre unique prière, elle suffirait.  (Maître Eckhart)

Dans la vie de chacun, à un moment où à un autre, le feu intérieur s’éteint.  Alors, il est rallumé par la rencontre d’un autre être humain.  Nous devrions tous exprimer notre reconnaissance pour ces gens qui raniment la ferveur intérieure.

Tenez un journal de vos raison d’être reconnait.  Chaque soir, établissez une liste de cinq réalités qui vous ont réjoui.  Voilà qui changera la perception de votre quotidien de votre vie.

Nul devoir n’est plus urgent que celui d’offrir sa gratitude.  (Saint Ambrose)

Plus jamais je ne regarde devant ou derrière rempli d’espoir ou de peur / Mais, reconnaissant, je saisis le bien qui se présente / Le meilleur de l’ici et maintenant.  (John Greenleaf Whittier)

Personne n’est plus apte à exprimer sa gratitude que celui qui s’est tiré du royaume de la nuit.  (Elie Wiesel)

Nul ne s’appauvrit davantage que celui qui n’a pas de gratitude.  La gratitude, c’est la monnaie que chacun peut frapper pour lui-même et qu’il peut dépenser sans crainte de faire faillite.  (Fred De Witt Van Amburgh)

Ce n’est pas ce que nous disons de nos bénédictions, mais ce que nous en faisons, qui donne la mesure de notre reconnaissance.   (W. T. Purkiser)

Comme nous offrons notre reconnaissance à Dieu / De notre cœur, de nos mains et de nos voix / parce qu’il a accompli des choses merveilleuses / À travers lesquelles son monde se réjouit…  (Johann Cruger)

Parmi toutes les attitudes que nous pouvons acquérir, c’est sûrement celle de la gratitude qui est la plus importante et qui, de loin, est la plus susceptible de transformer sa vie.  (Zig Ziglar)

On ne peut s’acquitter en gratitude, on ne peut s’acquitter qu’en nature un peu plus tard, dans sa vie.  (Anne Morrow Lindbergh)

L’un des présents de la vie, c’est que chacun d’entre nous, si fatigué et opprimé qu’il soit, trouve des raisons d’être reconnaissant.  (J. Robert Maskin)

L’orgueil tue la reconnaissance, mais un esprit humble est le sol duquel le remerciement sort naturellement.  L’orgueilleux est souvent reconnaissant du fait qu’il ne pense jamais recevoir autant qu’il mérite. (Henry Ward Beecher)

Réfléchissez à vos bénédictions présentes, dont tout homme a en abondance, plutôt que sur vos infortunes passées que tous les hommes connaissent également.  (Charles Dickens)

Les graines du découragement ne poussent jamais dans un cœur reconnaissant.  (Inconnu)

La reconnaissance ressentie pour mes grâces reçues est une prière puissante dans l’Esprit de Dieu.  Elle demeure en Lui d’une manière inexprimable.  (John Bunyan)

La gratitude silencieuse ne représente jamais grand-chose pour personne.  (Gertrude B. Stein)

Que de fois nous insistons sur les choses qui semblent impossibles plutôt que sur celles qui sont possibles.  Que de fois nous déprimons en considérant ce qu’il reste à faire oubliant d’être reconnaissant pour ce qui a déjà été accompli.  (Marian Wright Edelman)

Parfois notre lumière s’éteint, mais elle est rallumée par un autre être humain.  Chacun d’entre nous doit sa plus sincère reconnaissance à ceux qui ont rallumé cette lumière.  (Albert Schweitzer)

Doux est le souffle de la pluie printanière / ce trésor recueilli par les abeilles / l’agréable musique qui provient d’une fusion, mais plus doux encore / Est la petite voix calme de la gratitude.  (Thomas Gray)

Il n’y a pas de meilleur moyen de recevoir davantage que d’être reconnaissant pour ce que vous possédez déjà.  La reconnaissance ouvre les fenêtres qui permettent aux idées d’affluer vers vous.  (Jim Rohn)

Tu m’as tellement donné.  Mais accorde-moi une autre chose, un cœur gracieux.  (George Herbert)

Le cœur dépourvu de reconnaissance… ne trouve aucune raison de se réjouir.  Mais laissez le cœur reconnaissant  battre tout au long du jour et, comme l’aimant trouve le fer, ainsi il attirera, heure après heure, des bénédictions célestes!  (Henry Ward Beecher)

Nous remercions pour les bénédictions inconnues déjà en voie de manifestation. (Chant rituel sacré)

Quand vous mangez un fruit, pensez à la personne qui a planté l’arbre.  (Proverbe vietnamien)

Quand nous sommes reconnaissants pour le bien dont nous disposons déjà, nous en attirons davantage dans notre vie.  En revanche, quand nous sommes sans reconnaissance, nous sommes portés à nous fermer au bien dont nous pourrions faire l’expérience.  (Margaret Stortz)

… lorsque nous choisissons d’éviter de nous centrer sur ce qui manque dans notre vie pour exprimer notre reconnaissance pour ce qui s’y trouve –l’amour, la santé, la famille, les amis, le travail, les joies de la nature, les initiatives personnelles qui apportent du plaisir– les terrains en friche de l’illusion se dissipent et nous connaissons le ciel sur terre.  (Sarah Ban Brethnach)

Celui qui ne sait pas dire merci pour les petites choses ne remerciera pas davantage pour les grandes.   (Proverbe estonien)

Formez-vous une attitude de gratitude en remerciant pour tout ce qui vous arrive, sachant que tout pas vers l’avant et un pas qui permet d’accomplir quelque chose de plus important et de mieux que ce qui constitue votre situation actuelle. (Brian Tracy)

La gratitude ouvre la plénitude de la vie.  Elle transforme ce qu’on possède en assez et en plus encore.  Elle change la négation en acceptation, le chaos en ordre, la confusion en clarté.  Elle peut faire d’un repas un festin, d’une maison un chez-soi, d’un étranger un ami.  La gratitude donne un sens à notre passé, apporte la paix dans le quotidien et elle fournit la vision de l’avenir.  (Melody Beattie)

La gratitude n’est pas seulement la plus grande vertu, elle est la mère de toutes les autres. (Cicéron) 

Remerciez Dieu –à chaque matin, au lever—du fait que vous ayez quelque chose à accomplir, que cela vous plaise ou pas.  Le fait que soyez forcé de travailler et de faire de votre mieux engendrera en vous de multiples vertus que l’oisif ne connaîtra jamais. (Charles Kingsley)

Nulle tâche n’est plus urgente que celle de présenter un merci.  (Inconnu)

Soyons reconnaissants envers les gens qui nous rendent heureux : ils sont les jardiniers charmants qui font éclore notre âme.  (Marcel Proust) 

Bénis sont ceux qui peuvent donner sans s’en rappeler et recevoir sans oublier. (Inconnu)

Pouvez-vous percevoir la sainteté dans ces choses que vous prenez pour acquises –comme une route pavée ou une machine à laver?  Si vous vous concentrez pour découvrir ce qu’il y a de bon dans chaque situation, vous découvrirez que votre vie se remplira de gratitude, un sentiment qui nourrit l’âme.  (Rabbi Harold Kushner) 

Sage est celui qui ne se plaint pas de ce qu’il n’a pas, mais qui se réjouit de ce qu’il a.  (Épictète) 

Le soleil me remplissait les yeux, ce que je réalisais à peine / Concentré sur la tâche qui m’avait été confiée / À la vue de laquelle j’éprouvais un vif ressentiment–/ Quand soudain, dans l’air, j’entendis le bruit émis par la canne d’un aveugle. (Earl Musselman)

Il y a un calme dans une vie menée dans la Gratitude, une joie tranquille.  (Ralph H. Blum)

Dans deux mois, vous ne serez simplement plus le même être, si vous exprimez consciemment votre gratitude jour après jour pour l’abondance qui existe dans votre vie.  Et vous aurez mis en branle une loi spirituelle ancienne : plus vous êtes reconnaissant pour ce que vous possédez, plus il vous sera donné.  (Sarrah Ban Breathnach) 

Lorsque nous exprimons de la gratitude, nous ne devons jamais oublier que la plus grande appréciation ne réside pas dans l’expression des mots, mais dans la conformité de sa vie à nos propos.  (John F. Kennedy)

Un esprit content, voilà la plus grande bénédiction, pour un homme, dans ce monde.  (Joseph Addison)

Exprimer sa gratitude, c’est courtois et plaisant;  témoigner de gratitude, c’est généreux et noble;  mais vivre dans la gratitude, c’est toucher le Ciel.  (Johannes A. Gaertner) 

Vous former au sentiment de gratitude signifie de ne rien prendre pour acquis, mais de toujours chercher à apprécier la gentillesse qui se voile dernière une action.  Rien de ce qui vous est fait ne découle d’une obligation.  Tout tire son origine d’une volonté centrée sur le bien qui est dirigée vers vous.  Entraînez-vous à exprimer le mot ou à accomplir l’action remplis de gratitude.  (Albert Schweitzer) 

La gratitude, c’est quelque chose que personne d’entre nous ne saurait trop donner.  Parce que, outre sur les sourires, nos voisins édifient leur philosophie de la vie sur les mercis et sur los petits gestes d’appréciation que nous offrons.  (A. J. Cronin) 

Rien n’est plus honorable qu’un cœur reconnaissant.  (Sénèque) 

La véritable reconnaissance signifie que nous devons remercier Dieu pour ce qu’il a fait pour nous, non lui dire ce que nous avons fait pour lui.  (George R. Hendrick) 

La gratitude, c’est la floraison la plus intègre qui puisse surgir de l’âme.  (Henry Ward Beecher) 

La reconnaissance est le commencement de la gratitude. / La gratitude est l’achèvement de la reconnaissance. / La reconnaissance peut ne consister que de mots. / La gratitude se démontre par des actes.  (David O. McKay) 

Exprimer un merci, c’est plus que bien se comporter.  C’est la bonne spiritualité.  (Alfred Painter)

Levons-nous pour exprimer notre reconnaissance parce que, si nous n’avons pas appris grand-chose aujourd’hui, nous avons au moins appris un peu;  et si nous n’avons rien appris, alors nous n’avons pas été malades;  et, si nous l’avons été, nous n’en sommes pas encore morts.  Alors, soyons reconnaissant. (Bouddha)

La vengeance est profitable, mais la gratitude est coûteuse.  (Edward Gibbon)

L’arithmétique la plus difficile à maîtriser, c’est celle qui permet de compter ses bénédictions. (Eric Hoffer)

La gratitude, c’est presque l’espoir secret d’autres faveurs.  (François de La Rochefoucauld)

Ne priez pas pour recevoir de la pluie si vous ne priez pas lorsque le soleil luit.  (Leroy Satchel Paige)

L’appréciation peut remplir une journée, voire changer une vie.  Votre bon vouloir à l’exprimer verbalement, voilà tout ce qui est nécessaire  (Margaret Cousins)

Le pouvoir prend comme de l’ingratitude les douleurs de ses victimes.  (Rabindranath Tagore)

Ce matin, je me suis réveille avec une profonde gratitude pour mes amis, les anciens comme les nouveaux.  (Ralph Waldo Emerson)

Lorsqu’une personne manque de gratitude, il manque quelque chose à son humanité.  Une personne peut presque se définir par son attitude à l’égard de la gratitude.  (Elie Wiesel)

Remerciez pour le peu et vous découvrir beaucoup. (Le Hausa du Nigéria)

Il n’y a pas de pauvre qui ait peu, sauf celui qui désire beaucoup.  L’homme le plus riche, peu importe ce qu’il lui arrive, se satisfait de son sort.  (Proverbe danois)

La gratitude, c’est notre ligne la plus directe avec Dieu et les anges.  Peu importe comment nous nous sentons fous ou perturbés, si nous prenons le temps, nous pouvons trouver un motif d’exprimer notre reconnaissance.  Plus nous cherchons la gratitude, plus les anges trouvent de raison de répondre à notre gratitude et d’ajouter de la joie dans notre vie.  (Terry Lynn Taylor)

Que se passerait-il si vous donniez un cadeau à quelqu’un, mais qu’il oubliait de vous en remercier?  Ainsi en est-il de la vie.  Pour attirer davantage des bénédictions qu’elle peut vous offrir, vous devez sincèrement apprécier ce que vous avez déjà.  (Ralph Marston)

Le fait de vous sentir reconnaissant pour quelqu’un ou de quelque chose qui fait partie de votre vie et de l’apprécier argumente vos chances d’obtenir plus.  Vous attirez réellement ce que vous appréciez et ce à quoi vous accordez de la valeur.  (Christiane Northrup)

Aimez de tout votre cœur, exprimez votre surprise, sachez remercier et rendre louange –et alors, vous découvrirez la plénitude dans votre vie.  (Le Frère David Steindl-Rast)

Sans reconnaissance, la vie se vide d’amour et de passion.  L’espoir dépourvu de reconnaissance manque de raffinement au niveau de la perception.  La foi sans la reconnaissance manque de force et de courage.  Toute vertu qui se divorce de la reconnaissance devient infirme et elle boite sur la voie spirituelle.  (John Henry Jowett)

Dans la vie ordinaire, nous réalisons difficilement que nous recevons beaucoup plus que nous donnons et que ce n’est que par la gratitude que nous pouvons nous enrichir.  (Dietrich Bonhoeffer)

Le bonheur, par lui-même, est une sorte de gratitude.  (Joseph Wood Krutch)

J’étais triste parce que je n’avais pas de souliers jusqu’au jour où j’ai rencontré un homme qui n’avait pas de pieds.  (Denis Waitely)

Si vous n’êtes pas capable de remercier pour ce que vous recevez, remerciez pour ce à quoi vous échappez.  (Inconnu)

Prenez pleine conscience de toutes les excellentes choses que vous possédez et, dans votre gratitude, souvenez-vous à quel point vous soupireriez après elles si vous ne les aviez pas.  (Marc Aurèle)

La personne reconnaissante l’est en toutes circonstances.  L’âme portée à se plaindre se plaint même quand elle vit au paradis.  (Baha’u’llah)

La gratitude, c’est la mémoire du cœur.  (Jean-Baptiste Massieu, proverbe français)

Dieu possède deux demeures : l’une au ciel et l’autre dans un cœur simple et reconnaissant. (Izaak Walton)

La gratitude, c’est le ciel même.  (William Blake) 

Une simple pensée de gratitude envers le ciel, c’est la prière la plus complète.  (Gotthold Lessing) 

Je me rappelle ces jours heureux et, souvent, je souhaiterais pouvoir murmurer dans les oreilles des défunts la gratitude que je leur devais dans la vie et que je leur ai si mal retournée.  (Gwyn Thomas)

Je maintiendrais que la reconnaissance est la plus haute forme de la pensée et que la gratitude est le bonheur doublé de merveilles.   (G.K. Chesterton) 

Je vous remercierais du plus profond de mon cœur, mais, pour vous, mon cœur n’a pas de fond.  (Inconnu) 

La gratitude naît dans un cœur qui prend le temps de compter les grâces passées. (Charles E. Jefferson)

La gratitude est la forme la plus exquise de la courtoisie. (Jacques Maritain)

C’est un signe de médiocrité que de démontrer votre gratitude avec modération.

 

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