LA RÉALITÉ EST RELATIVE À LA PERCEPTION ET À LA COMPRÉHENSION DE CHACUN… D’OÙ ELLE N’EXPRIME SOUVENT QU’UN MIRAGE…

La réalité est souvent synonyme de vérité.  On définit diversement la réalité comme le caractère de ce qui ne constitue pas seulement un concept, une idée de l’esprit, un fait imaginé, un rêve ou un concept fictif, mais constitue un fait matériel, un objet concret, quelque chose qui existe effectivement.  Il s’agit d’un concept qui torture toujours l’esprit autant des chercheurs de la science que de la philosophie.  En effet, pour les gens de la screalite-ou-mirageience, la réalité réfère aux objets de l’univers matériel, tel qu’un observateur particulier la perçoit, tandis que, pour la philosophie, elle évoque tout ce qui peut être et se manifester, de façon concrète ou subtile.  Mais, encore là, comment les philosophes peuvent-ils s’entendre quand ils n’ont pas tous activés certaines facultés de perception comme la vision subtile, l’audition subtile, la télépathie, etc.

Ainsi, selon le point de vue, la réalité peut évoquer ce qu’une chose est en elle-même;  le fait réel selon la conscience psychique ou le subconscient, affectant diversement la conscience objective de chacun, certains en prenant conscience, d’autres pas, n’en étant pas moins déterminés par ces faits;  ce qui est perçu par la conscience ou le degré de l’appréciation individuelle des actualités; ou ce qui paraît constant et identique, bien que tout soit variable à différents rythmes d’évolution.  En fait, la réalité couvre tout ce qui existe vraiment dans le visible et l’invisible.  Encore faut-il distinguer entre la réalité relative et la Réalité absolue.  Car Dieu peut-être perçu comme la Réalité absolue qui engendre les réalités relatives, souvent illusoires, selon le mode ou l’instrument de perception.

Les sensations sont des réalités parce qu’elles ont leur manifestation complète et parfaite dans la conscience de l’être humain, non dans la matière d’où elles émanent.  On ne peut donc se fier à l’actualité de ses perceptions, ni à ses interprétations des réalités, qui restent toujours incomplètes et partielles.

Quelqu’un a dit : «La réalité ne peut être perçue que lorsque cesse l’opposition des contraires.»  Ainsi, ce ne serait pas dans un plan de dualité qu’un être pourrait la saisir, mais dans la fusion avec l’Être qui représente la Vérité totale ou absolue.  De toutes les notions qui précèdent, puisque tout est en éternel mouvement, on peut conclure que la seule réalité réside dans l’Essence constante de  l’Absolu realite-reality-images.  La conscience humaine n’en révèle que les aspects qu’elle veut en expérimenter.  Au fur et à mesure de son évolution, elle en perçoit une part toujours plus grande.  En fait, d’un être humain à un autre, chacun définit la réalité en fonction de ce qu’il est capable de percevoir par lui-même ou par ses moyens d’extension (microscope, télescope, etc.)  Il tient donc pour réel tout ce qui se trouve à l’intérieur de son cône de perception.  Pour lui, ce qu’il ne perçoit pas reste irréel, donc n’existe pas, malgré que la réalité procède de la fusion du visible et de l’invisible.  Car certains ont des yeux pour voir, mais ils ne voient pas.

De ce fait, au plan individuel, la réalité ne couvre que ce sur quoi un sujet fait le point en tant qu’intention.  Devient réel pour lui ce à quoi il accorde son attention… et sa foi.  Mais la perception de la réalité peut grandement différer de celle de son voisin, même le plus proche.  Ainsi, la réalité de chacun n’est jamais aussi définitive ou certaine qu’on veut bien le croire.  Elle comporte plutôt la substance d’un rêve qui se change à volonté.  À chaque instant, un sujet peut attirer tout ce qu’il veut mettre au service de son étude.  Il s’agit pour lui de se concentrer fermement sur sa vision, en concevant ce qu’il veut, plutôt que ce qu’il ne veut pas, et de se déterminer à le réaliser.  Par l’imagination, chacun peut embellir son rêve éveillé à son gré, par le biais d’une imagination claire, nette, précise, vivante, remplie de foi.

Car la réalité ne représente jamais que la création de la volonté de l’esprit.  Sa réalité, chacun la crée à chaque instant par les pensées qu’il attire ou qu’il entretient, par les paroles qu’il prononce extérieurement ou dans son monologue intérieur, par les ressentis qu’il éprouve, par les actes qu’il pose, par les choix qu’il fait consciemment ou inconsciemment, par l’interprétation d’autrui qu’il accepte.

La réalité de l’être humain reste limitée puisqu’il ne peut être conscient que de ce qu’il perçoit par ses cinq sens, de ce qu’il a appris et de ce qu’il est en mesure de se souvenir.  La réalité multidimensionnelle Reality-realitelui échappe largement.  À moins, comme on l’a vu, qu’il ait activé ses facultés spirituelles, qui, aussi, peuvent capter des réalités relatives.  Quoi qu’il en soi, les connaissances qu’il acquiert sont très limitées par rapport à ce que contiennent tous ses plans de conscience.  Sa conscience lui permet de connaître sa réalité et de réfléchir sur elle, non sur la réalité.  Ses sens ne lui permettent de prendre conscience que d’une toute petite partie de l’Univers.

Toutefois, plus un être agrandit le champ de sa conscience, se tirant de l’aspect linéaire du temps et de l’espace, plus il peut intervenir pour transformer favorablement son monde et il en vient à maîtriser de mieux en mieux sa vie.  En revanche, plus son champ de conscience est limité, plus il subit les assauts du monde qu’il a créé par sa propre ignorance.  C’est dans son cerveau que se crée sa réalité car, partout à l’intérieur comme à l’extérieur de lui, tout n’est qu’un vaste océan vibratoire de potentialités infinies.

 

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