LA PROFESSION LIBÉRALE, MÊME LA PLUS RENTABLE, PEUT DEVENIR UN FREIN SPIRITUEL…

Dans le présent contexte, la profession désigne une activité libérale spécialisée dont un être peut tirer des moyens d’existence.  Pour sa part, la profession libérale désigne toute occupation rémunérée exercée sur la base de qualifications appropriées, à titre personnel, sous sa propre responsabilité et de façon professionnellement indépendante, en offrant des services intellectuels et conceptuels dans l’intérêt du client et du public.  Bien qu’elles puissent s’exercer dans le cadre du salariat, en général, ces professionnels facturent leurs prestations en honoraires.  Parmi les professions libérales réglementées, on reconnaît celles : de la médecine : médecin, pharmacien, dentiste, biologiste médical, sage-femme, vétérinaire;  des auxiliaires médicaux (selon les pays) : infirmier, kinésithérapeute, psychologue, psychothérapeute, orthophoniste, psychomotricien, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien;  du droit : avocat, notaire et huissier ; de l’architecture : architecte, géomètre-expert, architecte paysagiste;  de la comptabilité : expert-comptable et comptable (dans certains pays) ;  de l’ingénierie : ingénieur (Canada uprofession-liberaleniquement) ;  du révisorat d’entreprise : réviseurs d’entreprises (Belgique et Luxembourg) ;  de l’assurance : agents généraux;  du conseil : consultant, formateur (dans certains pays) ;  du conseil en brevets : Conseil en propriété industrielle (dans certains pays);  de traduction : interprète, traducteur (dans certains pays);  ainsi que les graphistes et artistes inscrits à la Maison des artistes.

 Parce qu’elle amène souvent à travailler de façon régulière, à des heures précises, dans un cadre défini, la  profession libérale engendre des dysharmonies dans l’être, perturbant l’équilibre de vie.  Dans ce travail nécessaire, on perd la liberté de disposer de sont temps et de ses goûts, ce qui lèse ses aspirations intérieures.  Il faut sacrifier aux goûts du jour, à des attentes et à des directives émanant d’un patron ou de sa tâche même, aux normes requises et reconnues, ce qui brime son originalité et sa spontanéité.  Alors, on peut devenir routinier, nombre de changements n’étant pas recommandables en raison du contexte social et des convictions des gens.  Pour être reconnu et apprécié pour ses talents, il faut s’investir dans le cadre des valeurs présentement admises.  À notre époque où règne une médiocrité orgueilleuse, souvent la profession cache des habitudes et des  conventions sclérosantes, sans compter que, liée au monde de l’argent, aux pouvoirs du lucre, à la redoutable puissance de la publicité, à l’attraction de la renommée, elle développe une mentalité débilitante et régressive.  On est facilement entraîné à jouer le jeu du monde, d’où on perd son sens critique et rabaisse ses valeurs.

Dans tout domaine de la vie, la loi souveraine reste celle du cœur, non celle de la nécessité.  Aussi, dès qu’une profession amène à agir en robot ou en homme trop ordinaire, il convient d’en changer pour ranimer ses goûts personnels et ses aspirations supérieures.  Nul ne peut sans inconvénient donner son appui à des idéologies douteuses, parce qu’involutives, de façon consciente ou inconsciente, volontaire ou tacite.  À ce jeu, on pet se couler soi-même en appelant une rétribution rigoureuse.  Malheureusement, on couvre souvent de façon hypocrite sous son titre de professionnel son état de victime des circonstances, des normes et des conventions, parce qu’on a perdu son sens de l’invention ou de l’initiative.  Tout être évolué dot intégrer une dimension neuve de la vie, au fil des jours, et le transmettre aux autres.  Il faut savoir trouver l’équilibre entre les obligations de la vie et ses inclinations profondes.  Et, partout, on doit être un amoureux qui sait servir, au lieu de mousser, tout simplement, ses intérêts et de les favoriser ensuite.

Tout en gagnant sa vie avec un savoir dont il peut faire sa profession, un être ne doit pas oublier qu’il y a, à la source de ses activités, une Étincelle divine qui veut s‘exprimer à travers lui.  Aussi doit-il insuffler dans sa profession un souffle de vie créatrice qui peut élever l’Humanité.  Il doit entraîner dans son ascension, par son exemple et son service, tous ceux qui viennent chercher auprès de lui, dans une demande d’aide apparemment bien prosaïque et contingente, sa protection et son amour.  L’ordre de la vie n’est pas de mener la plus belle existence matérielle, mais de s’accomplir en se prenant en main dans toutes ses dimensions afin de fusionner le Ciel et la Terre et de se connaître parfaitement, pour maîtriser sa vie et  être pleinement.

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