LE SENS PROFOND DE LA PRÉSENCE…

On connaît probablement déjà les divers sens du mot «présence».  En effet, celui-ci désigne le fait d’être ou, plus largement, le fait d’être dans le lieu ou à l’endroit dont on parle dans le temps actuel ou le fait d’être dans le Monde et d’y agir.  En spiritualité, avec une majuscule, la Présence désigne ce qui correspond à l’établissement du Soi, dans son état le plus abouti ou le plus achevé, qui peut représenter l’état ultime, avant de vivre l’Ultime.  Dans la Tradition chrétienne, la présePresencence réelle ou la sainte présence exprime le fait que le Christ serait réellement présent dans l’Eucharistie, sous les espèces du pain et du vin.  Dans le Catholicisme, le dogme de la transsubstantiation en atteste.

En fait, la Présence désigne un état de plénitude et de félicité, alors que la perception du chakra du cœur devient extrêmement intense, alors que la conscience s’installe, non pas encore dans l’Absolu, mais bien dans la jouissance de son propre Soi. La Présence correspond à la Régence de l’Archange Uriel qui, comme miroir de Dieu, vibre de la Pleine Réalité en chacun, car il habite chacun par une joie ineffable. La différence entre la Présence et l’Absolu, c’est que, dans la Présence, l’être incarné conserve le sentiment d’être seul, mais dans la joie sereine. Dans l’Absolu, il n’est même plus lui-même, donc il n’est plus seul puisqu’il est immergé ou absorbé dans le Tout, sans qu’il y ait de différence ou de distance de conscience. C’est dans cet espace Sacré, correspondant au Temple du Cœur transfiguré par l’alchimie divine en totalité, que se vit cet Absolu, donnant à vivre, comme conséquence, la multidimensionnalité, l’accès conscient et lucide à son Atome divin, à tout autre Atome divin et (si cela est inscrit dans son programme de vie) la Fusion avec le Double.  Dans ces ultimes mouvements de la conscience, le seul obstacle à la fusion demeure l’être incarné lui-même, au sein de sa personnalité, en raison de ses doutes et de ses peurs.

Quant à la loi de la présence, elle confirme que la vérité profonde, c’est que l’être incarné ne dispose que de l’instant présent, le passé et le futur constituant des concepts irréels pour tenter de circonscrire la notion du temps.  Il ne peut vivre que dans l’instant présent qui reste, pour maintenant et pour toujours, l’unique moment opportun, l’unique bon moment.  De ce fait, les regrets, les préoccupations et la confusion proviennent d’une collection d’impressions et de souvenirs qu’on reproduit dans le moment présent.  Pourtant, on peut toujours fixer son attention sur l’ici et le maintenant pour retrouver un état vierge d’émotions.  Car tout problème réfère toujours à un événement du passé ou du futur.  Or, en permettant aux problèmes de persister dans son présent, parce qu’on leur accorde de l’attention et les nourrit d’énergie, on leur accorde la liberté de perdurer dans son mental.  On peut cesser de s’arrêter à ce qui n’est qu’une collection d’impressions et de souvenirs qu’on recrée et perpétue dans l’instant présent.  La projection dans le passé et le futur n’est qu’une mauvaise habitude du mental qui empêche d’être présent au seul moment qui importe, l’instant créateur.  Les soucis relatifs au passé ou à l’avenir ne constituent que des fantasmes déments de la part d’un être qui, par son imagination, les recrée de toutes pièces.  Quant à la présence, par ses sollicitations spontanées, elle donne naissance à une nouvelle façon de vivre.  Elle enseigne l’importance d’être présent et de se rappeler où on est et quand on est, de même que l’importance de ce qu’on fait à chaque instant, jour après jour.  Elle permet de balayer de son esprit les débris inutiles pour permettre de retrouver un état de clarté, de simplicité et de paix intérieure.

La Présence de Dieu devient rapidement manifeste à celui qui dialogue avec son Centre divin, que d‘autres appellent le Soi supérieur, l’Atome divin, la Monade spirituelle, l’Esprit de Vie et quoi encore.  Celui qui est capable de percevoir la présence de Dieu dans son prochain et dans les êtres de la Nature peut retenir son image parfaite.  En maintenant ce concept immaculé pour tous, sans se préoccuper de leurs fautes ou de leurs torts, il amplifie tout ce qui est bon et vrai au sujet de l’homme véritable.  Il importe donc à chacun de conserver la foi dans les desseins de Dieu vis-à-vis toute personne, jusqu’à ce qu’on soit capable de conserver cette image pour soi-même.  En privilégiant cette façon de voir la vie, on allie ses énergies à l’omnipotence de la vérité, ce qui accroît la lumière de l’autre et sa propre lumière, de même le champ magnétique de toute la planète.  On attire pour tous la richesse et la grâce cosmiques.  En tout être vibre la Flamme de Dieu, sous la forme de son Étincelle divine.  Et c’est sur elle qu’il faut se concentrer dans ses relations avec autrui.  Les pensées et les sentiments illuminés permettent à l’homme et à l’Humanité d’unir leurs efforts pour écarter tout ce qui n’est pas digne de s’intégrer au Temple de l’Être.  Dans un temple, la lampe de sanctuaire atteste de la présence de Dieu.

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