LA POLITIQUE, C’EST LARGEMENT UNE PERTE DE TEMPS, UN MOYEN POUR LES PERSONNALITÉ DÉMESURÉES D’EXERCER UN APPARENT POUVOIR LES GENS D’UN TERRITOIRE… 

La politique identifie la manière d’exercer l’autorité dans un État ou une société.  C’est l’art et la pratique du gouvernement des sociétés humaines.  En psychologie, probablement avec raison, on décrit l’engagement politique comme une sublimation de l’exhibitionnisme, comme un élan de l’hostilité œdipienne, car il ne se fonde plus que sur l’arrivisme, la quête du pouvoir et l’ambition, non sur la recherche du bien commun.  Dans la plupart des pays, elle est devenue plus sale qu’inspirante.

Les gouvernants des sociétés, comme les chefs d’état, les ministres, les députés, les maires et les conseillers, ne sont que des maillons, parfois inconscients, toujours manipulables à souhaits, d’un Gouvernement occulte, savamment structuré et orchestré qui fonde sa volonté de domination et d’asservissement politiquesur la connaissance de tout ce qui cause les déséquilibres humains.  Ce Gouvernement établi par le pouvoir de l’argent mise essentiellement sur les doutes, les peurs et la léthargie des gens, perdus dans l’illusion d’acquérir un surcroît de bien-être, pour se maintenir dans les coulisses..  Ainsi, l’Humanité apparaît comme une armée d’automates pour laquelle tout a déjà été pensé.

Des gens, cachés derrière les grandes entreprises et les banques cherchent à uniformiser le genre humain par l’entretien de la morosité générale et l’injection d’une fausse culture, pour l’asphyxier lentement.  Les gens, de mentalité grégaire, se laissent enrôler dans des comportements de consommation et de résignation dès qu’ils oublient de rayonner l’amour.  En marge de la Lumière spirituelle, ils ne cherchent que le plaisir.  Du pain et des jeux pour le peuple et vous le gardez sous votre coupe.   Alors, chacun accepte de polluer le monde de pensées brouillonnes et dénuées d’espoir.

 On ne peut rien attendre des dirigeants politiques pour calmer les maux des populations du monde.  Leur ascension et leur chute sont organisées de loin au même rythme que l’assoupissement des collectivités.  Comme les autres humains, ils sont des pantins.  Et c’est d’abord par la politique, ensuite par les médias, que le Gouvernement occulte cherche à voler l’âme des gens.

En fin observateur de la scène politique, Adolphe Brassart a judicieusement rappelé : «Le gouvernement.  Il promet sans promettre et se dédit de ses mensonges pour faire semblant de sauver la vérité.»   Il est vrai qu’aucun système politique n’offrira la solution à la quête des êtres humains.  L’énergie de la politique n’a rien de comparable à l’énergie de l’ascension de la conscience.  Elle ne contribue qu’à propager un sens de fatalité.

Si on comprend cela et si on s’aime le moindrement, on sortira de sa passivité et on deviendra un grain de sable dans les rouages du Gouvernement occulte, faisant ce qu’il faut pour se mettre hors de sa portée.  Il faut devenir, les uns après les autres, des maillons manquant dans la grande chaîne de l’irresponsabilité.  Il faut le décider dès à présent.  Il faut couper les vivres à l’étalage des egos, surtout en s’extirpant de l’univers des moyens électroniques qui intoxiquent, qui déforment au lieu d’informer, cherchant à uniformiser les opinions.  On se fait trop facilement complice d’une société où on aime trop ingérer des aliments prédigérés, des informations savamment tendancieuses.

Dans la plupart des nations du monde, c’est depuis fort longtemps que le jeu social est faussé.  La majorité des êtres humains sont l’objet d’une immense dictature qui cherche à grossir les remparts des notions erronées.  Même les systèmes bipartites ne règlent rien.  Ils entretiennent faussement dans une dualité d’affrontement, un parti ne valant pas mieux que l’autre, les deux ne se distinguant souvent que sur des points de détail.  Ils ne sont que des systèmes d’oppositions systématiques.  Conservatisme et libéralisme, gauche ou droite ne sont que deux extrêmes dont l’alternance amène à tourner en rond autour des problèmes.

L’unique souci des hommes politiques, c’est de demeurer assis le plus longtemps possible avec les insignes du pouvoir, alors qu’ils devraient porter le peuple vers ce qu’il y a de plus grand au-delà des obstacles intérieurs.  Pour le reste, les convictions politiques divisent les gens, leur faisant perdre le sens des liens qui les unissent et réprimant la coopération communautaire.  Cette séparation les empêche de se regrouper et de décupler leur force collective, car elle amène à centrer son attention sur ce qu’ils n’on pas en commun ou leur donne le sentiment d’être différents des autres, parfois supérieurs.

Les citoyens sont en droit de s’interroger sur ses relations avec l’État.  Et la première question qui se pose vise à savoir qui détient le pouvoir et le devoir de service dans la société.  À prime abord, on peut affirmer allégoriquement que le pion d’un jeu d’échec a de la valeur comme l’échiquier sur lequel il se déplace.  L’un et l’autre sont indispensables pour le jeu.  Aussi, paraît-il raisonnable d’affirmer que l’État doit réaliser la volonté de ses citoyens.  Nul d’entre eux ne doit être considéré comme n’existant que pour servir l’État.  C’est l’ensemble des citoyens qui a décidé de se regrouper en État, non l’État qui a établi les citoyens.

L’État doit travailler pour la société qui l’a créé.  Aussi ne doit-il pas attirer des candidats imbus de pouvoir, mais d’esprit de service.  Il doit accroître la capacité des facultés rationnelles et des aptitudes psychiques de ses citoyens à partir d’un système de valeurs souples et éclairées.  Il gagne à s’engager dans des responsabilités de santé, de confort et de bien-être à leur endroit, ce qui inclut les notions du travail et de la culture.  En cela, il doit donner des orientations, non des ordres.  Pour parvenir à cet objectif, il doit se fixer des buts qui servent la majorité, se rappelant que ses choix ne revêtent pas toujours une assurance de rectitude.

Mal comprise, la notion d’égalité peut conduire à un dirigisme par le haut comme à un nivellement par le bas, ce qu’il doit travailler d’éviter.  Il doit traduire la volonté du peuple, mais il doit rehausser ces réalisations collectives.  En cela, la société ne doit rien à celui qui vit en parasite, bien qu’il doive traiter avec compassion et charité les handicapés physiques et mentaux.  Même là, il doit réprimer la sensiblerie pour appliquer des décisions éclairées.  Chaque citoyen doit recevoir des occasions égales de faire son bonheur, mais il doit y arriver par ses efforts personnels.  Car le rôle de l’État est d’assurer la sécurité générale de ses citoyens et de fournir à ceux qui s’en disent dignes les moyens de le démontrer.

Le véritable pouvoir découle du savoir, non de la force ou de la domination.  Celui qui exerce un pouvoir sans connaissance, donc sans élévation spirituelle, tombe toujours dans le piège de la vanité, comme dans celui de l’autoritarisme.  Il devient prétentieux, condescendant, rigoriste, dogmatique, impérieux.  Il cherche constamment à enfermer des gens sous son autorité pour se revaloriser, sous nombre de fallacieux prétextes, notamment la légitimité.  Il ne peut se maintenir en place que par un rapport de force.

Dans une société adulte, la légitimité du pouvoir devrait se comprendre dans un sens hiérarchique et synarchique.  Le pouvoir terrestre devrait reproduire la Pyramide cosmique, donc porter à la tâte des gouvernements, non des esprits narcissiques, mais des sages, des êtres conscients.

À ce propos, écoutons Lanza del Vasto: «Qu’est-ce que faire de la politique? C’est militer pour un parti en vue de participer aux avantages et aux privilèges du pouvoir.  Nous disons bien avantages et privilèges, car avantage a le sens de passer avant les autres, et privilège le sens de river autrui d’une liberté dont on jouit-soi-même.  Tout bien que l’on peut tirer de la politique, activité improductive, jeu de rivalités, ne peut qu’être enlevé au prochain.  La politique, c’est le règne de la division, et, dans les pays où règne la politique, la direction est donnée comme une résultante, un biais entre les contraires, une ligne qui serpente selon les lois de la pesanteur et de la moindre résistance.» 

En fait, la politique, dans son acception épurée, devrait rechercher l’intérêt général et impliquer le dévouement au bien commun, placé au-dessus des avantages et des privilèges personnels.  Elle devrait favoriser la nomination de chefs véritables, non élus, mais naturellement révélés par l’état de conscience qui correspond à cette fonction.  Tout bien compté, ils devraient être choisis parmi la classe des enseignants spirituels.

En résumé, l’Être de Lumière s’intéresse au devenir de l’humanité, mais il s’abstient, sans préconiser la révolte et sans devenir anarchique, de faire de la politique.  La politique, telle qu’on la conçoit présentement, est une absurdité et une illusion qu’elle seule ignore.  Elle tente arbitrairement, mais en vain, de supplanter les Lois cosmiques et de redoubler le Gouvernement divin.

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