CONNAISSEZ-VOUS CETTE SIMPLE HISTOIRE DE PLUMES… DE VOLATILES, ÉVIDEMMENT?

   La plume, cet appendice tégumentaire des oiseaux, symbolise l’Intelligence universelle qui transcrit ou grave le Destin (les destinées du Monde).  Dans la paire d’ailes, elle évoque la Respiration de la Vie, le Rayonnement solaire et, en Égypte ancienne, elle exprimait le Poids de la Parfaite Vérité.  Instrument de force ascensionnelle, de croissance et d’expansion, comme de clairvoyance et de divination, elle représente la Puissance de l’air qui libère de la pesanteur du Monde matériel, attestant d’un Rite sacrificiel accompli, soit, en termes simples, d’un détachement parfait.

  paire-d-ailes Chez les Amérindiens, la plume et considérée comme un présent du Grand Esprit, de même que de l’oiseau qui l’a perdu, qui délègue ainsi une partie de son essence.  Comme catalyseur et répartiteur d’énergie, on lui attribue des propriétés médicinales et curatives, pouvant même devenir un moyen de protection, comme c’est le cas dans le capteur de rêves ou d’autres instruments tribaux.  Mais elle peut aussi détenir une fonction initiatique…

   C’est ainsi que, à l’origine, la couronne de plumes évoquait l’auréole réservée aux êtres prédestinés (rois ou princes), aux chefs de nation, désignant la délégation d’un pouvoir céleste ou le rayonnement de la conscience (expansion du Lotus aux milles pétales ou Lotus christique).  Figure des rayons du soleil (ou de la volonté de s’identifier à celui-ci) ou de la Lumière spirituelle (image de l’Initié).

   Dans la tradition amérindienne des Premières Nations, la coiffe de plumes — qui devient, en exclusivité, panache chez certains peuples autochtones de la plaine de l’Amérique du Nord, tels les Sioux et les Cheyennes, avant d’être adopté par les Cris et les Montagnais, des peuplades plus nordiques — ne représente plus, chez les plus assimilés à la culture matérialiste et jouissive de l’Occident, qu’un moyen de déguisement ou qu’un témoin des exploits personnels.

   À l’origine, ce couvre-chef totémique révélait, aux yeux de ceux qui ne détenaient pas la vision subtile, l’ampleur de l’aura de son porteur, déterminée par un chamane avéré.  Dès lors, il témoignait de son degré de Sagesse spirituelle qui l’habilitait à diriger une tribu ou un clan ou à le conseiller dans ses choix et décisions.  En cette phase d’élections au Québec, il est agréable de se rappeler qu’il fut un temps où la Lumière intérieure prévalait sur la présomption de pouvoir terrestre ou matériel, ce qui donne envie de ranimer cette coutume d’élire des Sages aux divers paliers de gouvernement dans les années à venir.

   Il faut savoir que, les Aborigènes d’Amérique qui ont conservé leur culture profonde, la plume reste un symbole de puissance, elle permet de participer à la qualité de l’oiseau dont elle provient.  C’est la raison pour laquelle on privilégie les plumes de l’aigle et du faucon qui s’illustrent par leurs possibilités ascensionnelles.

   Pour ce qui a trait particulièrement à l’aigle, bien que rapace, il est considéré comme le représentant de l’espèce ornithologique, il exprime l’Essence sacrée, il révèle la vision perçante, la lucidité et la perspicacité, tout en symbolisant la paix.   En fait, il ne dévore que ce qui n’a plus de raison d’exister sur le plan de la densité.  Pour le reste, profitant des courants ascensionnels, à titre d’oiseau extrêmement proche du Créateur, il se charge soleil-ailéde porter les pensées et les prières jusqu’au Grand Esprit, dont il peut ramener des esprits et rapporter des visions.  On le considère ainsi comme la plus grande puissance incarnée du fait qu’il peut voler plus haut que tous les autres volatiles lorsqu’il quitte son aire, généralement établie en hauteur, ce qui lui permet de s’élever très haut, en larges cercles, d’où il peut tout voir, capable de capter un mouvement à une distance considérable, en raison d’une adaptation oculaire.  En général, il confère le message que, puisque le Grand Esprit a été informé de ses requêtes, à partir du moment présent, tout va mieux aller à tous égards.

   Pour sa part, dans la tradition amérindienne, le faucon, également doté de facultés thérapeutiques, exprime la noblesse et la purification.  Pour ces peuples, il permet de considérer sa vie sous son véritable aspect, de se libérer des fardeaux inutiles et de renouer avec ses racines ancestrales. N’est-il pas vrai que celui qui sait d’où il vient est plus à même de savoir où il va, ce qui l’amène à vivre rempli d’inspiration et d’enthousiasme.  Il évoque encore la lucidité et la perspicacité de celui qui, informé de la Vérité, devient difficile à tromper ou à corrompre.

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