LA PLÉNITUDE, QUAND IL NE MANQUE PLUS RIEN, QUAND TOUT  EST ICI…

La plénitude désigne un état de totalité et d’intégralité.  Comme attribut divin, ce mot exprime que Dieu est complet, qu’il est Tout et qu’il sait que ce qui est partout est en tout et est tout, que tout est en lui et est lui.  Conscience élevée dans l’espérance joyeuse, sereine, positive, créatrice, remplie d’affirmation.  Au sens spirituel, la réalisation de soi dans l’Unité qui révèle que chaque être est entier, compplenitudelet et total en lui-même.  La plénitude est un attribut de l’Absolu.  Il amène à réaliser que chaque instant est plein de lui.

Fruit de l’Amour, qui finit par faire vibrer à plein cintre, la plénitude procède de l’accomplissement parfait et elle exprime une satisfaction totale, un bonheur absolu.   Elle résulte de la prise de conscience de sa Totalité divine.  Elle exprime l’Être total dans sa béatitude et son activité infinie.  Au plan individuel, il s’agit d’un état d’être où l’être incarné ne sait pas si la conscience se rassemble ou si elle explose tous azimuts, amenant l’abandon à la Lumière amoureuse qui l’habite, ce qui le remplit d’emblée d’une force prodigieuse, celle d’une volonté déterminée à se réaliser dans l’Être total.  Ce type de conscience traduit un état d’immuabilité qui découle de la vie qui prend une saveur indéfinissable, comprenant les causes immuables de la vie, par le phénomène d’identification propre à la connaissance, quand s’allie l’intellect et l’Esprit au plan causal.  C’est l’imperturbabilité de celui qui sait et qui lui permet de voir tout dans une perspective nouvelle, celle qui allie les contraires apparents et la multiplicité dans le Centre unique.  Alors, l’être individuel sait être un et identique à lui-même à tous les niveaux de sa conscience.  Elle commence par la compréhension de l’expérience à vivre avec les épreuves nécessaires pour évoluer spirituellement en découvrant les moyens de les assumer et de les surmonter.  Alors, il faut apprendre à structurer sa vie dans l’ordre et l’harmonie en travaillant sur soi-même, en prenant conscience de la manière dont on se relie à la vie  pour harmoniser son physique avec le mental et l’Esprit.  Cela mène à un accord avec soi-même qui permet de ressentir une grande gratitude pour les choses telles qu’elles sont.  Elle fait réaliser que ce qui est partout est en tout et est tout, que tout est en soi et est soi.

Dieu a accordé à chacun sa plénitude en lui conférant la Flamme christique.  Le problème, c’est que beaucoup d’êtres humains ont de la difficulté à se reconnaître, en nature, égal à n’importe quel grand être, à s’accepter comme Fils de Dieu à part entière.  Curieusement, ils n’ont pas trop de misère à croire que la plénitude divine puisse avoir habité certains grands êtres, comme Jésus, Bouddha, Krishna, mais ils répugnent à croire qu’elle habite en eux.  Avant la réalisation spirituelle, la seule plénitude qu’un être incarné puisse ressentir, c’est celle du devoir accompli.  Savoir qu’on vit conformément à ses aspirations profondes, qu’on suit la bonne direction sur le bon sentier, par rapport à son plan de vie, voilà le sentiment de plénitude.  La plénitude surgit du plein accord avec soi-même.  Chacun peut atteindre cet état d’accord en reconnaissant l’existence de tous ses désirs, en s’interrogeant sur leur origine, au lieu de s’interroger sur leur légitimité ou sur leur conformité à l’idéal du Grand Soi.  Ensuite, il faut les intégrer dans une identité qui s’affirme, dans un projet motivant de réalisation de soi auquel ils peuvent s’amalgamer en se transfigurant.

Avec l’identification en un «moi» distinct vient l’illusion de la séparation, ce qui engendre l’enfermement et les notions de manque, de limite, de pénurie.  Avec l’illusiochakras-illuminesn de la séparation vient l’illusion d’un but à atteindre, alors qu’il n’y a qu’à être.  Lorsque se révèle la plénitude du Soi originel, la Monade, se produit l’entrée dans l’Absolu, d’où se dissipe le sentiment de séparation et l’illusion d’un but à atteindre.  «Qui suis-je véritablement?» c’est la seule question à se poser, pour en arriver à choisir de se connaître dans sa Réalité originelle d’Être parfait?  Mettre en Lumière ce sujet, c’est réaliser que la quête est sans véritable fondement, et que toute notion de but n’est qu’une chimère.  La plénitude ne peut provenir que d’un cœur ouvert et accueillant.

La plénitude réside dans la vacuité et elle émerge de ce Vide plein chez celui qui peut s’oublier, renoncer à son ego, pour être le Tout.  Elle surgit d’un apaisement intime qui résulte du lâcher-prise, de l’aptitude à vivre dans le moment présent, sans référence au passé ni à l’avenir, dégagé des soucis, qui permet d’entrer dans le Néant de l’Absolu.  C’est alors qu’un être découvre ce qui est en lui, pouvant le sentir de l’intérieur, ce qui l’amène à voir ce qui l’entoure autrement.  La plénitude réside dans l’instant alors que le bonheur peut toujours se faire comme le soleil, toujours présent, finit par se lever chaque matin, irradiant un ciel bleu, comme il peut illuminant tout nuage, puisqu’il n’est jamais absent, derrière lui.  La plénitude provient de l‘aptitude à se vider de son néant et de ses illusions pour se remplir de l’Absolu en se perdant en lui.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

 

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