LE RECOURS AUX PROCÉDÉS SUBLIMINAUX

L’inconscient d’un sujet incarné peut être affecté de multiples manières, l’amenant à poser des actes irréfléchis ou compulsifs, comme c’est le cas généralisé dans les supermarchés, où les couleurs, les odeurs, la disposition des produits, notamment, peuvent disposer aux achats irrationnels, faire monter la facture d’épicerie et, en conséquence, vider les poches au profit des propriétaires. Pour ce qui a trait à la perception subliminale, elle désigne une saisie sous le seuil de la perception consciente ou une perception immédiatement accessible à la conscience. Autrement dit, il s’agit d’incorporer un stimulus, délibérément conçu pour être perçu au-dessous du niveau de conscience, dans un objet de sorte qu’il influe de diverses manières subtiles sur un être.

Les outils qui conditionnent l’inconscient empêchent la conscience de court-circuiter la programmation. On croit que ce genre de perception s’effectue quand le cortex enregistre des stimulations trop faibles pour faire réagir le centre du cerveau qui assure l’état de vigilance de l’organisme. En outre, on sait que certaines stimulations, même si elles ne se rendent pas directement au cerveau, sont enregistrées quelque part dans le système nerveux, abaissant le seuil minimal de réaction de la cellule nerveuse touchée, favorisant la réception d’une

Zones activés lors du traitement. d ’une information subliminale. Zones activés lors du traitement. d ’une information consciente. Cortex moteur.

stimulation ultérieure. Le cerveau ne peut traiter plus de trois stimuli à la seconde, alors le reste de l’information s’imprègne dans l’inconscient, même s’il s’agit de stimuli très perceptibles.

Par exemple, on y recourt dans les montages du cinéma afin d’éveiller des réflexes, d’éveiller des émotions ou de susciter des comportements. Dans cet art visuel, 24 images défilent à la seconde. En insérant une image de promotion ou de propagande hors contexte, on ne laisse cette dernière s’afficher uniquement 0,04 seconde de sorte qu’elle ne puisse être perçue consciemment par le spectateur, mais que, malgré tout, son cerveau l’enregistre sans attirer l’attention. Dans le cas du son, le message subliminal est présenté comme à peine audible ou compréhensible par l’accélération ou le ralentissement de la vitesse de défilement de la bande. Dans les salles, on peut faire circuler une légère odeur de «popcorn» au beurre pour pousser à l’achat.

Dans le cas précis du recours aux procédés subliminaux, il semblerait qu’une suggestion ne soit acceptée dans l’inconscient que si elle respecte les valeurs du sujet ou si elle s’accorde avec ses intentions. Aussi doute-t-on qu’il soit aussi efficace qu’on le dit, à moins d’une longue exposition. Mais, par un tel aveu de faiblesse, peut-être tente-t-on de leurrer les gens afin d’éviter leurs protestations et de mieux parvenir à leur laver le cerveau…

On dit que les messages subliminaux ont été bannis, de par des lois, depuis longtemps aux États-Unis, en Australie et en Angleterre. Mais on peut se demander comment il se fait que de grandes firmes et des artistes de renom continuent de s’en servir dans l’impunité.

© 2014-15 Bertrand Duhaime (Dourganandâ). Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde. Publié sur : www.larchedegloire.com. Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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