DE LA PENSÉE ET DES HOMMES

On a beau dire et répéter que, dans la présente phase d’Ascension collective, planétaire et systémique, le plus important c’est d’être, cela n’empêche en rien qu’il faille veiller attentivement sur ses pensées à partir d’une connaissance exacte de sa nature, de ses propriétés et de ses fonctions.

C’est bien connu, la pensée désigne la faculté de comparer les idées, de les assembler, de les disséquer, de les réunir et de leur assigner un but précis, ce qui en fait – ce que plusieurs ignorent — le fondement de la créativité et l’explication du destin de chacun.  En effet, à titre de moteur de l’action, quand elle est renforcée par le ressenti, elle peut tout, même rendre les impossibles apparents possibles, parce cerveaucontrolequ’elle sert à diriger, consciemment ou inconsciemment, les Énergies cosmiques à travers l’être.  À titre de force, véritable oscillation vivante, elle s’imprime dans l’Éther, le Réservoir de la Substance cosmique.  On peut même affirmer qu’elle représente l’Esprit en mouvement, la puissance transformatrice qui n’aspire qu’à se dépenser, à s’exprimer, à se réaliser, soit à remplir sa destination.  Elle agit avec d’autant d’efficacité qu’un être y recourt dans la concentration, la précision et un haut degré de conscience.

Cela pourra en étonner plus d’un que la pensée, contrairement à l’affirmation scientifique, ne naît pas dans le cerveau, ne provient pas davantage du subconscient, mais tire son origine de l’âme, où, agissant comme un aimant, elle les attire du Grand Tout.  En outre, par sa puissance, elle devient l’instrument de l’être incarné le plus sécuritaire ou le plus dangereux, dans la détermination de sa vie et l’orientation de sa destinée.  Personne ne distille de pensées, chacun les attire par son taux vibratoire du moment.

C’est ainsi que toujours, l’influence faste ou néfaste qu’il est porté à attribuer aux autres, dans un réflexe de projection, à défaut de reconnaître sa propre responsabilité, provient de lui, soit de sa manière de se servir de sa pensée, telle qu’elle est appuyée par son ressenti.  Nul autre ne peut franchir, par les énergies qu’il émet, les frontières subtiles de l’univers d’un autre, à moins que celui-ci ne l’autorise à le faire, dans une acceptation expresse ou tacite, notamment par l’ouverture qu’il engendre par sa peur de lui, ce qui le place immédiatement en état d’infériorité, lui faisant perdre la protection naturelle dont il jouit conformément au principe de l’égalité des êtres.

Vous comprendrez maintenant mieux si je vous dis que cela amuse toujours lorsque certains présumés adeptes d’une Voix d’Initiation spirituelle expriment le fait qu’ils se sentent parasités par des Forces négatives qui les assaillent ou par les sortilèges auxquels d’autres ont recours pour leur jeter un mauvais sort.  Car un autre être ne détient en rien ce pouvoir, même s’il tentait de se faire appuyer de tous les esprits de la Nature et du diable lui-même.  Il est tout aussi risible de croire au pouvoir des statuettes, amulettes et talismans, d’accepter la moindre superstition, de nourrir la moindre fausse croyance, ce qui peut se retourner contre soi, puisque aucun être de la Nature ne détient de pouvoir autre que celui de favoriser ou de retarder sa propre évolution.

Ainsi, celui qui se croit parasité par des esprits négatifs ne peut l’être que par ses fantasmes négatifs, les monstres qu’il engendre lui-même et qui l’habitent, pour lui révéler, par la négative, la puissance de sa créativité spirituelle.  Il confronte ses propres ombres qui, dans son obsession, prennent la forme de monstres, qui n’en restent pas moins ses propres émanations.  Or, ce qu’un être peut engendrer, il peut tout aussi bien le dissoudre, puisque cela ressort du même pouvoir intime qu’il détient de toute éternité.

Dans l’explication qui précède, il n’est pas dit qu’un être ne peut pas attirer d’entité négative par les criblures de son champ énergétique trop négatif.  Mais, en pareil cas, il lui suffit de rehausser son taux vibratoire, en s’unissant à son Centre divin, pour refermer en quelques jours ces ouvertures préjudiciables.  Il n’est pas davantage dit que certaines amulettes ou certains talismans ne portent pas de pouvoir, mais qu’il faut en connaître la clef et la technique d’usage pour déclencher leur puissance.

Mal employée, la pensée peut élever un être jusqu’à l’Absolu, comme elle peut le terrasser et le projeter dans les enfers, ce qui n’empêche jamais que, dans un cas comme dans un autre, il a été, à un moment ou à un autre, l’artisan conscient ou inconscient de ce qui lui arrive.  Car toute pensée, surtout si elle est entretenue, par ses aspects neutre, mathématique et impassible, améliore ou empire un destin.  Il est du devoir pour chacun d’apprendre les lois de la Nature et les Principes cosmique de la Loi unique, car ce sont eux qui régissent son univers à l’intérieur de la Conscience cosmique qui fonde l’Unité de tous les êtres et de toutes les manifestations.

En effet, il relève de la responsabilité de chacun de maîtriser les forces qu’il met en branle, du fait que le Créateur l’avait engendré parfait et omniscient, d’où il n’a rien à voir avec le choix d’une âme d’avoir opté pour l’obnubilation, en se perdant dans la densité et la dualité de la troisième dimension, pour y avoir pénétré de façon prématurée, attisé par son désir de tout connaître afin de parvenir un jour à détenir un savoir égal à celui de son Créateur.  Correctement utilisée, la pensée agit comme une force tutélaire pour l’éclairer, donc elle ouvre sa conscience, pouvant l’entraîner vers les sommets de l’existence mais, mal utilisée, elle produit une force diabolique qui assombrit son champ magnétique et l’amène à régresse, à s’enfoncer davantage dans les ténèbres des plans inférieurs.

Par sa liberté, chaque peut choisir de mettre en mouvement la force magique de la pensée dans un sens positif ou négatif, plutôt que simplement constructif et évolutif.  La croyance dans le bien et le mal, qui entretient dans la dualité, contribue particulièrement à entretenir la dichotomie intérieure qui maintient dans l’enfermement de la trame du Voile d’Illusion ou emprisonne dans les apparences.  À tout instant, il conserve le libre choix de s’en servir pour s’insérer correctement dans le Grand Jeu amoureux de la Vie.  Pour chacun, c’est une question de savoir où il place ses priorités.  L’être incarné peut combler son univers de Lumière divine et de joie sereine, même d’émerveillement, de plénitude, de perfection et de béatitude, comme il peut le remplir de négativité, de tristesse, d’épreuves, de douleurs et de souffrances, soit d’ombres ou de ténèbres.

À défaut de connaître les lois et les principes qui régissent le phénomène de la Vie, une expression de l’Amour divin, un être peut en venir à subir son destin, parce que, dans son inconscience ou son ignorance, il l’abandonne, pour ainsi dire, au hasard.  Sauf que le hasard, la chance, la prédestination, cela n’existe pas : tout effet préside d’une cause intime qui donne sa direction à l’Énergie cosmique qui circule à travers lui.  En revanche, s’il connaît ces lois et ces principes et les applique correctement, il peut assumer et régir consciemment son existence, en prendre la direction.

Chacun est le seul maître et le seul directeur de son univers;  chacun détient tout le pouvoir et toute la force dans son univers.  Toute pensée supportée par le ressenti agit sur les états d’être de sorte que chacun peut transformer son existence en changeant les circonstances extérieures de sa vie.   Ce qui fait la différence, c’est sa manière d’orienter ses pensées, donc son attitude intérieure et son comportement extérieur.  Chaque être incarné gagne à penser, à ressentir, à parler et à agir conformément à ce qu’il veut produire dancerveaus son existence, écartant toute intervention contraire.  Il gagne à ne penser et à ne parler que des réalités, estimables de son point de vue, qu’il veut exprimer dans son univers et dont il souhaite véritablement la réalisation.  À ce moment, il n’est pas sa pensée, mais il agit comme celui qui met celle-ci en mouvement.

En fait, c’est le cerveau, l’organe de la vie consciente et raisonnante, qui capte les pensées.  Lorsqu’il se sert de son esprit objectif en toute conscience et qu’il accepte une pensée, cet organe l’expédie au plexus solaire, le siège des sentiments, animé par le désir, le centre d’énergie que certains appellent le «cerveau de l’esprit», et où, par impression dans l’Éther, elle prend peu à peu corps pour se manifester dans son expérience au moment le plus opportun, soit conformément au taux de son rythme vibratoire.  Dans son parcours, chaque pensée part de l’émetteur pour faire un cercle parfait dans le Cosmos, un cercle conforme à sa puissance, s’enrichissant au passage de tout ce qui correspond à sa fréquence ou à ses affinités, pour revenir se concrétiser à son point d’émission.

Il faut savoir que le Centre divin individuel est relié à l’Intelligence infinie de l’Absolu, détenteur de la Sagesse sans bornes.  Celui-ci se nourrit à des sources inconnues qu’on appelle, en spiritualité, la Loi de la Vie ou la Loi unique de l’Absolu.  Tout ce qu’un être imprime dans son être intime se manifeste tôt ou tard, conformément à son intensité, mais renforcé par ses correspondances universelles, sur l’écran de l’espace, finissant par donner une réalité tangible.  C’est ce qui explique que, parfois, pour le meilleur ou pour le pire, une pensée, une parole, un ressenti ou un acte attire dans un univers particulier des effets apparemment disproportionnés par rapport à la cause première.

 Toute pensée, tout ressenti, toute parole, toute action s’ajoute l’effet des correspondances qui prévalent partout au moment de leur production.  Autrement dit, ceux-ci se marient aux vibrations identiques, semblables, apparentées.  C’est ce qui explique la puissance des proclamations communes.  C’est ce qui explique le danger de participer aux activités d’une foule immense, chaque être présent pouvant décupler la force de son voisin, s’il est sur sa longueur d’onde.  Pour le reste, tout ce qu’un être pense et ressent bien, objectivement, s’exprime diversement, selon sa détermination originelle, en conditions subtiles, en expériences intérieures ou extérieures ou en événements concrets, tangibles et palpables.

Dans la Réalité cosmique, l’Absolu, qui représente l’Être suprême et unique,  désigne la Sagesse totale et la Pensée universelle parfaite.  En tant que part de l’Absolu, c’est par le pouvoir de sa propre pensée, animée par son ressenti, alors mise en action dans la Conscience atmique (ou christique) que l’individu peut exprimer, au sens de rendre tangible ou de densifier concrètement, cette Conscience de l’Absolu.  «Qui a vu le Père a vu le Fils», a-t-il été dit, pour exprimer la filiation intime du Principe cosmique et de ses apparentes parties constitutives.  C’est en vertu de ce lien indéfectible que chaque être peut, par le processus de la pensée, transformer son entourage et ses conditions d’existence.

Tout cela peut se produire parce que l’être humain détient le pouvoir inaliénable de concevoir un idéal et de réaliser l’objectif correspondant ou de se fixer un but et de l’atteindre.  Au préalable, il lui suffit de percevoir l’Absolu qui, par son Centre divin, s’exprime en lui et, pour ainsi dire, de «savoir» sa présence, de croire de tout son être qu’il l’habite, même qu’il est cet Absolu même en expression jusque dans les plans inférieurs de sa Conscience cosmique.  À vrai dire, l’être humain ne détient aucun pouvoir par lui-même : il est doté d’un vouloir qui attire l’intervention du Pouvoir divin à l’intérieur de lui-même.  C’est le sens de la maxime spirituelle : «Sans Toi, je ne suis rien et ne peut rien, mais avec Toi, Je Suis et Je Peux Tout.»  De là il s’impose que, après une proclamation, une demande ou une prière (des mots qui reviennent au même), celui qui a placé une requête reste uni à l’Absolu, par son Centre divin (ou Corps spirituel), fait à l’image et à la ressemblance  de son Créateur (ou Père-Mère), puisque c’est la seule manière de l’Absolu, impassible en lui-même, de voir et prendre conscience de l’individu, l’une de ses apparentes parties.

N’est-il pas enthousiasmant de penser que tout être incarné peut tirer de la Conscience cosmique tout ce qu’il veut et lui convient ou tout y réintégrer parce qu’il ne le veut plus du fait que cela ne lui convient plus.  Il peut jouir ou bénéficier d’un bienfait qu’il s’est attiré, en profitant pour exprimer sa gratitude à l’Univers, ce qui rehausse son pouvoir créateur, comme il peut réviser une réalité imparfaite qu’il s’est attirée et la retourner dans la Substance universelle d’où il l’a tirée, pour la retirer encore, mais cette fois-ci, dans un état parfait, de manière à l’amener à s’exprimer dans une forme extérieure de manifestation.  Cela se produit par le fait que, par la pensée d’une réalité dans son état pur et spirituel, appuyée de son ressenti, chaque être humain peut abaisser son rythme vibratoire jusqu’à ce qu’elle se manifeste sous cette forme parfaite dans la réalité concrète.  Du plan causal, il fait descendre ce qu’il conçoit dans le plan de la densité ou troisième dimension.

 À vrai dire, comme effet, le corps physique représente le degré inférieur de la pensée, de même que l’Esprit révèle et représente les idées les plus nobles, les plus sublimes ou les plus élevées de la Pensée divine.  L’Esprit désigne la Source où la forme prend son impulsion initiale, directement dans la Pensée divine, alors que le corps représente l’expression extériorisée des idées intimes de chaque être incarné.  Dans ce contexte, l’Esprit représente le Centre divin et immortel dans lequel existent toutes les virtualités ou potentialités de la Pensée divine.

Ainsi, on n’a pas tort de parler de l’«atmosphère d’une idée», comme s’il s’agissait d’une réalité concrète, d’une substance qui recèle en elle-même tous les éléments constitutifs de la matière.  La Matière est de l’Esprit cristallisé!  Dès lors, la pensée représente le trait d’union entre la réalité visible et la réalité invisible, comme cause et effet ou comme image et reflet.  Dans le plan intellectuel (ou domaine de l’intelligence), elle n’est ni tout à fait matérielle ni tout à fait spirituelle, soit qu’elle oscille entre la réalité de la Matière et celle de l’Esprit.  En cela, l’Absolu laisse toujours l’être humain, doté de libre arbitre, le soin de choisir l’orientation de l’Énergie cosmique de sa pensée.

L’être humain représente une trinité d’Esprit, d’âme et de corps.  Il est en réalité Dieu-Homme (Dieu-Christ-Homme), Homme cosmique ou Fils de Dieu.  Quand il s’élève au plan de la pensée, il occupe une position intermédiaire entre les extrêmes de son activité mentale, soit entre le plan inférieur du corps et celui, supérieur, de l’Esprit.  Dans la position qu’il occupe, il peut favoriser sa part d’animalité, en répondant à ses besoins concrets, à ses désirs, à ses petits plaisirs, comme il peut favoriser sa part subtile, en répondant à ses aspirations spirituelles.  Il lui appartient de faire son choix.  Dans son parcours actuel, marquée par une phase accélérée d’ascension, l’idéal c’est qu’il parvienne à fusionner le haut et le bas pour recomposer l’Androgyne primordial et qu’il engendre le Monde nouveau du Paradis terrestre ou de l’État de Grâce originel.

Comme on le voit, par sa pensée, chaque être humain peut, en principe, prendre la direction de la densification ultime ou de la sublimation complète.  Si la pensée se fixe à l’Esprit, elle plane au-dessus des contingences, soit des illusions du monde physique, risquant de s’égarer dans le rêve, la fumisterie, l’illuminisme.  Alors, l’être humain peut fuir dans la Lumière, où il ne dépend plus que très peu de ses sens et de son mental, perdant tout sens pratique.  Tout être humain peut parvenir à penser en agissant sur le plan de l’Intelligence pure.  Dès lors, il ne tarde pas à ressentir une espèce de faim spirituelle ou de soif de Vérité, ce qui amène la Conscience cosmique à le happer, comme cela s’est produit pour Bouddha, afin de l’entraîner, jusqu’à un certain point inaccompli dans sa réalité propre, dans les plans les plus élevés de l’Absolu.  C’est-ce qui explique qu’on raconte que ce Grand Maître n’a pas atteint le plan christique de son vivant, mais qu’il a atteint le plan intuitif, ce qu’on exprime par l’expression qu’il a accosté «à l’écart du Port», soit de la destination qu’il souhaitait atteindre, le Foyer originel.  Nul ne doit s’en soucier puisqu’il s’est vite repris une fois parvenu dans ces plans élevés.

En pareil cas, l’être humain se meut dans un monde de causes, lui-même cause, mais sans trop d’intérêt pour le pouvoir qu’il peut exercer sur la réalité concrète.  Il apprend au moins que son véhicule physique et sa pensée peuvent se mettre au service de son Centre divin véritable.  Il peut manifester intégralement la puissance issue de l’Absolu dont il avait été doté au Commencement des commencements.  À l’inverse, il peut développer un intérêt outré pour la matière, développer l’esprit de possession et l’esprit mondain, au point de mettre la fin au service des moyens, de perdre son idéal spirituel, de dégénérer presque au niveau d’une simple bête mentalisée (d’un animal sans trop de conscience, mais doté d’un intellect), se piégeant pour longtemps dans la densité et la dualité, car, au terme de son expérience terrestre, il doit accepter de se réincarner.

Dans la Réalité cosmique, il existe comme deux évènements : d’une part, il y a ceux qui préexistent à l’affirmation de la conscience, qui continuent d’exister et existeront éternellement, comme les auxiliaires de la Hiérarchie de Support de la Création évolutive, qui permettent le va-et-vient des créatures dans leur exploration de la Réalité de l’Absolu dans l’Échelle évolutive.  D’autre part, il y a les entités et les réalités que l’humanité pense et continuera de penser.  Ce que l’humanité pense est variable, inconstant, en permanente mutation, en perpétuel changement, en voie de réalisation d’un Idéal.  En cela, ce qui existait avant l’avènement de la conscience, c’est la Vérité ou l’Esprit objectif.  Dès lors, ce que pense un être humain, n’est vérité que pour lui.  Ce qu’il pense est sa vérité propre, toujours en déploiement, car lui, il gravie dans les sphères de l’Intelligence cosmique ou du Mental objectif.

Lorsque la loi de la Vérité absolue rétablira sa suprématie dans la conscience humaine, tout ce qui n’est pas en accord, en conformité ou en union parfaite avec la Réalité cosmique, dite la Vérité unique, disparaîtra de soi.  En cela, les pensées de l’espèce humaine se formeront toujours de telle sorte qu’elle ne pourra qu’abandonner les conséquences perfectibles, issues de croyances sans certitude, donc des approximations ou demi-vérités, au moment du rétablissement de la Vérité ontologique.  Pour elle, il faut que la Loi cosmique s’accomplisse complètement.

Pour tout dire, quand l’humanité pense, parle, ressent et agit selon la Loi de Réalité (de Vérité) elle se dirige forcément vers cette Loi unique elle-même.  Dès lors, nul être, si évolué qu’il soit, ne peut donner d’autre conseil à l’être incarné que d’apprendre à être totalement Cela qu’il est, d’avancer sur le Sentier cosmique en s’élevant constamment, par sa pensée, dans des plans supérieurs de l’Absolu, doDeprime-7-facons-simples-de-penser-happynt il est un Atome spirituel.  C’est la seule manière qu’il puisse découvrir pour participer au mouvement d’expansion de la Pensée universelle.  C’est dire que, chaque fois qu’un être humain pense à l’Absolu, il devient l’Absolu, il est l’Absolu.

C’est une manière de rappeler que l’être humain a hérité de ce qui existait à l’Origine de la Création (Émanation ou Manifestation cosmique) et qui est fondé en Esprit.  Le salut de l’homme nouveau réside dans sa capacité de concevoir l’Absolu comme l’Esprit cosmique unique qui meut tout, sans être mu, mais qui imprègne tout.  C’est le moyen par lequel il peut réintégrer la Source suprême pour ne faire qu’Un avec elle, ce qui lui permet de réviser son expérience immémoriale du passé sans hésitation, la situant dans une autre perspective.

Alors, quel bonheur, puisqu’il découvre qu’il peut supprimer toute limitation apparente en se connaissant lui-même dans sa plénitude, sa félicité, sa perfection.  Il s’élève du statut d’être humain à celui d’Homme divin, puis à celui de l’Absolu.  Autrement dit, il franchit la Conscience atmique (ou christique) pour réintégrer la Monade infinie de l’Absolu.  Dès lors, il ne peut qu’intégrer le vaste monde dans sa vision, abandonnant tout faux-désir, ce qui l’amène, par sa pensée, à demander ou à créer pour l’ensemble de la Réalité cosmique.   À l’intérieur de lui-même, l’Absolu ne peut pas prendre conscience autrement de l’homme en tant qu’être individuel.

Ce long préambule servait à préparer l’explication en profondeur du mécanisme créatif de la pensée humaine.  Centrer sa pensée, c’est la diriger de manière à l’unir au Tout, la régir dans le présent dans la certitude de la voir devenir tangible, de la voir se manifester.  Cela à quoi un être ne croit pas, il ne peut pas le créer.  En cela, ce dont un être incarné fait l’expérience dans le moment présent représente le résultat conscient ou inconscient de ses pensées antérieures, animées par son ressenti.  Ainsi, celui qui veut transformer sa vie, parce qu’elle ne lui convient plus, doit penser à faire un examen de conscience, pour mieux se renseigner sur lui-même, pour repérer ses carences ou lacunes, afin de s’abstraire ensuite des conditionnements du passé et de se préparer un avenir meilleur.  Il lui suffit de former immédiatement des moules de pensée (ou pensées-semences) contraires à sa  manière de penser antérieure.

Cependant, il doit éviter de se perdre dans les dédales de la technique de la pensée positive, qui devient rapidement inefficace, parce qu’elle tente d’abolir les leçons tirées autant des leçons positives que négatives, ce qui permet de devenir plutôt constructif.  Nul ne gagne à tenter d’annuler la pensée négative par la pensée positive, ce qui représente un effort vain.  Plutôt, il devrait considérer objectivement ses expériences antérieures pour comprendre ce qui le fait progresser plutôt que régresser dans la simple intention de procéder à d’autres choix fondés sur une compréhension toujours plus profonde de la Réalité.

Tenter de remplacer le négatif par le positif maintient dans la dualité et l’enfermement de la Roue des réincarnations parce que cela amène à redouter l’un pour choisir l’autre et à vivre dans la tension qui résulte de la peur de basculer dans le négatif, plutôt que dans le positif.  Or tout n’est pas bien ou mal, tout est simplement, ainsi tout instruit, sans devoir développer de crainte ou entretenir en permanence un vague sentiment de culpabilité.  Un être ne pense plus à considérer comme bien ou mal ce qui l’a fait grandir en conscience, il ne retient que ce qu’il en a retiré, ne pensant pas avoir quelque chose dont il doit s’excuser, se punir, se pardonner.  Il reconnaît comme normal qu’un être qui se tire progressivement de l’inconscience, dans sa quête de retrouver la Lumière complète, puisse parfois s’égarer dans la dimension plus ou moins ombragée dans laquelle il s’est enfoncé et où, encore plus ou moins grandement obnubilé, il avance à tâtons.

Comme il a été dit antérieurement, si la pensée peut devenir une production efficace du cerveau, en elle-même, elle ne provient pas de lui, puisqu’elle préexiste dans l’Intelligence divine.  Cela revient à dire que le cerveau ne fait qu’attirer à lui, consciemment ou pas, conformément à son magnétisme propre, déterminé par l’ouverture de conscience de son porteur.  Chaque être se meut au sein d’un univers infini de pensées, visibles et invisibles, formelles et informelles, virtuelles ou réelles.  En cela, par le principe d’Attraction, chacun peut s’emparer de n’importe quelle pensée virtuelle pour l’intégrer à son destin, afin de s’accomplir dans la Lumière.  C’est ce qui suscite la recommandation de ne jamais parler d’une proclamation avant de l’avoir vu se réaliser du fait que, tant qu’elle reste plus ou moins subtile, n’importe qui peut agir sur elle, même s’en emparer en l’attirant à lui.

Pour leur part, les pensées visibles, donc les formes concrètes, représentent les incarnations et les événements dans lesquels l’humanité se meut.  Toutes les pensées subtiles tendent naturellement à prendre forme dans le monde visible.  Évidemment, comme les ténèbres ne détiennent aucune force en elles-mêmes, les pensées négatives se détruisent ou se dissolvent d’elles-mêmes, alors que les pensées lumineuses se multiplient au centuple.  Les pensées négatives, généralement contradictoires, divisent l’être humain, l’affaiblissent, en drainant ses énergies.   Les pensées fondées sur l’Amour pur, l’aspiration vers la Lumière et la confiance dans l’Absolu dominent spontanément les autres : elles émettent un rayonnement puissant, attirant de tous côtés les pensées identiques, similaires et apparentées, avec les matériaux de nature à renforce leur pouvoir de manifestation.

Mais on ne devrait pas aller jusqu’à penser qu’un être incarné peut contraindre les choses à se produire.  Il les sélectionne plutôt à partir d’une gamme infinie de possibilités.  Autrement dit, il décide des pensées qu’il va suivre parce qu’il sait que leur résultat se manifeste automatiquement dans son environnement ou son univers personnel, dans la mesure qu’il ne fait rien pour les repousser ou empêcher leur densification.  Pour ainsi dire, tout Principe cosmique est immuable, indifférent, implacable, impersonnel, illimité, précis et parfait, mais, comme il est intelligent et omniscient, il reste souple, réceptif, original, susceptible d’adaptation ou de correction.

Rien de ce que l’être incarné conçoit n’est vraiment original puisque tout préexiste déjà dans la Loi unique qui s’exprime dans les plans supérieurs et conditionne tous les plans de la Conscience cosmique.  C’est la raison pour laquelle, l’être humain qui veut «créer» une réalité (on devrait dire, l’engendrer) ne peut se démontrer efficace qu’à la condition de convaincre son inconscient de ce qu’il croit intellectuellement et admet spirituellement.

En principe, aucune personne ne peut s’autoriser à se servir de sa pensée pour produire un effet sur autrui.  Du reste, la pensée qu’elle pourrait émettre, en pareil cas, ne pourrait agir sur lui que dans la mesure où elle se fonderait sur le principe de l’Amour pur, impersonnel et inconditionnel, sans attente et que l’autre la validerait dans son univers.  Pour chacun d’entre nous, cela n’empêche pas toute pensée d’émettre une force psychique qui se meut et vibre dans le sens d’un sentiment ou d’un désir particulier.  En fait, la force de la pensée croît en proportion de sa charge de ressenti et de son but altruiste.  La pensée à laquelle un être donne de la consistance fait vibrer les antennes de son âme et les myriades de cellules de son propre corps au gré de la sympathie ou de l’antipathie qu’il lui réserve.

Par métaphore, on pourrait affirmer que la pensée se morcelle en d’innombrables molécules d’idées, dont chacune représente un reflet de la pensée originelle, puis que celles-ci se dispersent, chacune dans une direction différente, comme à partir du centre d’une sphère, faisant boule de neige sur son trajet, parce que chacune d’elles attire ses correspondances identiques, semblables et apparentées.

Celui qui capte une pensée dans son esprit et qui la garde le moindrement, si imparfaite qu’elle soit, finit par lui donner de la consistance, ce qui l’amène à se manifester.  Du reste, l’être humain lui-même n’est-il pas une parcelle pensante de la Pensée divine?  D’une certaine façon, les pensées qu’il forme conservent le pouvoir de penser à leur tour, c’est-à-dire de se semer, de proliférer, de se multiplier.  Ainsi, elles conservent le pouvoir de communiquer entre elles, de se répondre mutuellement, d’engendre spontanément de nouvelles possibilités, de nouveaux projets, de nouvelles solutions.

À vrai dire, aussitôt engendrée, la pensée se propage comme l’onde d’énergie qu’elle est, se répercutant instantanément à des distances inimaginables, ce qui permet qu’elle soit captée par d’autres cerveaux, selon leur degré d’accord avec elle.  C’est ce qui donne parfois l’impression qu’on s’est fait voler une idée.  Car, à partir du moment où l’être humain a formé une pensée, par l’attraction du cerveau, elle s’échappe de lui et s’envole, prenant une vie indépendante, dans son cheminement, par sa seule vertu.  En fait, alors, c’est l’Intelligence unique qui s’en empare de nouveau et la pense en elle.  Toutefois, cela n’empêche pas que celui qui l’a comme élaborée peut émettre, à tout moment, d’autres pensées compatibles pour la renforcer ou de nouvelles pensées contraires pour la freiner, l’atténuer, même l’annuler.  C’est ce qui explique que celui qui entretient des pensées hésitantes et contradictoires s’investit pou rien dans une manifestation précise.

En revanche, ce qu’il est convenu d’appeler un complexe ou un «train» de pensée ne rencontre aucune opposition définitive, car rien ne lui résiste, rien ne peut s’opposer à sa manifestation.  Sauf que, par l’Essence même de Dieu, qu’on dit le Bien absolu, mais qu’on devrait plutôt dire la Lumière parfaite, il se démontre que les pensées lumineuses ont plus de force que les pensées sombres.  Chaque pensée n’est pas une production fugace de l’esprit, elle est d’abord une véritable chose subtile, du reste suffisamment réelle pour s’imprimer dans la Matrice universelle, ce que l’on pourrait décrire comme une plaque omniprésente infiniment sensible qui reproduit instantanément dans l’invisible ce qui la touche.

Par le principe des Correspondances, les pensées similaires s’attirent naturellement pour se renforcer.  Cela dit parce que les pensées qu’un être laisse pénétrer en lui y cherchent justement leurs semblables, déterminant l’effet qu’elles produisent dans le subconscient.  À peine a-t-il laissé s’infiltrer en lui une idée que, se joignant à ses semblables, elle attire les idées extérieures analogues, parfois d’une manière insidieuse et imperceptible, si bien que, soudainement, son cerveau contient toute une colonie d’idées apparentées à la première, engendrant ce qu’on a désigné comme un complexe d’idées.  C’est précisément ce qui explique qu’il soit aussi difficile de se défaire d’une habitude, parce qu’elle suscite un réflexe, une résistance, qui éveille bien des affinités.  Pour le reconnaître, n’importe qui n’a qu’à penser au phénomène de la peur qui peut conduire à la terreur si le maître de céans n’y porte garde.

Par bonheur, les pensées contraires s’annulent.  Ainsi, plus un être maintient une idée constructive longtemps, parce qu’il la ressent bien, plus s’affaiblit la force de la pensée contraire, en venant à la neutraliser et à la remplacer.  Mais cela ne peut se produire à coup d’exercices de volonté, puisque celle-ci ne détient aucun pouvoir en elle-même, la tirant plutôt de la force du désir qui, en s’attisant, forme une motivation et la met en mouvement.

Par l’intermédiaire du phénomène de la pensée, produit dans l’état de la Conscience atmique (ou christique), tout être peut transmuter son entourage et transformer les conditions de sa vie, car rien ne peut résister à une opération menée sur ce plan.  Autrement dit, celui qui est capable de se concevoir et de se ressentir Fils de Dieu devient impérieux, donc invincible, dans ses initiatives.  Comme on l’a déjà dit, tout cela résulte du pouvoir co-créateur dont l’Absolu a investi l’être humain de concevoir un idéal et de le réaliser.  Chacun peut exercer cette puissance par sa connaissance, son degré de conscience, son ressenti et sa foi.  Il lui suffit  de dégager la conviction intime d’être uni à son Créateur, dans son centre femme_homme_parlemonadique (ou corps spirituel), soit à titre d’Étincelle divine, au moment qu’il affirme ou proclame la réalisation de son idée.  Alors, il partage l’omnipotence divine et il parvient à faire bouger les plans supérieurs de la Conscience cosmique.

Nul ne peut croître d’un centimètre par le recours à sa pensée ni par la tentative de manipuler les pensées.  Toutes les réalités sont comme elles sont, avec leurs potentialités propres.  C’est plutôt en s’illuminant, soit en élevant sa conscience, qu’un être parvient à croître spirituellement, parce que, par sa pensée, il s’ouvre et s’unit à l’Absolu.  En elle-même, la conscience représente un aimant pour les pensées.  Chacun peut en venir à diriger toutes ses énergies dans la direction de son choix de croître spirituellement du fait que, à un certain stade de son élévation, la Providence, par son incidence universelle, prend la charge de l’approvisionner, de combler tous ses besoins réels.   Dans cet état d’élévation, l’individu ne perd pas pour autant sa sagesse, son pouvoir d’intervention et sa liberté.

Fait d’importance, par le lien de l’espèce, ce qui se produit dans la vie d’un être incarné se répercute sur ses semblables, modifiant d’autant leur propre vie, les affermissant ou les affaiblissant.  De ce fait, ce qui peut varier, c’est l’usage que chacun peut faire de cette influence inéluctable.  Ici, il n’est pas question de la tentative d’un être désireux d’interférer dans la vie d’autrui, mais de la transaction intime à laquelle un être peut procéder et qui amène, du coup,  l’autre à changer.  C’est ce qui explique la recommandation faite à celui qui veut ramener dans la paix un de ses semblables qu’il n’a qu’à s’harmoniser lui-même pour obtenir ce résultat.  Dès lors, l’être hostile ou en inimitié qui choisirait de résister à la transformation intérieure du premier ne pourrait qu’en être écarté du fait qu’ils ne partagent plus la même fréquence vibratoire.

On pourra croire qu’une telle possibilité d’exercer, pour le meilleur ou pour le pire, une influence subtile sur un autre, représente une injustice.  Mais dans son concept de l’Unité, l’Absolu maintient cette obligation, qui peut paraître étrange au profane, mais qui ne l’est en rien pour le Sage, parce que cela résulte de l’application même du Plan divin qui ne peut percevoir la Création autrement que dans le concept d’une Réalité unique et indivisible.  Autrement dit, cela résulte naturellement ou spontanément de l’application du Pouvoir divin que les longueurs d’onde de la pensée intime de chaque individu mettent en mouvement.   Tout, dans le Cosmos, tire son origine de l’Idée, mise en œuvre par la Pensée divine.  Partout, tout s’accompli par une manifestation de la pensée à travers une forme subtile ou dense.  En cela, tout ce qui existe et touche les sens relève d’une pensée temporairement cristallisée.

Chez un être, son destin devient ce que, par sa pensée consciente ou inconsciente, il vibre le plus puissamment, parce qu’il le ressent bien ou l’a développé en habitude.  En effet, toute idée agit, produit un effet.  Dans le subconscient, un grand rêveur, toute idée fausse produit le même effet qu’une idée vraie.  C’est ce qui fait dire au Sage que pour celui qui croit que la Lune est ronde, elle doit lui apparaître ronde, et que pour celui qui la conçoit comme un disque plat, elle doit devenir plate.  Pour chacun, la réalité devient telle qu’il lui donne force d’être.  S’il croit au ciel, aux limbes, au purgatoire ou à l’enfer, il devra trouver un ciel, des limbes, un purgatoire ou un enfer.

En effet, la pensée individuelle ne représente rien d’autre qu’une expression particulière de la Pensée divine d’un être doté du pouvoir co-créateur.  C’est ce qui explique l’importance de se libérer de ses croyances pour ne vivre que de certitudes, donc de Vérité.  À travers chacun, la Pensée divine produit une pensée pensante!  Le pouvoir de la pensée d’un être individualisé se révèle identique à celui du Grand Penseur cosmique.  Puisque l’Absolu n’a aucune conscience des notions de bien ou de mal, il reproduit inévitablement et impeccablement ce qu’un individu accepte dans son mental et que, dès lors, il sème dans l’Intelligence unique.

Il faut comprendre que, pour chacun, l’état de son véhicule physique, de son psychisme, de son environnement et des circonstances de sa vie détermine le complexe de ses pensées au point que les idées auxquelles il adhère et donne automatiquement force, réagissent sur lui et sur son univers personnel, expliquant l’ordre ou les désordres qui peuvent y prévaloir.  En cela, les pensées inconscientes peuvent représenter un vrai fléau parce que celui qui les accueille ne pense pas à leur faire entrave, d’où, à leur retour sur lui, il aura du mal à admettre qu’il est l’auteur des conséquences qu’elles ont entraînées.

Ce genre de pensées, bien plus fortes que les pensées conscientes, finissent par s’établir dans son inconscient et par déterminer, par voie réflexe, sa destinée, en raison de la mécanique propre de cette instance subtile.  L’inconscient ne peut pas discriminer des faits à la manière de l’intellect : il se laisse suggestionner et il exécute par la suite, comme aveugle, ce qui a pénétré en lui, qu’il accepte comme parole d’Évangile.  Ainsi, il s’impose que chacun extirpe de son univers intime les faussetés et les approximations délétères qui empêchent d’admettre toute autre idée consciente, celles qui favorisent son progrès, son bien-être et son évolution.

Ce sont ses pensées bien ressenties qu’un être émet en paroles et transforme en actes, ce par quoi il détermine les conditions et les évènements de son avenir.  Pour chacun, les choses ne deviennent jamais que de la manière qu’il croit qu’elles sont, puisque c’est par ses pensées qu’il leur donne de la consistance ou de la réalité.  Toutes les pensées qu’un être émet se propagent sur les ondes de l’Éther (ou de la Substance subtile), revenant tôt ou tard à leur point d’émission, s’y exprimant en réalités concrètes, réelles, vivantes.

De là, on peut légitimement affirmer que l’avenir de chacun représente le retour des pensées qu’il a émises dans son passé et qui poursuivent leur maturation.  Celles-ci reviennent, au moment opportun, déterminé par leur fréquence vibratoire, s’il n’a pas pensé à les annuler.  En cela, la pensée représente toujours la graine ou la semence initiale.  Toute pensée qu’un être sème et nourrit ardemment dans son cœur, par son ressenti profond, tend à se réaliser de manière d’autant plus rapide et puissante qu’elle est claire, nette et précise et que, nourrie avec persévérance, sans l’ombre d’un doute, elle est portée par un sentiment profond.

On peut en conclure, parce qu’il ne reste qu’un pas à franchir, que chaque être humain est sa pensée, celle qu’il entretien au plus profond de son cœur et de ses tripes.  Toute cause produit un effet, quand tout effet provient d’uGroupe-conversationne cause.  En tout, la pensée représente cette cause.   Puisque l’Absolu, qui est l’Esprit de Vie, est le Tout, il ne peut exprimer d’intérêts particuliers au service desquels l’être humain devrait se mettre.  Par conséquent, ses œuvres veillent toujours à servir l’évolution de tous les êtres.  Pour cette raison, celui qui aspire à agir dans la co-création gagne à chercher à embrasser tout l’Univers, voire tous les plans d’existence du Cosmos, autant ceux qui sont déjà exprimés que ceux qui planent encore en potentialités.

La vérité, c’est que l’être humain est libre.  Pour cette raison, seule sa demande détermine ce qu’il recevra, ce qui déterminera ce qui lui reviendra dans n’importe quel plan de conscience ou dans n’importe quel domaine contingent, à moins qu’il soit suffisamment sage pour consacrer sa vie entière, de manière tacite, à l’accomplissement, à travers son être, du Plan divin éternel.  Dès lors, chez chacun, l’énergie des pensées ne devrait servir qu’à l’expansion de la Lumière divine afin d’éviter que, un jour ou l’autre, elle se retourne contre celui à travers lequel elle s’exprime.  Le degré de sagesse ou de compréhension spirituelle imprime sa marque dans tout l’organisme humain et dans tous ses plans de conscience.  En cela, le premier stade de l’apprentissage de la créativité doit servir la connaissance de soi et l’évolution de la conscience personnelle.

Chacun devrait se souvenir de ce fait que le véritable attribut de l’Esprit, à travers chaque être incarné, reste la Liberté qui doit mener à l’expression de la Vérité, de l’Amour et la Sagesse.

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