COMMENT ÉTABLIR DÉFINITIVEMENT LA PAIX DANS LE MONDE

PREMIER THÈME

Depuis des millénaires, la planète Terre évoluait d’après un modèle patriarcal, donc exagérément viril et belliqueux, pour rattraper un apparent retard et corriger les dommages engendrés par une précédente ère matriarcale tumultueuse, même traumatisante pour l’homme, dont l’histoire garde un vague souvenir dans le maintien du mythe des Amazones.  Pour faire équilibre aux penchants féminins, donc du sexe présumé faible, qui sont, en résumé, la sentimentalité, l’affectivité, la séduction, la réceptivité, la passivité, la dépendance, la sociabilité, la douceur, l’amabilité, la gentillesse, la compassion, le système patriarcal nbesoin-d-amoure pouvait que valoriser les vertus masculines que sont l’autorité, la force, l’activité (effort de la bête de somme), l’audace, la rationalité (raisonnement logique), la détermination, l’esprit d’indépendance, le maintien de la tradition, l’approvisionnement du groupe, la concurrence, l’exploration, la conquête, la domination (volonté d’être le seul artisan de toutes les relations), l’imperturbabilité (refus des sentiments, perçus comme une démonstration de faiblesse).

Or, l’humanité en étant parvenue au  dernier stade de la primitivité, pour se tirer de l’animalité, la virilité ne pouvait que faire incliner la société vers la valorisation de la force brute qui, dans ses expressions extrêmes, en raison des relents d’agressivité induits, au nom de la survie, par l’application de la loi du plus fort, menait à la rivalité, à la prédation et à l’exploitation d’un être matérialiste et conquérant, affamé d’argent, de biens, de propriétés et assoiffé de bien-être, de sécurité et de pouvoir, au point de banaliser la souffrance d’autrui, le sang versé, la barbarie, et, dans la nécessité, l’injustice, le mensonge, les ruptures de contrats par manque de loyauté.  De telle sorte que, dans les dernières années, celui qui s’élevait le plus haut dans la société, c’était celui qui, pour incarner le rêve commun de la réussite matérielle, familiale et sociale, capable de se dégager de tout soucis d’incarner un idéal, au prix du mutisme de la conscience, se démontrait, mine de rien, capable des pires trahisons et des pires escroqueries, à point nommé.  Le requin devait savoir se nourrir du menu fretin!   Et, dans les dernières générations, où chacun veut prendre uniquement le meilleur de tous les mondes, portant des armes blanches, parfois des armes plus sophistiquées, on ne se gêne pas pour piller ceux qui ont plus que soi ou pour se faire soi-même justice en blessant ou en tuant son agresseur.  La primitivité s’exprime par le fait que plus un être se sent puissant, plus il se croit viril.  Ainsi, s’adonnant à ses pulsions intimes sans restreinte, niant ses sentiments, jouant l’insensible, refusant les tâches domestiques, il veut remporte la victoire en tout et s’approprier tout ce qu’il convoite, s’accordant le droit d’exprimer sa colère sans se soucier des conséquences négatives, même celui d’éliminer, sans procès, l’être qu’il perçoit comme un rival potentiel.

Pour ne nommer que ces cas-là, chacun ne peut que reconnaître des survivances de cette longue ère de domination virile dans l’agonie de certains comportements dominateurs comme : les compétitions sportives où il faut absolument se donner l’impression de vaincre un adversaire, dans l’incapacité de trouver du plaisir simplement dans le fait de jouer avec d’autres membres de son espèce;  dans l’exploration des territoires les plus reculés (ce qui implique désormais la quête spatiale);  la pratique de la chasse et de la pêche sportive (instinct du prédateur et intervention du présumé souverain du monde ou chef d’œuvre de la Création);  l’assistance aux démonstrations de sports de contact violents comme le pugilat, la boxe, le catch, la lutte (instinct de domination et goût du sang);  la pratique des sports extrêmes pour s’amener à vibrer intensément, à griser, à défaut de pouvoir vibrer davantage spirituellement;  la quête de performance dans tous les domaines.  Que ne pourrait pas apprendre sur lui-même dans l’étude du fait qu’il se complait, sans nécessité, à voir souffrir des êtres qui peuvent en porter des séquelles permanentes – quand il ne déploie pas lui-même son hostilité comme spectateur fanatique dans les gradins — au risque, au surplus, de grever le budget d’un État déjà mal en point, dans sa situation financière?

L’être humain ne peut assumer sa stature originelle et s’en montrer fier qu’à partir du moment où il accepte d’incarner l’amour avec les valeurs les plus élevées de la conscience.  Après une période de chaos, l’actuel renversement des tendances, qui résulte d’une inversion de plus en plus rapide des polarités planétaires, ce qui explique la montée des énergies féminines, permettra une harmonisation des psychismes et, du coup, un raffinement  des mentalités, un adoucissement des mœurs et une ouverture de conscience conduisant à la spiritualisation de la quête humaine.  Mais cela ne peut que tarder un peu du fait que la femme, dans la revendication de ses droits et l’assomption de son nouveau rôle, qui implique d’abord le rétablissement de son sentiment de dignité et la reconnaissance de son égalité, par maque de modèle, la femme a tendance à imiter les comportements peu rassurants  des homsolidarité-planetaire-paixmes.  Surtout, ce n’est pas dans un esprit de vengeance secrète, dans la lignée du phénomène de la guerre des sexes, en raison des préjudices subis au cours de millénaires, comme le préconise inconsciemment certains projets féministes, parfois menés dans une confrontation directe de la gent masculine, que l’équilibre pourra être rétabli.  Bien que plus carriéristes, trop de femmes entretiennent le rêve, dès leur jeune âge de rencontrer le Prince Charmant afin de se montrer, à son côté, la conjointe, l’épouse, l’amante et la mère idéale.

Tout conflit interpersonnel, comme toute guerre entre les peuples  – et, en secret, il se prépare présentement une troisième guerre mondiale qui ne pourra avoir lieu – résulte d’un conflit en soi, par manque d’équilibre personnel, dans le domaine des polarités intimes, dans le fait que l’une d’elle tente de dominer l’autre.  Du coup, on comprend que la paix mondiale ne peut ressortir, autant chez l’homme que chez la femme, d’un ajustement de ces polarités, dans l’ordre individuel, capable d’induire personnellement dans la sérénité de la neutralité et d’amener à appliquer le principe du respect mutuel.  Ainsi, l’une des clés de l’Évolution réside ainsi dans l’aptitude de chaque membre de l’un ou l’autre sexe à apprivoiser la polarité qu’il néglige ou méprise et à lui redonner en lui sa place.  Un être ne parvient pas à la Réalisation, qui illustre la Maîtrise totale de son être, dans le renforcement de la polarité que son genre physique lui révèle, mais dans la fusion intérieure des deux aspects de la Polarité universelle, reconnues d’égale importance et d’égale dignité, ce qui porte le nom d’Androgynat.

DEUXIÈME THÈME

Non, non, non, la paix mondiale ne peut résulter des décisions d’un Conseil suprême qui essaierait d’arbitrer les dissensions entre les États et les chefs des partis des différents pays.  Les termes d’une entente écrite peuvent toujours être rejetées et violés si les causes profondes des mésententes n’ont pas été supprimées.  De même, il est inopérant de demander aux êtres humains de maintenir des pensées de paix dans leur cœur et de les affirmer pour qu’ils trouvent la paix véritable.  Des éléments de la nature humaine, comme ses pulsions intimes, ses aspirations personnelles, ses émotions ne peuvent se transformer aussi facilement.  Derrière ces mouvements intimes se cachent principalement de désir de possession, la quête de la jouissance, les jeux de pouvoir et les désirs de renomterre-detailsmée.  Et c’est en aidant les êtres humains à dissoudre les aspects égoïstes de leur personnalité, ce masque de leur Individualité divine, qu’on leur fera découvrir les avantages de la paix.  En cela, chacun doit faire sa part, si l’Humanité compte que l’ensemble trouve la paix définitive.

Ralph Lewis a dit avec raison : «La paix du monde doit commencer par la paix de l’individu.»  Les éléments d’une paix véritable et durable parmi les nations résident dans la suppression des facteurs qui, présentement, incitent à la guerre. Il doit y avoir une meilleure attribution et une distribution plus équitable des territoires, des ressources naturelles et des marchandises du monde.  Le monopole des ressources naturelles, des moyens de communication, des maisons d’éducation et des voies commerciales doivent cesser.  Il faut arrêter de tenter de préserver la paix par l’établissement de forces armées puissantes qui reçoivent pour mission d’isoler les nations perturbatrices ou dérangeantes et d’emprisonner les éléments discordants.  Les grandes armadas et les armées motorisées qui se proposent d’empêcher les migrations humaines ou qui encerclent les nations agressives produisent une isolation qui équivaut à l’emprisonnement.  C’est croire à une paix armée bien fragile qui, humiliante et répressive, attise la rancune.  On ne témoigne en cela d’aucune recherche pour supprimer la cause qui provoque les désordres.  Aucune nation moderne, petite ou grande, ne cherche à s’emparer d’autres puissances par plaisir, sauf quelques chefs politiques à la cervelle brûlée.

Mais leurs peuples, eux, ne sont pas des barbares assoiffés de sang, même si les résultats de leurs actes portent ces marques.  Ils témoignent plutôt de leur révolte face à leurs conditions de vie.  Aussi incroyable et incompatible que cela paraisse, ils cherchent à se procurer le droit d’être eux-mêmes, de retrouver leurs moyens de subsistance, de conquérir leur bonheur ou d’écarter ce qui tente d’envahir et d’annihiler leur culture.  Aucune nation ne préservera la paix du monde au moment où d’autres peuples crèvent de faim à quelques kilomètres de distance de terres d’abondance, dont des territoires sont inoccupés et inexploités.  Aucune nation ne restera béatement assise tandis que ses bateaux restent immobilisés dans ses ports par manque de carburant, inutiles au transport des marchandises dont elle a besoin, parce qu’une autre nation monopolise le pétrole.  Aucune nation ne respectera la paix internationale si elle reste confinée sur un territoire aride et infertile et qu’on lui refuse de coloniser de grandes superficies libres appartenant à d’autres nations.

Aucune nation intelligente n’endurera placidement l’humiliation, la famine, l’isolement et la pestilence pour que d’autres peuples préservent leur bonheur peu troublé, si elles ne reçoivent pas une aide adéquate.  Tous ces états de fait sont oppressants, confinant à l’esclavage et au dépérissement, ce qu’aucun être humain n’acceptera plus, préférant la mort.  C’est la domination du plus faible par le plus fort, déguisée en bons sentiments.  Ces propos n’invitent pas à dépouiller ceux qui ont au profit de ceux qui n’ont pas ou à morceler arbitrairement les territoires.  Ils invitent plutôt à inventer des méthodes scientifiques par lesquelles les nations gagneront ce qu’elles ne possèdent pas.  Chaque nation doit faire preuve d’effort, d’initiative, d’adresse et de vision pour avoir droit de posséder et de prospérer.  Mais aucune nation ne devrait avoir le droit d’empêcher l’application des autres nations pour préserver égoïstement l’équilibre de son propre pouvoir et de sa propre richesse.

La Terre appartient à tous ses habitants.  Si une nation veut se montrer supérieure, que ce soit par ses réalisations, non par son oppression ou sa dissuasion militaire.  Ainsi, on ne cherchera plus à obtenir par le feu des fusils ce que l’on obtiendra de bon gré, une structure économique adaptée et la réussite dans ses entreprises.  Une loi cosmique d’équilibre suscite naturellement l’éveil des forces, considérées comme opposées, à chercher les meilleurs peace-on-earthsmoyens de détourner ou de contourner les lois et les moyens établis.  Ainsi, plus un peuple se dote d’armes de dissuasions, plus d’autres cherchent les moyens d’en annuler la puissance.

La paix deviendra une réalité sur toute la Terre lorsque l’amour y prendra toute la place.  Car la paix ne peut exister sans la justice et l’union.  Pour y parvenir, il faut commencer par animer tous les êtres humains du même bon vouloir de lumière et de sagesse.  Mais celui qui a trouvé la paix véritable la ressent comme un appel à l’action pour entraîner ses frères et sœurs dans les hauteurs d’autres royaumes.  À ceux qui clament que si Dieu existait, il y aurait moins d’injustices et de douleurs, il faut répondre que, dans un monde de libre arbitre, la paix ne se donne pas arbitrairement par miracle ou par grâce, mais qu’elle se conquiert.  En développant soi-même un aspect de son être, on affermit sa propre faculté de chercher et de trouver dans l’ardeur et l’enthousiasme.  Tant que l’être humain n’appliquera pas son attention à comprendre la partie spirituelle de son être, il ne pourra pas connaître la paix.

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