DIGRESSIONS SUR LA NOURRITURE

   A-t-on déjà suffisamment pensé au fait que c’est ce qui se passe entre le moment de l’ingestion d’un aliment et sa déglutition qui importe le plus pour ce qui a trait au traitement des aliments?  Chacun gagne à considérer l’acte alimentaire d’un point de vue qui dépasse l’aspect matériel et organique.  «L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»  Cette parole, c’est la vibration que continue de réverbérer le Son primordial dans toute réalité concrète.

   Ainsi, les aliments ne servent pas simplement à nourrir le corps physique, ils contribuent à entretenir les corps subtils, en commençant par le corps éthérique.  À vrai dire, en complément de l’acte de la respiration, les aliments sains et frais, donc vivants, contiennent des éléments essentiellement différents des composés chimiques qui les constituent, qui servent à activer les facultés supérieures NOURRITUREet à produire l’expansion de la conscience.  Par l’Omniprésence de l’Absolu, l’Onde de Vie, qui imprègne tout, transmet notamment le pranâ (ou l’énergie vitale) et les particules adamantines.

   Pour ce qui a trait à l’alimentation, c’est ce qui se passe dans la bouche qui revêt le plus d’importance, ce qui devrait prévenir un être de manger à la hâte de façon mécanique et distraite.  Sans compter que, s’il prend le temps d’imprégner sa nourriture d’Amour pur, de la bénir et de rendre grâce d’en posséder détenir, il rehausse le taux vibratoire de ses aliments, ce qui en détruit les énergies négatives, en dissout les effets nocifs, en rehausse le goût.  En présence de convives, cela peut faire toute la différence d’un repas ordinaire qui devient extraordinaire.

  C’est ce qui explique que la même nourriture qu’un être prend chez lui prenne apparemment une autre saveur chez une grand-mère, une tante préférée ou une aimable vieille dame.  Cela ne provient pas exclusivement des talents culinaires ou de la maîtrise d’une recette, donc d’une compétence supérieure de la cuisinière, mais de ce qu’elle ajoute par son rayonnement dans ses plats, souvent à son propre insu, ce qui s’ajoute à la qualité magnétique particulière de l’air ambiant et de l’environnement territorial.

   Une fois introduite dans la bouche, les dents triturent, mélangent et malaxent la nourriture matérielle, ce qui l’imbibe des diastases et autres produits de la salive avant qu’elle ne passe dans l’estomac pour une plus complète digestion et l’amorce de l’assimilation.  En cela, les aliments végétaux passent rapidement dans l’intestin alors que les aliments carnés, cuits ou traités séjournent plus longtemps dans l’estomac, pour une imprégnation plus prolongée qui les rend plus digestes.  Aussi devrait-on s’habituer à manger sa salade avant les autres mets pour s’éviter l’indigestion, notamment soulignée, en révolte, par un hoquet pénible et désagréable ou des crampes d’estomac.

   Mais, autant la bouche, avec les fausses nasales et les poumons, pourvoient aux besoins subtils du corps, autant l’estomac et les intestins pourvoient-ils à ses besoins grossiers.  En effet, ce n’est à peu près qu’au cours du stade du séjour des aliments dans sa bouche que le mangeur peut exercer une influence consciente sur son alimentation.  Passée l’isthme du cardia, la nourriture qu’il a ingérée ne relève plus de lui devenant l’affaire automatique et inconsciente de son organisme qui, selon les besoins spécifiques de son corps, les élabore en chyle et en chyme.

   Pour cette raison, au moment de manger, il importe que l’être humain concentre son attention sur les opérations de sa bouche, notamment sa mastication, afin de bien extraire les éléments subtils qu’ils contiennent, permettant à ses papilles gustatives, comme aux parois de son palais et de ses fosses nasales de capter le maximum des propriétés de ces sources de vitalité.  C’est précisément la fonction de la langue d’extraire de la nourriture ingérée les fluides subtils qui peuvent répondre aux fonctions plus élevées de sa conscience.  C’est la valeur symbolique qu’illustre le fait que la sensation du goût s’évanouit partout ailleurs dans son système digestif, ce qui lui rappelle que, pour le reste de la transformation, il doit s’abandonner et lâcher prise, puisque plus rien n’est de son ressort.

   Cette explication démontre l’importance de la qualité de la nourriture, par rapport à sa quantité, généralement trop importante, parce que le mangeur n’est pas attentif aux signes de satiété qui, par déformation prolongée, tardent toujours un peu à se manifester.  On pourrait trouver une explication atavique dans l’inconscience qui porteREPAS-FAMILIAL les êtres humains à se repaître du cadavre d’animaux, d’aliments trop cuisinés ou d’autres aliments dont la putréfaction est ralentie.

   En cela, l’être humain ne devrait pas établir ses choix alimentaires à partir de critères moraux, soit de bien ou de mal, puisqu’il peut légitimement manger, de manière raisonnable et dénué de culpabilité, de la chair des animaux spécifiques qui se sont offerts, de par leur rôle fonctionnel, à la nécessité d’entretenir l’intégrité de son organisme physique, dans la mesure qu’il incluse le respect et la gratitude.  Ce choix devrait plutôt être considéré sous les angles de la qualité de vie et de la longévité.

   Mais un sage ne pourrait s’empêcher de faire remarquer que, au moment de l’abattage, tout animal, plus conscient qu’on pourrait le croire de l’imminence du terme de sa vie, souffre de devoir accepter ce sacrifice qui écourte son expérience terrestre, comme il redoute la douleur qui accompagne cet acte, pendant son agonie, d’où ses cellules se chargent d’effluves négatives que peuvent apprécier les Draconiens et les Reptiliens, mais qui deviennent une menace pour l’intégrité de l’organisme et des facultés supérieures d’un être humain qui ne prend pas la peine de les dissoudre avant de les ingérer.

   Pour le reste, parmi les erreurs graves de combinaisons alimentaires, on pourrait rappeler que l’être humain adulte n’a pas besoin de produits laitiers, peu importe la forme sous laquelle il est présenté, même qu’ils lui sont nuisibles.  De même, l’excès de sel et de gras saturés exposent à des problèmes cardiaques, le premier ingrédient durcissant les artères, alors que les autres les encrassent.  Encore, le sucre, qui doit toujours être consommé avec parcimonie, favorise la putréfaction intestinale et le développement du cancer s’il accompagne un féculent.  Aussi, on gagnerait à assaisonner ses mets des plantes potagères dites fines herbes plutôt que d’épices qui irritent, à divers degrés, le système digestif et le système nerveux, surtout si on y recourt souvent.   Enfin, les cucurbitacées, notamment les concombres et les melons crus, très indigestes, devaient être consommées à part, au moins une heure avant tout autre aliment ou quelques heures après lui.

© 2012-16, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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