LA MORT AUSSI INEXPLICABLE QU’INACCEPTABLE D’UN ENFANT QUI, DANS LA CONCEPTION COURANTE, DEVRAIT FORCÉMENT SURVIVRE À SES PARENTS ET FAIRE LEUR JOIE TOUT AU LONG DE LEURS  JOURS…

 

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Oui, c’est un sujet délicat et difficile à aborder, tellement la situation sembleabsurde… improbable, hors d’ordre et, conséquemment injuste.  Mais cela arrive comme en témoigne les faits du quotidien.  Alors, uneune juste compréhension de la réalité peut parfois aider à se dégager de la culpabilité, à mener un deuil, à guérir et à reprendre sa vie en main sur de nouveaux fondements.

Pour la plupart, la mortalité infantile représente un drame  infiniment pénible, du fait qu’ils sont convaincus qu’un enfant doit survivre à ses parents pour assurer son lignage et qu’il s’agit d’un injustice si cela ne se produit pas.  Mettant en évidence de manière violente et inattendue la fragilité, l’éphémérité, l’imprévisibilité de la vie, l’impuissance humaine, les limites de la compréhension de l’être incarné, cet événement, tellement contraire à l’ordre des choses, ne peut que bouleverser, parfois pour longtemps, le rapport que chacun entretient avec lui-même, avec ses proches, voire avec le monde dans lequel il vit, pouvant préparer un divorce, la folie ou le désir d’annihilation (suicide). Dans l’attachement de certaines personnes, il amène la vie à perdre son sens, ce qui les porte à arrêter de vivre, ne se permettant plus que de survivre, de végéter.

Pour cette raison, les explications qui suivent ne plairont pas à tous ou ne les consolera pas.  Pourtant, il faut admettre qu’il n’y a pas de hasard dans ce phénomène.  Et croire le contraire serait faire injure à l’Ordre divin.  Perdre un enfant fait très mal.  Mais, si on y songe bien, ce que les parents pleurent, c’est plus l’investissement qu’ils y ont mis, leurs attentes frustrées, l’espoir qu’ils avaient formé pour leur enfant.  Surtout, ils se sentent coupables, se demandant ce qu’ils ont pu omettre de faire.  Pourtant, si un enfant meurt presque en naissant ou de façon prématurée, il respecte un choix personnel qu’il avait fait avant de naître.

D’une part, de la façon qu’on conçoit les enfants de nos jours, ce qui fait qu’ils sont plus souvent des accidents de parcours que des êtres désirés, on ne doit pas s’étonner que certaines âmes ne tiennent pas à rester trop longtemps dans l’ambiance de la Terre, sachant qu’elles ne recevront pas le support dont elles ont besoin au niveau de l’expansion de leur conscience.  On croit à tort que l’enfant n’acquiert la conscience qu’en grandissant.  Au contraire, à la naissance, il est plus près de la vérité que n’importe quel adulte, car il vit encore sous le règne de l’intuition, non de l’âge de raison.  En prenant de l’âge, ce ne sont pas la conscience qui grandit ni les possibilités de l’âme qui s’accroissent, mais l’expérience concrète et le degré de mentalisation.  On traite l’enfant comme un minus ou un incapable, lui imposant des interdits que souvent on ne s’impose pas soi-même, on lui parle d’une voix spéciale, infantilisante, ce dont il n’a nullement besoin pour croître en intelligence et en sagesse.  Car, alors, on lui rappelle inconsciemment sa petitesse et son insignifiance par rapport à l’adulte, ce qui n’a rien pour le rassurer sur la manière qu’on va le traiter.  Alors, certains d’entre eux choisissent de fausser compagnie à leurs géniteurs et à leur milieu et de retourner d’où ils viennent, n’y trouvant rien de bien enthousiasmant ou d’évolutif par rapport à leurs besoins.

Outre les problèmes génétiques, il existe aussi des âmes avortées qui n’ont pas vraiment le goût de vivre l’expérience terrestre et qui trouvent ce défi imposé par les Maîtres du Karma au-delà de leurs possibilités présentes.  Puis il y a celles qui repartent parce qu’elles ne trouvent pas assez d’amour dans une cellule familiale particulière.  Mais une autre explication réside dans le karma du lignage ou social.  Comme il a été dit : «Je perpétuerai ton iniquité jusqu’à la sixième et la septième génération.»  Ainsi, un enfant peut naître dans un corps inadapté à cause du mélange sanguin des ancêtres ou des répercussions du milieu social (pollution, modes de vie malsains, pensées délétères, etc.)  Il peut encore avoir choisi tel canal familial pour mener une existence très courte ou pour compléter une expérience presque achevée.  Alors, ayant éprouvé ici-bas ce dont il avait besoin, il se retire.  Voilà autant de choix à respecter, même s’ils blessent énormément l’ego personnel.  Cet enfant peut encore s’être incarné simplement pour apporter un message divin spécial ou un avertissement impérieux et il est reparti une fois son rôle complété.  Certains parents se forcent à avoir des enfants quand ils n’en sont pas dignes ou n’ont pas besoin d’une telle expérience dans telle incarnation.  Ils peuvent trouver dans ce départ prématuré une leçon salutaire ou une grande lumière, une leçon de pertinence ou de détachement.  Enfin, un enfant peut s’être exposé à une expérience fatale qui dépassait son expérience ou avoir payé le prix de l’incurie (manque de vigilance) du milieu ou de la famille.

La mort d’un enfant porte toujours une valeur symbolique, elle ne se produit jamais au gré du hasard ni au gré du sort.  Et elle ne se démontre jamais aussi drastique que le message de réalité qu’elle veut faire intégrer.   Elle exprime le jeu de la Causalité, au nom de L’Absolu, pour fournir un message personnel ou pour le faire passer à tout un à un milieu particulier.

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