LA NÉGATIVITÉ PEUR DÉTRUIRE UNE VIE…

Il n’y a rien de plus pervers et de plus dommageable que la mentalité négative, car elle amène à stagner, puis à régresser, en plus d’attirer toujours plus de négativité et de raisons de rester négatif ou de vivoter à travers les ombres.

En spiritualité, on trouve deux sens au mot négatif.  D’abord, au niveau de l’expression duelle de l’Énergie créatrice, omniprésente, ce mot remplace les mots «féminin» ou «lunaire» au sens de «magnétique», «passif», «réceptif», «accueillant» relatifs à un aspect de la polarité.  Par extension, et abusivement, il évoque le refus conscient ou inconscient de celui qui dédaigne ce qui lui est proposé, qui se borne à nier les faits, qui fait preuve d’esprit de contradiction, qui voit du mal partout, qui multiplie les impossibles, qui se limite à contredire un projet sans proposer d’éléments constructifs, qui évite les risques, qui manque de créativité, qui critique sans proposer d’alternative, qui rejette les encouragements, qui s’exclut de toute collaboration, qui s’oppose à tout par manque dmentalité négative’esprit d’initiative, pessimisme, passivité, indifférence, incurie, incrédulité, scepticisme, paresse, léthargie, manque d’estime ou de confiance en soi.

La négativité traduit un manque de maturité psychique qui amène à rejeter tout blâme personnel et tout désir d’intervention pour améliorer son sort.  Bien sûr, elle ne s’engendre pas d’elle-même, elle résulte des expériences antérieures de cette vie ou d’autres vies, du fait d’avoir vécu dans un environnement négatif de façon prolongée ou de la culture d’idées destructives qui a donné le sentiment d’être injustement traité, de ne pas pouvoir intervenir avec efficacité, d’être même maltraité ou exploité.  Un tel être vit souvent dans la peur et la crispation sans trop s’en rendre compte.  Il redoute toujours qu’une tuile puisse lui tombe sur la tête.

L’être négatif aime se cantonner dans une situation d’impuissance et de défaite en raison d’une mauvaise compréhension de lui-même et d’une fausse conception des circonstances qu’il rencontre.  Ainsi, on l’entend régulièrement dire : «C’est impossible»;  «Ça ne marchera pas»;  «C’est trop difficile»;  «Ce n’est pas possible»;  «Ça ne se peut pas»;  «C’est impensable»;  «Je serai toujours comme je suis»;  «Ça sera toujours comme ça»;  «Je n’y puis rien»;  etc.  En fait, à faire quelque chose pour se sortir de son malheur, comme il se considère comme «un pas bon», il préfère se complaire dans ses difficultés, sa maladie, sa faute, son erreur, sa misère, sa détresse, sa dépendance, sa passion, ses ornières de pensée et d’action.

N’empêche que, comme une goutte de café après l’autre peut souiller un vase d’eau, il finit par fatiguer les autres, par les lasser, les déprimer, les décourager, les repousser.  Et, comme ceux qui se ressemblent s’assemblent, s’il n’est pas porté à s’isoler, il se sent rassuré de se retrouver en présence d’être qui sont et pensent comme lui.

Dans la gamme de l’esprit négatif, il y a d’abord la mentalité de perdant, cette habitude d’esprit qui amène un être à subir au lieu d’agir.  Au lieu de chercher une solution à chaque problème, il invente un problème à chaque solution.  Au lieu d’aider les autres, il cherche à se faire prendre en charge, craignant toujours de perdre ou de se faire enlever quelque chose.  Il peut accepter qu’une chose soit possible, mais il la voit toujours trop difficile pour l’entreprendre.  Au lieu de suivre ses idées, il se trouve des excuses pour ne pas les réaliser, les mettre en application.  Au lieu de rester ouvert, il se ferme.  Au lieu de prendre des risques, même calculés, il prend des précautions ou il maintient le statu quo.  Il ne peut confirmer sa foi, il cultive toujours ses peurs.  Parce qu’il a peur de vivre pleinement, il se condamne à souffrir, accusant ensuite les autres de son malheur.  Il devient un mort-vivant, car, au lieu d’assumer son propre bonheur, il le remet entre les mains d’autrui ou d’un sort injuste.

Puis il y a la mentalité de victime qui évoque le comportement de celui qui ignore qu’il crée sa réalité, conformément au principe de la causalité, d’où il est porté à croire que les faits se produisent sans raison ni but, si ce n’est, peut-être, de l’accabler, d’alourdir son fardeau.  C’est l’état de l’être automate et limité qui, refusant de prendre conscience de la loi de Causalité (d’Action et Réaction ou de Cause à Effet), par laquelle il crée ses propres réalités, car il croit que les choses lui arrivent sans raison.  Il oublie que la loi laisse un être assumer les conséquences de sa négativité s’il persévère dans son attitude restrictive ou régressive.

Évidemment, cet être n’assume pas la responsabilité de sa vie, réagissant au lieu d’agir, projetant ses torts sur les autres ou sur le sort.  Il est à la merci de ses émotions, bloqué dans ses énergies.  Il pense que la vie ou les autres ont le contrôle sur lui pour le rendre heureux ou malheureux, joyeux ou triste, aimé ou détesté, prospère ou pauvre, fructueux ou infructueux.  Il ignore qu’il crée ses propres réalités par son inconscience des lois de la vie.  Il s’emprisonne par ses propres croyances, considérant ce qui lui arrive comme obligé d’arriver, d’où sa situation ne peut qu’empirer.  Il trouve partout des occasions de se sentir démuni, injustement traité.  Ainsi, il cherche à attirer la pitié des autres, s’attendant à ce qu’ils le servent et le comblent.  Sinon, il se résigne à son sort, frustré, amer et plaintif.

La manière que prend le fataliste, pour agir en victime, c’est de se perdre dans sa conviction de n’avoir rien à dire ni à faire en regard de son destin même physique.  Ainsi, il peut vivre de façon parfaitement irresponsable et chercher à accuser ou à poursuivre les autres pour les torts qu’il s’inflige lui-même.  Voilà comment il oublie qu’il détient la charge de gérer, de diriger, voire de créer son destin sombre dans la croyance au hasard et des coïncidences.  Il en vient à penser que sa vie est marquée par le destin ou le sort et qu’elle suit un cours inévitable et hors de sa maîtrise.  Alors, il fuit sa responsabilité pensant que tout lui est imposé ou infligé.  Rien n’est jamais de sa faute puisqu’il est mal luné, qu’il est né sous une mauvaise étoile ou que les autres s’acharnent sur lui.  Ainsi, il perd tout pouvoir de créer ce qu’il désire, abdiquant son libre arbitre.

Peut-on guérir de la mentalité négative?  Oui, si on sait se prendre en mains, même si cela peut prendre du temps.  Pour retrouver l’esprit positif, on peut commencer par repasser sa vie et tenter de se rappeler les moments où on a vécu des accomplissements particuliers, en s’attardant sur les sentiments qu’on a pu éprouver à ce moment précis, afin d’éveiller un début d’intérêt pour le bonheur.  En outre, puisque la pensée crée, il convient de choisir d’entretenir des pensées positives, évolutives ou constructives.  Car celui qui s’est acheté un champ dont il veut tirer une bonne moisson ne récoltera que la déception s’il n’y sème pas ce qu’il veut y voir pousser.  Sans cela, il ne devrait pas s’étonner d’y voir prédominer les «mauvaises herbes» jusqu’à ce qu’il retourne en friche et se couvre d’une forêt.

Pour sa part, la relaxation, dans la respiration profonde, en évitant de trop s’oxygéner en peu de temps, permet d’éliminer la tension et de faire de la place, physiquement et mentalement, d’où on se trouve dégagé, plus léger, plus spontanément positif.  Il faut s’y adonner régulièrement pour en comprendre les bienfaits.  Mais, à la culture de pensées positives et aux moyens concrets, il convient d’ajouter la méditation régulière sur les événements heureux qu’on aimerait vivre.  Elle permet de mobiliser les capacités que l’on sous-estime.  En effet, la méditation permet de se centrer sur des idées objectives, par la méthode de la simulation ou  du «comme si», afin de les remplir d’énergie.

Bref, il faut aussi savoir agir, à point nommé, pour renverser les situations qui ne servent pas ses fins.  Car, sans l’action rapide et déterminée, les autres étapes ne servent pas à grand-chose.  On ne gagne en confiance qu’en se donnant des preuves sur ses possibilités.

Enfin, il y a la mentalité grégaire qui porte à agir comme tout le monde sans remettre en cause ses comportements.  Elle amène un être rampant à singer le comportement d’autrui  sans se poser de questions.  Pour éviter de détonner ou de sortir du rang, ce qui pourrait lui valoir le rejet ou le mépris, sans raisonner davantage, il se dit : «Puisque tout le monde le fait, je le fais».  C’est la manière la plus aberrante de se dépersonnaliser par manque d’estime de soi et de confiance en soi.  Surtout, elle permet aux meneurs d’imposer leur loi.  Celui qui est affligé de ce mal croit sans cesse que les autres ont plus raison que lui ou que leurs choix sont meilleurs que les siens.  Ainsi, peu à peu, l’individu perd sa raison d’être dans ce qu’il pourrait apporter comme différence au point de vue ou à la manière d’être des autres à partir de son unicité.  Mais, cette unicité, qui rend rare, précieux, irremplaçable, certains ne savent pas la reconnaître et ils ne lui attribuent plus de valeur.

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