LA MÉDITATION : DANS LES TEMPS PRÉSENTS, L’AUTRE CLEF DE L’ASCENSION, APRÈS L’EXPRESSION DE L’AMOUR!

 

On aura beau chercher des enseignements spirituels, des moyens et des techniques pour favoriser son évolution, la meilleure manière d’y parvenir n’en restera pas moins de vivre sa vie amoureusement, abandonné sans condition à la Lumière, bien concentré sur le moment présent, pour cesser de vivre en robot et en tirer les signes et les leçons, puis méditer.  Même que, dans la dynamique actuelle, après le don inconditionnel à la Lumière divine, la méditation quotidienne, une activité à laquelle on peut s’adonner à sa manière, peut suffire à assurer l’Ascension personnelle à son rythme dans la protection la plus complète.  Ce qui importe le plus, pour y arriver, c’est de savoir choisir le moment propice permettant de se détendre, de couper les liens avec le monde extérieur, en faisant le vide intérieur, soit en amenant les sens et le mental à se taire, de sorte que le Plein se révèle de lui-même à sa manière et à son heure.  En effet, c’est en s’intériorisant qu’un être se permet d’élever ses vibrations et de les conserver telles, tout en continuant à frayer dans la densité terrestre.

En fait, la méditation permet, pour ainsi dire, d’affiner ses antennes subtiles pour sonder d’autres mondes en dépassant le voile des illusions ou des apparences qui en sépare, ce qui l’amène peu à peu à s’amincir.  Elle amène à puiser la connaissance ou la sagesse ailleurs, soit où elle vibre, pour la ramener dans le monde contingent, ce qui aide à les fusionner dans sa conscience.  Elle permet à un être de recréer temporairement des ponts vibratoires en attendant que, fusionné avec l’Esprit de Vie, il se retrouve dans un état de méditation perpétuelle.  Elle facilite la fermeture de ses sens extérieurs pour lui permettre d’entrer dans son centre sacré ou sa pyramide individuelle et de devenir de plus en plus conscient de son lien indissoluble avec l’aspect de lui-même qui vibre déjà dans l’Essence de la Source divine.

Très actifs et extériorisés, souvent très tendus, beaucoup de gens paniquent à la seule pensée de devoir s’immobiliser, de fermer les yeux et de se lancer dans l’Inconnu, soit parce qu’ils ne parviennent pas à se permettre de vivre sans s’occuper (ils travaillent, fainéantent, se reposent ou dorment, mais fuient le silence et le vide), soit parce qu’ils s’ennuient (ils n’y trouvent pas d’utilité ou ils ont lméditant’impression de perdre leur temps), soit parce qu’ils craignent ce qu’ils peuvent vivre ou capter dans l’Invisible (peur des esprits ou des fantômes).  C’est la raison pour laquelle nous proposons, un peu plus loin, des suggestions à essayer dans la patience et la persévérance, à son rythme, en prenant tout le temps qu’il faut pour découvrir et apprivoiser sa technique préférée, celle qu’on saura pouvoir entreprendre dans la protection parfaite.

Pour tout dire, le profane définit la méditation comme l’absorption dans une profonde et longue réflexion ou comme une réflexion visant à approfondir un sujet.  Le religieux la définit comme une oraison mentale sur un sujet religieux ou sur un aspect spirituel.  Le mystique et le chercheur spirituel la définissent comme l’entrée dans le recueillement, dans un état intermédiaire, pour établir un contact avec l’âme et, par elle, avec l’Esprit.  Quelqu’un a dit judicieusement qu’elle était l’art de revenir à soi, au centre de son Être, en toute simplicité, donc le moyen de communiquer avec les dimensions supérieures de sa Réalité propre pour, ultimement, fusionner consciemment avec elle.  Car, essentiellement, la méditation consiste à entrer à l’intérieur de soi, dans le silence intime, pour se relier à son Centre spirituel, la Perfection des perfections, la Source de l’Ordre absolu, l’Esprit omniprésent (qui est partout), omnipotent (qui peut tout), omniscient (qui sait tout), omniagent (qui agit partout).  Dans un sens élargi, la méditation évoque tout moment où on retrouve son Être profond, où on se permet d’être cet Être intime.  Dans ce dernier cas, on peut méditer assis en silence, en marchant seul dans la Nature, en lavant le plancher, en faisant de la bicyclette, en rendant un service, lors d’une pause au travail, etc.

Étymologiquement, la méditation provient de l’expression ((in medio stare)) qui signifie ((se placer au milieu)), donc ((se laisser glisser dans un état intermédiaire)).  Cet état intermédiaire ne peut désigner que le niveau de l’âme, situé entre la Matière et l’Esprit.  Justement, on appelle souvent l’âme la Médiatrice universelle parce qu’elle accueille les demandes de l’être incarné pour les transmettre à l’Esprit cosmique et qu’elle recueille les injonctions de l’Esprit cosmique pour les transmettre à l’être incarné.  Ainsi, la méditation ne passe nullement par la réflexion, une application du mental, nécessitant, au contraire, l’extinction du mental qui permettre de vibrer au rythme de l’Esprit dans le silence, la détente sereine et la concentration.  Le point essentiel de la méditation consiste dans le fait que le sujet écoute son Centre divin, au lieu de penser et de parler, afin de capter la vérité à l’état pur par le ressenti et l’intuition.  Elle implique à une phase d’incubation plus ou moins prolongée dans l’intention de trouver la solution d’un problème, d’obtenir la réponse à une question ou de permettre l’afflux en soi d’idées neuves ou de sentiments nouveaux en provenance du subconscient.  De ce fait, la méditation implique une entrée en soi, dans le silence intérieur, pour se relier à son âme, au niveau du cœur, le seul moyen d’ouvrir la Porte qui donne sur la Lumière.

La méditation représente une technique développant un état de réceptivité qui permet d’entrer en communication avec la Lumière divine, à l’intérieur de soi, non un moyen d’aller quelque part et de s’y perdre, en rêve ou en rêverie, mais un moyen d’accéder à une dimension supérieure et de découvrir d’autres aspects de soi.  Elle devrait d’abord servir, jour après jour, à s’informer sur son identité et sur sa réalité afin de découvrir la prochaine étape à vivre, en se plaçant dans un état intérieur qui agrandit et nourrit sa conscience.  Elle passe par l’action de l’inaction que chacun doit apprendre à appliquer à chacune de ses actions.  Par la direction minutieuse de l’attention, elle vise à élargie la conscience de manière à s’abandonne en toute confiance à la Lumière de la Conscience cosmique qui pulse à l’intérieur de soi.  Alors, elle permet d’intégrer les différentes facettes de son être, fort complexe, parce que multidimensionnel, de manière à découvrir la totalité de son être et de réaliser l’unité globale.  Elle permet d’éveiller des souvenirs par rapport à ses origines, à son Essence, à sa mission.

Dans un autre aspect, la méditation engendre une meilleure coordination entre les différentes régions du cerveau, ce qui assure une réorganisation des connexions cérébrales et une amélioration du système mental tout entier.  Surtout, elle permet d’accéder à la Paix, au plus profond de soi, au-delà des préoccupations de l’ego, de l’agitation mentale, des perturbations sentimentales, des mouvements émotionnels.

Au début, on peut considérer cette technique spirituelle comme un rituel qu’on choisit d’appliquer dans la régularité simplement comme un moment spécial destiné à en maîtriser la pratique en l’intensifier toujours davantage.  Car il importe de devenir maître de ce rituel avant de l’élargir correctement à toute sa vie quotidienne.  Celui qui choisit de méditer doit apprendre à clamer sa conscience objective, à faire le silence de l’esprit, de manière à laisser parler son Moi intérieur, capable de transmettre au mental des idées nouvelles, des concepts neufs, des directives utiles.  Il peut encore s’exercer à mettre en jeu son imagination créatrice, qu’on appelle aussi la visualisation.

Essentiellement, la méditation évoque une communication entre le moi humain et l’âme, qu’on appelle parfois le Moi psychique, l’Entité animique ou l’Être intérieur, pour réintégrer l’ordre et l’harmonie.  De ce fait, elle requiert qu’on écarte la majorité des distractions.  Pour y parvenir, il convient de commencer par se libérer de toutes les interférences prévisibles.  Il importe tout autant de choisir un environnement agréable et serein et d’engendrer une atmosphère douce et feutrée.  Ainsi, on doit s’installer dans une pièce à éclairage tamisé ou complètement sombre, pourvu d’un décor sobre, à l’écart du bruit, en réglant la température à une chaleur moyenne.  Puisque la température du corps s’abaisse dans l’immobilité prolongée, il convient de placer une couverture douillette à sa portée pour s’en couvrir en cas de besoin.  Pour le reste, on entre dans la détente en respirant profondément, pour quelques instants, tout en maintenant un rythme respiratoire naturel, de manière à se dégager des tensions et des émotions.  Ceci fait, on s’abandonne pour laisser s’installer en soi un état d’accord.  On profite de cet état de bien-être profond pour présenter à son subconscient une requête particulière, un problème dont on cherche la solution ou une question à laquelle on cherche une réponse, une direction qu’on espère obtenir.

À ce propos, la demande que l’on présente à l’Esprit doit être parfaitement sincère, claire, nette et précise et elle doit être formulée dans le détachement, donc sans attente, sans idée de défi, sans hâte ni résistance.  Surtout, dénuée de tout égoïsme, elle doit appeler la manifestation de son plus grand bien et celui de tous les êtres concernés.   Ensuite, on la libère dans l’Intelligence cosmique et l’oubliant complètement, on s’ouvre à accueillir les impressions fugitives qui peuvent valider son acceptation par l’Univers et sa réalisation, écartant toute réflexion, soit toute spéculation mentale.  Après quelques minutes d’ouverture au ressenti de son âme, on se lève et on reprend ses activités habituelles en évitant de repenser à ce qu’on a demandé de manière à prévenir toute entrave à sa manifestation.  Souvent, on notera qu’il se passe presque rien pendant l’exercice lui-même, mais que c’est beaucoup plus tard, après s’être extrait de l’état méditatif, qu’on captera des impressions, sous la forme de sentiments profonds, ou de réponses sous la forme de mots qui attirent l’esprit, d’une phrase qui attire le regard, d’une conversation qui se produit dans ses parages ou sous d’autres formes parfaitement en affinité avec sa nature et sa mentalité.

Si on a bien compris, la méditation sert à élever jusqu’à la Porte qui ouvre sur la Voie de l’Évolution.  De ce fait, méditer ne consiste pas à analyser les choses et les faits ou à se questionner sur soi-même, mais à écouter son âme, à se laisser imprégner par ses énergies de manière à fusionner toujours davantage avec elle.  La méditation doit d’abord servir à communiquer, dans un dialogue intime, avec son Centre spirituel ou son Étincelle divine, pour obtenir plus de lumière et de vie, plutôt qu’à exposer des demandes de nature à combler des besoins concrets, ce qu’on appelle les besoins de la survie.  Elle invite à vibrer à l’unisson de son Être profond rempli de confiance à l’égard du Créateur et de l’Univers.  Elle apprend à apprécier tous les richesses et les bienfaits que la Vie dispense dans l’immédiat, à mieux connaître ce qui convient vraiment aux aspirations de son âme, en se mettant à l’écoute de l’immédiateté, soit de l’ici et du maintenant.

Dans l’histoire religieuse, les ascètes et les mystiques ont formulé des définitions aberrantes de la méditation qui en faisait une pratique d’apparence fort austère, d’où elle a perdu son attrait auprès du commun de mortels.  Pourtant, la méditation consiste en un exercice que tous pratiquent presque quotidiennement, à leur insu.  En réalité, pour ce qui concerne cette technique spirituelle, ce qui compte, ce n’est pas le moyen, mais l’effet.  Alors, on peut choisir le moyen qui convient le mieux pour autant on parvient à entrer en contact avec son Centre divin.  Pour l’un, méditer signifiera s’asseoir, se détendre, apaiser son mental et sa sensibilité et se laisser absorber dans son Esprit.  Pour l’autre, elle consistera dans la poursuite d’une aventure intuitive à partir d’une pensée ou d’un sentiment spécifique.  Un autre préférera s’appuyer sur la répétition d’un mantra (mot de pouvoir).  Tandis que quelqu’un réussira à atteindre cet état de contact intime en marchant, en conduisant sa voiture ou en s’absorbant dans une activité répétitive.

Peu importe le moyen, ce qui compte vraiment, c’est de trouver celui qu’on préfère et de s’accorder du temps, dans l’équilibre, pour aller voir ce qui se passe à l’intérieur de soi.  On entend par là de prendre le temps de communiquer avec sa Source divine pour capter ses messages et les mettre en pratique.  Ce qui importe, c’est de procéder dans le silence, en se fermant aux stimulations extérieures, pour trouver, dans le détachement, la Lumière spirituelle.  Toutefois, le fait de méditer régulièrement devient d’autant plus important que, pour chacun, par un Décret divin récent, les informations personnelles à chacun, passent directement à travers lui, plus jamais à travers les autres, même s’ils se disaient médiums, voyants ou clairvoyants.  C’est le seul moyen vraiment efficace pour conquérir un profond équilibre intérieur, en calmant l’esprit, ce qui permet à la Conscience lumineuse de grandir.  C’est le seul moyen qui mène à la Réintégration en Dieu, permettant à la conscience de s’élever, degré par degré, jusqu’à l’Ascension ou l’Absorption dans la Source suprême et originelle.

Nul ne peut vraiment espérer évoluer dans la grâce s’il néglige de méditer quotidiennement puisque c’est le seul moyen d’échapper à la vie trépidante qui abrutit, à la pression sociale qui dépersonnalise et aux moyens de manipulation de masse qui emprisonnent.  Pour cette raison, un individu pourra commencer par s’accorder de deux à cinq minutes d’intériorisation quotidienne, pour s’apprivoiser à la technique, mais, idéalement, il devra réussir à le faire pendant vingt à trente minutes par jour.  Cette expérience deviendra d’autant plus facile et probante qu’il se motivera à l’appliquer de façon régulière et à un moment précis de la journée, sans se culpabiliser s’il devait occasionnellement manquer à ses engagements.  Il gagnerait à se trouver un endroit particulier où il se sent bien et où il sait qu’il ne sera pas dérangé.  Alors, vêtu de vêtements amples, témoignant d’une attitude décontractée, il s’installera sur une chaise confortable ou sur un coussin moelleux, sans appui, la colonne droite, les jambes légèrement écartées, les paumes des mains placées à plat sur les cuisses, évitant tout croisement des membres.  Il pourra s’entourer d’objets porteurs d’un symbolisme spirituels comme un motif, une image ou une mandala, une bougie blanche.  Au début, il pourra s’accompagner d’un fond musical approprié.

Avant, il devrait avoir pensé à verrouiller la porte, à débrancher le téléphone, à vérifier l’état des appareils électriques, à vérifier tout ce qui pourrait l’inquiéter ou l’indisposer en cours de méditation.  Alors, fermant les yeux, respirant lentement, mais profondément et rythmiquement, il peut entrer dans la détente.  Il importe qu’il laisse défiler les pensées, les images et les impressions qui lui viennent sans désir de les contrôler, sans s’inquiéter, sans résister, sans lutter contre elles, en adoptant l’attitude de l’observateur détaché.  Ce procédé leur permet de s’épuiser et de se dissiper d’elles-mêmes.  Les premières fois, même s’il ne réussissait qu’à faire le vide mental, il aurait accompli de grands progrès, fort prometteurs pour l’avenir.  Ensuite, s’il parvient à ce stade sans malaise, il peut remplir son mental d’un sujet de concentration, au lieu de se laisser nourrir par lui, en ramenant constamment sa pensée sur le sujet de son choix dans une visualisation précise et vivante.  La clef de la méditation réside dans la pratique régulière et persévérante qui permet d’apprivoiser le silence intérieur dans la tranquillité extérieure qui permet de trouver la paix intime qu’on appelle la sérénité.

Dans toute médiation qu’il mène dans le détachement, un sujet active les réseaux physiques et éthériques de son cerveau et il ouvre les méridiens qui communiquent avec ses centres d’énergie de la colonne vertébrale.  Alors, au niveau concret et subtil, il engendre un phénomène de phosphorisation de ses cellules qui constitue la première phase de la régénération physique, de la transmutation psychique et d’illumination spirituelle.  Mais ce phénomène se produit dans la mesure où il cherche sincèrement, dans la transparence, la purification de son canal intérieur et la fusion avec l’Esprit cosmique, dégagé de l’introspection mentale, des impulsions égotiques, des désirs égoïstes.  La méditation devient d’autant plus efficace que le sujet s’investit dans l’humilité, la sincérité et une gratitude profonde pour tout ce qu’il y reçoit.  Alors, la méditation se transforme en médiation permettant de transmuter son être en un pont de lumière et d’amour.  À proprement parler, l’individu devient progressivement bâtisseur de pont et passeur d’hommes.

Ainsi, celui qui parviendra quotidiennement à s’asseoir dans le calme, pour méditer, en demandant de connaître sa mission cosmique, soit son rôle fonctionnel et son service humanitaire, réalisera qu’une voie évolutive, également prospère, s’ouvrira en lui.  Et, dans la mesure où il accomplira ce qu’il a le plus envie d’accomplir, il comprendra que, à chaque instant, de son esprit intime, surgissent les indices de l’étape immédiate qu’il doit franchir, même que chacune de ces étapes se révèle sous la force d’indices simples, agréables, évidents, à travers ses activités les plus ordinaires.  Sa conscience émergera de l’eau boueuse à travers laquelle il ne parvenait pas à voir, car elle deviendra limpide, purifiée par l’Énergie cosmique ou la Force vitale.  Surtout, il comprendra que, plus il travaille à la sueur de son front, moins il doit travailler à la force de ses bras.

Si elle est vraiment menée dans la détente, l’attention et la concentration de l’observateur détaché, la méditation représente le moyen par excellence pour capter les guidances de son Grand Soi et pour prendre conscience des dimensions supérieures de l’Esprit cosmique.  Elle permet d’interrompre le flot des pensées habituelles afin d’écouter ce qui vibre à l’intérieur de soi, plutôt que ce qui vibre à l’extérieur.  Elle amène à prêter plus d’attention aux images et aux sensations si révélatrices de sa réalité intime.  Elle assure le rehaussement de son taux vibratoire, aidant à reconnaître sa fréquence propre, ce qui rend la dimension de son Atome spirituel plus accessible.  Elle augmente la sensibilité aux idées, aux concepts et aux images en provenance des royaumes supérieurs et de son Esprit divin.  Il s’agit d’une attitude intérieure réfléchie, d’un moment qu’on s’accorde pour concentrer ses pensées ou élever ses énergies.  Voilà pourquoi elle peut nombre de formes allant du simple silence mental à la concentration sur un projet qu’on désire réaliser.

En fait, un sujet entre en méditation chaque fois qu’il cherche à exprimer son but ultime sur la Terre et qu’il pense à la manière d’aider les autres dans un état bien centré.  Elle peut amener à s’asseoir tranquillement dans le silence pour faire le vide mental ou servir à rayonner de l’énergie, de la lumière ou de l’amour vers les autres.  Au début, on peut considérer comme utiles et efficaces tous les moyens qui aident à se détendre, à se concentrer, à ralentir son mental : une marche en forêt, un tour de voiture, l’écoute d’une musique douce, le simple fait de s’asseoir pour penser à un sujet particulier.  À la vérité, aucun type particulier de méditation n’est meilleur ou plus évolutif qu’un autre.  Ce qui importe, c’est qu’il apprenne à se détendre, à se centrer et à se concentrer de manière à imposer le silence au flot mental habituel, tel qu’il s’exprime dans ses activités quotidiennes.  Il est un fait avéré que certains méditent mieux ou plus facilement s’ils restent actifs.

En outre, il n’est pas nécessaire de méditer longtemps, tout juste le temps qu’on se sent bien à le faire.  Au-delà de tout, c’est le but qui compte, comme c’est le degré de réceptivité active, d’écoute intérieure, de concentration de la conscience qui fait la différence.  Mais il importe qu’on parvienne à s’assurer un ancrage solide à l’intérieur de soi de manière à rester constamment en contact avec ses dimensions supérieures où on peut découvrir la réalité primordiale de son Étincelle divine, unie à tout et au Tout.  Ce qui n’empêche pas que méditer reste un acte fort facile et agréable, éminemment utile au point de vue évolutif.  Alors, veillons à ne pas compliquer inutilement la réalité.  Elle permet de maîtriser ses sens et de raviver en soi l’influence de la Conscience spirituelle.

Règle générale, en spiritualité, on identifie trois techniques de méditation  Dans un premier cas, on parle du ((développement)).  Il consiste à décider d’un principe premier, d’un sujet thématique, d’un symbole divin, pour l’élargir au possible.  En second lieu, on évoque la ((condensation)) qui consiste à choisir une idée thématique très vaste qu’on laisse lentement se condenser à travers soi jusqu’à son principe premier.  Dans ces deux premiers cas, c’est le Maître intérieur qui intervient pour instruire l’être incarné.

Toutefois, la technique de méditation la plus efficace, parce qu’elle élève rapidement sur la Voie de l’Illumination, s’appelle la ((concentration méditative)).  Elle consiste à faire le vide des appétits, du mental et des sens pour étendre en soi les aspirations et les désirs, pour s’ouvrir à la lucidité parfaite.  À l’inverse de la voie de l’instruction, illustrée par les deux premières méthodes, elle conduit à la connaissance par la fusion amoureuse, pour ainsi dire, par transsubstantiation.  Il s’agit d’une opération directe sur la substance par le procédé de l’élimination des attentes, mais sans aversion, afin que tout désir se dissolve jusqu’à sa racine, laissant apparaître la pureté éternelle de l’âme (le concept immaculé).  Parfois, on appelle cette technique l’((assomption)) ou la ((galvanoplastie spirituelle)) puisqu’elle résulte de la fixation du mental sur l’Esprit pur, laissé libre d’agir à sa guise, alors qu’on s’offre dans la détente complète et l’abandon parfait.  On peut encore appeler cette voie l’alchimie de transmutation.

Il faut comprendre que cette technique n’est pas destinée à tous les sujets incarnés.  Pour la vivre, un adepte doit témoigner d’une grande force et d’une grande transparence à l’intérieur de lui.  En effet, chez les gens qui nourrissent encore des attachements secrets et des attentes inconscientes, au terme de la méditation, les remous de l’affect et de l’appétence peuvent ressurgir et se déchaîner, engendrant de grandes perturbations qui menaceraient de faire sombrer un être faible dans la dépression ou le désespoir.  Voilà pourquoi il importe de purifier ses filtres intérieurs par des techniques adaptées et avérées avant de passer à la méditation régulière.  Sur la Voie royale, le premier pas consiste à désencombrer sa conscience et à la purifier, tandis que le deuxième appelle à s’accomplir dans la Lumière pure.

La technique d’approche

 

Pour le débutant, la meilleure technique d’approche de la méditation consiste à s’asseoir bien confortablement, la colonne droite, les jambes un peu écartées, les paumes des mains appuyées sur les cuisses.  Alors, on ferme les yeux pour se laisser pénétrer par le silence ou par les bruits ambiants.  On laisse son attention se concentrer sur eux, sans chercher à les identifier.  Après un moment, on observe les pensées qui montent à la surface, d’abord vagues et lointaines, puis se précisant de plus en plus, jusqu’à ce qu’elles envahissent le mental.  Si on continue à les observer, sans effort ni analyse, on les verra devenir moins précises jusqu’à disparaître.  On fait de même avec ses ressentis et ses sentiments, ses sensations corporelles, voire, le cas échéant, avec ses émotions.  Tout émerge, éclate dans sa réalité, puis disparait en sensations évanescentes.  Ainsi, on regarde défiler ce qui se présente à sa conscience, en maintenant l’état d’attention ou d’éveil, sans se laisser submerger par les sensations ambiantes, ses pensées, ses sensations, ses ressentis.  Tout simplement, on les regarde passer, aller et venir, en prenant ses distances par rapport à tous les événements immédiats.  S’identifiant à son Esprit divin, le Témoin silencieux, qui observe tout, on observe ce qui se passe en soi et autour de soi, mais sans y participer.

La méditation permet de construire un pont entre la conscience objective et l’âme à l’intérieur de soi.  Il importe de s’y adonner une ou deux fois par jour, pendant une courte période, plutôt que moins souvent, mais pendant une longue période, pour induire correctement l’état adéquat.  Il n’y a rien à gagner à prolonger cet exercice, même quotidiennement, car sa maîtrise se développe progressivement, les résultats se révélant au moment opportun.  Et il ne faut pas croire qu’il n’a rien donné parce qu’on n’a pas reçu immédiatement une démonstration d’un pouvoir psychique, d’une vision significative ou d’une intuition précise.  C’est même une erreur que d’attendre de tels résultats, car on engendre alors de la tension qui retarde les manifestations.  Ce qui importe, c’est de ressentir, avec le temps, qu’on devient plus serin, plus confiant, plus motivé parce qu’on se sent plus harmonieux en soi et avec Dieu.  Si on sait se détendre, apaiser son mental, élever ses pensées, ouvrir son cœur, pour s’offrir à la Puissance intérieure de son mieux et la ressentir, on peut être sûr d’avoir progressé dans cet état d’accord intime.  Au commencement, ce niveau d’accord peut se révéler moins perceptible qu’on le souhaite.  Toutefois, on y parviendra progressivement si on médite régulièrement dans le détachement.  Ce qui importe, c’est de ne pas s’adonner uniquement à la méditation pour connaître cet accord.

Toute sa vie, en pensée et en action, doit servir à développer cet accord avec sa Conscience supérieure.  Ce que l’on pense et ressent de soi et des autres, la manière dont on agit envers soi et les autres contribue largement au développement spirituel intérieur.  On ne peut simplement méditer pour observer des développements possibles en soi.  D’autre part, les résultats recherchés se produisent souvent à un moment ou à un autre après la méditation, occasionnellement durant la médiation elle-même.  Car il faut que l’énergie de la Source passe à travers tous les centres d’énergie pour parvenir jusqu’à sa conscience de veille.  Les états de pureté, de joie et d’enthousiasme peuvent en faciliter les résultats, élevant plus haut la conscience.  Mais une révélation particulière ne se produit souvent que lorsqu’on fait face à de sérieux problèmes dans sa vie personnelle ou professionnelle.  Alors, on peut recevoir des inspirations et des directives, en pensée, dans la mesure où on est en accord et en conformité avec le sens évolutif de la vie.  Alors, l’Esprit ne procédera pas de façon inhabituelle ou extraordinaire et il se contentera de diriger les pensées normales.  On pourra croire que ces idées et ces sentiments sont les siens, l’Esprit intervenant de façon subtile.  L’important à retenir, c’est que l’Esprit est toujours disponible, mais qu’il intervient au meilleur moment.  On n’est loin de l’Esprit que dans la mesure où on laisse son mental créer des voiles.

 

La technique de mise en alerte

 

Pour se préparer à la méditation, on peut décider de se ramener dans le présent pour développer sa capacité d’attention.  Alors, on établit un monologue intérieur pour nommer les choses et les réalités dont on prend conscience dans l’immédiat au fil du temps.  Par exemple, on peut se dire mentalement : Je suis conscient du courant d’air qui m’atteint… je suis conscient du soleil qui réchauffe mon visage… je suis conscient de la couleur verte de l’herbe… je suis conscient du vent qui agite mes cheveux… je suis conscient de mon dos appuyé sur la chaise… etc.  Il importe de commencer chaque affirmation par l’expression : Je suis conscient…  Au bout d’un moment, on en vient à se sentir fatigué, d’où on est porté à ralentir son monologue, mais il faut poursuivre, dépassant les phénomènes qui attirent son attention en temps ordinaire.  Ainsi, on peut souligner : Je suis conscient du gargouillis de mon estomac… je suis conscient de ma respiration… je suis conscient des battements de mon cœur… je suis conscient du craquement dans le mur… je suis conscient de telle pensée qui vient de me venir en éclair… je suis conscient de telle impatience intime… etc.  Assurez-vous de formuler des phrases courtes, sans donner d’explication, vous contentant d’énumérer les faits qui surgissent dans votre conscience, tout le temps que vous le souhaitez.   

 

La technique fondamentale

 

Elle invite à s’asseoir bien confortablement dans le calme et le silence.  Paupières closes, on fixe alors son regard intérieur entre les sourcils et on se concentre sur l’extrémité de son nez.  De là, on appelle son Centre divin ou son Maître intérieur et on s’entoure de Lumière blanche de cristal pendant qu’on se pénètre et se remplit de Pure Lumière dorée.  Alors, on demande à entrer dans l’Amour pur de la Source divine en visualisant qu’on pénètre le Champ unifié de la Conscience cosmique.  Pour s’aider à s’élever sur les plans de la Conscience divine, on règle sa respiration su gré des sons «SO (à l’inspiration) et «HUM») (à l’expiration) pour ajuster ou équilibrer en soi les courants ascendant et descendant de l’air et pour s’envoler sur les ailes de l’Aigle intérieur (Hamsa).  S’abandonner à la détente profonde en continuant de concentrer sa pensée sur les sons SO et HUM.  Dès qu’on se sent bien haWoman practicing yoga at sunrise near the oceanrmonisé, on adresse mentalement, du fond du cœur, une ardente salutation à son Maître intérieur, empreint de vénération et de recueillement, dans l’état d’éveil dynamique, l’attention concentrée, sans la moindre tension.  En évitant toute résistance et toute lutte, on écarte toute distraction, en ramenant son attention sur les deux sons mystiques de la respiration, laissant défiler les sensations, les sentiments, les ressentis, les pensées.  En tout temps, on reste calme et attentif, sans effort ni crispation, sans attente particulière, continuant à respirer profondément, mais naturellement.  Avec la pratique, voilà qui permet de s‘enfoncer de plus en plus profondément dans le vide mental et sensoriel, arrêtant de penser, pour se faire simplement réceptif à ce qui se passe intérieurement, dans l’instant présent.  On s’ouvre entièrement à la communication avec son Esprit intime.

Lorsqu’on atteint un niveau suffisant de neutralité, on peut s’ouvrir à la compréhension d’un thème particulier (Amour pur, Richesse abondante, Santé radieuse, Succès absolu dans ses entreprises, Protection parfaite).  On peut verbaliser à l’intention de son Maître intérieur : Je veux obtenir tel bienfait ou recevoir une réponse à telle question.  Je sais que, sans Toi, je ne peux rien, mais que, avec Toi, je peux tout.  Sans ton aide, je sais ne rien pouvoir vraiment savoir de telle réalité, mais, avec le concours de Toi qui sais tout, je sais que peux tout savoir.  Alors, avec toi, je manifeste telle réalité ou je parviens à connaître ou à comprendre telle et telle chose.  Si on laisse le bienfait ou la réponse se manifester sans attente, oubliant jusqu’au sujet de sa méditation, laissant à l’Esprit divin le soin de les exprimer, une nouvelle réalité prendra toute son expansion à travers soi.  Il s’agit de ressentir la nouvelle réalité se manifester en soi du sommet de la tête jusqu’à la plante des pieds, d’une extrémité à l’autre de son corps et à travers toute sa conscience.  Avant de se retirer, on affirme doucement, mais fermement : Cela est fait!  Merci je rends grâce.  Puis on s’extrait lentement de sa méditation.

Au cours de sa méditation, bien que cela se produise rarement, si une entité venait à se présenter, on demande immédiatement à son Maître intérieur une protection spéciale pour démasquer toute imposture.  Ensuite, au nom de Michaël et du Christ, on demande à l’entité si elle fait partie de la Conscience christique.  Si elle répond spontanément par l’affirmative, sur un ton agréable, enthousiaste, catégorique, on peut s’abandonner à son influence tutélaire, puisqu’il s’agit sûrement d’un émissaire divin porteur d’un message ou d’une grâce en provenance de la Source divine.  Mais si cette entité hésite à répondre, refuse de répondre, commence à argumenter ou à arguer, prend des détours et des faux-fuyants pour répondre, tentant de disperser son attention en proposant d’aborder un autre sujet ou un autre centre d’intérêt, on la conjure au nom de Michaël et du Christ de disparaître pour toujours de sa conscience et de son univers, dans un commandement serein et paisible, mais ferme, ce qu’elle sera forcée de faire sur le champ.  Puis on poursuit calmement sa méditation.

© 2009-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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6 Responses

  1. Michel

    Bonjour,

    Je médite; mais pas “régulièrement”. Le soucis, avec moi, c’est que je m’endors facilement. Avez-vous une “technique” pour éviter ça? Cordialement. Michel.

  2. Bertrand Duhaime

    Non, je n’ai pas de technique qui puisse vous éviter ce problème, qui n’est qu’un demi mal, car si votre intention est de vous élever sur les plans, vous ne pouvez qu’y parvenir en sombrant dans le sommeil, sauf que vous aurez peut-être plus de mal à en rapporter des informations utiles, si vous ne retenez pas vos songes, le contenu de vos pérégrinations à travers les plans. Comme l’idéal est de méditer en pleine conscience, vous pourriez méditer moins longtemps, mais plus souvent, en vous faisant plus vigilant. Car ce genre de propension à s’endormir ne peut qu’exprimer un certain degré de fuite de la réalité, par manque d’intérêt ou de motivation. Bon succès!

  3. Bertrand Duhaime

    Si j’ai bien compris le sens que vous donnez au mot «arcade», on peut retenir que tout symbole en forme d’arche ou d’arc représente un pont, un passage, un lien entre deux dimensions de conscience. Passer sous l’arcade évoque une transition horizontale, le passage d’une phase à une autre; passer sur l’arcade, une transition verticale, le passage d’une dimension à une autre. Par passage d’une phase à une autre, il faut entendre une succession dans le temps, par exemples deux étapes d’une expérience: étape terminée, début d’une autre. Par passage d’une dimension à une autre, tout étudiant de la spiritualité aura compris qu’il s’agit du passage d’un plan de conscience à un autre, selon le degré de la montée énergétique dans l’Arbre de Vie (ou colonne vertébrale) par exemple, le passe du monde physique, celui de la troisième dimension, à un plan supérieur qui peut être, dans l’ordre ascensionnel, le plan éthérique, le plan astral, le plan mental, le plan causal, le plan intuitif ou bouddhique, le plan atmique ou christique ou, bien plus raffiné, le plan monadique.

  4. Brecheteau

    D accord, qu entendez vous s il vous plaît par deux dimensions Je vous remercie car c est un peu flou ce que vous me dites. Â très bientôt, chaleureusement

  5. Antoine

    Texte très beau et complet. J’aime la beauté de cette phrase : “Elle passe par l’action de l’inaction que chacun doit apprendre à appliquer à chacune de ses actions.”
    Qui est d’ailleurs plus difficile à appliquer dans ses actions que au cours d’une méditation.
    Faire en ne faisant pas : voici une (apparente) dualité qui est très difficile à dépasser.
    Quels conseils pourriez vous donner sur le faire en ne faisant pas ?