LE PÈRE NOËL, UN MÉLANGE DE RÉALITÉS ET DE FICTIONS, MAIS UNE PARODIE DE LA PROVIDENCE… UNE INVENTION DES FORCES SOMBRES…!

   Le Père Noël a désacralisé le jour de la Nativité…  Autrefois, le père Noël revêtait, non pas l’habit rouge, mais brun, une évocation du vêtement des ordres monastiques, signalant l’avènement de la mascarade de saint Nicolas et, derrière lui, de la Providence divine.  Aujourd’hui, de prime abord, le rouge du vêtement représente la couleur de la vitalité et du courage car, de l’énergie, il en faut pour visiter, en une seule nuit, toutes les maisons des petits et des grands, pendant leur sommeil. C’est aussi la couleur la plus élevée de l’arc-en-ciel qui correspond à la fonction la plus haute de l’ordre visible ou temporel, celle de Roi.  Que l’on y croit ou que l’on n’y croit pas, pour un soir, le Père Noël est vraiment devenu le Roi de petits et des grands.  Et surtout, le rouge est la couleur du feu qui brûle dans la Cheminée…  Quant à la couleur rouge de sa robe-tunique, c’est celle de la vitalité sanguine et du champignon amanite tue-mouches.

Père Noël   En passant, l’ingestion de viande de rennes, très friands de ces champignons hallucinogènes, éveille des facultés paranormales et procure aux chasseurs des incursions oniriques dans la multidimensionnalité.  Il agit aussi comme un enchanteur muni d’une corne d’abondance qui déverse un butin inépuisable prélevé dans un au-delà paradisiaque riche de promesses qui prennent une forme tangible.  Mais il habite le Pôle Nord, le secteur où résident les plus grands ennemis du monde.   Il démontre ses talents de présumé magicien en menant un traîneau qu’il dirige dans les airs en se fiant aux étoiles pour regagner ses terres.  Car, au sol, la neige recouvre tout, cachant les repères auxquels l’être ordinaire pourrait se fier pour rentrer à son logis.  Le Père Noël exprime encore le rôle du père adoptif, du tuteur de substitution, non le géniteur, puisqu’il arbore l’image d’un grand-père.  Enfin, pour ceux qui sont friands de psychologie, il suggère un médiateur œdipien.

   Puisque nous avons parlé de «cheminée», qu’évoque-t-elle ?  La cheminée est le symbole des mystérieux canaux de communication entre les Cieux et les êtres.  C’est le canal utilisé à la fois par les sorcières lorsqu’elles se rendent aux Sabbats et par le Père Noël pour déposer les présents.  Son symbolisme est lié à celui de l’Axe du Monde le long duquel descendent les influences célestes et remontent les influences terrestres.  Un axe de communication entre les mondes des feux céleste et terrestre.  La cheminée est aussi le canal du souffle qui maintient le feu et la chaleur du foyer, du groupe social à l’image des histoires que contaient les parents aux enfants et amis au cours des longues soirées d’hiver d’antan.  Elle entretient la vie de la famille ou du groupe.  C’est autour d’elle que se tiennent les veillées où s’évoquent les coutumes des anciens et les esprits des contes.  En ce sens, elle est le symbole du lien social.   La cheminée est encore le symbole des voies de communication mystérieuses avec les êtres d’en haut. On peut rapprocher la cheminée du trou central de la tente des nomades et de la case des sédentaires, de la coupole des temples, de la fontanelle au sommet du crâne. La fumée qui s’échappe de la cheminée témoigne de l’existence d’une respiration, donc d’une vie dans la maison.  Quand celle-ci est entièrement close, le vent d’en haut s’engouffre en chantant par la cheminée.  Elle est aussi le canal par où passe le souffle qui anime le foyer, aspire la flamme, excite le feu.

   Dans tout cela, où le Sapin de Noël trouve-t-il sa place?  Il s’agit de l’arbre qui symbolise le Paradis terrestre, l’Éden d’Adam et Ève, avec la connaissance du bien et du mal.  Les boules rappellent les pommes de l’Arbre de la Tentation ;  les guirlandes, le Serpent tentateur.  Ainsi, dans la symbolique de Noël, l’arbre toujours vert absorbe le gaz carbonique et le transforme en oxygène grâce à la photosynthèse.  Il rappelle que,  absorbé par l’être vivant, l’oxygène produit à son tour le sang rouge.  Il s’ensuit que le vert, couleur de l’amour, de la croissance, de l‘expansion infinie, obtient en quelque sorte la préséance sur le rouge.  Autrement dit, le feu céleste ne peut être que vert comparativement au feu terrestre, rouge.

   Dans l’illustration de Santa Claus et de saint Nicolas, quel est le message de la crosse?  C’est le bâton de l’évêque, la houlette du pasteur, le gardien du troupeau, qui s’en sert pour identifier la parcelle de broutage ou pour ramener parmi ses pairs la brebis ou le mouton égaré.  Le berger ou le pasteur, c’est le gardien des animaux et, allégoriquement, des âmes incarnées.  Dans la Tradition mystique, la crosse représente la voie descendante de l’influence céleste sur Terre.  Le sommet de la spirale symbolise le cerveau humain qui se prolonge par la moelle épinière, portant la lignée des chakras ou centre d’énergies subtiles de l’Homme universel et de l’être humain.  Concrètement, elle renvoie au pôle nord céleste, ce point immobile autour duquel tournent les astres de la voûte céleste. La spirale figure le mouvement circulaire de la descente des influences célestes à partir du pôle.  Quant à la tige droite, elle représente l’axe des pôles ou l’«Axe du Monde» reliant le Ciel et la Terre.

   Pour toutes ces raisons, on peut établir un lien entre Jésus, dit le Christ, et le Père Noël: le Père Noël est barbu ;  il porte un habit rouge ;  on ne sait pas à quelle heure il peut se présenter ;  il pénètre dans les maisons par la cheminée, à la manière des voleurs, au cours de la nuit ;  il appelle les enfants à lui.  Quant Jésus, dit le Christ, on le représente également portant la barbe ;  il est revêtu d’une tunique rouge ;  l’heure de sa venue reste un mystère, car il doit venir comme un voleur ;  enfin, il veut que tous les êtres redeviennent des enfants et se portent vers lui.  En poussant plus loin, on peut ajouter à la symbolique du Père Noël que l’enfant que porte la femme, engendré par la semence masculine, blanche, est formé et alimenté par son sang, rouge.  Le Rouge, relié à la matière, c’est le Principe féminin, la force vitale, l’amour humain.  Grâce à ce Sang, l’Enfant Christ se fait homme en chacun.  Et pour prendre corps, celui-ci doit se nourrir de Lumière pure, symbolisée par la couleur blanche, le principe masculin, relié à l’Essence.

   Dès lors, on peut mieux comprendre l’icône aberrante du Père Noël.  Il passe par la cheminée, symbole du canal de la Lumière et de moyen de passage entre le Monde divin et le monde terrestre. Bien qu’âgé, ce qui illustre sa sagesse, vêtu de rouge et de blanc, il apparaît ventru et heureux comme une femme enceinte, bien qu’il ne soit pas de cette polarité.  Son genre masculin rappelle que l’Enfant qu’il porte est de nature spirituelle.  Cet Enfant, qui est la Vérité, est le fruit de sa Sagesse et de son Amour. À vrai dire, le Père Noël, c’est le Père du Renouveau qui complète Noé, le «nouveau» ou l’Ancien des Jours.  Le père Noël c’est un gnome de jardin géant qui se présente la nuit quand les enfants dorment.  En elle-même, la barbe évoque la masculinité et la maturité, en plus d’évoquer les antennes cosmiques.  Blanche, elle symbolise la sagesse de l’expérience, la foi, la confiance, l’innocence, la voie du cœur, le sentier de la connaissance directe sans interférence du mental.  Dans les contes, les paraboles, les mythes, les légendes et autres écrits du genre, l’innocence évoque l’abandon total.  Elle exprime la voie de communication immédiate avec les Cieux.    En spiritualité, elle correspond à la capacité d’expérimenter directement ce qui est ici en ce moment sans le moindre désir que cela paraisse, agisse ou soit ressenti différemment.  Elle implique l’ouverture, la volonté de voir et de faire confiance, au risque d’être blessé ou trompé, même si ce qui apparaît semble absolument indigne de confiance. La véritable innocence n’est pas de la naïveté, ni de l’illusion, bien qu’elle implique la candeur et la vulnérabilité.  C’est la nature du nouveau-né, du gamin espiègle et ludique et de l’adulte qui a su garder son âme d’enfant, la retrouvant notamment à Noël.

   En conséquence, le Père Noël est affublé de plusieurs attributs disparates qui servent à l’identifier et à le rendre universel.  D’abord, il se présente comme un initiateur aux mystères de la nature et il révèle la voie d’accès au Nord, le point cardinal relié aux Maîtres spirituels.  Il révèle la vérité dans la nuit pour y apporter la Lumière.  Son âge laisse imaginer une expérience certaine, susceptible de se mesurer à celle de l’Éternel dont la barbe est peut-être un peu plus longue et volumineuse.  Il révèle un psychopompe capable de dissoudre les forces des ténèbres, renforçant une lumière qui devenait plus en plus faible avec le raccourcissement des journées.  Il dévoile un Roi qui règne sur une communauté d’êtres qui vivent dans l’ombre de la nature dense, les lutins, les elfes, les gnomes, les fées et autres créatures mystérieuses.  Il intervient comme un justicier car, lisant les esprits et sondant les cœurs, il connaît les actions des enfants.  Mais c’est aussi un chasseur qui se revêt d’hermine et qui conduit un attelage ressemblant à celui des chasseurs du Grand Nord.  Il représente encore un druide, le prêtre celte capable de vivre à cheval entre notre monde et l’au-delà.  Il représente aussi un sorcier ou ((sourcier)), car il faut avoir plus d’un balai dans sa hotte pour accomplir sa virée d’un soir légendaire.

   Mais que viennent faire les rennes dans le mythe du Père Noël ?  Dans ses œuvres, Walt Disney a rappelé leurs noms : Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder, Blitzen et Rudolph, ce dernier établissant une connotation avec ((ET)), l’Être extraterrestre du célèbre film de Steven Spielberg, sorti en 1982, en raison de son cœur lumineux, de son chakra du cœur activé.  En effet, ce dernier renne, qui présente un nez rouge, évoque le chakra du cœur qui correspond à l’être humain.  On peut l’associer à Elliot, dont le nom donne, par ((Étoil)), une anagramme, presque le mot ((étoile)).  On doit la création du «Renne au nez rouge» au poète Robert L. May, qui l’a imaginé en 1939.  Son apparition se justifie par le fait que le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu’il s’expose à des retards dans ses livraisons nocturnes.  Mais, grâce au nez lumineux de ce cervidé, il peut s’orienter dans les tempêtes hivernales et compléter sa distribution de cadeaux.  Dans la langue française, on peut accorder une parenté aux mots français «étrennes» et «rennes», ce premier mot s’apparentant de plus en plus, à tort, à la notion d’argent.  N’entend-on pas souvent dire qu’une prime de Noël est octroyée en guise d’étrennes ?

   Le Père Noël peut correspondre à l’archétype des Rois Mages.  En effet, lui aussi vient du ciel (dans son traîneau tiré par des rennes), et il vient pour juger les gens au mérite et leur donner des récompenses.  Il arrive d’un royaume où tout est su sur chacun.  Des êtres de services lui obéissent et, en une nuit, celle de la nativité, il rencontre tous les gens de la terre.  Mais il arrive un jour où l’enfant atteint un niveau de compréhension qui lui permet de découvrir et d’accepter la vérité sur ce personnage, à savoir que le Père Noël n’existe pas.  Ce qui n’empêche pas que, lors de cette journée particulière, jusqu’aux adultes, qui savent la vérité, continuent de s’échanger des cadeaux.  Il faut s’en demander la raison.  Et c’est parce que ce personnage mythique comble un besoin autant individuel que social, correspondant à un archétype profondément ancré dans la nature humaine. Père Noël ou pas, Chacun reconnaît que les cadeaux représentent une marque d’affection, agréable à recevoir, au moins une fois l’an.

   Les Rois Mages et le Père Noël ont quelque chose en commun, en ce sens que tous portent des attributs royaux.  Le grand manteau rouge est un attribut royal, mais il faut se souvenir que le bouffon, traditionnellement, était lui aussi vêtu de rouge.  C’est d’ailleurs pourquoi, au moment de la Passion, on a recouvert Jésus — qu’on qualifiait de «Roi des juifs» — d’un manteau rouge pour le présenter, par dérision, sous un jour diffamant.  Finalement, par la fiction qu’il représente, le Père Noël, c’est l’envers du roi.  D’une certaine façon, il est à la fois, un roi, le roi d’un soir, et l’envers du roi, le fou qui se permet de dire à chacun ses vérités et d’illusionner tout le monde.

   Que faut-il penser des considérations suivantes.  Sans crier à la conspiration, il est étrange que la lettre «O» du célèbre rire du Père Noël, qui devient «Ho», figurant en quinzième place de l’alphabet (1+5=6), donne le nombre 6 – 6 – 6, la marque du Grand Adversaire.  En outre, «El» désignant «Dieu», en hébreu, «No-El» pourrait devenir «pas de Dieu» au sens de «négation de Dieu».  Sans compter que, dans nombre de pays, le mot «Noël», devient «Klaus», qui sonne comme «claws», le mot anglais qui signifie «griffes» ou «serres».  Dans ce contexte, le «Santa Klaus» pourrait avoir été conçu comme «Satan Klaus», l’imposteur qui jette dans les «griffes de Satan», par l’incitation à la consommation et à la bombance qui augmente la densité et la dualité, celui qui est appelé à rendre le monde mercantile et à inciter à l’exploitation des ressources de la planète pour mieux évincer le personnage historique de Jésus.  S’il n’y a là aucune vérité, il y a alors des coïncidences étranges.  Mais chacun en pense bien ce qu’il veut, puisque le mythe a pris tant d’ampleur dans les consciences des illusionnés.

   À vrai dire, le Père Noël est d’invention plutôt récente, et il préparait la Grande Sédition.  Et les Chrétiens les plus fervents se sont longtemps opposés aux dérives de la Noël pour maintenir intact le souvenir de la mission salvifique de Jésus.  N’empêche que, avec le temps, à la période des Fêtes, est apparu en Europe orientale, le généreux évêque saint Nicolas, appelé ailleurs Santa Claus ou Kris Kringle, qui portait une mitre et une crosse.  Il était lui-même issu de Basil de Césarée, un personnage du folklore grec de rite byzantin, qu’on célébrait le premier janvier par l’échange de cadeaux, et qui finit par ravir largement sa place.

   Puis apparut le Père Noël, un personnage purement laïc.  Malgré qu’il soit fermement implanté dans les mœurs de nos contemporains, ce dernier ne date pas de très loin.  Il a débarqué dans nos pays avec les Étasuniens.  Il date de la montée du capitalisme qui, pour faire vendre davantage, lança la mode des grands sapins illuminés autant aux carrefours que dans les rues des villes.  Malgré une forte opposition de l’Église chrétienne, qui craignait de voir la période des Fêtes désacralisée, la promotion des industriels, des commerçants et des moyens de communication de masse l’imposa vite aux populations.  Ainsi, il ne tarda pas à détrôner ici saint Martin, là saint Nicolas là, balayant ailleurs le Bonhomme Janvier, allant jusqu’à déloger Tante Arie dans la région de Montbéliard (France) et le Petit Jésus un peu partout à travers le monde.  Au fil des ans, il emprunta à l’un et à l’autre quelques traits typiques, prenant chez les Anglo-saxons son costume voyant et retenant également de saint Nicolas, sa longue barbe, de saint Martin, sa grande bonté, et de Tante Arie, son mode étrange de pénétrer dans les maisons par la cheminée.

   Pour ce qui a trait au Père Noël, qui dérive de saint Nicolas, il a été importé aux États-Unis au XVIIe siècle par des colons allemands ou hollandais.  Grâce à l’ampleur commerciale que la presse a su lui donner, après avoir subi quelques transformations, il est repassé en Europe, où il achève de détrôner son ancêtre.  En 1821, un pasteur américain, du nom de Clément Clarke Moore, écrivit un conte de Noël poétique, intitulé «A visit from St-Nicholas», pour ses propres enfants.  Il y fit apparaître un personnage sympathique, dodu, jovial, souriant, couvert d’un bonnet et pourvu d’une canne de sucre d’orge, qui se déplaçait dans un traîneau tiré par des rennes fringants, plutôt que de monter à dos d’âne, le débarrassant en outre du Père Fouettard.  Il remplaça la mitre de saint Nicolas par un bonnet.  Les années suivantes, plusieurs grands quotidiens américains reprirent ce récit, d’abord paru dans le journal The «Sentinel» de New York, en 1823.  Il finit par être traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

   En 1860, Thomas Nast, un illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais «Harper’s Illustrated Weekly», revêtit le personnage d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir.  Cinq ans plus tard, ce même homme établissait la résidence officielle du sympathique personnage au Pôle Nord dans un dessin illustrant deux enfants regardant le tracé de son parcours sur une carte du monde depuis ce lieu lointain jusqu’aux États-Unis.  L’année suivant, l’écrivain George P. Webster reprenait cette idée, précisant que sa fabrique de jouets et son domicile restaient enfouis dans la glace et la neige pendant les longs mois d’été.

   Toutefois, c’est dans une publicité de Coca-Cola, lancée en 1931, que le Père Noël prit définitivement sa présentation véritablement humaine, pour inciter les Américains à boire de leur produit même en hiver.  Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, délivré de sa longue robe rouge, remplacée par un pantalon et une tunique, il se voyait affublé d’un ventre rebondissant, d’une figure charmante et d’un air jovial.  Pendant trente-cinq ans, cette même firme diffusa ce portrait du Père Noël autant dans la presse écrite que par la télévision partout dans le monde.

   Voilà comment, de nos jours, le Père Noël présente un portrait unique.  Il s’agit d’un un vieillard bien gaillard et jovial, doté d’une grande barbe blanche, revêtu d’une longue houppelande rouge, bordée de fourrure, et coiffé d’un bonnet rouge, également paré de fourrure immaculée, qui porte sur son dos une hotte remplie, même plus souvent débordante, d’étrennes de toutes sortes (jouets et friandises surtout).  Cependant, pour s’ajouter un peu de merveilleux, comme il habite au Pôle Nord, avec son épouse et ses nains (des elfes), il se déplace dans airs sur un traîneau tiré par huit ou neuf rennes, pour déposer, durant la nuit de la veille de Noël, des cadeaux au pied de la cheminée ou d’un arbre décoré, destinés aux enfants méritants.  On comprendra que les Européens du Nord préfèrent le faire habiter dans les montagnes de Korvatunturi, dans la province du Lapland, en Finlande.  Quant aux Russes, ils opinent qu’il existait un quatrième roi mage qui se serait perdu dans leur steppe, dans sa quête pour trouver l’enfant Jésus.  Depuis deux mille ans qu’il erre en vain à travers le monde, il a renoncé à retrouver le Messie, mais il lui plaît dPère-Noêl-et-rênese distribuer des cadeaux aux enfants qu’il rencontre en cours de route.

   Cette coutume du partage des cadeaux remonte à l’Antiquité, alors qu’on s’en échangeait lors du fameux solstice d’hiver.  Chaque année, les gens étaient remplis de la peur panique que le soleil, qui déclinait de jour en jour, ne se remonte plus un bon jour.  Alors, ils témoignaient des meilleurs sentiments pendant cette période de l’année, lançant au ciel nombre de prières.  Par la suite, ce sont les seigneurs des campagnes et les bourgeois des villes qui perpétuèrent cette tradition en distribuant aux enfants quelques gâteries.  Une fois l’habitude acquise, on leur a substitué peu à peu quelques personnages légendaires avant d’adopter le trop célèbre Père Noël.

   C’est bien beau d’avoir longtemps cru, chez les plus croyants, que, à Noël, c’était le Petit Jésus qui apportait des présents aux enfants sages.  Mais, pour leur part, les chercheurs sincères savent que, les cadeaux les plus beaux, il faut se les offrir soi-même par sa créativité mentale.  Comme ils savent que ce n’est pas que dans le Temps des Fêtes qu’il faut rayonner l’amour, la générosité et la paix et déployer ses réserves de fraternité et de solidarité.  À bien y penser, puisque cette célébration, qui marque le début de la saison hivernale, a complètement dégénéré en orgie de plaisirs et en délire de consommation, peut-être a-t-elle perdu son sens et sa saveur?  Et peut-être que, pour cette raison, on la verra commencer à s’étioler avant de disparaître, bientôt, pour toujours?  Ce n’est peut-être qu’alors qu’on pensera à en faire la célébration du Retour de la Lumière.

Note: Voici l’aveu bien candide que cet article représente le résumé ou l’adaptation de plusieurs lectures, même d’un résumé de ce que dit «Wikipedia» du Père Noël.

© 2010-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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