LE SYMBOLISME DE LA MAISON ET DE SES DIVERS CONSTITUANTS…

Dans l’ordre de l’expérience humaine, on construit généralement une maison afin qu’elle serve d’habitation à un être humain et l’abrite éventuellement avec sa famille.  C’est avec justesse que Freud a établi un lien psychique entre la maison, le corps humain et la personnalité d’un sujet.  Pourtant, Jung, son disciple, perçoit plumaison victoriennetôt une équivalence de la maison dans l’âme.  Quoi qu’il en soit, rien mieux qu’elle ne peut illustrer l’ensemble du subconscient d’un individu dans sa globalité : dans ses pensées, ses sensations, ses sentiments, son intuition et, ultimement, dans sa créativité personnelle. Elle désigne un refuge, un lieu nourricier et protecteur, associé au sein maternel.

En spiritualité, la Maison, demeure du Père-Mère, définit l’Amour christique, l’état de fusion du code christique général qui détermine le code christique personnel.  On la relie à la Fille divine, la Nature concrète, le fondement de la vie, la création en cycles.  Ainsi, quand il est dit dans l’Évangile qu’«il existe plusieurs demeures dans la Maison du Père», il est fait référence aux divers plans de conscience avec leurs multiples sous-plans.  Cette expression inclut le lieu de résidence temporaire des planètes du système solaire.

Par sa présentation extérieure, surtout par sa façade, elle affiche le masque (les apparences) qu’on veut projeter à la face du monde relativement à qui on est ou à qui on croit être;  les réalisations concrètes auxquelles on aspire;  l’affirmation de ce qu’on veut réellement obtenir de l’existence concrète.  Par son intérieur, de pièce en pièce, elle étale les différentes facettes de son monde intime et les aspirations que l’on porte secrètement.  La cave représente son inconscient.  Le rez-de-chaussée réfère à son niveau conscient ou l’état de veille;  à ce qu’on a inscrit sur son agenda actuel;  à ce qui se passe couramment dans sa vie.  Les étages supérieurs ont trait aux fonctions conscientes des niveaux supérieurs.  Normalement, le grenier renvoie à sa dimension intellectuelle, plus rarement à son principe spirituel.  Quant au toit, il correspond au niveau de la tête ou de la raison : il indique comment on pense, comment on réfléchit, comment on parvient à s’en tirer dans la vie.  En général, selon la partie du cabinet de toilette qui est concernée, on se dévoile les apparences qu’on se donne dans le quotidien (lavabo et miroir); dans la cuve du cabinet, on procède à l’élimination des sentiments (produits liquides) et au lâcher prise (produits solides rejetés), donc à la libération des éléments refoulés.

Voilà pourquoi, pour bien comprendre le message de la maison, il faut tenir compte de son âge, de son aspect, de sa dimension, de la grandeur des pièces, du confort qu’elle offre, de l’état de bien-être qu’elle suggère.  Ce qui s’y vit (les allées et venues, comme les occupations) établit l’état du développement psychique, soit une phase évolutive ou involutive de l’être.

L’abri d’auto (ère de garage couverte, souvent appelé car-port) pourrait évoquer l’impression d’avoir à protéger les moyens pour exercer sa créativité ou ses moyens concrets pour assurer sa subsistance si durement acquis ou la nécessité de prendre congé de ses activités ou de son travail.

Le cabinet d’aisance, cette petite salle d’eau, attenante à une chambre ou à un local de travail, permet d’évaluer ce qu’on  souhaite présentement oublier, évacuer, rejeter ou éliminer de sa vie parce qu’on considère que cela est devenu désuet, a fait son temps, ne relève plus de soi, perturbe indûment, empêche de s’épanouir, engendre des ennuis ou des litiges, constitue de l’ingérence, produit de l’inquiétude, de l’angoisse ou de l’obsession.  Inconsciemment, on veut donner à la Terre, ce cloaque universel, ces matériaux denses qu’elle peut transmuter pour le retourner harmonisés, donc en éléments ou en énergies plus subtiles.  Dans ce processus de libération, certains psychologues associent les détritus et la vomissure aux obsessions inconscientes indigestes;  la viande crue aux peines et aux chagrins intimes;  les excréments au sentiment de souillure, au tracas financiers, aux petites erreurs personnelles;  l’urine aux sentiments, surtout à un sentiment d’affection ou d’amour dépassé.

La maison à aire ouverte réfère à une vision globale qui inclut une pensée claire et juste;  une bonne circulation de l’énergie;  un suivi adéquat du déroulement de ses projets;  l’aisance qui résulte du succès dans ses entreprises;  la force de réalisation concentrée ou concertée;  la participation personnelle à son émerveillement;  et le bien-être dans tous les aspects de sa personnalité, résolument ouverte et accueillante.  La maison de santé, cet établissement où l’on traite spécialement des maladies mentales, reporte à des inhibitions intimes, à des obsessions profondes, à des angoisses douloureuses, à des inquiétudes prenantes, à des peurs paralysantes.  La maison de convalescence, reliée à Saturne, indique le début ou l’achèvement d’un cycle long et ardu qui a servi à accroître sa sagesse.  On a besoin de repos, de détente, de divertissement ou de sommeil.  La maison de campagne invite à se rapprocher de la nature et de s’accorder un temps pour penser, réfléchir, se reposer, se détendre, refaire ses forces.  On est invité à fuir le mouvement et l’agitation de la ville pour rétablir son contact avec son Moi réel, avec son monde intime ou avec ses aspirations profondes.   La maison de débauche, qui devient une maison de tolérance, quand elle est légalisée, implique un débordement de la libido, mais pas forcément au niveau de la sensualité ou de la sexualité.  Elle peut prévenir d’une propension aux l’excès de travail ou d’activité.  Elle peut mettre en relief une inclination préjudiciable à s’oublier pour offrir aux autres ses meilleures énergies.  Elle peut traduire l’impression d’être exploité dans son travail ou vampirisé dans ses énergies.  Elle peut signaler une phase de discorde ou d’adversité.  La vision d’une maison en démolition laisse supposer qu’on vit dans l’humiliation, la déconfiture ou la culpabilité ou qu’on assiste à l’écroulement de ses projets ou de ses aspirations.  La maison parentale présuppose un repli dans l’enfance.  La maison des jeunes, cet établissement destiné à favoriser les rencontres entre jeunes, comme la diffusion et la pratique des activités culturelles les plus diverses dans un milieu jeune et populaire, implique un désir de retrouver sa jeunesse ou un besoin de rajeunir ses motivations, ses sentiments et ses idées, une nécessité de s’actualiser dans le temps.  La maison-roulotte, souvent appelée maison mobile, peut éclairer un besoin d’indépendance et d’autosuffisance, donnant une image de flexibilité et d’adaptation.  Mais elle peut tout autant indiquer qu’on se sent de peu d’importance et qu’on a besoin d’évoluer sur certains aspects.  Il se peut que, consacrant trop d’efforts à régler un problème particulier, on retarde son expansion dans d’autres domaines.

Le fait de déménager d’une maison suggère un désir de changer de personnalité, de se renouveler intérieurement, parce qu’on éprouve une insatisfaction permanente dans sa vie présente.  On vit dans la déception affective, dans un état de santé précaire  ou dans la détresse morale.  Se profilent sûrement en perspective des modifications ou des velléités de modifications.  Le fait de faire du ménage dans une maison indique un désir d’écourter des contrariétés diverses ou de nombreux éléments de souci.  On s’implique dans une réflexion judicieuse sur ses activités.  On ressent le besoin de clarifier ses problèmes et d’obtenir une meilleure compréhension de son proche avenir.  Voir à pièces d’appartement.

La pièce d’une maison ou d’un logement, qui désigne chacun des espaces habitables délimitées par les murs ou les cloisons, présente un aspect particulier ou une relation différente du rêveur.  Par exemple, le vivoir ou la salle de séjour peut exprimer la qualité de son accueil;  la salle de bain, sa façon d’interpréter les événements, de les ressentir, de les intégrer ou son aptitude à éliminer ce qui est désuet.  Mais il faut meubler les pièces vides qui soulignent un sentiment d’isolement ou de désarroi.  Le fait de visiter des pièces suggère qu’on s’interroge sur soi-même, qu’on traverse une phase d’introspection, qu’on analyse sa personnalité.  On cherche à comprendre les parties de soi qu’on ne connaît pas.  Le fait d’ajouter une nouvelle pièce annonce une croissance émotionnelle.  On développe une nouvelle force ou on opte pour un rôle complémentaire.

La salle représente un terme générique qui désigne tout local vaste dans un appartement, une maison, un château ou un édifice public.  Et il s’y passe généralement des activités particulières, comme des rencontres, des réceptions, des fêtes, des célébrations, des expositions, des spectacles.  La salle à manger, la pièce dans laquelle on prend ses repas, à la maison, au restaurant ou à l’hôtel, traduit l’extraversion et indique un désir d’entrer en contact avec le monde extérieur, soit pour partager ses idées, ses projets, ses plans, ses sentiments ou sa sensualité.   La salle d’attente, ce lieu public où l’on attend d’être reçu à un rendez-vous ou à une entrevue, faisant le pied de grue ou les cents pas ou se consumant de nervosité dans un fauteuil, indique qu’on redoute que des délais interviennent et retardent un processus ou une réalisation qu’on attend avec impatience.  On veut faire savoir quelque chose.  Bien qu’on en ait déjà parlé, la salle de bain, cette pièce de la maison où l’on fait sa toilette, prend sa douche ou son bain, se coiffe, s’habille, fait ses petits besoins, est liée au phénomène physique de l’élimination et au processus psychique du lâcher prise.  Elle indique qu’on porte un fardeau au niveau émotionnel, des éléments inconscients encombrants, notamment des complexes qui entravent son activité, dont on veut se libérer ou se purifier.  Au niveau personnel, on cherche à se renouveler ou à assouvir des besoins naturels impérieux.  Quant au cabinet de toilettes, le cabinet d’aisances, communément appelé les toilettes, on comprendra mieux son symbolisme à l’article sur la salle de bain qui précède.   Mais la cuvette bouchée indique qu’on garde tout pour soi ou qu’on a conservé ses émotions trop longtemps à l’intérieur de sorte qu’elles ont engendré un blocage.  La cuvette qui renverse implique la nécessité impérieuse d’exprimer ses émotions avant que le psychisme en souffre.  La salle de bal ou de danse, ce lieu public, populaire ou de grand apparat, où on peut danser au son d’un orchestre, est lié au désir de changement ou de renouveau, d’harmonie et d’équilibre, d’élégance et de grâce.  Il exprime le désir de vivre une expérience romanesque, empreinte de sentimentalité ou de sentimentalisme, de connaître la griserie, peut-être l’extase.  Liée à l’union du féminin et du masculin, il peut traduire une coopération intime de ses dimensions de conscience ou de ses instances psychiques.  On souhaite inclure plus de sensibilité et de mouvement dans sa vie quotidienne.  La salle de classe ou de cours, ce lieu où l’on dispense l’enseignement dans un établissement scolaire, renvoie au contexte que l’on a connu, dans son enfance, aux temps de ses études, et aux sentiments que pouvaient faire remuer en soi l’apprentissage didactique, l’autorité et la discipline.  Il se peut qu’on soit invité à acquérir des notions nouvelles, à parfaire son savoir, ce qui servira son avancement, son progrès, son accomplissement, sa réalisation.  La salle de séjour détermine l’image qu’on veut projeter de soi et exprimer la manière dont on gère sa vie.  Elle démontre l’idée fondamentale qu’on se fait par rapport à qui on est.  Voir à salon. La salle de spectacle constitue l’endroit où l’on se donne allégoriquement soi-même en spectacle à soi-même, par personnages interposés, pour accepter plus facilement des vérités sur sa nature profonde ou sur son comportement.  Il peut suggérer un besoin de divertissement ou de variété.  Cette salle accueille toute représentation artistique propre à éveiller un sentiment.  Elle éclaire un désir d’attirer l’attention sur soi, de jouer au voyeur, de partager une phase de sa vie.  Souvent on s’y rend pour assister à la représentation d’une portion de sa vie qu’il faut mieux comprendre et intégrer.  La salle d’opération, généralement située dans un hôpital, aménagée adéquatement pour le déroulement des interventions chirurgicales, suggère qu’on craint d’être atteint dans son intégrité ou de subir une maladie grave.  À moins qu’elle exprime un appel à l’aide pour se délivrer d’un fardeau comme un lourd secret ou un complexe (sentiment de culpabilité, de souillure, d’infériorité, d’impuissance, etc.)

Le salon, au sens de petit salon, de boudoir ou de salle de séjour, désigne une pièce de repos ou d’accueil et cette pièce suggère le désir de fraterniser, d’échanger des projets communs, de vivre son intimité familiale, de connaître le bien-être, de recevoir du réconfort, de se détendre ou de se reposer, d’éprouver des moments de plaisir, de joie ou de bonheur.  On s’y rend souvent pour faire le bilan des événements de son récent passé suggère le désir de fraterniser, d’échanger des projets communs, de vivre son intimité familiale, de connaître le bien-être, de recevoir du réconfort, de se détendre ou de se reposer, d’éprouver des moments de plaisir, de joie ou de bonheur.

Le vestiaire désigne d’abord le lieu où on dépose les manteaux, chapeaux, parapluie et autres articles dans certains établissements.  On y laisse ce qui gâche son confort, son bien-être ou ses apparences.  Ce mot désigne également le local dépendant d’un stade, d’une salle de sports, de danse, d’une piscine, où l’on peut se changer, se mettre en tenue et laisser ses vêtements.  Il indique qu’on sait s’adapter aux situations.

Quant au Il s’agit d’une pièce ou d’un couloir d’entrée, dans une maison ou un édifice, qui donne accès aux autres pièces ou à un escalier.  Il souligne une transition entre deux états.

Quant au vestibule, il s’agit d’une pièce ou d’un couloir d’entrée, dans une maison ou un édifice, qui donne accès aux autres pièces ou à un escalier.  Il souligne une transition entre deux états.

maison abandonnéeMAISON ABANDONNÉE : En spiritualité, elle désigne un corps vide d’amour parce qu’il n’est plus guidé par l’Esprit.

MAISON ANGULAIRE : En Astrologie, il s’agit du Bélier, du Cancer, de la Balance et du Capricorne.

MAISON CADENTE : En Astrologie, il s’agit des Gémeaux, de la Vierge, du Sagittaire et de Poissons.

maison dans un arbreMAISON DANS UN ARBRE : Elle évoque l’insouciance de l’enfance et la sécurité du nid dans l’Arbre de Vie.  On la relie à la planète Mercure.

MAISON DE BONBONS : Elle est liée aux désirs personnels, aux attentes intimes, au besoin de sécurité matérielle, à la conscience naissante de la sexualité, aux prémices de l’amour charnel, mais en rapport avec les relents de la phase orale.

MAISON DE DIEU : Pour les Chrétiens, elle désigne l’Église et le cœur de l’homme, siège de l’âme.  Pour les Islamistes, elle désigne la Ka’ba.

MAISON DE LA BRUME : Dans la Tradition aztèque, elle désigne l’Ouest, le Pays de la Mort et des Ancêtres.

MAISON DE LA FORÊT DU LIBAN : La vaste salle du rez-de-chaussée du Palais de Jérusalem, qui servait probablement de salle d’audience, dont les colonnes élancées étaient formées des troncs de cèdres du Liban.

MAISON DE LA LUNE : Dans la Tradition babylonienne, elle désigne chacun des signes du Zodiaque.

MAISON DE L’ÂME : Dans la Tradition des Hopis, elle désigne le cordon ombilical.

MAISON DE POUSSIÈRE : Dans la Tradition iranienne, elle désigne la vie terrestre avec ses deux portes, l’une pour sortir, l’autre pour mourir.

MAISON DE VIE : Dans la Tradition égyptienne, il s’agit d’une sorte de maison de formation religieuse, rattachée à un sanctuaire, où les scribes recopiaient les textes rituels et les figures mythologiques.  On y formait aussi les trépanateurs, ces médecins-chirurgiens, pendant que le personnel du temple vaquait à ses occupations régulières.

MAISON DES AIGLES : Dans la Tradition aztèque, le Temple des Guerriers.

MAISON DES ESPRITS : Dans la Tradition thaïlandaise, on construit des répliques en miniature de sa maison qu’on installe dans sa cour ou dans son jardin, en guise de présent aux esprits protecteurs de sa propriété.  On invite les anges gardiens à venir les habiter lors d’un rite de bienvenuemaison des esprits qui comporte la remise de talismans.  Cette pratique exerce une influence sécurisante sur les esprits des habitants, ce qui permet le ressourcement de leur force intime et l’expression de plus de révérence pour toute forme de vie.

MAISON DU CALENDRIER : Dans la Tradition chinoise, il s’agit du Ming Tang, le Temple.

MAISON PATERNELLE : Cette expression mystique réfère au Royaume des Cieux, le Foyer de l’Amour éternel, l’État de réalisation de la Maîtrise parfaite.  L’Entrée dans la Conscience cosmique ou le Point de Réintégration où on reçoit l’Illumination.  En songe, la maison parentale comporte une tentative de repli dans la sécurité insouciante de l’enfance qu’on a connue.  La Maison du Père devrait s’appeler la Maison du Père-Mère, conformément à la Tradition essénienne, qui a lancé cette expression.

MAISON SPIRITUELLE : La Demeure de l’âme, taillée dans un bloc d’albâtre d’une seule pièce, figurant la solidité de l’unité de l’être.  L’albâtre s’y illumine à volonté à l’intensité désirée.  Alors, l’albâtre devenant translucide, il s’y forme des fenêtres.  Tout y est beauté, car tout y est ordonné, ne contenant rien de trop, bien que rien n’y manque.  Cette expression mystique réfère parfois aux divers plans de conscience de la Réalité divine, soit aux Sept Ciels de la Vibration totale.

MAISON SUCCÉDENTE : En Astrologie, il s’agit du Taureau, du Lion, du Scorpion et du Verseau.

AMEUBLEMENT : L’état, le style, la qualité et l’agencement des pièces du mobilier renseignent sur le degré d’ordre, de bien-être et d’harmonie de son cadre de vie, de ses choix existentiels et de ses relations affectives.  Pour approfondir le message, on étudiera soigneusement chaque pièce du mobilier qui a attiré son attention et on pourra se référer à l’article qui le concerne dans ce livre.

ANTICHAMBRE : Le vestibule ou la salle d’attente, à l’entrée d’un appartement ou d’un bureau, désigne, au figuré, la pièce des dernières réflexions et cogitations avant la grande épreuve de la révélation de ses choix ou de leur validation par l’autorité compétente.  Dans un sens élargi, voilà bien le lieu de prédilection où, selon ses besoins, on développe son courage ou sa patience, souvent même son estime de soi.

appartement

APPARTEMENT : Ce mot désigne la partie de la maison ou d’un immeuble, composée de plusieurs pièces, qui sert d’habitation.  Il sert souvent à révéler son état situationnel, particulièrement sa situation financière ou sa situation de couple.  L’appartement sur toit éclaire l’aspect créatif ou mental de son être.  On considère la vie sous un nouvel angle.  On s’ouvre à une nouvelle perspective.  On désire accéder à son plus haut potentiel.  On est fortement intellectuel ou idéaliste (on est coupé de la réalité ou on ne porte plus les pieds sur terre).

APPENTIS : Le toit à une seule pente, dont le faîte s’appuie à un mur, illustre comment il faut asseoir ses constructions mentales sur des fondements solides, donc sur des notions avérées par l’expérience.  Voir à abri.

APPLIQUE : Désignant un appareil d’éclairage fixé directement au mur, l’applique renseigne sur son aptitude à tirer les lumières de ses expériences et à les appliquer dans son quotidien pour améliorer sa situation ou pour embellir (orner) sa vie.

ARCHE : En principe, l’arche devrait se définir comme une construction voûtée à son sommet reposant sur deux colonnes oarcheu piliers qui lui servent d’appui à la base.  En ce sens, il désigne le système de soutien de ses valeurs, la préservation, la protection, la totalité ou la récompense.

AUVENT : Ce petit toit incliné, couvrant un espace à l’air libre devant une baie, une façade, une porte ou placé au-dessus des espaliers, peut servir àauventréduire l’intensité lumineuse, à protéger contre les intempéries ou, simplement, à orner un édifice.  Comme le dais, il peut figurer le ciel ou suggérer la protection tutélaire des Entités célestes.  Plus prosaïquement, en songe, il suggère un abri ou la recherche d’un abri temporaire, mais sécuritaire.  Voir à abri.

BALCON : Ce mot désigne d’abord une plate-forme en saillie, entourée d’un garde-corps, érigée sur la façade d’un édifice, à laquelle on accède parbalcon une porte-fenêtre.  Mais il peut également désigner la galerie d’une salle de spectacle, entourée d’une balustrade, qui s’étend d’une avant-scène à l’autre.  Dans l’un et l’autre cas, ces aménagements démontrent son désir d’accéder à point de vision qui permet d’obtenir une vue plus élevée d’une situation, sa volonté de s’élever au-dessus de la condition des gens ordinaires ou, simplement, sa tentative de mieux se faire voir.  Il semble qu’on désire être vu ou reconnu.  On désire obtenir une meilleure position ou monter dans l’échelle sociale.  On domine une situation.

BALUSTRE et BALUSTRADE : Le balustre désigne le petit pilier renflé et mouluré qui vient rarement seul parce qu’on préfère l’assembler à d’autres, par une tablette, ce qui donne une balustrade.  On a retenu le premier mot pour définir le rongeur de balustre, cette expression balustradedérisoire pour décrire celui qui se présente souvent à la sainte table bien plus pour se faire voir ou par bigoterie que par conviction profonde.  En songe, la balustrade évoque un besoin d’aide sous un rapport ou un autre, mais surtout un besoin d’appui moral ou spirituel.

BARREAU : Voilà une barre de bois ou de métal qui, assemblée à d’autres, sert de clôture, comme dans un grillage, ou qui maintient un assemblage, comme dans une échelle.  Dans un cas comme dans l’autre, elle réfère à une limite temporaire du mental. Ainsi, les barreaux d’une clôture, d’une barrière ou d’un grillage de fenêtre désignent les structures mentales qui se sont densifiées en soi au point d’imposer une limite ou de faire obstacle, barreauxmême d’emprisonner.  Ces structures denses sont formées par les connaissances intellectuelles, les notions livresques, les conceptions ou les croyances diverses qu’on a admises, acceptées, intégrées, assimilées, donc figées.  Elles sont formées par tout ce qu’on croit être la vérité absolue, mais qui n’est, en fait, que sa vérité relative, même si beaucoup l’admettent avec soi.  Mais elles peuvent aussi résulter de ses habitudes érigées en rituel.   Parfois,  elles identifient ses résistances immédiates, l’opposition de ses proches, les attitudes hostiles des autres ou les nouvelles désagréables qu’on vient de recevoir.

CABINET : Le cabinet désigne toujours une petite pièce, qui peut être son sanctuaire personnel ou son bureau de travail.  Au sens figuré, il réfère à ses collaborateurs directs.  Il suggère le choix d’un espace aménagé à son goût, où on peut s’isoler pour exercer sa créativité, exprimer sa spiritualité, se divertir ou se détendre comme on l’entend, se permettre d’être pleinement soi.

CAVE ou CAVEAU : Ce lieu souterrain, où l’on garde des provisions au frais, symbolise les profondeurs obscures de l’être, les éléments irrationnels constitutifs de sa vie, les territoires inconnus de soi, les couches de l’inconscient qui recèlent les instincts et les pulsions.  C’est la zone où on refoule tout ce qu’on ne veut pas réaliser ou voir de soi, le réservoir de ses peurs et de ses problèmes cachés.  Il indique qu’on creuse dans son passé pour faire face à ses peurs et à ses problèmes non résolus.  Il peut inviter à cesser d’accumuler les biens ou à protéger ses biens contres les autres.  Il peut appeler à commencer à se servir de ses réserves psychiques ou de ses talents naturels.  La cave est reliée à la Lune (Yesod).

Le caveau funéraire, cette construction souterraine pratiquée dans une église, une maison religieuse ou un cimetière, pour servir de sépulture à plusieurs personnes, signale le chagrin ou le désarroi intime ou la perte d’un être précieux.

CELLIER : Cette pièce ou ce meuble dans lesquels on range des provisions, mais surtout du vin, sont reliés au lieu intérieur où on prend conscience de ses richesses.  C’est la chambre du trésor où se poursuit la fermentation des éléments de l’inconscient et où on peut accéder à la connaissance de soi.  C’est la chambre secrète, le lieu sacré ou mystique, où l’âme doit se retirer pour recevoir l’inspiration et l’initiation.  On s’y rend pour s’unir à sa Conscience spirituelle ou à son Dieu.

CHAMBRE : Cette pièce d’habitation où l’on couche définit le lieu de l’intimité complète ou de la sphère intime, d’où elle éclaire sur les affaires de famille et de couple, sur les histoires du cœur, sur les désirs profonds, sur les secrets personnels, sur l’inconscient personnel, sur les pulsions sensuelles et érotiques, sur un désir d’union ou de communication.  La chambre d’hôtel, reliée à une situation transitoire, évoque l’intimité dans un contexte de congé ou de vacances, donc hors de la réalité ordinaire du quotidien.

CHAMBRE DE LUMIÈRE : Elle désigne le dispositif spécialement modifié utilisé pour accélérer le processus qui ramène une semence d’étoile à sa pleine conscience en quelques minutes.  On la retrouve dans les vaisseaux de la Fédération galactique.

CHAMBRE DU CONSEIL : La chambre secrète, ce lieu invisible, résidence de la Volonté de Dieu.  C’est l’endroit où le plan ou le dessein de Dieu se révèle.  À ce niveau, tout égoïsme, fondement de la séparativité, disparaît, tout se fond dans la fulgurante Lumière de la Vérité.  Le candidat à l’initiation y apprend, au-delà de tout doute, que tout est bien, parce que tout est amour.  Il y comprend que le plan tracé par Dieu atteint toujours ses objectifs et son but.

CHAMBRE DU ROI : Dans la Tradition égyptienne, cette pièce de la pyramide servait de sanctuaire où se déroulait le point  culminant d’un rituel initiatique, l’initiation solaire, pour le candidat qui pouvait s’y projeter en conscience, hors de son corps.  Car cette pièce ne comprenait aucune ouverture chambre du roisur l’extérieur.  Au dire des initiés, cette pièce n’a jamais servi de lieu de sépulture des momies, comme le croient les historiens et les profanes.  On retrouverait au centre un coffre de 144 pouces de longueur sur 72 de hauteur et 72 de largeur, formant deux cubes reliés.  On devrait en retrouver un, dans un avenir rapproché, dans une pièce près de la Grande Pyramide de Gizeh.

CHAMBRE DU TRÉSOR : Dans un temple antique, la chambre qui servait à recueillir le produit des dîmes, des aumônes et des offrandes.

CHAMBRE NUPTIALE : Cette expression mystique désigne le centre du cœur, le lieu des Noces mystiques, où se rejoignent ce qui est en haut et ce qui est en bas, dans un parfait équilibre.  Voilà le centre où fleurit la Rose mystique.

CHAMBRE SECRÈTE : C’est le lieu de refuge qu’il faut rejoindre lors des tempêtes, comme le suggérait Jésus.  C’est un lieu éloigné de tout curieux, où l’on peut rencontrer son Maître intérieur et recevoir sa protection invincible et ses révélations divines. L’âme y pénètre pour se recueillir, en prenant d’abord conscience des grâces qu’elle a reçues, pour ensuite savourer le feu sacré et goûter les richesses spirituelles.  C’est également le lieu de la mort du vieil homme et de la naissance de l’homme nouveau, le tabernacle de l’œuvre alchimique ou de la  transformation spirituelle où réside Dieu, le Je Suis Ce Que Je Suis ou le Je Suis Celui Qui Est.  En fait, il s’agit d’un centre mystique et sacré, dans le bulbe rachidien du cerveau, au centre de la tête, de forme ovale, aux parois d’une couleur blanche immaculée, qu’on dit situé au sommet de la Montagne sacrée.

On appelle diversement ce lieu la Chambre du Conseil, le Saint des Saints, le Sanctuaire intérieur, l’Atelier secret, le Tribunal de Dieu, le Sanctum spirituel, la Pyramide de cristal.  Quoi qu’il en soit, on ne peut y pénétrer que si on s’est préalablement purifié à la Source de la Pure Lumière blanche de cristal, car on y rencontre Dieu face à Face et on peut s’y entretenir familièrement avec lui.  Dans la spiritualité contemporaine, depuis le milieu des années 1980, cette expression identifie la pièce du cœur.

CHARPENTE : Cet assemblage de pièces, qui sert de soutien à une construction, symbolise la structure fondamentale d’une réalité.  Elle éclaire les caractéristiques les plus importantes de son être, ce qui fait qu’on est soi et son système de valeurs.  En bois, elle exprime la chaleur;  en métal, elle exprime la froideur.  Elle donne une juste évaluation de la solidité de ses nouveaux projets.

CHÂSSIS : Dans son sens d’assemblage en matériau solide qui encadre ou soutient un objet, le châssis réfère à un principe, sain ou malsain, qui limite sa liberté d’action ou sa marge de manœuvre, qui marque l’étendue actuelle de son pouvoir (compétence, aptitude ou capacité), qui encadre ses activités courantes, qui délimite l’ampleur d’un projet ou qui lui sert de structure.  Dans son sens d’assemblage rectangulaire qui supporte le moteur et la chassiscarrosserie d’un véhicule, on étudie probablement plutôt le degré de solidité de la structure fondamentale d’un projet ou d’une entreprise.  Curieusement, le châssis d’un véhicule établit un lien direct avec l’ossature du corps, plus particulièrement avec les membres physiques, d’où il sert de moyen pour évaluer la fluidité de son activité ou de sa créativité et, par ricochet, les chances de succès d’un projet ou d’une entreprise.

CHEMINÉE : Cet ouvrage de maçonnerie, formé d’un foyer pour faire du feu et d’un tuyau de dégagement de la fumée, qui s’élève dans le mur extérieur d’une maison, alimenté surtout au bois, s’appelle encore foyer (au Canada) ou âtre (dans les autres pays francophones).  Mais ce mot désigne aussi tout cheminéeconduit d’évacuation de la fumée des appareils de chauffage à combustible qui lui sont reliés par des tuyaux métalliques.  Associé à l’Axe du Monde, la cheminée symbolise la voie de communication mystérieuse entre le Ciel et la Terre qui permet aux entités d’ici-bas de communicheminée1quer avec celles d’en haut.  Elle évoque les Forces créatrices du Grand Architecte de l’Univers qui s’expriment à travers l‘Arbre de Vie ou la Voie royale conformément a la loi de l’Échange.  Du reste, émanant de la Puissance cosmique du Créateur, la force vitale pénètre en elle pour activer la flamme, engendrant le feu, qui permet la transformation de tout, malgré que les savants puissent souhaiter donner des explications plus scientifiques à ce phénomène.

La cheminée réfère à la vie à la maison à titre de canal (de phallus) par lequel passe le souffle de l’Esprit qui anime le foyer, aspire la flamme, excite le feu, entretient la vie familiale.  Et on aime tellement passer ses veillées autour d’elle.  Elle évoque la chaleur, la tradition, les valeurs familiales.    Ainsi, la cheminée qui fume révèle diversement la puissance de l’âme, l’ardeur du cœur ou l’activité du mental.  Elle démontre la compréhension qui résulte de l’échange dans le jeu joyeux et amoureux de la vie.  Elle évoque ainsi une grande chaleur humaine, la générosité, l’harmonie dans ses relations, l’élévation de la conscience, l’état de prière.  La cheminée éteinte ou sans fumée suppose forcément le contraire, soit l’incapacité d’échanger, d’accueillir, de s’élever, ce qui présage de la rupture d’un lien, du refroidissement de ses sentiments, d’un périclitement des énergies, d’une période de solitude intérieure, de dépression, de confusion ou d’obnubilation.  La cheminée d’usine peut, en soi, exprimer la productivité source de rentabilité, qui devient, pour un individu, la réussite dans ses affaires ou la fébrilité au travail, mais elle désigne bien davantage, par ses ravages, la pollution qui résulte de la confusion ou de l’affaiblissement des valeurs spirituelles.

chéneaux

CHÉNEAU : Cette rigole, placée à la base d’un toit pour recueillir les eaux de pluie et les déverser dans un tuyau de descente, qu’on appelle aussi gouttière, est associé à tous les aspects de l’élimination de ce qui est considéré comme un échange de surplus ou la suppression d’un déchet.  Très souvent, elle démontre la manière qu’on canalise ses émotions ou ses pulsions.

CHEVRON : La pièce de bois équarrie qu’on pose sur les pannes d’une charpente, dans le sens de la pente du toit, qui soutient le lattis, prend le senchevronss de support de l’esprit, autant comme faculté mentale (support des idées ou des pensées) que comme souffle de vie (support du centre spirituel ou de la pulsion de vie).  En effet, le sommet du crâne désigne autant la rationalité forte (haute intellectualité) que la transcendance spirituelle (perfection spirituelle ou spiritualité élevée).

Mais porte aussi le nom de chevron la pièce héraldique ou la pièce d’architecture formée de deux bandes plates, assemblées par le haut en pointe ou par le bas comme un compas ou un V.  Celle-ci évoque le mouvement de l’eau, l’élément primordial de toute chose, et elle est associé à l’origine du mouvement perpétuel, marqué par un élan et une pause, un flux et un reflux, une succession rythmique comme la vague.  Elle symbolise l’équilibre accompli.  Sur un vêtement, elle précise un degré d’autorité : solidité des assises, valeur personnelle, haute compétence, aptitude acquise dans l’expérience.

CIMAISE ou CYMAISE : Ce corps de moulures composé d’un talon ou d’une doucine couronnant une corniche, souvent réduit à une petite plate-focimaiserme d’appui, sur laquelle repose un tableau, dans un musée ou une exposition, symbolise un support de protection contre la chute.   Si ce mot désigne le mur entier d’une salle d’exposition (musée, galerie, etc.), on devrait se demander ce qu’on cherche à étaler ou à porter à l’attention des autres.

CLOCHETON : Ce petit clocher décoratif, en forme de tourelle, ajouté à une construction, réduit simplement le sens du clocher.

CLOISON : Le mur de faible épaisseur qui sépare deux pièces ou la paroi légère qui divise un objet en compartiments démontre une volonté de limiter une superficie (au figuré un territoire), de protéger un espace (de défendre son intimité) ou d’isoler deux réalités distinctes (deux entités séparées).  On peut l’associer au mental porté à diviser, à séparer, à morceler l’Unité indivisible.  Il ne reste qu’à savoir pourquoi on agit de la sorte, de façon arbitraire, mais probablement utilitaire.

COLONNE : Ce pilier d’architecture vertical et circulaire, destiné à soutenir un entablement ou à décorer un édifice, symbolise le soutien universel de la force vitale dans l’expérience.  C’est l’Axe central, l’Arbre de Vie ou le Pilier de la Connaissance qui met en relation le Ciel et la Terre.  Symbole phallique par sa forme, il figure la force verticale qui soutient et canalise les Eaux du Ciel, soit le trait d’union perpendiculaire qui amène les Eaux du Ciel jusqu’aux colonnedéserts de la Terre pour les humidifier et pour les féconder de vie.  Il manifeste la Puissance de Dieu en l’homme et la puissance de l’homme sous l’influence de Dieu.  L’ascension vers les régions célestes s’effectue le long de ce Pivot unique.  Par son orifice supérieur, il donne accès au Ciel et unit aux esprits qui y séjournent.

La colonne, support d’une construction, garant de sa solidité, de sa fermeté et de sa stabilité, y assure la sécurité et l’épanouissement de la vie.  Elle démontre comment la vie est infusée à l’édifice.  En psychologie, on admet que, associée à la force masculine, la colonne exprime la virilité, notamment, selon son état, le degré d’attrait d’un homme.  En ce sens, la colonne abîmée pourrait suggérer, pour une femme, une peur du monde masculin (de la masculinité), un manque d’affirmation personnelle ou d’indépendance et, pour un homme, le manque d’estime personnel, une faiblesse de la volonté, un sentiment d’impuissance, une carence au niveau de la créativité, etc.  Dans le cas où se présentent plusieurs colonnes, il convient d’en vérifier la symétrie, l’ordonnance et la disposition, car ils correspondent alors aux aspects de sa personnalité qui fondent son degré d’équilibre personnel.

Habituellement, si elle est en bon état, la colonne exprime la générosité du cœur, un esprit secourable, un désir d’élévation, la solidité des assises, la distinction personnelle.  Elle peut annoncer l’apparition d’un appui précieux, le support d’un personnage influent, la récolte d’honneurs mérités.  La colonne brisée indique que le lien entre le Ciel et la Terre a été rompu.  La colonne renversée dépeint un homme vaincu, ruiné, défait, prostré.  Les deux colonnes établissent un lien avec les circuits de la force vitale Ida et Pingala du Yoga; avec les Colonnes du Temple, Jakin et Booz, de l’Hermétisme et de la Franc-maçonnerie;  avec les courants du coagula et du solve de l’Alchimie;  etc.  Elles établissent le libre arbitre qui permet d’orienter les énergies magnétiques (négative et lunaire) et électrique (positive et solaire) à son gré, conformément au Droit et à la Loi.  Elles peuvent traduire l’ambivalence de l’inconscient, de force également destructive et constructive. On peut les relier aux deux jambes, aux deux côtés du corps, aux deux hémisphères du cerveau, aux deux montants d’une porte (indiquant une limite) ou aux deux Parents cosmiques (Dieu le Père-Mère).

Quant aux quatre colonnes, généralement placées en carré ou en rectangle, elles désignent les quatre coins cardinaux et les quatre vortex d’énergie situés au fondement de la Pyramide cosmique : le Père (l’Idéateur ou le Concepteur, le Créateur, le Grand Architecte de l’Univers, énergie de Sagesse, source de l’Amour);  la Mère (la Nature naturante, la Substance subtile, l’Intelligence cosmique, énergie de Vérité, source de l’Abondance et de la Prospérité);  le Fils (l’Âme, le Christ, le Médiateur, l’Enfant divin, l’Homme universel, la Conscience active, énergie d’Amour, source du Succès) ;  la Fille (la Nature naturée, la Matière concrète, le Monde terrestre, le Royaume d’en bas, énergie de Confort et de Bien-être, source de la Santé physique et mentale).

COLONNE DE BRONZE : Dans la Tradition franc-maçonne, on en retrouve deux, dressées devant le Vestibule du Temple, de chaque côté de l’entrée.  Il s’agit de Jakin (ou Yakin) et Booz, les courants solaire et lunaire, figurant l’alliance indissoluble du Ciel et de la Terre, garantie d’une éternelle stabilité pour l’Humanité.  Ces œuvres furent coulées par Hiram.

COLONNE DE FEU : Elle désigne la Conscience immuable de l’Être suprême qui contient tout l’Univers.  Dans la Tradition hindoue, elle désigne le Linga, le Phallus divin et sacré, le Principe mâle et actif, la Flèche ardente d’Amour, marquée par une pierre blanche dans les temples.  Dans la Biblcolonne de feue, c’est la Présence divine qui guida les Hébreux dans le désert bordant le Mer Rouge.  Dans la Cabale, il s’agit de la lettre sacrée Shin, qui brille dans la nuit, sous forme de Shaddai, et qui guide et réchauffe les âmes des hommes.  Pour les Amérindiens, elle réfère à l’apparente sagesse des hommes blancs qui répandent partout, par leur agressivité conquérante, la douleur, le malheur et la terreur.

COLONNE DE FUMÉE : Dans nombre de Traditions amérindiennes, elle figure l’Axe du Monde qui établit une jonction entre le Ciel et la Terrecolonne de fumée.  Portant les prières des hommes au Grand Esprit, elle symbolise la spiritualisation de la conscience.

COLONNE DE GAUCHE : Booz, la colonne de la Lune.  Toutefois, dans la Cabale, la Colonne de Gauche de Dieu réfère à Hod (la Sphère de Mercure).

COLONNE DE LUMIÈRE : Dans la Tradition mystique, la Colonne de Lumière désigne l’Axe du Monde qui engendre la Théophanie, illustration de la Source divine qui ramène les âmes à leur Principe originel, par le circuit de l’Alpha à l’Omega.  Parfois, elle attire surtout l’attention sur les âmes qui aimencolonne-de-lumièret Dieu et qui, par transcendance, laissent filtrer à travers elle, sans restriction, la Lumière divine.  Il peut s’agir du symbole druidique de la descente sur Terre de la Lumière, tel qu’illustré ci-contre.

Depuis peu, la Colonne de Lumière réfère à l’Université spirituelle qui a été établie dans le plan astral de la Terre et qui accueille les âmes des êtres humains, à leur transition, pour leur apprendre à se réincarner dans des dispositions supérieures, si elles obtiennent ce droit des Maîtres du Karma, conformément à leur bonne conduite.  Elle garde ce sens de Tronc de l’Arbre de Vie qui aide les âmes à remonter vers Dieu, la Source cosmique, où elles peuvent fusionner avec lui sans perdre leur individualité.  Son rôle avoué consiste à ramener les âmes vers Dieu de gré ou de force, à les obliger à s’élever spirituellement, au cours d’un processus de rééducation.

Dans cette École de Vie, elles œuvrent dans la discipline et l’effort constants, dans un encadrement strict.  Depuis 1985, donc depuis l’abolition de la loi inique du Karma (et la suppression de tous les Karmas), antérieurement imposée aux âmes des humains par les Maîtres recteurs du Schème terrestre, l’âme ne peut accéder à un plan supérieur de conscience qu’après un examen sévère et rigoureux de ses dispositions.  Elle accueille 620 milliards d’âmes d’extraction humaine.  Elle a été créée pour permettre aux âmes d’être mieux encadrées, conformément à la loi de la Liberté modifiée.  Elles y sont soutenues et formées au Dharma de l’Âge d’Or ou de l’Ère du Verseau.

Ce gigantesque Réseau de Savoir, réparti au niveau astral tout autour de la Terre, comporte six Branches ou Succursales dans lesquelles vivent toutes les catégories d’âmes, allant des esprits de la Nature, en passant par les humains, jusqu’aux entités de la Hiérarchie supérieure de l’Évolution.  Les âmes y sont encadrées dans le strict respect des règles disciplinaires pour permettre le maintien de l’ordre et de l’harmonie entre elles.  Dans chaque plan de conscience de cette Colonne de Lumière, les âmes de diverses provenances doivent apprendre à vivre ensemble, à régler constructivement leurs problèmes et à se mettre en harmonie avec les Principes de l’Âge d’Or.  Des commissions de contrôle, instituées par la Hiérarchie de la Lumière, aident les âmes à résoudre leurs difficultés évolutives et à empêcher toute création de paradis artificiel, de purgatoire et d’enfer.

Descendue du plus haut des Cieux, cette Colonne de Lumière sert à libérer des faux-semblants, des religions périmées, des dogmes paralysants, des préjugés sectaires qui limitent Dieu à ces visages.  Au-delà du vingt et unième plan de conscience, l’âme entre dans les trois Mondes de la Béatitude qui correspondent aux trois Sphères blanches qui terminent chaque Branche de cette Colonne spirituelle.  À ce stade, le Verbe de l’Unité permet de transcender les vingt et un plans de conscience et d’accéder à l’Âge de Diamant.  Les âmes qui s’élèvent à ce niveau auront priorité absolue à l’incarnation terrestre dans l’Âge d’Or afin de rehausser le taux vibratoire de la Terre.

Dans un autre contexte, les Colonnes de Lumière, figurées par une ligne centrale encadrée de deux lignes obliques de même longueur, désignent les lettres O.I.V., soit O pour Parole dynamique;  I pour État statique du Juste Milieu;  et V pour Lumière spirituelle.

La colonne montante, cette canalisation générale, qui sert à distribuer l’eau, le gaz ou l’air aux étages supérieurs d’un édifice, attire l’attention sur la circulation générale de ses énergies.  L’eau est reliée aux sentiments, à l’intensité du taux vibratoire et aux pulsions de l’inconscient;  le gaz, à la force vitale qui alimente l’effort volontaire ou aux réserves d’énergie;  l’air, aux activités du mental, à la quête d’harmonie, à la communication verbale et à l’aspiration spirituelle.              

COLONNE DE L’UNIVERS : L’Étoile polaire, le Pivot du Ciel, le Support de toute chose.

 COLONNE DE SPLENDEUR : Dans la Tradition gnostique, elle désigne le Juste, le Soutien du Monde reliant le haut et le bas.

COLONNE DE DROITE : Jakin, l’attribut de Netzah, la Sphère de Vénus.

COLONNE DES GÉANTS : Au nombre de deux, ces deux piliers rocheux marquent l’entrée des Terres maudites ou interdites dont il est dit dangereux de s’approcher.  Dans les temps reculés, un peuple d’une riche civilisation habitait ces terres verdoyantes.  Mais ces hommes ont profané l’héritage des dieux, violé le Pacte d’Unité et se sont adonnés au blasphème.  Voilà ce qui éveilla leur colère qu’ils abattirent sur cette vilaine race, ce qui provoqua sa disparition.  Ces colonnes constituent le seul vestige de leur existence, laissées là intentionnellement en guise d’avertissement que l’antique malédiction se perpétue, malgré les prières et les exorcismes des magiciens.  Ceux qui tentent de s’y établir meurent du mal noir) dont personne ne guérit.

Ces colonnes se dressent à l’entrée d’une immense plaine plate qui se perd dans l’horizon embrumé, couverte d’un nuage maléfique, lourd et pollué.  Elle est annoncée par un versant parsemé d’arbres rabougris, couverts de poussière.  Elles sont les Gardiens silencieux d’un noir secret, sculptures sans âge qui protègent le Seuil de l’inquiétante contrée.  On y foule un sol recouvert d’une suie noire étouffante et collante qui s’attache aux jambes en se soulevant, dégageant une odeur nauséabonde.  Il y fait déjà nuit à la moitié du jour.

COLONNE D’HÉRAKLÈS : Voir à Colonne d’Hercule.

COLONNE D’HERCULE : Au nombre de deux, il s’agit des monts Calpé (côté européen) et Abyla (côté africain) qui encadrent le détroit de Gibraltar, à l’entrée de la Mer Méditerranée, qu’Hercule aurait séparés au cours de ses Douze Travaux.  Ces monts rétrécissent le passage entre les deux continents afin de mieux protéger le bassin méditerranéen de l’océan Atlantique et d’empêcher ainsi les requins et les monstres de cette gigantesque mer de franchir le détroit de Gibcolonne d'Herculeraltar.  Ils désignèrent longtemps, pour les habitants du pourtour de la Méditerranée, la frontière de protection à s’interdire de dépasser, s’ils tenaient à la vie.   

COLONNE DU CENTRE : Dans la Cabale, elle est constituée, de bas en haut, par Malkuth, Yesod, Tiphereth, Kether et Ayin.  Voir à Colonne du Milieu.

COLONNE DU CIEL : Au nombre de deux, elles désignent, par une autre expression, les Colonnes d’Hercule.  Sauf que, cette fois, elles représentent deux gigantesques troncs d’arbre couverts de signes secrets, magiques et initiatiques.

COLONNE DU MILIEU : Dans la Cabale, la Colonne de l’Équilibre, la Lame de l’Épée, formée par la Couronne (Kether), la Beauté (Tiphereth);  le Fondement (Yesod) et le Royaume (Malkuth).  Elle désigne l’Harmonie en laquelle l’Unité divine se déploie dans la dualité de la Création.

COLONNE DU TEMPLE : Au nombre de deux, ce sont les piliers essentiels, figurés par Jakin, le Pilier de la Rigueur, de couleur rouge, et Booz, le Pilier de la Miséricorde, de couleur bleue.  Ils sont illustrés par un triangle supporté par deux lignes verticales parallèles aux deux extrémités inférieures du triangle.  Ce signe reproduit l’image d’un temple grec avec son fronton triangulaire.  Car les Colonnes du Temple doivent toujours être couronnées, donc unies, par ce genre de chapiteau pour éviter qu’il émane d’elles des effluves qui pourraient enfoncer dans la dualité.  Désunies, elles pourraient étendre l’obscurité dans la raison et engendrer ce qu’on appelle, en mystique, la séparativité.  L’Unité ressort du rapport qui unit ces deux colonnes par le Ternaire autonome.  Dans certains contextes, les colonnes du Temple réfèrent aux vieilles valeurs religieuses.

COLONNE ÉGYPTIENNE : Cette colonne prend la forme d’un papyrus ou d’une tige de lotus liée, ce qui lui donne un aspect cannelé.  La plupart des chapiteaux ont la forme du lotus ouvert ou fermé.  Le lotus ouvert  donne au chapiteau la forme d’une cloche inversée.  Son bourgeon devient très stylisé, car il est représenté par un dessin géométrique équilibré.  On emploie ce motif le long des murs d’un temple ou dans la décoration des tombeaux.

COLONNE ROMANE : Support de la Vie et Support du Monde, elle désigne la Puissance de Dieu capable de secouer et d’ébranler les Colonnes du Temple.

COLONNE SURMONTÉE D’UN BUSTE : Dans la Rome antique, ce type de colonne servait de borne qu’on plaçait à la lisière des champs pour invoquer Terme, le dieu protecteur des Limites.

COLONNE TRIOMPHALE : Voir à colonne votive.colonne unique

COLONNE UNIQUE : Elle désigne l’Arbre de Vie ou l’Axe du Monde, associés à la colonne vertébrale.  Cet  emblème phallique établit une connotation avec l’affirmation de soi.

COLONNE VOTIVE : Il s’agit d’une colonne, ceinturée de reliefs ou d’inscriptions gravées et dorées, qui retrace les exploits glorieux d’un héros.

CONTRE-CHÂSSIS ou CONTRE-FENÊTRE : Puis qu’il s’agit d’un châssis de verre ou de papier appliqué contre un autre châssis, par exemple pour accroître l’étanchéité d’un milieu, soit pour mieux le protéger du froid, de l’humidité ou d’une intensité lumineuse, ce dispositif devrait éclairer la nécessité d’améliorer son système de défense ou de protection, sous un aspect ou un autre.  On notera qu’il permet d’isoler ou de rendre hermétique sans altérer le champ de vision.

CORNICHE : Symboliquement, la partie supérieure de l’entablement d’un bâtiment, d’une façade, d’un meuble ou d’un piédestal, qui se présente en couronnement mouluré, évoque généralement ce que l’on perçoit comme la quintessence d’une réalité ou l’idéal d’une situation, ce qui, faut-il le souhaiter, ne constitue pas une vaine prétention.  En effet, dans un sens négatif, elle représente un état d’élévation qui peut impliquer de l’instabilité ou de l’insécurité parce qu’il est fondé sur des éléments factices ou arbitraires.

CORRIDOR : Le couloir, qui fait communiquer plusieurs pièces, symbolise une transition entre deux états d’être, deux étapes d’expérience, deux réalités complémentaires ou deux niveaux de conscience.  À l’occasion, il peut exprimer le fait qu’on se sent placé à l’écart des événements.  On mène une expédition dans l’inconnu.  On s’explore dans des dimensions inconnues.  On passe par un passage ou une transition dans sa vie.

COULOIR : Ce mot définit tout passage, un dégagement en longueur, qu’on peut retrouver autant dans un appartement, une maison, un lieu public que dans un paquebot, un avion ou une voiture de chemin de fer.  Très souvent, il est relié au monde inconnu, tel qu’il émerge de l’inconscient.  Il met en communication divers aspects ou diverses dimensions de son être.  À l’occasion, il peut désigner ce qu’il y a d’officieux ou de confidentiel, dans une réalité, mais qui circule d’un sujet à un autre.  Le couloir temporel désigne le lieu de passage d’une époque à une autre, d’un temps à un autre, dans la perception multidimensionnelle.  Il permet d’échapper à la trajectoire linéaire du temps et de l’espace.

             

COUPOLE : La voûte en forme de vase retourné de profil semi-circulaire, donne une image du Monde : le Ciel rond, qui couvre tout et la Terre icoupole carrée qui supporte le Ciel.  Cette voûte témoigne de l’incommensurable grandeur divine et elle atteste de l’appui et de la protection du Ciel.

COUR : Cet espace découvert rattaché à une habitation, limité par des bâtiments ou des murs, évoque les activités ludiques, les occupations simples autour de la maison, le bien-être dans son intimité.  Elle ouvre sur son travail et sur ses activités sociales.  Elle indique comment on organise et entretient sa vie extérieure.  Elle peut éclairer le degré d’ordre ou de désordre qu’on y met.  En spiritualité, la cour intérieure désigne le lieu de l’intimité.  Quand à la cour extérieure, elle renvoie à l’Humanité considérée en rapport avec la Hiérarchie cosmique et Dieu.  C’est le domicile de Celui qui demeure.

CUISINE : Cette pièce, où on prépare les repas, évoque le lieu intime des transmutations alchimiques ou des transformations psychiques.  Elle décrit un moment de l’évolution d’un sujet au niveau de ses acquisitions intérieures.  On y étudie généralement la partie de soi qu’il importe présentement de transformer.

DEMEURE : Le domicile, ce lieu principal où l’on habite, exprime son état d’être habituel, tout ce qui fait partie de son mode de vie quotidien, comme ses traditions, ses conventions, ses rituels, ses routines et ses habitudes, ce qu’on est peu porté à remettre en cause, parce qu’on estime que cela assure la fermeté, la solidité et la stabilité des assises de son destin.  La demeure révèle ainsi tous les aspects sédentaires de l’existence qui s’opposent à la liberté du nomade.  Toutefois, au sens étymologique, la demeure devrait définir un lieu de résidence moins permanent que le domicile.  Dans certaines cultures, la demeure safranée signale à l’attention des passants la résidence d’une personne qui a fait une faillite financière ou qui n’a pas tenu un engagement formel.

ENCEINTE : Tout ce qui est entouré de remparts ou d’une clôture, tout ce qui entoure un espace fermé et en interdit l’accès, tout ce qui sert à enclore un terrain ou un territoire, réfère à ce que l’on considère comme précieux, secret, intime, dans son monde intérieur.  On cherche à protéger sa vie intime afin d’être en mesure d’incarner ses croyances personnelles, à sa manière, dans sa vie quotidienne;  on cherche à rester près de sa vérité à soi;  on veut préserver ce que les autres pourraient envahir;  on veut protéger ce que le monde extérieur pourrait trop facilement juger et tenter de modifier parce qu’il ne le comprend pas.  L’enceinte réfère toujours à l’endroit réservé, au centre intérieur inviolable, au monde clos, à la réserve sacrée ou à un lieu qui n’est franchissable que par son propriétaire ou par l’initié.  La Triple Enceinte réfère aux trois degrés de l’Initiation, confirmés par Jésus dans sa maxime : Demandez et vous trouverez (centre racine); cherchez et vous trouverez (plexus solaire);  frappez et il vous sera ouvert (centre laryngien).

ENTRÉE : Ce mot désigne toute voie d’accès ou tout endroit par où l’on pénètre dans un lieu, un espace ou un emplacement.  En général, il annonce l’accès à des connaissances nouvelles.

ESCALIER : La suite de marches, échelonnées ou placées en degrés, pour monter ou descendre, symbolise le passage d’un mode d’être à un autre ou d’un plan de conscience à un autre, dans un sens évolutif ou involutif.  Il fournit un indice de changement et de transformation.  Il éclaire qu’on accède à un niescalierveau supérieur de compréhension.  Selon le contexte, elle peut identifier un point de vue plein de maturité, puéril ou idéaliste.  Ici, c’est la verticalité qui est mise en cause dans une montée ou une descente.  S’agit-il d’une élévation continue ou d’une chute progressive?  Selon le degré d’aise qu’on ressent à le parcourir, on peut constater le degré d’intégration de son être.  On peut l’associer à la progression du savoir;  à l’ascension vers la connaissance;  au développement d’une entreprise;  au déroulement d’un projet;  ou, spirituellement, à l’atteinte de la transfiguration ou de l’illumination.

On devrait trouver une explication à l’escalier tournant, en colimaçon, spiroïdal ou hélicoïdal au mot hélice.  En résumé, il peut référer au développement, dans la continuité, d’un état d’existence.  Il peut illustrer la montée de la force vitale (Kundalini) dans la colonne vertébrale.  Il peut confirmer l’appui sur le foyer ou l’idéal qu’on poursuit (qui peut être Dieu, un principe, un amour, un art, une ligne de conduite, une philosophie de vie, sa conscience éthique, son moi propre).  Surtout, il symbolise la croissance et la renaissance.  Pour l’escalier roulant, ce dispositif mobile actionné mécaniquement sur des galets ou des rouleaux, servant au déplacement des piétons ou des marchandises, voir à escalator.  En général, il démontre qu’on avance ou évolue avec aise ou qu’on change de plan de conscience.  Du fait qu’il est réservé au personnel et aux fournisseurs d’une maison, l’escalier de service peut renvoyer à des notions de sens pratique, de caractère laborieux, de moindre dignité, de familiarité ou d’intimité, même d’échappatoire ou d’issue frauduleuse.  Avoir l’esprit de l’escalier souligne un manque de sens de la répartie.

ESCALIER AUX SEPT COULEURS : Dans le Bouddhisme, muni de deux serpents comme montants, il désigne l’Arc-en-ciel.

ESCALIER BLANC : Dans le mysticisme, il désigne la Haute Science de l’Initiation, la Magie blanche.

ESCALIER  NOIR : Dans le mysticisme, il identifie la Magie noire.

ESCALIER SECRET : Il réfère au monde intime, aux ressources cachées, aux issues inattendues, aux procédés subtils, aux échappatoires.

ESCALIER SOUTERRAIN : En spiritualité, il illustre le Savoir occulte ou il désigne les profondeurs de l’inconscient.

ESTRADE : Ce petit plancher surélevé accueille diversement des sièges, une tribune ou un pupitre pour permettre de mieux voir ou d’être mieux vestradeu.  Il peut éclairer un souci de comprendre ou de paraître.  S’agit-il d’un désir d’être mis en valeur;  d’être élevé aux yeux d’un groupe;  d’être plus aimé ou adulé?  S’agit-il d’une ambition qui dépasse ses moyens ou d’une perspective qui donne des résultats plus modestes que ceux qu’on avait prévus?

ÉTAGE : Chacune des divisons marquée par un plancher, dans les hauteurs d’un édifice, symbolise un plan de conscience particulier, pour celui qui s’est formé une vision multidimensionnelle du monde ou de la création.  De ce fait, monter ou descendre les étages indique, au sens large ou abstrait, une ascension ou une descente à travers les niveaux de la conscience ou, au sens réduit et concret, une évolution (une montée) ou une involution (une descente) dans l’avancement de ses projets ou dans son accomplissement personnel.  En général, la cave ou le sous-sol désigne le premier niveau de l’inconscient;  l’entresol, ce qui commence à affleurer à la conscience;  le rez-de-chaussée, le niveau de la conscience de veille;  l’étage, le niveau des projets, des buts, des ambitions, des aspirations ordinaires;  et le grenier, le niveau de l’esprit (ce qui se passe dans sa tête, ses idées, ses pensées, ses concepts, ses principes), parfois de l’Esprit (les aspirations supérieures ou le but ultime de la conscience).

Dans la spiritualité, les étages du Ciel désignent les divers niveaux de la Conscience divine.  Quant à l’étage du milieu, il identifie le Soleil, le lieu de la pleine lumière du jour, là où les éléments constitutifs de l’être se découvrent, se réalisent ou se conçoivent dans leurs formes véritables.

FAÎTE : Désignant la partie la plus élevée d’une construction, le faîte renseigne sur un sommet, une apogée, soit sur le degré le plus élevé qu’on puisse atteindre dans un domaine.  Dans certains cas, il confirme l’harmonie et l’équilibre de la rencontre de deux énergies apparemment opposées ou contradictoires.  On peut l’associer au degré d’intellectualité.

FENÊTRE : Cette baie pratiquée dans un mur et munie d’une fermeture vitrée, de manière à laisser passer l’air et la lumière, en dit long sur son attitude face à la vie, notamment sur son degré de réceptivité à la vérité ou sur son degré d’ouverture sur son âme.  En spiritualité, on l’associe à l’Œil universel qui voit tout et qui confère la sagesse.  En ce sens, cette baie évoque, selon l’intensité de la lumière qui y passe,  un accroissement de la sagesse.  Dans son sens large, ellefenêtre désigne le moyen à travers lequel on voit ou perçoit présentement la vie.  Il s’agit du filtre transparent, mais étanche, que l’on place entre soi et le monde, entre soi et les autres, entre soi et une situation, entre soi et un événement.  Pour le moment, voilà le meilleur encadrement qui permette d’étudier secrètement un événement afin de mieux le comprendre.  Mais le fait de placer un filtre entre soi et une autre réalité, si propre et transparent qu’il soit, atteste du fait qu’on entre en contact avec une autre dimension, qu’on commence à percevoir, mais à laquelle on n’a pas encore accès.  Même qu’il peut indiquer qu’on commence à réaliser qu’on se sent prisonnier ou à l’étroit dans son monde et qu’on aimerait accéder à une autre vie, plus ample et plus libre.

Bien sûr, cette affirmation tient dans la mesure où le rêveur, présent dans sa propre maison, regarde de l’intérieur vers l’extérieur.  Car s’il regardait de l’extérieur de sa maison vers l’intérieur, il exprimerait plutôt son désir d’analyser sa propre vie, son monde intérieur, ses ressorts intimes, ses mouvements inconscients.  Et si, présent dans une autre maison qu’il connaît, il regardait de l’extérieur vers l’intérieur, il devrait se confirmer que, trop curieux, il fait preuve d’indiscrétion, porté qu’il est à, espionner les autres.  Dans les autres cas, le fait de se retrouver dans une maison inconnue et de regarder de l’intérieur vers l’extérieur démontre qu’on cherche à comprendre ce qu’on vit, qu’on cherche autour de soi des repaires ou une issue pour se sécuriser.

En principe, une fenêtre fermée indique un sentiment d’emprisonnement, un repli sur soi, une expansion réduite qui complique, en les limitant, ses communications avec le monde extérieur.  Fermée de jour, elle confirme le retrait de la vie, la timidité, la méfiance.  Quant à la fenêtre ouverte, elle souligne l’extraversion, l’optimisme rayonnant, l’enthousiasme communicatif, une bonne intégration.  Ouverte de jour, elle exprime l’ouverture d’esprit, la confiance, l’acceptation, l’absence de préjugés, une conscience claire et paisible;  ouverte de nuit, elle exprime l’insouciance, la témérité, une confiance exagérée dans ses interprétations et ses moyens de protection.  Une fenêtre sale ou cassée donne une vision négative ou pessimiste de soi, car elles indiquent qu’on négligence ses intérêts, qu’on ressent une détresse intime ou qu’on vit dans la dévastation intérieure.  Le paysage sur lequel s’ouvre la fenêtre dépeint le décor intérieur, multidimensionnel, dans lequel les éléments du passé, du présent et du futur se mêlent ou s’interpénètrent.  Le rideau de fenêtre, image des illusions inconscientes, dénote un esprit de dissimulation qui peut aller de l’esprit cachottier à l’esprit mensonger.  Et si on se place derrière lui pour épier les autres, on se démontre son indiscrétion, voire son hypocrisie.

FENÊTRE CARRÉE : Opposée aux apports célestes, elle exprime une réceptivité terrestre.  On a le goût des mondanités, on recherche ce qui flatte les sens et on apprécie les biens matériels.  Bien ancré dans la terre, on fait preuve de bon sens, de sens pratique, de pragmatisme.  On apprécie ce qui est concret, tangible et palpable.

fenêtre rondeFENÊTRE RONDE : Opposée aux valeurs terrestres, elle exprime une réceptivité spirituelle.  On privilégie la vision intérieure.

FENÊTRES (Les Trois) : Dans la Maçonnerie, elles désignent les fenêtres grillagées du Temple de Jérusalem.  Elles correspondent à l’orient, au midi et à l’occident, car tout est fermé au nord.  Il s’agit des trois stations du Soleil, dans sa course diurne  Les candidats doivent permettre la réception de la lumière à ces trois stades.  Les apprentis se placent au nord pour recevoir de la fenêtre méridionale l’intensité maximale de la lumière.

FONDATION ou FONDEMENT : Ces deux mots peuvent désigner la maçonnerie ou l’ensemble des parties inférieures d’une construction ou d’un édifice.  Ils réfèrent à une base concrète, ferme, stable, solide, établissant une connotation avec ce qui supporte;  ce qui est à la genèse, à l’origine, au début, au départ de quelque chose;  ce sur quoi on peut compter ou s’appuyer;  ce qui justifie;  ce qui permet d’exister.

FRONTON : Puisque cet ornement couronne la façade ou l’entrée principale de certains édifices, particulièrement du temple classique, il peut laisser frontonentendre qu’on fait preuve de pensées élevés, qu’on s’est donné un système de valeurs supérieur ou qu’on poursuit des aspirations nobles.  À l’inverse, il peut révéler qu’on sombre dans l’irréalisme, dans l’angélisme, dans l’utopie, dans les illusions, la poursuite de chimères.

GARDE-MANGER : La petite armoire fermée, qui sert à garder des aliments, attire l’attention sur la quantité et la qualité de ses réserves énergétiques.  Elle peut également servir à vérifier de quoi on se nourrit le cœur ou l’esprit.

GARDE-ROBE : Cette armoire, dans laquelle on range les robes et les vêtements, peut indiquer qu’on se pense plus riche ou plus pauvre qu’on est.  C’est garde-robedans cette armoire où l’on serre son linge et ses habits qu’on peut le mieux étudier les divers déguisements qu’on aime emprunter.  Reliée à l’intimité du foyer, elle parle du degré de son intégration personnelle, de son aisance, de sa satisfaction, de sa joie de vivre.  Voir à penderie.

GOUTTIÈRE : Ce petit canal ouvert, qui reçoit les eaux de pluie à la base d’un toit, invite à bien canaliser ses surplus d’énergie, à maîtriser ses accès gouttièred’émotions, à retenir son imagination débridée, à revenir à de meilleurs sentiments ou à opérer un tri dans une pléthore d’idées.  À moins qu’on doive rétablir sa réputation qu’on croit atteinte.

GRADIN : Ce mot désigne les degrés ou les étages garnis de bancs, placés en retrait les uns par rapport aux autres, dans un stade, un théâtre ou un amphithéâtre.  Selon la pyramide des valeurs de chacun, il peut évoquer le statut social que l’on occupe ou que l’on croit occuper ou le niveau de conscience qu’on a atteint ou qu’on croit avoir atteint.  Mais on notera que celui qui prend place dans les gradins se comporte en spectateur ou en observateur, non en acteur, ce qui pourrait éclairer le degré d’influence qu’exerce sur lui l’hypnotisme collectif qui l’amène à répondre à la mentalité grégaire.

GRENIER : Dans une maison, il désigne l’étage le plus élevé, sous les combles;  dans une grange, il identifie le lieu où l’on renferme les grains, le fourrage et le sel.  Il est lié à l’esprit et au plan mental (rationnel) et il évoque sa connexion avec le plan supérieur.  Il symbolise le lieu de l’introspection, de la réflexion sérieuse et profonde, qui permet de s’ajuster ou de s’adapter aux circonstances présentes.  On y plonge dans sa mémoire, la réserve des aspirations supérieures et des expériences passées, notamment des réalisations dont on est particulièrement fier et qu’on désire conserver longtemps.  La mémoire contient aussi les souvenirs cachés et les pensées réprimées qui peuvent expliquer les difficultés à atteindre ses buts.  Après avoir investi de longs efforts, on devrait réussir.  Mais, comme indice d’élévation spirituelle, le grenier décrit d’abord ce qui se passe dans l’esprit par rapport au vécu actuel et la manière qu’on organise ses pensées.  Dans certaines traditions, le grenier à riz, la réserve de la nourriture naturelle et spirituelle, symbolise l’abondance et la prospérité.

HALL : Ce mot réfère à un très grand vestibule meublé ou à une vaste salle largement ouverte d’un lieu public.  Au premier chef, on peut le relier au degré hallde cordialité ou d’accueil que l’on reçoit ou que l’on offre.  Mais, souvent, il réfère à une période d’attente ou de transition entre deux états ou deux situations. On doit se trouver au bon endroit puisqu’on se découvre dans la pièce centrale d’un bâtiment qui donne accès à ses autres pièces.

HANGAR : Cette construction sommaire ou rudimentaire, aménagée en abri ouvert ou fermé, sert à divers usages, comme le rangement des voitures, le remisage des instruments aratoires et agricoles, l’engrangement des récoltes, le stockage de matériel ou de marchandises, même le garage des avions dans un aéroport.  C’est ce qu’on y met temporairement en réserve ou à l’abri qui devient significatif.  Il contient les potentialités qu’on n’a pas encore utilisées ou qu’on a négligées.

HEURTOIR : Ce marteau de porte monté sur une charnière, qui retombe sur une plaque de métal, évoque un appel à l’aide, une demande d’appui ou un appel à l’encouragement.  On semble déterminé à respecter les consignes du maître des lieux puisqu’on signale sa présence.

LINTEAU : Il s’agit de la pièce qui ferme la partie supérieure de l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre et qui reçoit la charge des parties supérieureslinteau de la maçonnerie.  Selon le contexte ou le point de vue, on pourra le considérer comme l’indice qu’on approche d’un seuil, donc de la frontière d’un secteur plus ou moins connu;  comme un support qui décrit la présence d’un appui puissant;  ou comme le trait d’union entre deux éléments qui se complètent dans leur fonction.

LIVING-ROOM : La pièce de séjour d’un appartement détermine la qualité de son accueil et de son ouverture aux autres.  Il suggère le désir de rencontres amicales ou de divertissements sains à domicile.

LOGE : Ce mot désigne d’abord le petit local où habite un gardien ou un concierge à l’entrée d’un immeuble.  Au-delà de son penchant pour son bavardage, on peut voir en lui un cerbère qui veille sur les entrées et les sorties des gens et sur la légitimité de leur présence en cet endroit.

Ce mot désigne encore un compartiment cloisonné dans une salle de concert ou de spectacle.  Il exprime qu’on aime occuper les meilleures places, se placer dans une situation qui domine les autres, vivre un peu en retrait des autres.

Ce mot désigne aussi la petite pièce dans laquelle se prépare un artiste.  Il évoque le désir de se travestir, dans le sens de transformer ses apparences, pour mieux plaire et recevoir l’adulation des autres.  On aime jouer à la vedette.

Ce mot désigne enfin le lieu de réunion des Francs-maçons et des Rosicruciens.  Voir à tente et à hutte.

LOGE DE LA LUNE : Chez les Amérindiens, elle désigne la hutte des femmes, où elles se réunissent notamment pour le rituel sacré des menstruations, illustrant le redon de sang à la Terre-Mère.

LOGE À TRANSPIRER : Chez les Amérindiens, elle sert de moyen pour entrer en communication avec les énergies de la Terre.  Voir à teloge-a-transpirernte de sudation.

LOGE NOIRE : Chez les Amérindiens, la loge des femmes 

LOGE DU RÊVE : Chez les Amérindiens, le lieu où siègent les Anciens du Grand Conseil pour renseigner un candidat sur tous les chemins possibles qui peuvent le mener à ses buts.  Il réfère à  l’espace du savoir intérieur où toutes les questions et toutes les réponses, tous les défis avec leur solution, vivent en harmonie, pouvant éclairer ses réalités.  C’est en ce lieu que meurt l’illusion sur la réalité physique.  Cette réalité se superpose à l’étendue vaste, pleine et abondante de l’Éternité, dans un Grand Vide apparent.  Et on peut l’intégrer dans l’introspection calme et silencieuse.

LOGE DU SOLEIL : Chez les Amérindiens, la loge des hommes.

LOGE BLANCHE (La Grande) : La Fraternité et la Sororité transhimalayenne.

LUCARNE : Elle désigne l’ouverture fenêtrée, au toit d’une maison, pour donner du jour au comble.  On l’associe à la  lumière de l’esprit, à la lucarneperspicacité, à la lucidité, à la sagacité, à la pénétration, à la clairvoyance, à la prémonition, à la largeur de vision.

MAÇONNERIE : Ce mot recouvre tout ouvrage composé de pierres ou de briques unies par un liant (comme le ciment, le mortier ou le plâtre) édifié dans l’intention d’obtenir un résultat solide, ferme, stable, rigide, qui peut défier, par exemple, le temps, les mouvements du sol, les intempéries, les menées des ennemis.  On peut le relier à toute construction du mental qui tente de dominer la nature (façonnement des pierres) ou de démontrer la supériorité de sa créativité, de sa productivité, de ses performances (fabrication de la brique).  Il renvoie à des idées de séparation, d’isolement, de protection.

MAIN COURANTE : La partie supérieure d’une rampe d’escalier ou d’une barre d’appui, sur lequel on pose la main pour se garantir dans la marche ou main courantedans l’exercice, éclaire un besoin d’être guidé tout au long d’une expérience.  Il peut impliquer un degré certain de dépendance personnelle, de démission intérieure, de faiblesse de caractère, de manque d’échine.

MARCHE : Chacun des degrés plans d’un escalier, sur lequel on pose le pied pour monter ou descendre, renvoie à un degré ou à une étape évolutive (ascensionnelle).  La marche symbolise un premier lieu de rencontre et d’équilibre qui en appelle un autre, comme la découverte d’un ciel, où l’on peut se complaire un moment, appelle toujours la quête d’un ciel supérieur, dans la perspective de l’évolution éternelle.  Elle évoque alors un cycle d’expérience ou les efforts produits pour atteindre un but.  Elle peut suggérer de prendre une chose à la fois.  On l’associe à l’étude d’une Lettre sacrée dans le Grand Escalier du Retour à la Source originelle

MARQUETERIE : Ce mot réfère à un assemblage décoratif de lamelles de bois d’essences variées employé en revêtement.  Il démontre l’ordonnamarqueterience en sagesse, en variété et en beauté des éléments de ses assises.  Il atteste le goût de l’ordre, de la méthode, de la rigueur, de la droiture qui peut rendre rigide, entêté, obstiné, fermé à l’avis des autres.  Voir à damier et à pavé mosaïque.

MARQUISE : Cet auvent en charpente de fer et vitré, qu’on place au-dessus d’une porte d’entrée ou d’un perron, éclaire la cordialité de son marquiseaccueil ou le raffinement des apparences.  Il sert d’abri ou de refuge.

MENEAU : Ce mot désigne chaque montant et chaque traverse qui, multipliés, forment les croisillons qui partagent l’ouverture d’une fenêtre en plusieurs compartiments.  On désire considérer une réalité sous plusieurs aspects ou on désire diviser une réalité en plusieurs aspects pour mieux la cerner ou l’approfondir.  On veut trouver un soutien adéquat dans une circonstance.

MEUBLE : Selon son espèce, cet objet mobile, qui sert à aménager, à garnir ou à décorer un lieu, révèle le niveau d’aisance financière;  le degré de confort au foyer;  l’intensité de l’état intérieur;  la durée d’une situation particulière;  ou la qualité des conditions de vie d’un sujet.  Il évoque les sentiments généraux du rêveur, spécifiant son degré d’équation à la vie.  Le meuble évoque comment on se sent (attitudes personnelles) ou comment on ressent les gens qui sont autour de soi, comment on les laisse s’introduire dans sa vie.  Parfois, il indique qu’on se sent utilité comme un objet.  Les meubles à tiroirs ou à portes contiennent ce qu’on veut garder encore caché parce qu’on n’est pas prêt à le révéler.  En conséquence de ce qui précède, une pièce vide traduit le désarroi intérieur ou la fin d’un mode de vie.  Voir à ameublement.

MONTANT : Il s’agit de l’élément vertical d’un ensemble, qui peut y être placé au centre ou aux extrémités latérales, comme dans le châssis de fenêtre ou de porte et les supports des barreaux d’une échelle.  Malgré son utilité, cet élément ne peut jamais être considéré seul, c’est-à-dire sans référence à ce qui, à l’horizontale, le complète et démontre un tout complet ou achevé.  Il réfère à la poussée vers le haut (attraction spirituelle) ou vers le bas (attraction matérielle), donc à la direction de ses aspirations, par rapport à ses fondements concrets.  Parfois, comme dans le cas d’une échelle, il réfère à un processus général ou à une expérience globale qui peuvent être divisés en séquences, en étapes, en plans, en niveaux.  Il éclaire un élément qui donne de la solidité ou de la consistance à une autre réalité.

MONTE-PLATS : Ce petit monte-charge assure la circulation des plats entre la cuisine et une salle à manger située à un étage supérieur.  Il pourrait indiquer qu’on sait tirer le meilleur parti d’une faiblesse ou qu’on sait mettre une énergie frustre ou négative au service d’une réalisation supérieure.                               

moulureMOULURE : En architecture ou en menuiserie, il s’agit de l’ornement linéaire, en relief ou en creux, qui sert à décorer ou à encadrer.  Il souligne le goût d’un cadre de beauté, de grâce, d’harmonie. Voir à cadre et à encadrement.

MUR : Cet ouvrage de maçonnerie, élevé dans un plan vertical pour enclore un espace, soutenir des terres, ériger les côtés d’une construction et en supporter les étages, réfère à tout ce qui peut constituer un obstacle, isoler, séparer, diviser, restreindre, assurer l’intimité, la défense et la protection.  Il indiqumurse une limite, une frontière, un obstacle.  Souvent, il éclaire ce qui restreint sa liberté ou sa créativité.  Justement, en psychologie, on dit qu’il réfère à des inhibitions intimes, à des prisons intérieures, à des obstacles difficiles à franchir, à des pensées stéréotypées (clichés), à tout ce qui enferme dans des limites ou dans la solitude.  En spiritualité, on dit qu’il désigne la construction érigée sur sa voie par son ignorance, son égoïsme, son agressivité, sa séparativité et son manque d’amour.  Il marque la rupture d’une communication directe pour des raisons de sécurité, de défense, d’emprisonnement, d’isolement.  Il peut identifier toutes les constructions arbitraires du mental, avec ses résistances.

Dans un sens plus général et plus positif, le mur indique les limites de sa propriété, un espace à protéger, une intimité à respecter, un territoire à ne pas violer, une frontière à ne pas franchir sans autorisation, un appui ou un soutien sûr et solide, même une concentration d’énergie.  Son sens varie selon qu’on est placé devant lui (limite d’une propriété étrangère) ou derrière lui (limite de son propre territoire).

Dans ce contexte, franchir un mur constitue un signe d’audace, de courage, d’héroïsme, de confiance en soi ou de témérité.  On veut alors exercer sa liberté ou récupérer son indépendance.  La brèche dans un mur implique qu’on se sent surveillé, menacé, insécurisé dans ses assises ou ses défenses.  Le mur qui s’effondre éclaire une grande vulnérabilité ou une grande insécurité.  Parfois, il rappelle plutôt un sentiment d’échec ou de défaite, l’écroulement d’un projet ou la fin d’une liaison.  Un mur solide parle de sécurité intérieure et de stabilité affective.  Le mur de brique laisse entrevoir une défense sûre et une protection assurée.  Le mur maçonné donne une exacte mesure de soi-même dans sa force, sa résistance, son endurance, son courage et toutes ses possibilités.  Le mur de soutènement permet de résister à l’envahissement des terres dans un secteur en pente (attraction du bas) ou dans une région humide (sentiments à fleur de peau).

MUR BLANC : Dans la Tradition égyptienne, cette expression allégorique désignait Memphis, la ville qui établissait la frontière entre la haute et la basse Égypte.

MUR DE JÉRICHO : Sa chute représente la force de l’assaut  et le triomphe sans attaque de celui qui est rempli de foi en Dieu, ce qui est démontré par le son impérieux des trompettes.

NICHE : Ce mot désigne d’abord un renforcement dans un mur, destiné à recevoir une statue ou un meuble.  Puisque la niche correspond au contour parfait d’un être auréolé, on peut voir en elle le lieu d’une épiphanie divine ou de la présence divine.  Elle donne une image réduite de la Caverne du nicheMonde.  Dans une église ou un temple, elle réfère au cœur ou au centre d’une réalité, soit à ce qui en fait l’essentiel.  On peut lui donner le même sens qu’à l’arcade.

ŒIL DE BŒUF : Cette lanterne à fenêtre ronde ou ovale réfère souvent à une vie modeste, tranquille, solitaire, loin des mondanités ou de l’agitation oeil-de-boeufsociale.  Il peut suggérer une culpabilité latente ou une curiosité un peu déplacée.  Voir à fenêtre.

PARAFOUDRE : Ce dispositif de prise de terre sert à protéger les appareils et les lignes électriques contre les effets de la foudre ou des perturbations orageuses.  Il est probable qu’on soit à la recherche d’un moyen d’éviter un choc en retour suite à des paroles acerbes qu’on a lancées ou à des actes violents qu’on a commis, dont on ne veut pas vraiment s’excuser ni endosser la responsabilité.

PARQUET : Il résulte d’un assemblage plus ou moins esthétique de planches pour former le plancher d’une pièce d’habitation.  Le plancher figure ce sur quoi on pose les pieds, les organes de la locomotion, au sens physique;  les organes de l’accomplissement ou de la progression, au sens psychique;  et les organes de la réalisation ou de l’évolution, au sens spirituel.  Il désigne donc un support ou une fondation pour avancer, progresser ou évoluer.  Il peut servir à révéler comment on prend soin de soi ou comment on se traite vraiment.

PASSAGE : Ce terme un peu vague désigne un couloir, une galerie, un corridor, tout lieu où l’on passe, donc un lieu de séjour temporaire ou de transition entre deux états.  Il éclaire les voies obscures qui relient les désirs aux idées ou les émotions aux comportements.  En ce sens, voir à corridor.

Le passage fermé réfère à la frontière qui est placée entre le conscient et l’inconscient.  Il laisse à penser qu’on se coupe de ses réserves d’énergie et des sources qui permettent le renouvellement de ces énergies.  Le passage obscur rappelle la sortie du ventre de la mère.  Il implique le désir de trouver son individualité propre en se dégageant des modèles imposés.  On compte s’extraire de la dépendance pour assumer pleinement son autonomie.  Mais auparavant, il faudra éliminer les facteurs de dépression ou de confusion qu’on entretient inconsciemment.

PASSE-PLAT : Cette ouverture, pratiquée dans une cloison, permet de passer directement les plats et les assiettes de la cuisine à la salle à manger.  Elle indique qu’avec un peu de réflexion, d’attention ou d’intuition, on pourrait identifier des connaissances qui fourniraient comme un raccourci d’expérience.  À l’inverse, elle peut inviter à mettre directement en pratique les connaissances qu’on acquiert.

PATÈRE : Ce mot désigne tout support mobile ou fixé à un mur, qui sert à accrocher des vêtements, à soutenir des rideaux ou à suspendre une draperie.  patèreDans le cas où il sert à accrocher des vêtements, il sert à ranger temporairement les apparencpatere1es ou les fausses protections dont on n’a pas besoin de se parer pour l’instant.

PENDERIE : Pour ce placard ou cette petite pièce, où l’on suspend ses vêtements, voir aux mots garde-robe et placard.

PERRON : Cette plate-forme, placée devant une porte d’entrée, permet d’accéder à un bâtiment par quelques marches.  Il établit la qualité d’un accueil, d’une communication ou d’une relation.  Il indique qu’une situation s’améliore ou empire légèrement.  Il permet de prendre de l’altitude ou de l’ascendant.  Il permet de s’exposer au public ou d’observer le monde environnant.

PERSIENNE : Ce contrevent ou ce volet, formé d’un assemblage à claire-voie de lamelles inclinées, qui arrêtent les rayons directs du soleil, mais sans couper la circulation de l’air, sert à fermer une baie.  Il peut servir à démontrer comment on réduit une vérité; comment on tamise la lumière et l’ampersienneour;  comment on s’isole ou s’enferme sur soi;  comment on protège son intimité;  comment on veut protéger ses secrets.  On veut voir, mais sans être vu.  Voir à volet.

PIÈCE : La pièce d’une maison ou d’un logement, qui désigne chacun des espaces habitables délimitées par les murs ou les cloisons, présente un aspect particulier ou une relation différente du rêveur.  Par exemple, le vivoir ou la salle de séjour peut exprimer la qualité de son accueil;  la salle de bain, sa façon d’interpréter les événements, de les ressentir, de les intégrer ou son aptitude à éliminer ce qui est désuet.  Mais il faut meubler les pièces vides qui soulignent un sentiment d’isolement ou de désarroi.  Le fait de visiter des pièces suggère qu’on s’interroge sur soi-même, qu’on traverse une phase d’introspection, qu’on analyse sa personnalité.  On cherche à comprendre les parties de soi qu’on ne connaît pas.  Le fait d’ajouter une nouvelle pièce annonce une croissance émotionnelle.  On développe une nouvelle force ou on opte pour un rôle complémentaire.  Voir à maison.

PILIER : Dans une construction, ce support de maçonnerie massif, isolé et élevé, sert à recevoir une charge comme les poutres d’un toit.  Ce symbole phallique assure un support stable et sécuritaire.  Dans les Temples authentiques, on retrouve toujours deux piliers visibles : celui de la Rigueur (énergie épilierlectrique, mâle, associée à l’intellect et à l’imagination) et celui de la Miséricorde (énergie magnétique, femelle, associé à l’intuition et à l’inspiration).  Mais en fait, il en existe toujours un troisième, le pilier du milieu, placé entre les deux autres, trop subtil, lumineux et parfait pour être perçu par la vision physique, celui de la Neutralité ou de l’Équilibre (énergie neutre, état fusionnel, associés à l’âme et à l’harmonie).  Il désigne la Voie directe ou la Voie royale qui invite à éviter d’emprunter les deux autres voies, celle de gauche et celle de droite.  En effet, au-delà des apparences, ces deux voies se vérifient, à l’usage, plus louvoyantes et fourvoyantes qu’elles n’apparaissent.  L’une, principe d’involution, peut mener à la chute fatale dans le matérialisme;  l’autre, principe d’évolution, à l’élévation illusoire ou à la désincarnation.  Dans cette perspective, le pilier du centre figure la réalisation, la maîtrise totale ou la fusion dans l’Unité.

En spiritualité, il est dit que les piliers tracent les angles du Verbe cosmique et qu’ils engendrent le Monde (au sens de Cosmos ou d’Univers).  Ils figurent les pôles de la Conscience divine.  Lorsqu’un candidat se place entre les deux piliers visibles, il doit se considérer lui-même comme le pilier central.  Le pilier établit un lien avec l’Axe central qui unit, à la verticale, le Ciel et la Terre et qui sert de canal de l’Énergie cosmique, qui devient donc le lieu de passage et le foyer d’irradiation de la Vie divine.  Il exprime la relation entre les divers niveaux de l’Univers et du moi.    En tant que pilier du Milieu, il indique le Sentier par lequel la conscience peut remonter jusqu’à ses origines, à la Source suprême.  Dans le corps, il identifie la colonne vertébrale.   À un autre niveau, le pilier désigne le principe organisateur de la société humaine.  Culturellement, il désigne une personne qui soutient et défend une cause de façon inconditionnelle.  Dans un sens péjoratif, il identifie un habitué, un sujet qui fréquente assidûment un lieu.

PILIER BRISÉ : Puisque le lien est rompu entre le Ciel et la Terre, on peut prévoir la Fin du Monde ou la fin d’un monde.  On l’associe au retour au Chaos primitif qui fait surgir une montée de l’angoisse.

pilier central de l'ÉquilibrePILIER CENTRAL DE L’ÉQUILIBRE : Dans la Cabale, il équivaut à la Voie royale ou au Chemin de la Flèche.  C’est le Sentier de la descente ou de l’ascension de la Conscience divine à travers Malkuth (Terre), Yesod (Lune), Tiphereth (Soleil) et Kether (Source ou Couronne).

PILIER D’ANGLE : Au nombre de quatre, ils figurent les quatre Élémentaux du Cosmos, issus de l’Éther.

PILIER DE COMBAT : Cette expression désigne les Guerriers ou les Héros venus de Mars.

PILIER DE DIAMANT : Dans la Tradition bouddhique, il désigne l’Axe-Joyau du Monde.

PILIER DE FER : Cette expression réfère à l’Étoile polaire.

PILIER DE FEU : Cette expression réfère tantôt à l’âme spirituelle tantôt au Feu sacré de Kundalini.Pilier de la douceur

PILIER DE LA DOUCEUR : Dans la Cabale, il désigne le Pilier du Milieu ou de l’Équilibre, au centre, le Pilier de Kether.  Les Séphires de cette section de l’Arbre de Vie ont des qualités androgynes puisqu’elles figurent l’harmonie des contraires ou des opposés apparents.

PILIER DE LA MISÉRICORDE : Dans la Cabale, il désigne le Pilier de droite, celui de Hockmah (Chockmah,  le Zodiaque).  Ses Séphires, de polarité électrique, sont dites masculines.  On dit aussi Pilier de la Clémence.

PILIER DE LA RIGUEUR : Dans la Cabale, il désigne le Pilier de gauche, celui de Binah (Saturne).  Ses Séphires, de polarité magnétique, sont dites féminines.  On dit aussi Pilier du Jugement.

PILIER DE L’UNIVERS : Cette expression désigne Saturne, la forme de l’Énergie passive, statique, latente, potentielle.  Dans la Cabale, les Piliers de l’Univers désignent le Premier Mâle et la Première Femelle nés d’Hockmah (Sphère du Zodiaque) et Binah (Saturne), qui encadrent le Pilier du Milieu.  Ils expriment l’Autorité, l’Éternité et la Fécondité.

PILIER D’ENCHAÎNEMENT : En spiritualité, il désigne le pilier de la douleur et de la souffrance auquel on se lie par la corruption, la haine et l’ignorance.  On l’aperçoit dans les lames du Tarot.

PILIER D’ENOCH : Il désigne la Grande Pyramide d’Égypte, construite selon les plans de l’architecte Lemhotop, qui signifie celui qui vient en paix, nom égyptien d’Énoch.

PILIER D’OR : Cette expression réfère à l’Étoile polaire.

PILIER DU CIEL : Cette expression réfère à l’Étoile polaire.

PILIER DU MONDE : Cette expression réfère à l’Étoile polaire.

PILIER FÉMININ (FEMELLE) : Cette expression désigne le Constructeur de la Forme, l’Organisateur cosmique qui établit une limite.  Voilà la Vie enfermée dans la Forme ou la Matière.  Elle désigne une puissance magnétique, statique, latente, potentielle, inerte, réceptive, intravertie, dite passive, jusqu’à ce qu’elle soit stimulée.  L’Intelligence et l’imagination.

PILIER MASCULIN (MÂLE) : Cette expression désigne le Stimulateur de la Construction et de l’Évolution.  Voilà la Force dynamique qui assure l’Évolution de la Forme vers un état supérieur.  Elle désigne une puissance dynamique, électrique, actuelle, agissante, pénétrante, émissive, extravertie, dite active, qui stimule.  L’Esprit et l’intuition.

PILIER SOLAIRE : Cette expression réfère à l’Étoile polaire.

PILIERS (Les Quatre) : Dans la Tradition vishnouite de l’Inde, ils désignent l’ascèse (ou la discipline, issue de l’ordre et de la méthode), la pureté, l’amour d’autrui et la vérité.

placardPLACARD : Cette armoire fixe, dotée d’une porte, aménagée dans un mur ou contre un mur, évoque une mise à l’écart temporaire dans la pleine obscurité.  Elle symbolise notamment l’état d’isolement qui permet de ressentir, à volonté, l’amour de sa famille spirituelle, simplement grâce à l’intention pure.  Elle contient ce qu’on n’est pas encore prêt à révéler ou à montrer aux autres.

 

PLACOPLÂTRE : Il s’agit du matériau de construction constitué de panneaux standardisés, composés de plâtre coulé entre deux feuilles de carton.  Il sous-tend l’idée d’une construction (création ou réalisation) érigée davantage pour sa rentabilité ou ses avantages pratiques que pour sa durabilité.  Il livre une idée d’économie, de précarité et durée éphémère.  Il peur marquer une baisse de l’estime de soi ou la conformité aux normes sociales de son milieu.

 

PLAFOND : La surface horizontale, qui forme la partie supérieure d’une pièce, réfère au niveau du mental ou de l’esprit.  Il indique, à la verticale, la limite normale de l’aspiration de l’homme ordinaire, enfermé dans ses prisons mentales, sensuelles et matérielles.  En lui-même, bien qu’il cache le ciel, il donne une impression de protection, de sécurité, d’intimité dans le moment présent, et, par extension, de confiance en l’avenir.

PLANCHER : Associé à l’état de stabilité psychique d’un sujet, cet élément de construction horizontal, qui forme le sol d’une pièce ou qui sépare deux étages d’un bâtiment, peut évoquer le support qui établit le degré de sécurité, de bien-être, d’aisance ou de pérennité dans ses sentiments.  Il marque une frontière entre le conscient et l’inconscient.  Dans la Tradition chinoise, le plancher carré désigne la Terre.

 

PLÂTRE : Ce matériau de poudre blanche, qui résulte de la cuisson du gypse, destiné à être mélangé à l’eau, sert à former une masse à la fois solide et tendre pour le moulage, le bouchage de trous, le tirage de joints ou le façonnement de murs.  On peut l’associer à tout ce qui donne du liant aux éléments d’une expérience.

 

POIGNÉE : Il s’agit de la partie d’un objet par laquelle on le saisit ou l’empoigne, ce qui peut diversement marquer une prise de possession, un degré de maîtrise, un jeu de pouvoir, l’exercice d’une influence ou d’un ascendant.  On maîtrise parfaitement une situation.  La poignée de porte indique qu’il poignéeimporte de sortir de l’indécision  pour saisir une occasion. Un changement intérieur prépare une sage décision ou une décision ferme.  Le temps est venu de prendre une décision irréversible, de faire un choix judicieux ou d’opérer un virage significatif.  On songe à changer de domicile.

 

PORCHE : En spiritualité, ce vestibule ou cette entrée, où s’ouvre la grande porte d’un immeuble, symbolise la Porte qui donne accès à la Présence de Dieu.  Dans le concret, il démontre qu’on se tient à l’écart des autres ou qu’on a besoin d’intimité.  Relié à la façade, il éclaire comment on veut être perçu, surtout dans son aspect social.

 

PORTAIL ou PORTIQUE : Désignant une porte principale de grande largeur, le portail symbolise d’abord le lieu d’ouverture du Pèlerinage sacré, ce lieu qui pportailermet de passer d’un état de conscience à un autre et de vibrer à un taux d’énergie différent.  Il donne accès à une dimension où la vie s’exprime différemment.  En termes contemporains, il s’agit d’un corridor temporel qui permet de pénétrer un niveau d’énergie supérieur, d’y mener une expérience multidimensionnelle et d’en revenir.  Voilà une voie rapide qui permet à certaines énergies de voyager à travers l’espace et le temps.

Mais, sur la Voie royale, il existe plusieurs portails.  D’après le mysticisme, au cours de son évolution, tout être incarné passe par sept portails : le portail d’osier (centre-racine), le portail d’ébène (centre sacré), le portail d’albâtre (plexus solaire), le portail d’ivoire (centre cardiaque), le portail d’aigue-marine (centre laryngien), le portail d’argent (centre frontal) et le portail d’or (centre coronal).  Chaque portail s’ouvre lorsque le candidat laisse son cœur accueillir une nouvelle vérité ou un nouvel aspect de la Vérité.

En fait, tout portail est constitué d’une énergie cristallisée de la conscience, qui résulte des attachements des sens et des jugements du mental et qui ralentit l’énergie à un certain niveau.  Alors, pour franchir un portail, faut-il savoir se pardonner ses erreurs et purifier sa conscience, ce qui permet de se libérer et d’accéder à un niveau supérieur de compréhension.  Pour ouvrir un portail et le maintenir ouvert, il faut mener une quête divine, dégagé de tout paradigme densifiant.  Autrement, on s’engendre des dettes karmiques qui assombrissent et densifient la Voie évolutive.  Le passage d’un portail se produit à la manière d’un accouchement : on se découvre comme un nouvel être dans une dimension supérieure.  Aussi l’enfant doit-il être prêt à renaître s’il espère que le portail s’ouvre complètement et l’accueille dans la sécurité.

PORTAIL D’AIGUE-MARINE : Dans la Tradition maya, c’est le centre laryngien, associé au saphir azuré et au chakra vishouddha du yoga.

PORTAIL D’ALBÂTRE : Dans la Tradition maya, c’est le plexus solaire, associé à l’émeraude et au chakra manipura du yoga.

PORTAIL D’ARGENT : Dans la Tradition maya, c’est le centre frontal, associé à la perle et au chakra ajna du yoga.

PORTAIL D’ÉBÈNE : Dans la Tradition maya, c’est le centre sacré ou sexuel, associé à la topaze et au chakra swadhisthana du yoga.

PORTAIL DE LA LIBÉRATION : Cette expression désigne le signe du Sagittaire.

PORTAIL D’IVOIRE : Dans la Tradition maya, c’est le centre cardiaque, associé au rubis et au chakra anahata du yoga.

PORTAIL D’OR : Dans la Tradition maya, c’est le centre coronal, associé au diamant et au chakra sahasrara du yoga.   

PORTAIL D’OSIER : Dans la Tradition maya, c’est le centre-racine, associé à l’améthyste et au chakra mouladhara du yoga.

PORTAIL DU TEMPLE : Il réfère à une ouverture sur une idée abstraite ou sur une vérité spirituelle.  Il confirme la préparation à une initiation suite à un travail intérieur intense ou prolongé.

PORTAIL INITIATIQUE : Il fait allusion au moment du passage entre deux états de conscience et il marque un passage vers un changement de taux vibratoire.  Selon les voies spirituelles, il existe sept, neuf ou douze portails initiatiques.  Pour ceux qui en retiennent douze, ils en comptent sept dans la tête, trois sur le corps et deux à la base du tronc.  On les associe alors aux douze constellations.

PORTE : Ce panneau mobile, placé dans une ouverture, permet d’accéder à un lieu fermé ou enclos et d’en sortir.  Il marque un seuil.  Allégoriquement, il symbolise le lieu ou le moment du passage entre deux états de conscience.  En spiritualité, il désigne une étape initiatique à franchir, par une préparation spporteéciale, afin d’entrer dans un mystère et d’élargir sa conscience.  Il indique une voie d’entrée dans un aspect supérieur de la Vérité.  Il marque la frontière fictive, attestée par une cristallisation d’énergie ou un sas vibratoire, entre deux états : entre le connu et l’inconnu, entre le présente et le futur, entre la possession d’un trésor et le dénuement, entre les ténèbres et la lumière.  Il signale un point de rencontre entre deux mondes ou deux univers.  On dit qu’il marque une frontière fictive du fait qu’il condense une image tissée dans la toile de sa réalité, mais une image qui ne constitue qu’une illusion.   Il invite à voyager vers l’au-delà pour accéder à la révélation des vérités cachées.  Il est relié au cycle et au temps et il ne peut être franchi que par la connaissance.  On le franchit en laissant son cœur s’ouvrir à un aspect supérieur de la Vérité.

En rêve, la porte identifie les occasions qui se présentent à soi ou une nouvelle étape de vie qui s’amorce.  Elle indique une barrière qui ouvre sur un autre lieu, un autre aspect ou une autre dimension.  Elle sert à mesurer un obstacle qui peut modifier son avenir : elle indique qu’il importe de découvrir une solution à un problème ou une réponse à une question.  Le moment est venu de faire un arrêt qui permettra de découvrir une ouverture et de franchir une nouvelle étape dans sa vie.  Il se peut qu’elle implique une démarche à entreprendre ou une compréhension à faire qui permettra de mieux passer à l’action.  En principe, elle annonce l’accès imminent (ou la possibilité d’un accès imminent) à une réalité nouvelle, généralement d’ordre supérieur.  Elle peut éclairer le moyen de se libérer d’une prison ou le moyen d’accéder à ce qu’on désire.

Dans la Cabale, la Porte réfère à Malkuth, la Sphère ou le Schème de la Terre.  La porte qui rétrécit précise un besoin de se libérer de ses pensées inutiles et secondaires parce que, trop personnelles, étroites, possessives, désuètes, elles deviennent restrictives.  La porte qui s’ouvre vers l’extérieur exprime une naissance ou une renaissance.  Elle peut encore indiquer son potentiel d’accueil.  Forcément, de ce fait, la porte qui s’ouvre vers l’intérieur, désigne une plongée en soi et l’accession à un plan supérieur de conscience, peut-être la transition finale.  Et elle peut indiquer le repli sur soi ou la fuite des autres.  La porte ouverte témoigne de sa réceptivité, de son accueil, de son aptitude à accepter des idées nouvelles.  La porte tournante suggère qu’on tourne en rond, qu’on est pris dans un cercle vicieux, qu’on s’active vainement dans une impasse, qu’on ne va nulle part.

Les deux portes opposées qui ferment une même ouverture révèlent la complémentarité des aspects mâle et femelle de la polarité.  Dans certaines cultures, la porte peinte en jaune désigne le trompeur ou le traître qu’on veut signaler au voisinage.  Les Cinquante Portes désignent les portes de l’Intelligence, situées dans Saturne, en relation avec l’Arbre de Vie.  Elle donne accès à tous les trésors de l’Univers entassés depuis l’Éternité.  Le fait de franchir une porte précise qu’on change de niveau, de centre, de milieu, de vie.  On associe l’ouverture et la fermeture de la porte au mouvement de l’Univers et au rythme respiratoire.

La porte battante éclaire une perspective bouchée ou un plan aveugle.  Elle parle de négligence, de faute ou d’innocence.  La porte ouverte marque l’occasion d’accéder à un stade supérieur de l’Infini.  La porte qui s’ouvre toute seule suggère une intervention gracieuse de Dieu et donne généralement une promesse de bonheur.  La porte fermée indique une absence ou elle marque une transcendance apparemment interdite ou inaccessible.  Elle ne reste jamais ainsi que parce qu’on n’ose pas l’entrebâiller et l’ouvrir.  Reste-t-on prisonnier des ses fautes et de son impureté qu’on ne sait se pardonner?  La porte fermée à clef laisse présumer une défense d’accès, une inaccessibilité qui peut rester temporaire ou éternelle, selon son choix.  La porte d’arrière désigne la mort ou la transition finale.  De façon voilée, la porte sculptée fournit, en images, la clef pour l’ouvrir.

La porte d’un jardin marque une ouverture sur des horizons extraordinaires, des occasions multiples et variées, des événements ou des circonstances très favorables ou bénéfiques.  On avance dans la lumière, découvrant à quel point la vie est belle.  On peut désormais devenir ce qu’on souhaite et transfoporte de jardinrmer son univers à son image et à sa ressemblance.  Le sujet se voit offrir des énergies de transformation qui favoriseront en lui une réceptivité nouvelle.  Il recevra la direction nécessaire pour franchir ce qui apparaît comme un obstacle et il percevra sa voie très clairement.  Plus il s’ouvrira, plus il jouira de visions spontanées.

PORTE CÉLESTE : Dans la Cabale, elle réfère à Malkuth, la Terre.

PORTE DE CUIVRE : Elle éclaire un nouveau circuit énergétique qui circule dans tout l’être.  Un regain d’amour renforce son magnétisme.  Elle établit un lien avec l’enfance, les parents aimants et les amis sincères.  On l’associe aux rencontres amoureuses qui transforment une vie.

PORTE DE LA GRÂCE : Au nombre de cinq, elles révèlent les voies du Salut : bonté, justice, amour, sagesse et vérité.  On les associe aux cinq chakras du tronc.

PORTE DE (LA) JUSTICE : Dans la Cabale, il s’agit de Malkuth, la Terre.

PORTE DE LA MORT : Dans la Cabale, il s’agit de Malkuth, la Terre.  Les Portes de la Mort désignent le séjour des Enfers ou des Morts, qui symbolise le pouvoir redoutable de l’Abîme.

PORTE DE LA RÉINTÉGRATION : Le monde de la Terre et le centre-racine.

PORTE DE LA VIE : Dans la Cabale, il s’agit de Malkuth, la Terre.

PORTE DE L’INITIATION : On réfère ici à la Porte mystique qui est placée sur le Sentier évolutif du disciple, où il foule un sol brûlant, juste au point d’accéder au Sentier de l’Initiation proprement dite.  On peut diversement considérer que le Sentier initiatique compte trois portes fondamentalporte de l'Inititationes : centre-racine, plexus solaire et centre laryngien;  sept portes secondaires : centre-racine, centre sacré, plexus solaire, centre cardiaque, centre laryngien, centre frontal et centre coronal;  ou douze portes originelles révélées par les douze puissances de l’homme, les douze disciples de Jésus et les douze portes du Zodiaque : vitalité, renoncement, ordre, force, sagesse, amour, pouvoir, zèle, commandement de foi, imagination, volonté et compréhension.

PORTE DE L’EST : La Porte bleue, reliée à la purification et au sacrifice, à l’élixir de vie, à la grande récompense de l’Alchimie.  Elle gère l’amitié, les relations familiales, les activités de groupe et l’aide.  Une école pour les jeunes âmes.

PORTE DE L’ORIGINE : La Porte de tous les commencements qui ouvre sur l’Absolu.

PORTE DE L’OUEST : La Porte jaune, reliée à la sagesse, à la pierre philosophale et à l’Étoile du Savoir.  L’école de perfection des adeptes.

PORTE D’ENTRÉE : La porte des allées et venues terrestres.  L’entrée dans l’incarnation.

PORTE DES CIEUX : Nombreuses, elles désignent les Portes que Dieu ouvre pour se manifester aux hommes et pour répandre sur eux ses bienfaits.

PORTE DES DIEUX : Dans la Cabale, il s’agit du centre laryngien, relié à Jupiter.  Dans la Tradition gréco-romaine, il s’agit du solstice d’hiver.

PORTE DES HOMMES : Dans la Cabale, cette expression réfère au centre sacré, relié à la Lune et à Mars.  Dans la Tradition gréco-romaine, il s’agit du solstice d’été.

PORTE DES IMMORTELS : Elle désigne le Sagittaire ou l’Étoile polaire.

PORTE D’OCCIDENT : Dans la Franc-maçonnerie, cette expression désigne la porte basse du Temple, figurant la mort à la vie profane, par le passage difficile du monde ordinaire au plan initiatique.  Elle donne sur l’Est et elle ouvre sur une façade murée, surmontée d’un fronton triangulaire où, au-dessus du fronton, un compas, pointes en bas, se dirige vers le Ciel, comme un V de victoire ou une ouverture réceptive de conscience.

PORTE D’OR : Elle éveille en soi la résonance de l’Amour inconditionnel et elle ouvre sur une Voie royale.  Elle indique qu’une force invincible rayonne de son être.  Elle apporte le détachement lumineux, la pureté d’intention et les changements transformateurs.  Elle marque une entrée triomphale dans une nouvelle phase de vie qui conduira à une réalisation inégalée.  Elle annonce une ascension sociale ou spirituelle.  Des nouvelles renversantes pourraient transformer sa destinée.

PORTE DU CIEL : Selon les Traditions, cette expression réfère tantôt au Soleil tantôt à l’Étoile polaire.porte du ciel

PORTE DU JARDIN D’ÉDEN : Elle a été récemment transférée au Missouri, aux États-Unis.

PORTE DU JARDIN DES HESPÉRIDES : En termes alchimiques, lorsque le soufre, un élément fixe, a changé en sa propre nature le mercure, le héros se trouve à la Porte du Jardin des Hespérides, le Jardin aux Pommes d’or.

PORTE DU MYSTÈRE : On la retrouve à l’Ouest, au Pays des endormis ou des somnolents.

PORTE DU NORD : La Porte noire, celle du commerce et des transactions d’affaires, reliée à la transmutation et au pardon.  L’école de la discipline et de l’ardeur à la tâche.

PORTE DU SANCTUAIRE : Dans le Tarot, il s’agit de la lame de la Papesse.

PORTE DU SEUIL : La porte qui marque un lieu d’arrêt pour préparer une ouverture et se libérer de sa prison.  Le cycle ou le temps, cette structure qui protège la vie.

PORTE DU SOLEIL : En Orient, il s’agit d’une tour ou d’une sorte de pyramide à lignes courbes ou torsadées, surmontée d’un motif en forme de coussin côtelé et aplati.   Elle figure le Regard divin qui embrasse le Cosmos.  Elle marque le lieu de sortie du Cosmos au-delà des limitations de la condition humaine.

PORTE DU SUD : La Porte rouge, celle de la guérison des peuples par l’Amour pur, reliée à la foi, au non-jugement et au courage.  L’école de la régénération physique.

PORTE DU TEMPLE : La Porte qui conduit à la Vie éternelle.  Dans la nuit pascale, on ouvrait les portes du Temple pour symboliser le désir de la venue du Messie et l’attente de la libération.

PORTE ÉTROITE : Le centre coronal, au niveau de la fontanelle, au sommet du crâne, qui confère la vision cosmique.  C’est la Porte supérieure ou le Pont étroit des mystiques, mince comme une lame de rasoir, et le chas d’aiguille mentionné par Jésus, qui donne accès à l’Illumination, le terme ultime de la Voie étroite.  On ne peut le franchir que dans la concentration et l’équilibre, après une longue et patiente purification.  Ce Royaume de félicité est d’autant plus difficile à atteindre qu’on est empêtré dans la dualité et l’attraction matérielle.  Cet interstice entre le Ciel et la Terre ne s’élargit qu’un instant, à la dimension d’une petite étoile.  L’initié doit profiter de cet instant paradoxal pour pénétrer dans l’au-delà.

PORTE MULTIDIMENSIONNELLE : Le cœur qui sait tout et qui connaît les passages obligés sur le Sentier évolutif.

PORTE MYSTÉRIEUSE : Le Quanta universel ou l’Étoile à huit rayons droits qui révèle les principales planètes spirituelles et les huit sentiersporte mystérieuse qui mènent au Centre divin.  On doit retenir qu’il unit au Zénith et au Nadir.

PORTE-FENÊTRE : Pour cette porte vitrée, souvent à deux battants, qui ouvre sur un balcon ou une terrasse, voir aux mots porte et fenêtre.  On veut clore une enceinte ou s’isoler, mais sans perdre de vue la réalité de laquelle on se coupe ou sans perdre le contact avec elle.

 

PORTIQUE : Cette galerie couverte, dont la voûte est soutenue par des colonnes et des arcades, se dresse devant une façade ou dans une cour intérieure.  On peut lui donner les sens d’un seuil ou d’un abri.  Voir à ces mots.  Le portique électronique ou de sécurité, ce dispositif de détection des métaux, qui perportiquemet de déceler si les passagers des aéroports ou les usagers des endroits publics sont porteurs d’armes, devrait dénoter une attitude de suspicion intense ou une période de grande inquiétude.  Voir à portail.

 

POUTRE : Cette pièce de forme allongée, qui sert d’élément de charpente dans une construction, par exemple de support à un plancher, à un plafond, à un comble, à un chevalement, indique qu’on se sent à l’aise et en sécurité dans sa présente phase de vie.  On est convaincu de s’être donné des aspoutre_chene_12sises fermes, stables et solides ou on les cherche.  On se sent bien en selle!  Elle réfère occasionnellement à des remarques démesurées, à des propos farfelus, à des critiques malveillantes, à des sarcasmes amers proférés en regard de sa façon d’être ou de se comporter.

Il voit la paille dans l’œil du voisin et ne voit pas la poutre dans le sien.  Cette locution proverbiale, tirée de l’Évangile, réfère aux petits défauts d’autrui que l’on critique sévèrement, ne se rendant pas compte qu’on les porte plus que lui ou qu’on en porte des plus graves.            

PRISE DE COURANT : Ce dispositif de branchement électrique, un bouton isolant portant deux fiches (prise mâle) ou un socle isolant muni de deux douiprise de courantlles (prise femelle), relie à une ligne d’alimentation.  Il réfère à l’idée juste, à la solution bonne, à la réponse exacte ou au sentiment vrai qui rétablit la circulation harmonieuse de l’énergie vitale.

 

RAMPE : Ce garde-corps, doté d’une main courante, borde un escalier ou une montée du côté du vide.  Il éclaire un besoin d’appui, de support,rampe de conseil, de protection.  Mais il atteste aussi de l’existence réelle d’une protection sincère ou d’une intervention qui vise à défendre ses intérêts.  Il se peut qu’on soit physiquement fatigué ou qu’on soit affligé d’épuisement nerveux.  Voir à garde-fou et à parapet.

La rampe d’accès, cet ouvrage en pente douce, permet à des véhicules de passer d’un niveau à un autre.  Il suggère qu’on passe d’un niveau de conscience à un autre, d’une compréhension à une autre, d’une étape de vie à une autre.

La rampe d’éclairage, cette rangée de lumières placée sur le devant de la scène d’un théâtre, dans un studio de télévision, à la devanture d’un magasin ou le long d’une piste de roulement d’un terrain d’aviation, indique qu’on veut être bien vu, bien compris, bien reçu, perçu dans toute sa réalité ou qu’on rampe d'éclairageveut produire le meilleur effet.  Toutefois, l’alignement de projecteurs qui éclaire une piste d’envol ou d’atterrissage suggère davantage qu’on est à la recherche de repaires ou de balises sûres, limpides, lumineuses pour guider son agir ou pour éclaire son orientation de vie, à moins qu’on se confirme les avoir enfin découverts.

 

RAYON : Ce mot désigne d’abord une tablette de meuble, notamment d’armoire.  On peut alors se référer aux mots tablette et armoire.  Cependant, notons que chaque rayon d’un meuble identifie un niveau de son esprit, où on conserve les idées, les concepts, les souvenirs.  Dans le cas des rayons de bibrayonrayonsliothèque, il semble qu’on ait besoin d’acquérir des renseignements ou des connaissances sur une situation avant de prendre une décision  Ce mot identifie encore l’ensemble des comptoirs d’un magasin affecté à un même genre de marchandise.  Il évoque alors la notion d’un rangement spécifique ou d’un classement sélectif.

 

RÉFECTOIRE : Ce mot, qui référait autrefois à la salle à manger réservée à une communauté religieuse, désigne désormais toute salle où une collectivité peut prendre ses repas.  On cherche à refaire le plein d’énergie ou à entrer en contact avec des personnes qui partagent un même idéal, une même opinion, une situation similaire, soit pour sortir de sa solitude ou pour échanger, mais en restant à la surface de la réalité.

REMISE : Ce local, débarras ou resserre, peut servir à mettre un véhicule ou du matériel à l’abri, surtout quand on ne s’en sert pas pendant un certain temps.  Pour certains, il pourra impliquer l’idée de la mise à l’écart d’un objet ou d’une réalité dont on veut se débarrasser.  Pour d’autres, il impliquera plutôt l’idée de la mise à l’écart temporaire d’un objet ou d’une réalité dont on n’a pas encore décidé de se défaire parce qu’on croit qu’on pourra encore s’en servir éventuellement.

RÉSIDENCE : Ce mot réfère généralement à un lieu construit, assez luxueux, où l’on s’établit de façon habituelle.  La résidence secondaire désigne un lieu d’habitation qui s’ajoute au logement habituel et où on séjourne pendant un congé, le week-end, les vacances.  Elle suggère un retrait de l’activité pour se reposer, s’isoler, refaire ses forces, étudier son moi profond.  Voir à demeure, domicile, habitation et maison.

 

REVÊTEMENT : Ce mot recouvre tout élément extérieur qui sert à recouvrir les parois d’une construction pour la décorer, la protéger ou la consolider.  Le sens symbolique se retrouve dans la définition même.  On retient le même mot pour identifier les matériaux qui recouvrent une voie pour la rendre carrossable.

 

ROSACE et ROSETTE : Dans un vitrail, ces ornements circulaires, généralement composés d’éléments floraux, disposés autour d’un centre, illustrent d’abord le Soleil de Gloire.  Images de la Roue de la Vie, sous l’apparence d’une fleur, ils évoquent la durée terrestre.  Ils symbolisent le Soi de l’être rosacehumain transposé sur le plan cosmique et ils traduisent l’unité dans la totalité.  La rosace gothique reproduit la rose des vents, d’où elle marque le passage de la rose à celui de la Roue de la Vie.

 

SAUNA : Ce bain de vapeur sèche à la scandinave laisse entendre qu’on a besoin d’augmenter sa chaleur ou d’éliminer des toxines (agressions qui frustrent ou agacent).  On devrait s’ouvrir davantage aux idées et aux opinions des autres.  On devrait se libérer d’éléments négatifs.  On devrait veiller à se faire plus cordial et chaleureux avec les autres.  Ce lieu contient un soupçon d’érotisme.

 

SERRURE : Cet appareil fixe, doté d’un mécanisme qu’on manœuvre au moyen d’une clé ou d’une béquille, sert à fermer une porte, un coffre, un tiroir.  De ce fait, il exprime l’aspect féminin, accueillant et pénétrable, de la polarité, tandis que la clé en exprime l’aspect masculin, dominateur et pénétrant.  Dans ce contexte, la serrure identifie l’obstacle à franchir ou l’adversaire à soumettre, et la clé, le moyen d’y arriver.  Ainsi, la serrure peut suggérer serrurel’incapacité d’obtenir ce qu’on veut, mais qui fascine;  l’impression d’être tenu à l’écart;  le désir de garder pour soi ou de maintenir secret que qui devrait être révélé;  la fermeture dans ses sentiments ou la répression de ses sentiments, par exemple parce qu’on croit qu’il est risqué de les exprimer.  À l’inverse, elle peut éclairer l’apparition de perspectives nouvelles, très sécurisantes, pour son avenir, ou la prise de dispositions utiles pour protéger ses acquis.  En spiritualité, la serrure est reliée à la fontanelle.

 

SEUIL : La dalle de pierre ou la pièce de bois, qui marque l’entrée d’une pièce ou d’une maison, symbolise le point de passage entre deux états de conscience, le lieu (ou l’état) qui permet un mouvement ou un élan de l’extérieur à l’extérieur, du profane au sacré, ou l’inverse.  En général, il présage une découverte ou un nouveau commencement.  Souvent, le seuil identifie la frontière qu’on établit entre son cœur et sa tête ou entre soi et son Esprit divin.  Il

seuilindique également le lieu d’un commencement (d’un recommencement) ou d’un départ (d’un nouveau départ).  Il peut établir la qualité de son accueil.  En spiritualité, il désigne tantôt Malkuth ou la Terre (selon la Cabale) ou le centre-racine (dans le Yoga et le Tantra).  Alors, il faut le franchir sans le toucher, par souci de respect, mais surtout pour éviter d’être pris dans la spirale magnétique de la descente qui y aboutit.  Cette manière de le franchir traduit du reste les exigences de pureté de corps et d’intention.

Le fait de se placer sur le seuil indique son désir de se mettre sous la protection du maître des lieux.  Le fait de se tenir sur le seuil manifeste le désir d’adhérer aux règles qui régissent une demeure et l’attente révérencieuse d’être invité à entrer.

SEUIL DE FRANCHISSEMENT : Cette expression mystique évoque le Lieu de passage, le Cénacle d’initiation, la Voie qui fait communiquer les divers niveaux de conscience.

SEUIL DE LA FILLE DES PUISSANCES : Cette expression cabalistique désigne Malkuth, la Sphère de la Terre.

SEUIL DE LA MORT : Cette expression biblique, reprise par la Cabale, de même que par les Traditions juive et chrétienne, réfère à la Terre.

SEUIL DE LA PRIÈRE : La Terre.

SEUIL DE L’OMBRE ET DE LA MORT : Désignation de la Terre, la Vallée des Larmes, jusqu’à son Illumination qui en fera la Vallée de la Joie.

SEUIL DES MYSTÈRES : Dans la Cabale, il s’agit de Netzah, la Sphère de Vénus

SEUIL DU JARDIN D’ÉDEN : La Terre.

 

SOLIVE : Cette pièce de charpente, placée à l’horizontale, qui repose sur des poutres ou s’appuie sur des saillies de mur, sert à supporter un plancher.  Elle évoque la qualité de la structure de ses fondations ou de ses projets.

 

SONNETTE : Cette clochette ou ce timbre métallique, qui sert à appeler ou à avertir, exprime un besoin d’appui ou d’amour.  Se sentant dépassé dans une situation, on devrait faire appel à l’aide des autres.  À moins qu’on soit averti d’une présence ou d’un danger.  La sonnette ou la sonnerie de porte sonnette-portecomporte généralement le sens de l’arrivée de nouvelles heureuses et réconfortantes.  Elle peut indiquer qu’on est ouvert aux nouvelles expériences, qu’une occasion se présente à soi ou qu’on reçoit enfin ce qu’on voulait.  On pourrait porter attention pour vérifier si quelque chose n’aurait pas échappé à sa vigilance.

 

SORTIE : La porte, l’ouverture par laquelle on quitte un lieu, indique qu’on s’extrait momentanément de ses activités habituelles, qu’on se libère plus ou moins définitivement d’un élément désuet.  La sortie de secours, destinée à servir en cas de nécessité, précise une inquiétude, une crainte ou une angoisse qui ne sont pas forcément justifiées.

 

SOUPIRAIL : Cette ouverture, destinée à fournir un peu d’air à un sous-sol, indique que, dans une plongée dans son inconscient, son monde pulsiosoupirailnnel et irrationnel, on a rencontré des éléments étranges et inattendus qui ont oppressé ou angoissé.  De ce fait, on cherche à retrouver sa conscience de veille pour s’en remettre.  On a l’impression de manquer d’air ou d’espace.

 

SOUS-SOL : Dans un bâtiment, cet étage souterrain ou partiellement souterrain (entresol) implique soit l’inconscient soit l’intuition.  On l’associe aux forces pulsionnelles et irrationnelles de l’être qui peuvent faire irruption à tout moment et provoquer de l’angoisse.  En réalité, on y trouve ce qu’on a réprimé sans le résoudre, comme ses mouvements instinctifs, ses peurs, ses doutes, ses conflits intimes, ses colères, etc.  Les astuces du faux-moi y abondent : son degré d’insatisfaction inavoué;  ses sentiments d’indignité, d’impuissance, de culpabilité, d’infériorité;  ses fautes, ses erreurs et ses échecs présumés.  Voir à maison.

 

SUITE : L’appartement d’un hôtel de luxe suggère une nette insatisfaction de son état de vie présent, surtout au niveau affectif ou financier.  Il peut évoquer des objectifs au-delà de ses moyens ou de ses aptitudes.

 

SUSPENSION : Ce mot recouvre tout support suspendu au plafond ou en hauteur auquel on accroche un autre objet, par exemple un panier de fleurs.  suspensionMais il désigne plus particulièrement un lustre, un appareil d’éclairage muni de lampes et d’un abat-jour.  Il identifie les idées lumineuses, les pensées élevées, les sentiments nobles, les affections pures.  Il invite à chercher sa lumière (son inspiration) plus haut qu’où on la cherche présentement.

tablette

TABLETTE : On peut donner à la tablette, comme premier sens, la planche disposée horizontalement pour recevoir des papiers, des livres, des objets qu’on veut classer ou ranger.  Comprise dans ce sens, elle suggère un besoin de mettre de l’ordre dans ses idées, ses pensées, ses sentiments.  On peut alors se référer à rayon.

La tablette désigne également une plaquette ancienne, en argile, en ivoire ou en bois, enduite de cire, sur laquelle on écrivait avec un poinçon ou un stylet.  On songe notamment aux tablettes de la Loi, le Décalogue, reçu par Moïse au Sinaï, dont on parle à l’article consacré à la table.  Dans la Tradition tablette de la Loigrecque, la tablette constitue l’attribut de Calliope, la Muse de la Poésie épique et de l’Éloquence, mère d’Inios et d’Orphée.  En songe, elle contient ce dont il faut prendre bonne note pour orienter son présent destin.        

TABLETTE GARDÉE (ou BIEN GARDÉE) : Dans la Tradition arabe, il s’agit de la Tablette sacrée et secrète, faite d’une perle blanche, entourée d’anges en prière, la première chose que Dieu créa et dont nul autre que lui ne connaît le contenu.  Elle symbolise le Miroir antérieur à toute existence, image de la Substance universelle, où le déroulement de celle-ci pourrait se lire de toute éternité.  Dieu y inscrivit ce qui fut, ce qui est et ce qui sera.  Elle mesure la longueur qui sépare le Ciel et la Terre et la  largueur qui sépare l’Orient de l’Occident.  Nouée au Trône de l’Éternel, toujours prête à heurter Israfil au front, cet ange le plus élevé de la Hiérarchie, pour attirer son attention et l’amener à lire une nouvelle réalisation que, par sa Volonté divine, le Créateur suprême a décrite sur sa tablette, parce qu’il veut la  manifester.  Dieu y efface ou y confirme ce qu’il veut par l’Archétype de l’Écriture, soit au moyen de la Calame du Destin, le Principe actif de la Création.  Dieu regarde dans la direction de cette tablette trois cents fois par jour, décrétant ce qui doit vivre ou mourir.

TABLETTE D’ARGILE : Dans la Tradition maya, au cours de son évolution, le disciple reçoit trois tablettes d’argile : l’une marquée du Ctablette funérairehiffre 33;  l’autre marquée d’un Triangle tourné vers le haut;  la dernière portant une Étoile à huit branches.  Elles illustrent respectivement les maximes sacrées : Demandes et vous recevrez;  cherchez et vous trouverez; et frappez et l’on vous ouvrira.

TABLETTE FUNÉRAIRE : En Extrême-Orient, c’est l’un des éléments essentiels du culte des Ancêtres.  Elle sert à fixer l’âme du défunt, car l’âme errante peut devenir maléfique.  On conserve les tablettes des quatre générations ascendantes dans le temple familial.  Les plus anciennes sont enterrées dans le sol du temple ou conservées dans un coffre.

TABLETE ORPHIQUE : Ce symbole de méditation contient des formules d’initiation et des invocations aux dieux.  Dans les tablettes funéraires, on inscrit des conseils au mort pour le guider dans sa traversée mystérieuse du monde souterrain, de même que des discours aux divinités infernales.

TABLETTE SECRÈTE : Elle est un synonyme de la Table gardée.

 

TAPISSERIE : Cet ouvrage textile décoratif, qui tend un mur ou couvre un meuble, indique les apparences dont on couvre son être ou ses affaires, la façon dont on veut être perçu, un désir de vivre dans la beauté ou les stratagèmes auxquels on recourt pour cacher des faits.

TASSEAU : La petite baguette, qui soutient une tablette, peut référer à un petit soutien au cours de ses activités courantes ou à la manière qu’on supporte ou défend une réalité concrète ou une illusion qu’on veut donner.

TERRASSE : Ce mot peut désigner une levée de terre formant plate-forme, soutenue par une maçonnerie, généralement bordée par un garde-corps, pour réaliser une mise à niveau d’un terrain.  Au pluriel, elle désigne un espace en gradins d’un terrain en pente, soutenu par des murets, destiné à la culture.   Par extension, il désigne encore toute surface à l’air libre aménagée devant un local, en retrait sur l’étage inférieur, notamment la partie du trottoir qui longe un café ou un restaurant, où sont disposées des tables, pour les consommateurs.  Elle peut aussi désigner une toiture de maison plate, accessible, parfois aménagée.  Dans tous les cas, elle sert à accueillir un nombre de personnes dans un lieu ouvert où ils obtiennent de l’espace (s’épanouir ou s’ouvrir aux autres) et  une vision élargie (agrandir son savoir ou accueillir des nouvelles idées).  Souvent, elle souligne l’extraversion ou un désir d’être vu qui dégénère en prétention, en fatuité, en orgueil, en vanité, en arrogance.

TOIT : Comme il s’agit de la couverture d’un bâtiment, à sa partie supérieure, destinée à le protéger contre les intempéries, celle-ci est reliée au crâne humain.  Le toit symbolise la reconnaissance de l’unicité de Dieu dans la multiplicité des formes, la résistance ou la protection du Ciel.  Fondamentalement, il éclaire sur ce qui se passe dans la tête (dans l’esprit ou dans le mental) d’un sujet, sur le degré de prestige qu’il croit détenir, sur le toitdegré d’influence qu’il croit exercer.  Il renseigne surtout sur le degré de maîtrise consciente.  Marquant une frontière entre deux niveaux de conscience, la conscience du moi et du Surmoi (ou Soi divin), il précise le degré de protection que l’on croit accordé à sa conscience, à sa mentalité, à ses croyances, à ses idées, à son but.  Ainsi, il peut évoquer l’assurance que ses acquis et ses biens sont protégés.  Toutefois, relié à qui on pense être, il peut encore indiquer qu’on se considère comme un être accompli ou évolué.  À moins qu’il atteste du fait qu’on prévoit des circonstances favorables à la gestion de ses intérêts et de son patrimoine.  En effet, selon son état, il peut suggérer un état de prospérité, l’atteinte d’un grand succès ou la poursuite d’un grand idéal.

En spiritualité, le toit de la maison désigne le centre coronal.  On dit qu’au moment de la sortie du Cosmos, il vole en éclats.  Quant au toit du monde, qui désigne physiquement le mont Everest, dans la chaîne de l’Himalaya, il réfère subtilement à la constellation du Lion.

TOUR : Ce mot désigne d’abord un bâtiment de plan massé, construit en hauteur, nettement plus haut que large, dominant un  édifice ou un ensemble architectural, souvent destiné à la protection, à l’observation, à la défense militaire, à la retraite ou à la réclusion de personnes.  Dans toutes les Traditions spirituelles, il évoque l’Ancienne Sagesse et le passé.  Symbole de vigilance, d’ascension, de stabilité, de solidité, de fidélité de l’âme au Ciel, il indique un tour-maisondésir d’accéder à un savoir supérieur, à des idées nouvelles, à un niveau plus élevé de la hiérarchie.  Il devrait servir à se rapprocher de Dieu.  Et pourquoi pas à l’égaler et à s’approprier le Ciel.  En Alchimie, elle désigne l’athanor.

En spiritualité, la tour figure la purification des attaches de l’ego, notamment des liens du désir et de toute forme de sensualité.    Chaque étage marque une étape de son ascension dans le domaine qu’on privilégie ou la sphère qu’on convoite.  Lien entre soi et le Ciel, entre le Ciel et la Terre, comme elle capte les énergies cosmiques, on l’associe souvent au Zodiaque, parfois à Neptune.  Elle permet aux Dieux de descendre vers la Terre et aux être humains de s’élever vers les Dieux.  Elle atteste souvent d’une communication à la verticale consciente ou d’une présence à la conscience.  Mais elle reste une construction humaine qui peut s’écrouler si elle ne respecte pas les lois de la Création.  En ésotérisme, les Deux Tours désignent les Portes d’entrée du Temple de la Sagesse.  Dans un autre ordre d’idées, dans la Tradition musulmane, le mouvement des Trois Tours sur soi-même figure l’accomplissement intégral et une participation au Monde invisible qui décide d’un événement.

Dans le concret, la tour peut indiquer le but qu’on s’est proposé et qu’on cherche à atteindre, ses grands espoirs et ses aspirations nobles.  Elle peut démontrer qu’on cherche à s’élever pour mieux observer et comprendre ce qui se passe en soi ou autour de soi parce qu’on ressent le besoin de tout éclairer et éclaircir.  Ce bâtiment fournit une protection qui permet de se sentir en sécurité parce qu’il isole apparemment des contingences.  Mais il peut révéler que, par crainte de se perdre en agissant, on refuse de prendre des risques, même des risques calculés.  Or celui qui n’agit pas, de peur de se tromper, n’apprend rien, en vient à stagner, puis, puisque rien n’est statique, à régresser.  Aurait-on tendance à s’enfermer dans un monde idéal, loin de la réalité, du tourbillon des activités ou des tourments des êtres humains?  Se sentirait-on supérieur aux autres?  Témoignerait-on de prétentions de l’ego?

La tour de contrôle, ce bâtiment qui domine l’aire d’un aérodrome, muni des appareils de guidage, dont émanent les ordres d’envol, de vol et d’atterrissage, évoque la Conscience cosmique qui guide le Monde ou l’Esprit divin qui guide le particulier.  Il indique qu’on est en quête de conseils sages ou judicieux.  Il faut attendre le signal intuitif avant d’agir.  La tour de forage, aussi appelée derrick, une charpente métallique qui supporte le système de forage d’un puits de pétrole, suggère une plongée dans son monde inconscient pour en tirer des éléments qui favoriseront le progrès de ses activités, l’accomplissement de ses désirs, la réalisation de ses buts, l’expansion de sa conscience (sa croissance spirituelle).

TOUR D’AIRAIN : Dans la Tradition grecque, il s’agit de la tour où Danaé, la femme du roi d’Argos, était enfermée.  Zeus, métamorphosé en pluie d’or la féconda et elle enfanta Persée.

TOUR DE BABEL : Cette tour des illusions humaines, mentionnée dans la Bible, évoque ce qui se construit hors des normes du Plan cosmique ou de la Volonté de Dieu par l’individualisme collectif ou l’égoïsme particulier.  Elle rappelle les élucubrations présomptueuses du mental humain, non éclairé, tour de Babelhors des normes de la Lumière éternelle, donc hors des normes de la Sagesse, de l’Amour, de la Vérité et de l’Unité.  La raison choisit d’élaborer des constructions qui ne peuvent s’inscrire que dans le domaine du temporel et qui sont ainsi exposées à l’usure et à la ruine.  Dans le Tarot, on l’appelle la Tour foudroyée ou la Maison-Dieu qui est appelée à s’effondrer à l’aube d’une Ère nouvelle, l’Âge du Verseau.

TOUR DE LA FONCTION CRÉATIVE : Cette expression, tirée des Védas, réfère au Linga ou au Phallus divin.

TOUR D’IVOIRE : Elle évoque le repli sur soi, la fermeture, l’isolement et la retraite hautaine dans un monde idéal.  C’est l’attitude d’un être égoïste et hermétique qui, pour s’occuper uniquement de son bien-être personnel et de sa quiétude intérieure, abuse subtilement des énergies des autres et s’accapare innocemment de leurs réalisations.

TOUR DU POUVOIR : Symbole de la Sublime Présence Je Suis, le Soi divin, elle est plantée sur le Rocher de la Vérité, au sommet de l’existence de chacun.  Elle apporte l’aide dans les moments difficiles comme un phare qui luit dans la nuit et qui guide les âmes jusqu’au Port de la Réalité, dans le Royaume du Père-Mère.

TOUR FOUDROYÉE ou FULMINÉE : Cet arcane ou cette lame du Tarot porte aussi le nom de Tour de Babel ou de Maison-Dieu.  Elle suggère Tour foudroyéel’élimination, de gré ou de force, des éléments dépassés (désuets, stériles, anachroniques, rétrogrades, involutifs) pour que ce qui peut renaître renaisse et que ce qui peut vivre se maintienne en vie, augmentant son potentiel.

TOURELLE : Pour ce mot, dans son sens de petite tour sur fondations ou en encorbellement, voir simplement à tour.  Dans son sens d’abri blindé, fixe ou mobile, contenant une ou plusieurs pièces d’artillerie, ce mot éclaire une situation où on aimerait exercer sa rétorsion ou sa vindicte dans l’impunité.

Dans son sens de monture circulaire et tournante portant un ou plusieurs objectifs qui permet le changement rapide, ce mot évoque une situation où, contrairement à son attente, l’on détient les solutions de rechange à sa portée.

Dans son sens de support d’outils de coupe d’une machine-outil, ce mot désigne simplement un support, un moyen ou un auxiliaire plus ou moins adéquat, efficace ou pertinent qui prolonge son action.

TOURNE-VENT : Ce tuyau coudé mobile, placé au sommet d’une cheminée, dont l’orifice est tourné à l’opposé du vent, pour éviter que la fumée ne soit tourne-ventrefoulée, indique qu’on se laisse porter, sans résistance, par son inspiration intime ou par l’énergie ambiante.  Il se pourrait qu’on suive la loi de la moindre résistance ou du moindre effort.  On tourne à tout vent : on manque d’échine ou de caractère.  On sait déjouer les menées adverses.

TRAPPE : Ce panneau, qui ferme une ouverture pratiquée au niveau du sol, au sens de plancher, et qui se lève ou se baisse à volonté, marque une frontière entre deux niveaux de conscience et illustre une plongée dans son monde intime, particulièrement dans son inconscient, pour se familiariser avec des éléments jusque là impulsifs et irrationnels.

TUILE : Cette plaquette, originellement de terre cuite, mais désormais de nombreuses autres matières, de forme variable, mais le plus souvent carrée ou rectangulaire, sert à couvrir les toits des maisons et des bâtiments, les planchers des appartements, les murs intérieurs des cuisines et des salles de bain, comme les murs extérieurs de certains édifices.  La tuile permet de mettre à l’abri des intempéries ou de l’usure engendrée par l’abrasion des chatuileussures, des saletés et des poussières, qui résultent de l’intrusion des profanes.  Elle met le secret à l’abri des curieux, des importuns et des imposteurs.  Mais, par son opacité, elle peut impliquer une fermeture aux conseils de l’extérieur ou à l’influence spirituelle.  Elle peut traduire la propension à se refermer sur l’acquis et l’installé.  Dès lors, tout secret, si grandiose qu’il soit, se corrompt et se vide de sens.

On notera que la tuile de toit illustre ce qui met l’esprit, avec ses idées, ses pensées, ses concepts, ses projets, ses choix, ses décisions, à l’abrituile de toit du danger et le sécurise. La tuile de parquet exprime la stabilité d’un projet ou la réussite d’une entreprise.  Mais, culturellement, la tuile qui tombe sur la tête éclaire un événement imprévu et fâcheux qui peut se répéter, si on n’en découvre pas la cause en soi.  La tuile rouge suggère l’activité ardente dont l’homme fait preuve dans ses constructions.  Associée au toit, la même tuile évoque le Soleil qui agit dans la matière et l’action créatrice de l’homme.

VANTAIL : Ce battant, un panneau plein, qui pivote sur un de ses bords, donne accès à un autre niveau de conscience ou à une autre vision de la réalité.  vantailIl exprime le degré d’ouverture aux mouvements du monde intime, par exemple aux notions de valeurs, de spiritualité, d’inconscient, ou à celles du monde extérieur, par exemple sa capacité d’accueil des autres, d’acceptation des situations nouvelles, d’intégration des changements.

VASISTAS : Comme il s’agit d’un vantail vitré faisant partie de l’imposte ou d’un grand battant de baie, on pourra se référer aux mots fenêtre, baie et vantail              

VÉRANDA : Cette pièce, cet espace, cette cage ou cette galerie, entièrement vitrés, attenant à une maison, à la manière d’un appentis, qui sert de petit salon, éverandavoque les jours heureux, lumineux et sereins des beaux jours d’été.  On cherche probablement à mettre plus de soleil, de lumière et de joie dans sa vie.  À moins qu’on cherche à tout voir sans trop être remarqué ou qu’on cherche à établir une frontière artificielle autour de soi.  À son grand étonnement, on a réussi là où on croyait échouer ou on est accepté là où on croyait devoir être rejeté.

VERRIÈRE : Ce mot désigne d’abord un toit formé d’une charpente de métal vitrée ou de dalles de verre.  Il est lié à la qualité de sa lumière intelleverrièrectuelle (degré de connaissances) ou spirituelle (degré de conscience ou d’initiation).

Ce mot désigne encore une grande surface vitrée (un grand vitrage) dans le mur d’un édifice.  On peut lui donner le même sens qu’à la fenêtre ou au verre.  On veut voir clair dans sa vie ou ne rien perdre de ce qui se passe.

Ce mot désigne enfin un dôme profilé et transparent qui recouvre le poste de pilotage d’un avion.  Il exprime le degré de connaissance de l’orientation qu’on suit ou de la direction que l’on prend ou, encore, le degré de maîtrise de sa vie.  Dans certains cas, il indique qu’on aime bien voir où on va ou qu’on ne veut rien perdre de ce qui se passe.

VERROU : La serrure munie d’un pêne, que l’on fait coulisser pour l’engager dans une gâche ou entre deux crampons, sert de moyen pour s’isoler, ce qui permet de développer le seuil vibratoire qui permet de l’ouvrir comme par enchantement.  Voir au mot serrure.  Le verrou de sûreté n’est rien d’autre qu’un verrou lui-même muni d’une serrure pour le rendre plus difficile à ouvrir.  Il exprime un redoublement des précautions, donc une grande hantise intérieure.

VESTIBULE : Il s’agit d’une pièce ou d’un couloir d’entrée, dans une maison ou un édifice, qui donne accès aux autres pièces ou à un escalier.  Il souligne une transition entre deux états.

VITRAIL : Il s’agit d’une composition décorative translucide, formée de pièces de verre colorées, maintenues par un réseau de plomb ou par du ciment étalé sur des tiges métalliques liées au châssis de la fenêtre.  Elle instruit l’être humain sur sa finalité et sur la voie qu’il doit suivre et il guide son intuition dans sa recherche de lui-même.  Il évoque une guérison, une illumination, une direction d’une source supérieure.  Il illustre parfovitrailis un rideau protecteur qui permet un retour sur soi dans la paix de la méditation.  Il illustre une vision qui inspire conformément à son système de valeurs.

VITRE : Ce mot désigne chacune des plaques de verre, fixes ou mobiles, dont on garnit les châssis pour fermer une baie tout en laissant passer la lumière.  On cherche un moyen de protection qui n’isole pas.  On cherche à obtenir une vision plus grande d’une réalité.  On voit dans un monde supérieur auquel on n’a pas encore accès.  Voir à verre et à fenêtre.

VOLET : Ce mot désigne d’abord le panneau de bois ou de tôle qui sert à clore une baie de fenêtre ou de porte, généralement par l’extérieur du cadre.  Selon que les volets sont ouverts ou fermés, on exprime sa confiance ou sa méfiance, son ouverture ou son repli, sa sécurité ou son insécurité.  Le fait de fermvoletser les volets indique qu’on arrête les rayons du Soleil et qu’on se ferme à l’amour.  Il se peut qu’on soit fatigué ou déprimé.  Il se peut qu’on soit un être secret, qui garde la bouche scellée ou qui aime se tenir à l’écart des autres.  Comme il se peut qu’on soit rempli de tact, mais qu’on soit cachottier ou trompeur.  On n’aime pas expliquer ou justifier ses actes.  Le fait d’ouvrir les volets démontre qu’on s’ouvre à la Lumière qui peut inonder l’intérieur et dévoiler la part de ténèbres qu’il y reste.  On s’ouvre à la vie.  On s’éveille à une nouvelle réalité.  On est limpide et vrai.

VOÛTE : Cet ouvrage de maçonnerie cintrée, qui couvre un espace entre des appuis (murs, piliers, colonnes) et qui est formé d’un assembvoûtelage de claveaux (pierres taillées en coin) qui s’appuient les uns sur les autres, reproduit le dôme céleste et il illustre ses dons bienfaisants et vouteconstants.  Il éclaire un esprit lumineux et conciliant.

© 2009-2015, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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