LE SYMBOLISME DES MAINS ET DE SES PARTIES…

 

Il a été dit : «Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche» (Matthieu, VI, 3).  On a beaucoup ergoté sur cette maxime spirituelle.  Les moralistes religieux associent spirituellement la main droite au bien et la main gauche, au mal.  Dans la croyance inconsciente que Satan détient un pouvoir égal à celui de Dieu, c’est laisser croire que Dieu aurait créé une main vouée au bien et une autre vouée au mal.  Pourtant, spirituellement, le côté gauche et le côté droit n’expriment, par allégorie,  qu’un membre de la croix des directions, fondement de la Manifestation cosmique, soit l’horizontalité qui va de l’Omega, le Point d’Origine du périple évolutif, l’extrême du passé, à l’Oméga, son Point d’aboutissement, le retour à la Maison du Père-Mère, l’extrême de mainsl’avenir, dans l’Éternité, la ligne de fusion du Ciel et de la Terre, un axe complété par la verticalité, comportant le haut, qui exprime la Quintessence de la Lumière de l’Essence divine à son aspect le plus sombre, exprimé par la cristallisation extrême de l’Essence, soit la Matière avec ses aspects de densité, de dualité, de Ténèbres, au sens d’obnubilation de la conscience.

Ainsi, l’injonction du préambule réfère d’abord à la voie du cœur (main droite, au service de l’aspiration à se réaliser, pour vivre pleinement ou Être parfaitement) et à la voie de la raison (main gauche, la motivation de combler ses désirs et ses besoins de survie pour permettre de poursuivre son expérience dans le monde concret tout le temps qu’il le faut).  Elle apprend à donner à César (le nécessaire du monde contingent) ce qui appartient à César et à Dieu (l’essentiel, l’obligation de s’élever en conscience), ce qui appartient à Dieu, en veillant bien à subordonner les moyens à la Fin de l’expérience de l’incarnation, qui est la redécouverte consciente de sa Réalité divine afin de parvenir à cocréer avec l’Absolu.  Au résumé, l’injonction de Jésus invite à éviter de se soucier de la dualité, de juger en termes de valeur, soit de bien et de mal, ce qui induit dans l’inquiétude, la peur de la damnation, la culpabilité, les regrets et les remords, empêchant de vivre dans la sérénité joyeuse à partir du savoir que rien n’arrive au hasard, mais que tout sert la fin que l’âme a assigné à un être incarné.  Ainsi, chacun gagne à vivre amoureusement, concentré sur le moment présent, fermement lié à sa Conscience divine, s’abandonnant avec confiance à sa Lumière spirituelle, acceptant de vivre dans la pureté d’intention et l’esprit constructif, sans attente ni jugement, les expériences telles qu’elles se présentent, qui, à son insu, mènent directement au But de la Vie, l’Éveil spirituel jusqu’à l’Ascension.

La phrase d’introduction, devenue un aphorisme mystique, démontre à quel point tout, dans la vie, exprime un Archétype qui, pour se faire connaître, se densifie progressivement, devenant successivement un symbole, une intuition, un ressenti profond et, ultimement, une expérience concrète.  Ainsi, celui qui accepterait d’étudier le sens des symboles ne pourrait que comprendre que toutes les expériences de la vie ne représentent rien d’autre qu’un grand dialogue amoureux entre le Ciel et la Terre, entre le Soi supérieur et le moi inférieur.  Surtout, il saurait toujours comment se positionner dans ce dialogue et comment en tirer profit pour s’éviter de vaines errances, de vains contretemps, de vains emprisonnements, de vaines douleurs, de vaines souffrances.  Pour vous le démontrer, pourquoi ne pas approfondir avec vous le symbolisme des mains, probablement les organes les plus sollicités et les plus expressifs dans la vie de chacun.

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Organes de la préhension, du toucher et de l’action, les mains réfèrent à l’activité, à la créativité, à la prise de possession, à la connaissance par l’expérience, à la puissance d’accomplissement, à la domination sur le monde, à l’affirmation du pouvoir.  Instruments de la maîtrise, on dit que les mains prennent alors ce que le mental comprend.  Symbole privilégié de la qualité des relations entre les êtres humains, elles témoignent de la manière dont on exprime ses pensées et ses sentiments.  Associées à l’activité créatrice concrète, tangible, palpable, elles réfèrent à ce qui gagne la nourriture comme à ce qui fait et établit sa compétence et sa notoriété.  Dans certains cas, on les relie à la vision.  Par la gauche et la droite, elles contribuent à séparer le jour et la nuit : une main agit tandis que l’autre la supporte, qu’on soit gaucher ou droitier.  Les mains transmettent les énergies d’action et de création, exprimant la volonté agissante, dans une décision déterminée et immédiate.  La main peut donner ou prendre.  Elle peut transmettre l’énergie de guérison ou de protection.  Elle entraîne toujours une transformation de son environnement, une meilleure compréhension, une plus grande force intérieure.  Elle peut exprimer un soutien chaleureux et réconfortant, magnétiser, calmer, pacifier, ordonner, caresser, battre la mesure ou simplement toucher.  Mais elle peut aider comme elle peut nuire.  Elle révèle ainsi la qualité de ses sentiments les plus directs et les plus francs.  Elle affine la dextérité.

Les mains sont les servantes silencieuses et obéissantes de l’esprit, donnant forme à ses choix.  Elles se laissent diriger de l’intérieur.  Observons qu’un nouveau-né garde souvent les mains fermées, comme s’il voulait faire comprendre qu’il détient quelque chose de précieux à donner ou à partager.  Chez l’adulte, le même geste témoigne souvent d’un désir de posséder et de retenir.  Les mains constituent les outils de la conscience, donc de Dieu, pour compléter la Création.  Mais les mains réfèrent d’abord à la créativité concrète, soit à l’action humaine et au travail manuel.  Associées à la lettre D, la main droite exprime l’aptitude à donner, celle de gauche, l’aptitude à recevoir, à moins que les polarités d’un sujet soient inversées.  On les appelle les supports de la Manifestation en ce sens qu’elles la prolongent et l’actualisent.  Elles révèlent la Loi de la Responsabilité personnelle qui appelle à savoir répondre de ses choix conscients et inconscients.  Chacun est appelé à prendre les rennes de sa vie, à y exercer sa propre créativité et à y faire les changements nécessaires selon les découvertes consécutives à ses expériences.  Elles suggèrent de savoir renaître constamment à l’ici et maintenant pour façonner son destin à son image et à sa ressemblance.  Les mains illustrent ainsi tous les aspects de la conduite humaine, enseignant que chacun doit intervenir pour lui-même s’il veut changer quelque chose à son destin.

Situées à l’extrémité des bras, les mains représentent le stade final par lequel les actes se réalisent, précisant leur degré d’achèvement et de finesse.  Elles éclairent comment le conceptuel devient réel ou comment une idée se manifeste concrètement.  Elles assurent une large part du langage non verbal, ponctuant puissamment les paroles.  Elles permettent de transmettre et de communiquer, de donner et de recevoir, de toucher et de sentir, de saisir et de tenir (ou retenir), de serrer et d’emprisonner, de lâcher ou d’écraser, de transmettre une énergie.  Elles peuvent représenter un pouvoir royal ou divin.  Les mains réunies forment l’Épée des Mystiques, épée qu’il faut savoir retourner contre soi-même, car tout ce qui agresse à l’extérieur, on le porte en correspondance d’abord en soi.  Cette épée peut interpréter les oracles et les rêves ou dévoiler les secrets des réalités cachées.  Et que la main droite ignore ce que fait la main gauche! En rêve, on associe généralement les mains au pouvoir et à la force de l’ego.  Elles révèlent comment on se traite ou traite autrui, comment on interagit avec les autres, comment on se lie au monde, comment on veut créer, toucher, prendre ou partager.  On peut les associer au langage non verbal.

Les affections de la main : Difficulté à exercer sa créativité (à répondre à ses propres besoins de façon autonome).  Peur des idées nouvelles ou d’une prise de décision.  Peur de prendre plus que son dû.  Peur d’être jugé dans ses choix ou ses interventions.  Créativité dévoyée.  Impression de ne pas être au bon endroit.  Sentiment de ne pas faire ce qui convient.  On ne s’investit pas dans un travail qui tient à cœur.  On travaille davantage pour le salaire  que pour le plaisir.  On se sent découragé ou brimé par son entourage.  Les mains froides dénotent une mauvaise circulation  et un manque d’amour.  Les mains moites expriment le stress relativement à son travail, à un examen, à une rencontre, à une entrevue, à ce qu’on doit accomplir.  Voir à Doigts.

MAIN BLESSÉE : Manque d’attention ou de vigilance; mauvais usage de son pouvoir créateur;  interférence dans la vie d’autrui.  Un élément pernicieux ralentit l’activité de sa conscience.

MAIN CORNUE : Geste pour écarter le mauvais œil.

MAIN DE DIEU : La Puissance créatrice de l’Esprit.  Dieu dans la totalité de sa puissance et de sa suprématie.  Manifestation de l’Esprit divin qui confère la Force divine.

MAIN DE GLOIRE : La rumeur populaire voulait qu’il s’agît  de la main coupée et desséchée d’un pendu dont on se fût servi pour découvrir des trésors conformément à la méthode de la radiesthésie, mais il ne s’agissait en fait que d’une racine de mandragore (plante).

MAIN DE JUSTICE : Au Moyen Age, insigne de la Monarchie française.

MAIN DE LUMIÈRE : Le jaillissement créateur de l’amour du cœur.

MAIN DE SORCIÈRE : Branche de sorbier ou racine de mandragore pour chercher les métaux, notamment l’or, selon la technique de la radiesthésie.

MAIN DROITE : Dans la Cabale, il s’agit de Jupiter, le Roi des Dieux, la Miséricorde et l’Opulence de Dieu, la Main bénissante assumant l’autorité sacerdotale.  Le Don, en rapport avec la Lune montante.  Ailleurs, il s’agit de la main du don, celle qui manipule les énergies constructives et conscientes.  Elle est régie par le plexus solaire et le centre cardiaque, avec un point de référence dans la main gauche.  Main spirituelle du cœur qui régit les activités psychiques et spirituelles.  Son pouce réfère à la qualité de la prière;  son index, au degré de respect;  son médius ou majeur, au sens de la dignité;  son annulaire, au sens du rythme;  et son auriculaire, au degré de détachement.

MAIN DROITE DE DIEU : La Ka’ba, la Pierre noire, pour l’Islam.

MAIN DROITE ET MAIN GAUCHE : Que la main droite ignore ce que fait la main gauche.  Que la main spirituelle s’occupe des affaires spirituelles et la main pratique, des affaires matérielles et intellectuelles.  Autrement dit, que la motivation spirituelle et la motivation pratique veillent, chacune à bien jouer leur rôle propre.  Ainsi, la main pratique pourra fournir à la main spirituelle les moyens de croître en conscience, tandis que la main spirituelle, en retour, assignera la fin à atteindre, spiritualisant les moyens concrets mis à sa disposition.  Celui qui veut évoluer harmonieusement doit cultiver le sens pratique, garder les deux pieds sur terre, bien s’y enraciner, se donner les moyens et les connaissances pour toujours se spiritualiser davantage dans l’alternance de l’expérience concrète et de l’expérience abstraite.  Plus un arbre veut agrandir sa frondaison, plus il doit pousser creux ses racines.

MAIN DROITE SUR LE COEUR : Moudra de la loyauté et du courage qu’il faut sans cesse développer.

MAIN FERMÉE : Selon le contexte, elle exprime le secret et le silence ésotériques ou la dissimulation et l’esprit de possession.

MAIN GANTÉE : Évocation de la pureté rituelle nécessaire.

MAIN GAUCHE : La main qui manipule les énergies magnétiques et inconscientes.  Main de l’intellect et du sens pratique.  Son pouce réfère à la méditation;  son index, à la qualité de l’attention;  son médius ou majeur, à l’orientation verticale;  son annulaire, à l’ampleur de la respiration;  et son auriculaire, à la profondeur de la détente.  Voilà la main de la réception, qui peut  maudire, en rapport avec la Lune descendante.  Elle est régie par le centre sacré (sexuel) et le plexus solaire, avec point de référence dans la main droite.  Dans la Cabale, il s’agit de Mars, la Main de la Rigueur ou de la Sévérité, associée au non agir, à la sagesse à acquérir par l’expérience et au pouvoir royal.

MAIN INVISIBLE : La Grâce divine qui accorde un sursis en retenant les lourdes conséquences de ses erreurs, le temps de parvenir à s’amender.  Elle retient le couperet qui pourrait tomber, faisant le don précieux du temps nécessaire pour éviter la crise, dans la mesure où on accepte l’accomplissement alchimique qui peut écarter la sanction de la Causalité.

MAIN MORDUE : Atteinte à son intégrité ou à son amour-propre;  débordement des pulsions animales;  manque de respect pour les règnes de la Nature.

MAIN OUVERTE : Illustration du chiffre cinq, elle témoigne du rejet de l’insécurité et de l’état sans peur.  On est désormais prêt à recevoir parce qu’on fait entièrement confiance.

MAIN SUR LE COEUR : Être amoureux qui ne peut plus s’égarer, car il préserve la pureté de sa pensée.

MAIN SUR LE VENTRE : Désir ou volonté d’apaiser les vagues de panique qui surgissent de l’inconscient.

MAIN SYMBOLIQUE : Elle exprime la Loi de la Simultanéité qui établit une relation entre l’action et la pensée, le jour et la nuit, le visible et l’inmain symboliquevisible, etc.  Les cinq doigts correspondent aux cinq sens;  le creux de la main, à l’esprit.  La main prend pendant que le mental comprend.  Le pouce révèle l’Éther;  l’index, l’air;  le majeur, le feu;  l’annulaire, l’eau;  et l’auriculaire, la terre.  Mais tout doit se tenir pour engendrer la Manifestation perpétuelle selon le Modèle idéal, l’Archétype premier.  On trouve les illustrations de ces concepts orientaux ci à-côté.

MAINS CACHÉES : Destin voilé.

MAINS DANS LE DOS : Nul ne peut rien faire d’autre que d’évoluer par l’Esprit éternellement agissant.

MAINS EN COUPE : Elles forment la Coupe ou le Calice dans lequel le Sang-Lumière peut s’épancher.

MAINS EN PRIÈRE : Mains réunies, paume à paume et doigts à doigts, formant le symbole de l’Épée.

MAINS JOINTES : Geste de recueillement ou assurance que ses efforts produiront des résultats simplement admirables.  Symbole de foi et d’inspiration, elles expriment l’unité, la complétude, l’acceptation et l’accord.

MAINS MULTIPLES : Expansion du Feu sacré (Kundalini) ou montée de la conscience jusqu’à la Source divine.  Capacité de s’extraire de ses oppressions par l’élévation de sa conscience et par la prise en charge de son être de multiples façons.  La libération créatrice qui entraîne l’apaisement de tous les conflits et la résolution de la dualité.  L’éclatement de la Lumière.  La floraison de l’Être.

MAINS OUVERTES TOURNÉES VERS LE HAUT : Acte d’allégeance à la Lumière dans le lâcher prise, le détachement, l’abandon.  Alors, la main devient un réservoir d’énergie qu’on pourra utiliser dans le geste et l’action.

MAINS SUR LES CÔTÉS : Elles expriment diversement un défi, une défection, des affronts.

MAINS TENDUES : Elles expriment diversement la soumission, l’humiliation ou la supplication.

MAINS VIDES : De toute évidence, des mains sans biens et sans droits.

MAIN (Couper une) : Répudier les actes mauvais.

MAIN (Donner la) : Abandon de sa volonté de pouvoir sur un autre.  Scellement d’une entente mutuelle.

MAIN (Paume de la) : Coupe ou réceptacle de l’Esprit.  On sait recevoir ou se prendre en main.  Elle est reliée à la Force.

MAIN (Poignée de) : Elle exprime diversement une association nouvelle, un marché conclu dans l’intérêt des protagonistes, le respect d’une parole, une démonstration de chaleur ou de cordialité, un support mutuel, le sentiment de confiance émanant d’un cœur lumineux et satisfait.  Elle annonce un départ positif dans la présente phase de vie puisqu’on reçoit l’assurance d’une collaboration.  Cette nouvelle expérience se démontrera positive dès le départ.

MAINS (Lignes de la) : Les véhicules qui traduisent la personnalité d’un sujet, décrivant la manière qu’il concrétise ses potentiels latents ou inconscients.

MAINS (S’en laver les) : Geste de celui qui ne veut pas savoir, ne veut pas se mêler de quelque chose, ne se sent aucune compétence dans une matière.

***

Mais nul ne peut vraiment comprendre le sens de la main dans son ensemble, s’il ne comprend la valeur symbolique de chaque doigt.  Alors, probablement que, malgré la longueur de la présente explication des organes de la préhension et de l’action, il vous siéra de recevoir ce complément informatif consacré au rôle des doigts.

DOIGTS : Partie de la main, à l’extrême du prolongement du bras, instruments privilégiés de la créativité et de la dextérité physique et mentale, les doigts peuvent servir de véhicule pour l’émission et la réception de l’énergie vitale.  Fort vulnérables, chacun gagne à les protéger par des anneaux, disait-on, depuis un lointain passé.  En fait, ils sont reliés aux grandes vertus cosmiques que la main tente de comprendre afin de les exprimer dans leur quintessence.  Ils peuvent exprimer le degré de minutie, le niveau d’implication dans l’action, le désir de manipulation, la capacité d’accomplir une tâche.  Ils figurent les terminaisons ou la conclusion des actes.  Ils expriment souvent la communication non verbale.  À l’occasion, dans un contexte négatif, ils adressent un blâme ou un reproche personnel.

Tous le savent, la main est constituée de la paume, associée à l’Esprit, qui se prolonge par les cinq doigts, reliés aux cinq sens : pouce (support et volonté, protection et défense, réactions au monde extérieur, relié à Mars);  index (commandement, relié à Jupiter);  médius ou majeur (sagesse, relié à Saturne);  annulaire (renommée, relié au Soleil);  et auriculaire (adresse ou dextérité, relié à Mercure).  Certains opinent que les doigts de la main doigts de la maingauche prennent les sens suivant : pouce (méditation), index (attention), médius (verticale), annulaire (respiration) et auriculaire (détente).  Quant aux doigts de la main droite, ils prendraient ceux-ci   : pouce (prière), index (respect), médius (dignité), annulaire (rythme) et auriculaire (détachement).

Plus généralement, on associe l’auriculaire à la puissance mentale, à l’intellect, à la mémoire et au sens de la communication;  l’index (méridien du gros intestin) à l’autorité, à la direction, au jugement et à la mise au point;  le majeur (méridien du cœur) à la prudence, au sens pratique, à l’attention, à la responsabilité et au travail dur;  l’annulaire (méridien du cœur et de l’intestin grêle) au succès, à la popularité, à la créativité, à l’union et à l’engagement;  le pouce (méridien du poumon) à la puissance, à l’habileté, au soutien et à la réussite.

Les affections aux doigts : Esprit critique, être méticuleux, pointilleux, exagérément analytique, qui se complait dans les détails.  Manque de pouvoir créateur ou de dextérité.  Mentalité perfectionniste qui ne passe rien et ne se passe rien.  Attention exagérée aux menus faits du quotidien.  Culpabilité d’aller trop vite;  peur d’être en retard;  peur de ne pas employer le bon instrument ou le bon moyen;  désir de trop bien réussir.  Exigence envers les autres;  désir que tout soit fait à sa manière ou selon ses attentes.  Peur de se tromper.  On s’en demande trop.  Le réflexe de se faire craquer les doigts dénote une attitude dominatrice, une agressivité refoulée ou le désir d’impressionner.

DOIGT DE DIEU : Au singulier, cette expression désigne la baguette magique (souvent associé aux pouvoirs latents de la colonne vertébrale).  Au pluriel, elle illustre les cinq vertus primaires de Bonté, de Justice, d’Amour, de Sagesse et de Vérité.  Celles-ci sont respectivement une connotation, dans l’homme, avec les pieds, les mains, la bouche, les oreilles et les yeux.  Il s’agit des Vierges sages.

DOIGT D’OR : En Égypte antique, il s’agit de l’instrument employé par le prêtre-sem, avec un burin en forme de cuisse de bœuf, pour ouvrir la bouche d’un défunt, lors de la cérémonie funéraire.

DOIGTS INFORMES : Le symbole de la Matière inachevée ou d’une créativité incomplète.

DOIGTS TENDUS : Au Moyen-âge, deux doigts tendus, soit l’auriculaire et l’index, constituaient le signe des cornes pour se protéger contre les malédictions des sorcières, notamment contre  le mauvais œil.  En tendant plutôt l’index et le majeur, on identifiait un mari cocu ou une intervention diabolique.  On rencontre  parfois trois doigts tendus, geste appelé le digne de l’élan, geste formé par l’écartement de l’index, du majeur et de l’annuaire.  Ce geste employé par les Celtes exprimait un signe de paix et de reconnaissance.  Ésotériquement, il illustre l’espace dégagé qui se trouve devant soi, en forêt, parfois étroit, mais franchissable, symbolisant un temps de crise morale.

DOIGT POINTÉ : En Inde, l’index pointé figure le moudra du centre  solaire.  Pointé vers le haut, il attire l’attention sur le centre laryngien.  Dans d’autres circonstances, il identifie Dieu, le Guide bienveillant qui, à travers les imprévus qui arrivent à point nommé et les événements qui s’enchaînent si bien, dans une synchronicité bénie, enseigne à reconnaître ses sentiers insondables, mais toujours émerveillants.  Quant au doigt pointé vers le ciel, il illustre l’éloge de soi-même, la recherche spirituelle, une intervention secourable, mais légitime, dans les affaires d’autrui, pour lui indiquer la direction.  Il éclaire parfois la grandeur d’esprit.

DOIGT (Écharde au) : Indice de créativité téméraire, sans prudence, sans précaution.  Signe de difficulté, de discussion âpre ou de reproche amer à venir.

POUCE : Doigt du soutien dans l’action et la passion, le pouce est diversement lié à ses amours, à sa sexualité, à l’usage qu’on fait de sa vitalité, à sa force morale, à la qualité de ses échanges, au jeu de la force et de la pression, au pouvoir, à la force physique et mentale, à la qualité du travail, à la masculinité.  On peut encore l’associer au pouvoir, à l’habileté, à l’aptitude au succès et à l’enrichissement.  On l’associe à Vénus et on dit qu’il prolonge l’action de l’âme.  Concrètement, il éclaire sur son aspect matériel, sur l’état de son système nerveux et de ses poumons, sur son degré de longévité.  Il donne à la main, par l’union aux autres doigts, la force de prise, symbolisant la force créatrice.  Il révèle l’Esprit qui enveloppe l’Univers et se trouve dans le cœur de l’homme.  Il illustre l’empire de l’ego.

En songe, le pouce peut annoncer un changement d’emploi ou l’atteinte d’un succès.  Il peut démontrer une volonté de mettre la main sur quelque chose ou de s’agripper à quelqu’un.  Il donne un indice du degré de volonté.  Le pouce droit, relié à Mars, évoque la prière;  le pouce gauche, relié à Vénus, évoque la méditation.  Un pouce souple ou flexible témoigne d’une grande ouverture aux idées nouvelles et à la capacité de les incorporer dans l’action.

Les problèmes au niveau du pouce indiquent qu’on se sent trop poussé ou on pousse trop les autres.  Le pouce placé à l’intérieur de la main dénote l’introversion, un désir de fuir la vie.

POUCE EN BAS : Signe de dépréciation ou de consamnation.

POUCE EN L’AIR : Signe d’appréciation.

POUCE (Sucer son) : Dans la réalité, ce geste indique une carence affective, le désir de retourner au sein maternel.  En signe, c’est un indice d’extrême jeunesse et de candeur.  Besoin d’être rassuré (sécurité extérieure).  Besoin d’unité intérieure et extérieure.  Sentiment de tristesse ou de défaite.

 

INDEX : Ce deuxième doigt, à côté du pouce, relié à Jupiter, à Yod et à la Flèche du Capricorne, est nommé le Maître de la Parole ou le Doigt de la Vie.  Symbole d’autorité, de jugement, de décision, d’équilibre, de silence, de maîtrise de soi, il montre une direction.  Il est relié au gros intestin.  C’est le doigt de la sagesse qui exprime autant la Loi universelle que la loi des hommes, assumant l’autorité qui supporte la force de décision et la compétence de l’enseignement.  Aussi peut-il éclairer autant une force qu’une faiblesse, un souhait constructif qu’un désir délétère, indiquer une direction, donner les conseils qu’il faut savoir recevoir, exprimer les avertissements utiles.  Il exprime le degré d’affirmation de soi.  Le doigt de l’évacuation des choses, de l’expulsion hors de soi, donc du rejet d’un vécu vers l’extérieur.  Doigt de la demande, de l’autorité, du commandement, de la direction, de l’accusation et de la menace.

INDEX APPUYÉ SUR LES LÈVRES CLOSES : Moudra du silence et du secret appelant à la discrétion et au discernement.

INDEX ET MAJEUR JOINTS : Signe de Connaissance par l’étude, comme du pouvoir d’enseigner.  Pour les Catholiques, c’est le geste de bénédiction papale.

INDEX POINTÉ DEVANT SOI : Ce geste révèle ce qui, dans son miroir, est perçu comme étranger ou extérieur à soi, mais ne l’est nullement.  Voilà le je ou la personnalité qui, par transfert ou projection, cherche un il coupable pour échapper à sa responsabilité.  Si on considère bien le geste, on découvrira qu’au moment où on pointe un autre de l’index, il se forme un poing portant trois doigts pointant le vrai coupable, trois fois plus coupable que l’ennemi apparent qu’on dénonce.  Qui le sait pourra reconnaître son erreur d’appréciation ou de jugement et s’amender aux trois niveaux de sa conscience.

 

MAJEUR : Le médius, l’axe de la main, relié à Saturne, constitue le doigt de l’affirmation de la personnalité, de la transition ou mort, de la volonté appuyée, de l’approfondissement, de la méditation, de la sagesse acquise dans la patience et la persévérance, de la causalité.  Le doigt de la structuration intérieure, du gouvernement intérieur des choses, de la sexualité.  Degré de satisfaction du vécu, de l’action et de l’emprise sur le monde.  Il exprime la planification et l’organisation, mais surtout au niveau matériel : poste à long terme, contrat important, achats et ventes significatives, révélations par rapport à sa situation matrimoniale, incursions dans ses vies antérieures.  Associé à l’appareil génital, il suggère plaisir et sexualité active.  Dans son sens négatif, il annonce chagrin, perte, tension.  D’une façon ou d’une autre, on se sentira empêché de réaliser ses rêves ou ses projets.

ANNULAIRE : Doigt central de la main, relié à la force solaire, il évoque le rayonnement généreux du cœur.  Il figure l’union et l’unification des choses, la cohésion, la cohérence entre les parties de soi, l’assimilation, la réceptivité, la vitalité, révélant la qualité de ses liens, l’aptitude à donner un sens à son vécu.  On l’associe aux fonctions de la sexualité, aux désirs conscients et aux appétits naturels.  Il éclaire les bonnes occasions et les qualités affectives.

AURICULAIRE : Relié à Mercure, ce doigt évoque l’intuition, l’aptitude aux études et à l’enseignement, les talents d’écriture, la compréhension, toutes les facettes de l’information et de la communication, en plus d’éclairer la qualité du milieu familial et de l’exercice du pouvoir dans la société.  Il accumule la force vitale des autres doigts.  Associé aux pouvoirs occultes, notamment à la divination, il renseigne sur les fantasmes sexuels, sur les appétits physiques, les désirs secrets, les expériences de langage, le goût des déplacements, des voyages et des déménagements.  Il figure l’énergie psychique.  Il symbolise l’instrument de l’écoute intérieure, de la voix intuitive.

© 2013-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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Une réponse

  1. Decriem

    Beaucoup…aimé votre écriture qui rejoint la mienne..
    Juste..harmonieuse..profonde.
    Et beaucoup appris sur cette symbolique forte des mains…la main c est l Homme…

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