L’INUTILITÉ DE LA LUTTE ET D’AUTRES DÉMARCHES PROVOCATRICES…

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   Puisque Dieu a repris les rênes de la planète, il y a quelques années, commentdes gens peuvent-ils manquer de confiance en lui au point de se mêler de patauger dans la dualité sans vergogne, y entraînant avec eux des êtres faibles,désœuvrés ou serviles, tout aussi inconscients qu’eux, en organisant sans cesse des campagnes de dénonciation ou en proposant des pétitions à la chaîne,présentées comme de sempiternels complots ourdis par des Forces occultes ou des gens mal intentionnés.  Comment ne comprennent-ils pas qu’en semant le vent, ils s’exposent à récolter la tempête et à régresser en conscience.

   Le brassage des facteurs négatifs, qu’on peut appeler les travers de la société, n’attire que la résistance et, par ricochet, les effets dévastateurs de la tourmente ainsi engendrée, en plus de diviser les gens et de les amener à s’attirer encore plus de raisons de lutter, ce qui représente un acte de séparativité, le geste le plus condamnable, parce que le plus opposé à l’évolution, dans la hiérarchie des valeurs, après le péché de l’esprit, la négation de Dieu.  Lorsque l’être se mêle d’agir ainsi, le Grand Maître du monde se croise les bras, observant d’un air amusé, mais rempli de compassion, ce pauvre être inconscient qui se croit plus fin que lui et qui croit pouvoir prendre en main, avec la petite clique qu’il réussit à ameuter, le sort du monde, jusqu’à ce qu’il se pète la gueule.  Et ce n’est que lorsque ce réfractaire revient à la raison, pour avoir assez souffert et avoir fait l’expérience d’une courte honte, que le Grand Veilleur silencieux reprend enfin son rôle pour témoigner de son omniscience, de son omniagence, de son omnipotence et de son omniagence, de l’ordre de sa Création, surtout de sa patience infinie, démontrant enfin à l’humanité qu’il en sait plus qu’elle sur elle-même et sur la gestion de son destin.

  Pourtant, les Maîtres, émissaires de la Source divine, l’ont toujours dit.  Au sens évolutif, le changement du monde ne viendra jamais de l’action extérieure, qui revient à travailler au niveau des effets, donc à mettre un cataplasme sur une jambe de bois.  Pour transformer le monde, il faut travailler au niveau des causes, toujours imagesinvisibles, qui découlent toujours, d’abord, d’un manque de conscience personnel et collectif.  Le sachant, c’est au niveau du développement de la conscience qu’il faut intervenir.

   Et comment cela doit-il se faire?  Les Maîtres l’ont également enseigné.  Il s’agit que chaque être s’intériorise et se transforme lui-même de l’intérieur en explorant son Être total.  Ainsi, il devient un être plus lumineux qui, par son seul rayonnement ou sa seule contagion énergétique, parvient graduellement à motiver au changement ceux qui sont en affinité avec lui.  Et c’est par la propagation de cette contagion constructive que les êtres humains, se transformant un à un, peuvent finir par transformer l’humanité.

   La dénonciation représente une prise de position et une agression qui va à l’encontre du principe de l’innocuité ou de la non-intervention.  Tous les choix humains méritent le respect puisque, à travers eux, c’est Dieu qui se fait, qui valide ses principes, qui cherche le point d’équilibre entre deux extrêmes.  Or, au niveau de la dualité, nul ne peut trouver le juste milieu sans se permettre d’explorer les extrêmes du spectre de la Réalité unique, qui, dans l’Ordre de la Multiplicité, va de la Lumière à l’Ombre et de l’Ombre aux Ténèbres.  En outre, cela lui permet de tout apprendre sur lui-même et de devenir l’égal des dieux.  Or, ce qu’un être dénonce dans une vie, il l’a souvent adulé dans une autre.  Ainsi, lorsqu’un être n’apprécie plus la dynamique d’un plan (ou d’une dimension) de conscience, parce qu’il l’a dépassé, n’a plus rien à en apprendre et n’en a plus besoin, il ne doit pas tenter de le détruire ou de le transformer à sa manière, mais de le transcender, en le dépassant, en activant ses potentiels intimes, soit en élevant sa conscience à un niveau supérieur.

   Alors, s’il y en a qui n’apprécient pas la dynamique de la troisième dimension, qu’ils fassent ce qu’il faut pour s’élever dans la quatrième ou la cinquième dimension, voire plus haut.  La Source suprême permet justement tous les aléas de la présente tourmente de la Fin d’un temps — que les mystiques appellent la Dernière Sédition — pour amener les êtres à se dégoûter de la troisième dimension, un secteur de dualité et de densité, où, par nature, les oppositions ne peuvent cesser d’être, afin de les amener à se décourager de s’entêter de tenter de s’y édifier un paradis artificiel relativement viable et de choisir de s’élever plus haut en conscience pour accéder au vrai Paradis terrestre, le Nouveau Monde.

   C’est justement ce manque de compréhension qui explique, par exemple, l’assassinat de Gandhi, ce grand apôtre, qui avait oublié qu’en prenant position publiquement pour une idée, l’indépendance de l’Inde, il se rangeait dans un camp qui imposait la réaction de l’autre camp.  Quand on veut s’éviter une réaction ou une rétroaction, il faut rester neutre, immobile, blanc comme neige, donc sans parti pris et sans jugement de valeur.

   De tout temps, dans la troisième dimension, les gens se sont opposés les uns aux autres, se sont même mutuellement exploités, les uns se croyant plus fins que les autres, ce qui n’a pas empêché que, au cours des siècles, les guerres n’ont à peu près jamais cessé et qu’elles renaissent sans cesse, atteignant toujours, sous le couvert d’une technologie plus sophistiquée et plus convaincante et dissuasive, des sommets plus élevés de barbarie.  L’humanité a dû se méprendre dans son interprétation de la consigne cosmique qui proclame — puisque le bien se multiplie de lui-même au centuple et coupe47265f7250e130ac11e4b42b5c85d166a69aa4eacque le mal se détruit de lui-même au moment le plus opportun — de vivre et de laisser vivre et de veiller à s’occuper de ses propres affaires et de bien le faire en laissant les autres aux leurs.

   Les Maîtres rappellent que plus on s’oppose à une réalité, plus on la nourrit à son insu.  Ainsi, dans un pays, plus on passe de lois, plus on amène à naître des chenapans qui s’ingénieront à en trouver les failles et à les déjouer.  Plus on crée de postes de policiers pour défendre ces lois sévères — qui, en passant ne visent qu’à réprimer une petite clique délinquante, mais en contraignant toute une société à une obéissance infantile et servile — plus on suscite de fauteurs de trouble qui chercheront à les mettre au défi.

   Mais il y aura toujours des faux sages — organisateurs de croisades populaires, défenseurs présumés des grandes causes et redresseurs de torts malfaisants — des paumés qui, se croyant conscients et au nom de la conscience, mais ne cherchent qu’à faire œuvre apparemment utile, pour se sentir vivre, se donner une mission ou une raison d’être, se signaler à l’attention d’autrui, satisfaire leur impression de détenir du pouvoir, s’entourer d’une cour de béni-oui-oui –pour nier l’évidence que tout, dans la troisième dimension, répond à la loi de Causalité, donc d’action et réaction ou de cause à effet, de rétribution ou de juste retour.

   C’est ainsi que, sur notre planète encore dense, les semblables s’attirent et que les différents se repoussent et s’opposent, dans l’espoir de déterminer un jour un triomphateur dans le combat immémorial, souvent dévastateur, mais toujours vain et stérile, souvent appuyé sur la démagogie, le prosélytisme, la manipulation, même la désinformation, de forces qui cherchent à s’unifier, mais qui ne cessent apparemment de se contrer et de se diviser, semant partout sur leur passage le désordre et la dévastation.  Car, quand on veut se débarrasser de son chien sans trop de raison, il faut l’accuser d’avoir la galle.  Quand on veut abattre un ennemi, il faut lui trouver tous les défauts, quitte à en inventer.

   On objectera qu’il ne faut quand même pas tout laisser faire dans la société.  Je ne le conteste pas: une société détient le droit de se protéger, ce qui est même un devoir et une démonstration de respect de la pulsion de vie.  Mais la meilleure protection ne réside-t-elle pas dans l’ouverture de conscience qui permet de ne pas attirer ce qu’on ne désire pas?  Ainsi, les brebis peuvent se rassembler pendant que les loups se dévorent entre eux.  En outre, le fait de convaincre les membres de l’humanité de rayonner l’Amour pur à travers le monde l’aiderait probablement mieux à progresser que de se battre contre des moulins à vent, des créations illusoires, soit que tous les expédients extérieurs qu’elle a tenté d’utiliser.

© 2013-14, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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Une réponse

  1. Isabelle Droz

    Merci Bertrand de ce nouvel article.

    J’ai plusieurs fois, dans cette vie, été atteinte dans mon intégrité par des “autorités” (judiciaires et policières au sein desquelles j’ai travaillé). J’avais une confiance absolue dans ces systèmes et les désillusions (traumatismes) ont été cuisantes, d’autant plus que je suis juriste de formation (métier qui ne me correspond plus du tout).

    A présent j’ai compris que cela ne sert à rien de se battre contre de telles organisations, car la colère ressentie non seulement ne sert à rien, mais elle est cause de bcp de souffrance pour soi-même.

    Je ne suis ni soumise, ni écrasée, mais en phase de reconstruction.

    Finalement, je remercie mon âme, mes guides, etc., d’avoir mis sur mon chemin de telles “nuits noires de l’âme”.

    De tout coeur:

    Isabelle