LA FRUSTRATION EXPRIME UNE INSATISFACTION PLUS OU MOINS GRANDE…

La frustration représente une tension intérieure plus ou moins puissante découlant d’un but manqué, d’un désir déçu, d’une tendance réprimée, d’un désir inassouvi, d’une sensation de privation ou d’impuissance.

La frustration traduit un problème qui est occasionné par une personne ou une situation hors de son contrôle.   Elle peut encore provenir de l’impatience face à l’attente d’une réponse, d’un résultat, comme elle peut, plus passagère, provenir de la hâte de réaliser quelque chose, agissant comme tremplin pour amener à relever un défi.  Dans ce dernier cas, elle passe par le stress qui conduit à relever le défi.  Elle apparaît comme un affront, une injustice qu’on n’a pas à subir ni à supporter parce qu’on ne la mérite pas. Elle résulte d’une agression qui suscite gamin-frustrechagrin, désarroi, colère ou impatience et elle fait ressentir de l’affliction ou de la hargne.

La frustration se signale généralement par un malaise au niveau du plexus solaire, ce baromètre intime, qui traduit un désir non comblé qui torture et qui donne l’impulsion à rétablir l’équilibre intérieur.  Pour la majorité des individus, la frustration découle soit d’un obstacle matériel, soit d’une limite biologique, soit d’un conflit des tendances personnelles, soit, plus fréquemment, d’une répression sociale.  Les frustrations qu’on n’a pas réglées dans le passé et ont attenté à la confiance en soi renforcent les frustrations du quotidien.  Ces dernières peuvent également être renforcées par le déséquilibre entre ses aspirations et ses aptitudes à les satisfaire.  Mais, en général, les frustrations découlent de l’incapacité à répondre à une satisfaction vitale immédiate.  La plupart des gens y suppléent, plus souvent qu’autrement, par diverses formes de compensation.

Chacun gagne à laisser ses frustrations s’évaporer au fur et à mesure qu’elles se présentent en les ventilant.  Le pire serait de les réprimer, ce qui ferait perdre sa transparence.  En fait, la vie quotidienne est remplie d’expériences ennuyeuses ou négatives, à divers degrés.  La frustration est vécue comme le sommet des expériences négatives.  Mais pourquoi ne pas chercher à en comprendre le sens au lieu de maugréer et de rouspéter?  Ne révèle-t-elle pas qu’on essaie de nager contre le courant, de passer à travers un mur de pierres ou de défoncer une porte?  En elle-même, elle exprime une réaction de désappointement qui répugne et met en rogne révélant son incapacité à accomplir ce qu’on projette ou veut ou à suivre son propre chemin.  Elle dévoile la réaction de l’ego qui n’accepte pas que des forces s’opposent à lui ou le contraignent, d’où il refuse de faire preuve d’un sain raisonnement.  Il y ressent une impression d’injustice et d’impuissance qui choque et déstabilise  Selon son intensité, la frustration peut porter au pire.

À cause de son ignorance, n’importe qui peut devenir frustré, ce qui dénote son inexpérience et son immaturité dans un domaine particulier.  Mais celui qui mène une vie de frustration devrait réfléchir et se remettre en question de façon radicale.  Son état résulte forcément d’un caractère obstiné et inflexible, réfractaire aux expériences nouvelles.  Par sa confusion et son esprit de confrontation, il révèle aussi son ignorance des lois de la vie, ce qui l’empêche de réaliser ses désirs et ses souhaits ou de combler ses besoins.  Il y a fort à parier qu’il continuera à rencontrer son maître sur le dur chemin de sa vie pour dominer son sentiment d’impuissance.  La frustration peut aussi résulter d’un conflit avec les autres parce qu’on se croit tout permis, qu’on veut tout faire ce qu’on désire sans tenir compte des droits ou des aspirations des autres, ce qui se complique souvent par une difficulté à partager.  Dans la vie, il faut apprendre à donner un peu de soi, à prendre un peu et à partager volontiers, donc avec enthousiasme et générosité.  Il faut aussi apprendre à entretenir des relations harmonieuses et équitables avec ses semblables.  Enfin, il faut apprendre à exercer la patience, la tolérance, la sympathie, la bonté et l’amour.

Par la frustration, cette grande maîtresse de vie, un être peut apprendre à devenir patient et à cesser de se lasser d’essayer d’aider, tentant d’apprendre à se satisfaire de lui-même en toute occasion.  Un être vit moins de frustrations quand il apprend à croire ses plans moins parfaits qu’ils ne le sont en réalité et que ses droits sont limités par des devoirs.  On se fait également un grand bien en sacrifiant un peu de sa fierté, en considérant d’autres points de vue, en partageant davantage, en sachant travailler en équipe.  Alors, c’est la seule manière d’amener les autres à agir avec soi au lieu d’agir contre soi.  Au bout du compte, on cherche la même vérité que les autres.  Autant le faire de façon fraternelle et solidaire puisqu’on a tous besoin les uns des autres.  Ce n’est ni sa voie ni celle d’autrui qui est bonne, c’est la voie commune.  Car la frustration rappelle toujours une leçon qu’on refuse d’apprendre ou qu’on tarde à assimiler.

Il est étrange que nombre de gens soient très sensibles à la frustration tout en continuant à s’investir en toute inconscience dans la vie, soit sans tenir comptefrustration du fait qu’il faille, ici-bas, respecter les lois qui s’appliquent, notamment, dans la troisième dimension.  À l’heure présente, l’accumulation des frustrations contribue à mettre un être en face de ses travers secrets, sur lesquels il tarde à travailler, et à cultiver le dégoût de se maintenir dans le plan de la densité de manière à ce que les êtres incarnés choisissent de vivre ailleurs et autrement, dans un monde dépourvu de limites.  Et gare à celui qui ne l’a pas compris, car il ne pourrait que se voir compliquer la tâche.

La frustration qui n’est pas soulagée mène au mécontentement.  Chez un être, celui-ci surgit de la conscience de ses propres faiblesses et limites, du laisser aller et de l’incapacité à penser de façon constructive.  Alors, il s’irrite des plus petites choses.  Comme il devient plus conscient de ses aversions que de ses préférences, il les garde à l’esprit, les rumine, leur donne une importance hors de proportion.  Ainsi, il a l’impression d’être la victime de forces qui dépassent son contrôle.  Il crée ce qu’il redoute et il s’enfonce toujours plus bas, déprimé, rempli de désespoir et d’hostilité.  Il s’apitoie sur son sort, dans un sentiment d’être persécuté par les autres.  Et il ne connaît rien d’autre qu’ennuis et tracas.  Il finit par se miner la santé et par ruiner son bonheur, surtout qu’il dérange et écarte les gens qu’il côtoie.  Si le problème n’est pas réglé à temps, sa vie paraît insupportable.  Il l’est surtout lui-même pour les autres qu’il repousse involontairement.  Alors, il finit par vivre dans la solitude amère.

Comme quoi il ne faut jamais permettre l’escalade des frustrations dans son univers sans intervenir pour en trouver et en harmoniser les causes.

© 2012-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.  

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