LA FORCE VITALE, LA SOURCE DE LA VIE…

Des scientifiques indiens ont exprimé leur stupéfaction à l’issue de tests pratiqués durant deux semaines sur un ascète hindou de 83 ans qui affirme avoir passé plus de 70 ans sans eau ni nourriture.  En 2010, le yogi à la longue barbe, Prahlad Jani, a tenu sans boire ni manger mais surtout sans uriner ni déféquer, pendant cette période d’observation qui s’est achevée jeudi, selon les scientifiques.  Tout au long du jour, des caméras surveillaient le vieil homme pendant cette expérimentation lancée par l’Organisme de recherche et de développement du ministère de la Défense (DRDO).  Le yogi octogénaire a ensuite regagné son village natal près d’Ambaji dans le Gujarat (nord) où il a repris ses activités méditatives, n’oubliant pas de révéler qu’une déesse l’a béni à l’âge de 80 ans, lui permettant de vivre sans nourriture.

Dans la documentation religieuse, spirituelle ou mystique, on compte d’autres cas d’êtres exceptionnels, surtout en Orient, qui ont ainsi vécu en tirant directement leur subsistance du Feu sacré ou de la Force vitale, un véritable Nectar divin qui contient tout ce dont le corps et le psychisme de l’être humain ont besoin pour fonctionner normalement.  En cherchant surFORCE VITALEInternet, on peut facilement se Renseigner sur des cas aussi édifiants et intrigants.  En Occident, on parle même du cas de Thérèse Martin (1873-1897), une jeune Française, devenue religieuse carmélite sous le vocable de Thérèse de l’Enfant-Jésus, dite sainte Thérèse de Lisieux, qui, pendant un long moment, ne se nourrit que d’une hostie quotidienne et d’un peu d’eau.

Dans l’expression «force vitale» ou «force de vie», il y a d’abord le mot «force», qui, évoque autant «une énergie capable d’inculquer un mouvement» qu’un «degré de puissance» ou «d’intensité», qu’une «capacité de s’imposer, de faire bouger ou de contraindre», d’où, en physique, il désigne l’interaction entre deux objets ou systèmes, une action mécanique capable d’imposer un mouvement, voire une accélération.  Puis il y a le mot «vital» qui, dans le langage ordinaire, signifie diversement «indispensable à la vie», «qui appartient à la vie», «qui donne ou assure la vie», «qui entretient la vie», «qui sert à la conservation de la vie».  Plus proprement, il faudrait parler d’«énergie vitale», ce qui laisserait entendre un jeu d’appétence entre deux forces, l’une positive et l’autre négative, permettant de «mettre en mouvement».

Le concept d’énergie vitale est fort ancien.  De nombreuses cultures anciennes partageaient cette croyance qui se perpétue depuis que l’histoire existe et, probablement, bien au-delà.  La version chinoise du «chi» est probablement la plus connue, acceptée par des millions d’adeptes.  La médecine traditionnelle chinoise, vieille d’au moins 5000 ans, repose entièrement sur cette énergie qui s’exprime en «yin» et «yang».  Elle résulte d’une vaste collection d’éléments issus de la sagesse populaire qui reposent sur des fondements spirituel dont le «chi» représente l’élément central.   Ses praticiens prétendent que l’énergie vitale, présente à travers tout le Cosmos, émanée par le Grand Soleil central et relayée par les autres étoiles des divers systèmes, circule à travers le corps humain en empruntant des voies ou des canaux appelés «méridiens» (ou «nâdis» en Inde).  En Égypte, elle est figurée par l’«ankh», l’amulette qui signifie «vie»  Ces méridiens sont reliés à tous les organes majeurs ou vitaux du corps, se modulant de façon spécifique dans chaque chakra (centre d’énergie subtile).

Une partie de la croyance dans le «chi» provient d’un concept inextricable d’«harmonie» ou d’«équilibre», associé à une «synchronisation»   Ainsi, on pourrait attribuer tous les problèmes de la vie, voire de la santé et de l’évolution, à un déséquilibre ou une interruption ou blocage des flux d’énergie rendant impossible, dans l’immédiat, l’expression de l’harmonie ou de l’équilibre.  En cela, la manière de penser, une alimentation naturelle, fraîche et saine, la manière de respirer, l’alternance de l’activité et du repos, la variété dans les activités joueraient un rôle prépondérant.

La croyance dans l’énergie vitale ne se limite pas à la Chine, puisque ce concept se retrouve dans plusieurs autres pays, sous d’autres noms comme «pranâ» en Inde, «qi» dans d’autres pays asiatiques et «ki» au Japon. Franz Anton Mesmer l’appelait le «magnétisme animal» et, Henri Bergson, l’«élan vital».  Beaucoup de spiritualités traditionnelles, avec des médecines alternatives, recourent au concept d’une énergie vitale qui, dans le langage moderne, s’exprime sous la forme «champs bioénergétiques».

Cette énergie universelle, source de la vitalité, de la robustesse, de la vigueur, de la souplesse, désigne la force fondamentale du Cosmos qui anime, vitalise, stimule tout être vivant, donc aussi le corps humain, à partir du moment de la naissance jusqu’à la transition (la mort ou le trépas).  Cette Énergie divine pulse par le truchement du champ aurique pendant que se crée un hologramme individuel (champ magnétique ou aura).  Elle reproduit le Cosmos en miniature.

Cette Essence sublime constitue le Principe même de la Vie.  Ontologiquement, elle comprend la somme de toute l’énergie contenue dans l’Univers, dont l’être humain figure une Étincelle vivante.  On considère le cœur comme le siège de cette énergie du fait que le sang en est le principal véhicule de distribution dans l’organisme.  C’est aussi le cœur qui apporte au corps physique la vie, le mouvement et l’être.

Dans le Cosmos, il n’existe donc qu’une seule et unique énergie, la force vitale, dont les effets et les manifestations sont multiples.  C’est la vitalité qui unit par la force attractive et répulsive produisant la sensibilité, le sentiment, le désir, les émotions et la conscience.  Le centre psychique, qui est en étroit contact avec la force vitale, est le centre sacré.  La force vitale devient vie par le cœur, conscience par la tête et forme par le centre coccygien.  Bien que le sexe et le cœur soient tous deux en rapport avec la vitalité, on ne peut les comparer puisque le sexe ne détient aucun rôle dans le processus initiatique proprement dit.  Le centre sexuel permet plutôt l’écoulement de l’énergie vitale issue du Soleil qui pénètre dans un centre, à peu près inconnu, entre les omoplates.  D’autres forces émanant du Soleil influencent aussi la partie spirituelle de l’être humain.

La force vitale, inhérente à l’oxygène, pénètre dans le corps humain à la naissance, à la première inspiration, par la tête et le cœur, où la vie se focalise pendant tout le cycle de la vie humaine.  Il existe un autre courant, un peu plus faible, qui entre par le centre sexuel, prenant son plein développement à la puberté, et qui s’élève vers le cœur pour s’unir à l’autre courant.  Dans cette union réside le secret de l’attraction des électrons et des cellules.

La force vitale, captée par la respiration, nourrit et vivifie tout l’organisme.  Captée en trop grande quantité, par des exercices intempestifs ou par des techniques inappropriées, elle peut aussi le brûler et le détruire, provoquer la destruction des cellules musculaires et nerveuses, entraînant des hémorragies et des congestions et provoquer subtilement la destruction des tissus éthériques, entraînant des maladies psychologiques et psychiques, la folie, voire la mort.

Il faut toujours retenir que la force vitale, neutre et impersonnelle, nourrit dans l’être le bon et le mauvais.  Elle suit la direction de la pensée, des ressentis, des paroles et des actes d’un individu, établissant la loi de son univers propre. Il convient donc de l’assimiler dans l’amour et la pureté d’intention et de la diriger au bon endroit, surtout dans la tête, pour éviter d’amplifier les pulsions inférieures.  Avant de se servir de la force vitale, il faut se purifier en profondeur en se consacrant cœur et âme au service de la Famille humaine, de la Hiérarchie spirituelle et du Créateur.

La Force vitale, à l’origine de la vie, provient du Soleil, transitant par Mars et le centre de la Terre, pour activer le chakra-racine de l’homme.  De là, sous la forme de Kundalini, elle peut s’élever jusqu’au chakra supérieur pour engendrer le Samadhi (l’extase de la Fusion en Dieu).  Cette essence de vie, qui provient de la Source suprême, se situe au fondement de toute réalité, animant tout corps vivant conscient et disparaît à la mort.  Elle représente le Principe de Vie de tout ce qui est.

Cette vitalité, on la nomme généralement vie.  Elle exprime les deux polarités de l’Énergie unique, transmise par l’Esprit ou le Nous mystérieux.  L’une des polarités se manifeste dans la substance même du corps et l’autre par l’intermédiaire de l’air que nous respirons.  Ces deux polarités doivent s’écouler sans interruption, de façon équilibrée, dans le corps, pour qu’il puisse s’exprimer de façon saine et normale.  Cette bipolarité, en équilibre, doit se manifester dans toutes les cellules, surtout dans les globules sanguins qui, par la circulation, l’irradient dans tout le corps.  En fait, il n’existe qu’une force qui, selon les centres dans lesquels elle agit, prend un aspect et un nom spécifiques.   En spiritualité, la force est au corps ce que le pouvoir est au psychisme et la Puissance à l’Esprit.

Dans la Tradition hindoue ou bouddhiste, on désigne la Force vitale par le mot «pranâ».  Il s’agit d’un aspect de Vayou, l’Air, qui s’accroît dans le cœur.  Dans le système solaire, il se manifeste sous cinq formes, correspondant aux cinq états du mental et aux cinq modifications du principe de la pensée.  Dans le corps humain, on retrouve d’abord le pranâ proprement dit, qui agit du nez au cœur, particulièrement en relation avec la bouche et la parole, le cœur et les poumons.  Cette force se capte principalement par la respiration et la consommation d’aliments frais.  Il s’agit d’une force omniprésente qui émane du Soleil, la plus subtile qui puisse devenir manifeste sur le plan mental en tant que pensée.  Elle maintient la cohésion du corps dense et du corps subtil.  Dans le corps, elle engendre la faim, la soif, la vitalité, la vigueur, la fatigue (en carence ou en excès), etc.

Le pranâ est véhiculé par «Hamsa» et il circule dans le macrocosme humain par les chakras et les nâdis (les nœuds ou points focaux des méridiens ou canaux d’énergie), entretenant et stimulant l’énergie physique, mentale et spirituelle.  On l’appelle parfois l’énergie nerveuse, le souffle vital, le dynamisme mi-matériel, le souffle de la respiration, l’appropriation.  On dit qu’il est mieux ingéré par la pensée consciente que par l’oxygène qu’on respire.  Hamsa évoque la respiration équilibrée qui permet de vitaliser, de régénérer, de transmuter, de transfigurer et d’illuminer l’être vivant (d’opérer sa fusion dans la Source divine).

Pour plus de précision, dans la Tradition védique (Inde), Hamsa désigne le Dieu-Cygne qui, à titre de Véhicule de Brahmâ, couve l’Œuf du Monde et qui figure la Voie de la Contemplation.  C’est lui qui élève l’aspirant au sommet de la Conscience par le son «So-Hum», qui équilibre la respiration physique et animique, une inversion de son nom.

Ainsi, Hamsa, le Véhicule de la Vie, symbolise l’Absolu dont le Verbe propulseur est l’«AUM» (ou «OM»).  Il figure l’Union des Principes mâle et femelle par laquelle l’Univers inspire et expire, vit et meurt, dans une succession d’Âges cycliques, toujours harmonisés, toujours stabilisés, jamais désorganisés.  Il maîtrise et contient vie et mort, temps et espace, limité et illimité.  On le comprend comme l’Âme du «Pranava» qui trône sur la Création et en dirige tous les mouvements.  En réalité, il représente à la fois la monture et le symbole de «Brahmâ», le Véhicule de la Vie éternelle.

La force vitale, c’est la vitalité qui unit par la force attractive et répulsive produisant la sensibilité, le sentiment, le désir, les émotions et la conscience.  Le centre psychique, qui est en étroit contact avec la force vitale, est le centre sacré.  La force vitale devient vie par le cœur, conscience par la tête et forme par le centre coccygien.  Bien que le sexe et le cœur soient tous deux en rapport avec la vitalité, on ne peut les comparer puisque le sexe ne détient aucun rôle dans le processus initiatique proprement dit.  Le centre sexuel permet plutôt l’écoulement de l’énergie vitale issue du Soleil qui pénètre dans un centre près inconnu, entre les omoplates.  D’autres forces émanant du Soleil influencent aussi la partie spirituelle de l’être humain.

La force vitale, inhérente à l’oxygène, pénètre dans le corps humain à la naissance, à la première inspiration, par la tête et le cœur, où la vie se focalise pendant tout le cycle de la vie humaine.  Il existe un autre courant, un peu plus faible, qui entre par le centre sexuel, prenant son plein développement à la puberté, et qui s’élève vers le cœur pour s’unir à l’autre courant.  Dans cette union réside le secret de l’attraction des électrons et des cellules.  La force vitale, captée par la respiration, nourrit et vivifie tout l’organisme.

Captée en trop grande quantité, par des exercices intempestifs ou par des techniques inappropriées, la force vitale peut aussi le brûler et le détruire, provoquer la destruction des cellules musculaires et nerveuses, entraînant des hémorragies et des congestions et provoquer subtilement la destruction des tissus éthériques, entraînant des maladies psychologiques et psychiques, la folie, voire la mort.  Il faut toujours retenir que la force vitale, impersonnelle, nourrit dans l’être le bon et le mauvais.  Il convient donc de l’assimiler dans la pureté d’intention et de la diriger au bon endroit, surtout dans la tête, pour éviter d’amplifier les pulsions inférieures.  Avant de se servir de la force vitale, il faut se purifier en profondeur en se consacrant cœur et âme au service de la Famille humaine.

© 1990-2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

            

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