DIEU, POURQUOI NOUS INVITES-TU À NOUS ABSTENIR DES JUGEMENTS OU À VIVRE DANS LE NON-JUGEMENT?

 

Bien-aimé, je vous enjoins de ne pas juger, mais je ne vous empêche pas de constater.  Je n’aime pas attirer votre attention sur ce genre de nuance subtile parce que, dès qu’elle est établie, certains s’en réclament pour mieux commettre l’erreur que je voulais leur faire éviter.  Dans mon injonction, par jugement, je ne réfère pas à l’acte mental pur qui vous permet d’apprécier les faits, mais au jugement de valeur, soit à l’appréciation des faits d’après un code moral ou un système de valeurs.  Ainsi, je ne vous appelle pas à refuser d’accepter la vérité ou la réalité des faits, de vous rendre compte de ce qui se passe autour de vous, mais de vous abstenir d’attester de ce que vous tenez pour bon ou pour mauvais dans l’attitude ou la conduite d’autrui.  Votre jugement attire l’attention davantage sur ce qui bouge en vous que sur la valeur de l’acte de l’autre, d’autant plus qu’il  reste toujours à la remorque de votre degré de conscience.

La vérité, c’est que tout ce qui est, est, et que, dans l’Ordre évolutif, tout ce qui est a sa raison d’être.  En elle-même, nulle réalité n’est bonne ou mauvaise.  Le bien et le mal sont  des non-jugementnotions mentales relatives au résultat de l’expérience personnelle.  En soi, rien n’est bien ou mal : tout est, simplement.  Le mal ne réside jamais dans une chose ou dans un acte, mais dans le manque de pureté d’intention, le manque d’amour ou l’abus de celui qui s’en sert ou qui agit.

D’une part, au-delà des apparences, à chaque moment, celui qui pose un acte agit toujours au meilleur de ses connaissances et de ses moyens.  Certains objecteront qu’on entend souvent dire celui qui a posé un acte malencontreux, qu’il en est désolé, qu’il aurait pu mieux agir ou mieux faire.  C’est pourtant faux puisque, s’il n’a pas mieux agi ou mieux fait, c’est qu’il ne détenait pas encore la conviction suffisante qu’il valait mieux d’agir autrement.  Et c’est peut-être en posant une dernière fois cet acte apparemment préjudiciable que, par les conséquences qu’il s’est attirées, il a atteint le degré de conviction qui lui manquait et qui l’amènera, la prochaine fois, dans un contexte analogue, à exprimer plus de discernement ou de sagesse.  Dans l’Ordre évolutif, chacun actualise et affine ses potentialités à travers les expériences du quotidien, chacun prend conscience de sa Perfection au gré de la perfection du moment.  En cela, nul n’est investi du rôle d’accélérer la démarche évolutive d’un autre, de jouer le redresseur de torts ou l’empêcheur de tourner en rond.

D’autre part, celui qui juge autrui laisse entendre qu’il a atteint un degré de vérité qui lui permet de se prononcer avec certitude sur la légitimité ou la licité des actes d’autrui.  Ou il laisse entendre qu’il sait mieux qu’un autre ce qu’il devrait faire ou comment il devrait se comporter dans la vie.  Pourtant, nul ne peut juger d’une réalité à moins de la porter en lui-même.  Pour qu’un être prenne conscience d’une réalité, il faut que celle-ci trouve en lui une correspondance.  Ce n’est sûrement pas pour rien que la paille dans l’œil de l’autre le dérange autant, c’est qu’il porte une poutre dans le sien.  Ainsi, en jugeant autrui, il s’accable davantage qu’il n’accable les autres, car, à son insu, il démasque ses travers ou ses tares intimes.  La plupart du temps, par un sentiment de culpabilité ou d’infériorité refoulé, qui peut s’exprimer sous la forme de honte intime, de regret ou remords profond, il cherche dans le jugement d’autrui un moyen de détacher son regard de lui-même ou de détourner de lui l’attention d’autrui.  En outre, par la compensation, qui juge s’attire la nécessité d’être jugé.

Pour ce qui me concerne, pour juger, il faudrait que je sois un Juge et que je comprenne ce qu’est la présumée Justice de Dieu.  Or, c’est à tort qu’on m’affuble des titres de Juge ou de Grand Juge de l’Univers, car, dans ma conscience, où tout est Perfection, il n’existe nulle notion d’imperfection ou d’injustice.  Ce sont les êtres humains qui m’ont affublé de l’attribut de «justice» depuis que, en mon absence, à des époques différentes, les Recteurs de Mars ou de Saturne, dits les Maîtres du Karma, ont assumé la gouverne de la planète Terre.  Ce sont ces deux Recteurs planétaires, les Chefs des Armés célestes, qui régissent la loi du Talion, soit le principe de la Causalité qui a malencontreusement dégénéré en notion de dettes karmiques qui s’accumuleraient ou perdureraient d’incarnation en incarnation, si elles n’ont pas trouvé compensation et développé plus de Sagesse.

En décodant correctement la «Thora», mieux connue chez les Chrétiens sous le nom d’«Ancien Testament», vous constaterez que l’humanité a passé de la tutelle rigoureuse de Mars (ce qui donne la référence aux chefs militaires) au rétablissement du karma (par Josué), ce qui a perduré jusqu’à l’institution de la royauté, décrétée par Samuel (déformation de «Samaël», recteur de Mars, le «don de Dieu»), au profit de Saül (le «Dieu demandé» ou le «Principe qui demande…» la Lumière) et de ses descendants.  Cette révélation peut vous aider à comprendre pourquoi la «Bible» repose sur des fondements tellement stricts et impérieux, appelant à la «crainte de Dieu» (qui est le titre même du Recteur de Mars), jusqu’à la venue de Jésus.  Mais, en mon nom, ce Grand Maître a aboli la loi du Talion (la Causalité rigoureuse) et le sacrifice des animaux, appelant à les remplacer, pour ceux qui voulaient en bénéficier, par la clémence de l’amour.

Croyez-moi, chacun réclame à tort l’intervention de la Justice divine, puisque, à proprement parler, il n’existe pas d’instance de ce genre dans le Cosmos.  Ce que vous appelez la Justice divine exprime plutôt un état de clarté, de pureté, de réalité, de perfection qui agit comme un miroir dans lequel chacun d’entre vous prend lui-même conscience de ses limites, de ses infortunes, de ses malheurs, de ses imperfections apparentes.  Mais ce miroir n’exprime aucun verdict, il reproduit simplement la réalité ou le degré d’évolution.  Ensuite, c’est l’être humain lui-même qui décide de se sanctionner ou de se réformer lui-même à partir de ce qu’il a vu se réfléchir sur lui dans son propre miroir.

Ainsi, si vous tenez à trouver en moi une quelconque Justice, concevez-la comme une force de rédemption ou de salut qui anoblit, raffine, développe la conscience individuelle.  Je n’ai prévu aucune loi pour châtier les êtres évolutifs.  J’existe bel et bien sous la forme de la Providence, que, à l’occasion, vous appelez à tort la Justice immanente, mais cet attribut de la Causalité ou d’Attraction naturelle, non d’un jugement de ma part.  Car il n’existe ni Juge ni Tribunal susceptibles d’approuver ou de sanctionner les actions d’un être libre, qui est bien capable de se juger par lui-même, suite à la Rétribution ou au Juste Retour sur lui-même de ses choix.

À ce propos, je peux justement ajouter que chacun d’entre vous est, pour lui-même, son juge et son tribunal, et qu’il se montre souvent trop sévère dans cette fonction.  Par son regard personnel, chacun d’entre vous sanctionne ses actions et la liberté d’expression qu’il s’accorde ou se refuse.  Cette liberté influence son espace, son champ d’expérience et de découverte.  En cela, avec les Guides spirituels, je ne fais que fournir des repères et des balises évolutives, ne pouvant accomplir le travail évolutif à la place de mes créatures.  Mais, au lieu de les accompagner de mes jugements, je les couvre uniquement de tout mon Amour.

Alors, si je ne juge pas, si je ne juge jamais, pourquoi jugeriez-vous?  Parce que vous comptez redresser des torts que je ne verrais pas ou que je ne serais pas capable de redresser?  Ce que, par moments, vous pouvez devenir prétentieux!  Si vous tenez absolument à ce que je le dise, je vous appelle à avancer en paix puisque je vous ai tout pardonné par avance et prévenance.  Et il n’existe nulle damnation.  À vrai dire, dans mon Amour, je ne vois rien à vous pardonner…  Vous êtes bien comme vous êtes et, quoi que vous pensiez, vous faites toujours de votre mieux…

Alors, que pourrais-je vous demander de plus?  De le comprendre, de le bien comprendre, et de mieux vous aimer, de tout vous pardonner… à vous-même et aux autres.

© 2009-2015 Bertrand Duhaime (Douraganandâ). Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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