DIEU, QU’EN EST-IL DE LA ROYAUTÉ, DE LA NOBLESSE ET DES GOUVERNEMENTS DE TOUS GENRES?

Mais, tu me tends un piège, par ce beau sujet d’actualité qui renvoie à une ralité tellement désuète, anachronique!  Veux-tu me faire ou te faire accuser du crime de lèse-majesté?  Chose certaine, mes propos ne recevront pas l’assentiment de la majorité de tes semblables…, surtout pas celui de vos gouvernants, qui se croient dans un tel état de sécurité, retranchés derrière leurs lois, leurs polices, leurs systèmes d’espionnage et leurs armées!

Pour toi, le seul et unique Roi, n’est-il pas moi?

En lui-ROImême, le roi représente le messager de Dieu et l’archétype de la perfection humaine, celui de tout être en mesure d’assumer la souveraineté de son univers.  En conséquence, pour être légitime, un roi doit détenir un mandat céleste, représenter une manifestation du Vouloir suprême du Cosmos et il doit recevoir l’assentiment du peuple auquel il est destiné.  En premier lieu, il doit être celui qui vous aide à vous souvenir de vos origines divines.

Au quotidien, dans son rôle de gouvernant, bien que le roi puisse s’inspirer des membres d’un Conseil d’aînés et s’assister d’un Conseil des ministres, triés sur le volet, il doit détenir un degré suffisant de maîtrise et de sagesse pour assumer, à lui seul, les responsabilités entière du gouvernement, du domaine spirituel au domaine social.  Dans sa fonction, il ne doit pas veiller uniquement à ses intérêts, mais aux intérêts de son pays et de son peuple tout entier, du plus grand au plus petit, de façon juste, impartiale et loyale, donc impersonnelle et inconditionnelle, ne faisant jamais acception ni exception de qui que ce soit.  Autrement dit, il doit agir comme le Père du peuple, comme la clé de voûte de la société, donc comme le Premier Serviteur d’autrui, voire comme le Serviteur des Serviteurs, donnant et se donnant au service du bien-être et de l’évolution de tous ses sujets.

À l’origine de la Monarchie terrestre, la Royauté recevait ma sanction divine, le temps que vous deveniez grands.  Mais le roi, qui représentait le pouvoir dans une ère patriarcale, agissait comme le porte-parole de Dieu, autant à titre d’oracle, de grand prêtre, de guide spirituel que chef politique, agissant comme un messie pour son peuple.  En est-il toujours ainsi?   Dans tout univers, le pouvoir politique émane moins de l’élection que du degré de Savoir spirituel.  Le roi, c’est d’abord celui qui exerce son pouvoir sur ses pensées, ses sentiments, ses paroles et ses actes en les orientant vers des voies agréables à sa conscience.  Il exprime la Loi, l’autorité et le pouvoir qui émanent de la conscience illuminée.  Comme un tel être est parfaitement maître de lui-même, il peut servir d’exemple à la multitude.

Vous en avez perdu le souvenir, parce que vos données historiques sont trop biaisées, mais les peuples d’autrefois choisissaient comme roi un être en pleine possession de tous ses moyens, capable de faire un usage adéquat, donc équilibré de ses énergies, veillant à concrétiser ses buts dans le monde extérieur, mais en restant à l’écoute de ma Volonté.  Car, par définition, le roi devrait évoquer la volonté énergique, le courage, la générosité, la compassion, l’esprit de service et l’aspiration spirituelle.  Il n’y a que la science du Gouvernement divin qui peut faire de chaque famille, clan ou peuple une véritable royauté et de chaque pays un Royaume.

L’état d’un pays démontre toujours la qualité et les dons d’un roi.  Celui-ci est appelé à établir la justice ou l’équilibre et la paix ou l’harmonie dans son Royaume.  Lorsque l’amour et la compassion ne suffisent pas, son pouvoir doit inspirer la crainte salutaire, non la crainte pour la crainte, alors que ses jugements doivent être empreints de justice et de bonté.  Élu par les nobles et par les sages (les prêtres), non  par le menu peuple, il ne doit jamais combattre, mais sa présence au combat reste nécessaire pour inspirer ses soldats.  S’il doit veiller à se dégager des contingences qui pourraient le limiter dans ses attributions, il doit encore plus assurer la prospérité de ses sujets.  Ainsi, s’il doit prélever des impôts et les tributs, il doit vérifier que, s’ils parviennent jusqu’à lui, ils sont par la suite redistribuer en dons généreux, opportuns et efficaces.  Bien qu’il puisse parler avant tout le monde, il garde le devoir d’écouter ses sujets.  Il doit projeter l’idéal à réaliser en provenance de la Conscience divine par son Centre divin personnel.

Dans votre monde, connais-tu beaucoup de gens qui répondent aux conditions que je viens d’établir, surtout lorsqu’ils procèdent d’une droit de lignage présumé ou d’une élection à terme?  L’histoire des peuples n’atteste-t-elle pas de trop de décisions despotiques, trop arbitraires, et de trop de choix fondés sur la haine, le mépris ou la lâcheté?  Du reste, la majorité de vos gouvernants manquent d’humilité et du sens du service.  Derrière leur morgue, leur arrogance, leur domination et une excessive fierté, ils dissimulent leur sentiment d’infériorité.  D’ailleurs, est-ce encore le temps des rois et des reines, le temps des gouvernants?   Sache-le, leur temps est compté!

Vos gouvernements singent le mien et, d’aucune légitimité et d’aucune utilité, ou presque, ils s’interposent entre moi et mes créatures.  En outre, la majorité de vos gouvernants sont davantage mus par la quête du pouvoir et par d’autres préoccupations égoïstes et égotiques que par le bien-être de leurs semblables.  Ainsi, même lorsqu’ils se réclament de droit divin ou des lois d’un état de droit, quoi que vous en disiez et en pensiez, à mes yeux, ils ne représentent que des imposteurs, des parasites et des usurpateurs qui vous dominent et vous volent, jour après jour, du matin au soir, par les lourds impôts qu’ils vous imposent.  En outre, de façon arbitraire, pour protéger leurs arrières, ils ont l’audace de violer votre intimité, de miner votre pouvoir et, recourant à la langue de bois, de vous mentir de façon honteuse et perverse.

Dans ces circonstances, il n’en tient qu’à vous de déterminer combien de temps encore vous accepterez de vous soumette à une autorité extérieure anachronique qui n’est plus que la caricature de la fonction qu’elle représente, alors que, en cette ère de révélation, chacun d’entre vous est appelé à exercer sa pleine souveraineté.  Ici, on m’accusera d’utopie, dans une tentative de laisser croire que les gens ne sont pas encore assez évolués pour s’assumer eux-mêmes.  Mais si vous comprenez la part de déresponsabilisation qu’implique le gouvernement prolongé d’un univers ou d’un territoire personnel par un autre, surtout si celui qui le régit le dépersonnalise, l’infériorise, le limite et le débilite, en lui imposant tout un lot de comportements et d’obligations qui transgressent les lois de sa nature, vous comprendrez qui cultive vraiment des illusions!

Mais ne leur touchez surtout pas, ils s’élimineront bien d’eux-mêmes, déjà que votre intérêt pour la politique s’est déjà largement émoussé!

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