Au premier sens, le mot «élément» désigne l’une des cent quarante-quatre manifestations différentes de la Manifestation physique, dont certains ne sont captés que psychiquement.  Il s’agit des manifestations différentes, causées par l’association des électrons en atomes, dont 98 sont connus de la science.  Dans un deuxième sens, il s’agit des particules de Dieu, des portions du Tout, qui apparaissent comme le substrat des choses ou de chacune des quatre essences tirées de l’Éther, illustrant des degrés successifs de densification, qui constituent la pierre d’assise de l’Univers.    Alors, on parle de l’air, du feu, de l’eau et de la terre, soit des différentes modalités de l’Éther subtil (l’Essence cosmique).  Pour éviter de les confondre avec les éléments chimiques, certains préfèrent les appeler «principes» ou «élémentaux».  Dans la Grèce antique, on les associait respectivement à Héra (air), Hestia (feu), Aphrodite (eau) et Déméter (terre), les enfants d’Éthérie (l’Espace ou l’Éther).

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Dans son évolution, l’être humain s’incarne sur la terre (centre-racine), dans un état primitif, où il s’applique à survivre et cherche à s’établir une demeure permanente, subvenant à ses besoins à la sueur de ses bras et cherchant à assouvir sa sensualité et ses pulsions.  Avec le temps, coupé de son pouvoir, il finit par trouver l’univers matériel fort contraignant, entravant, en raison de ses limites, de ses carences, de ses obstacles, de ses difficultés, de ses souffrances.  Alors, stimulé par ses rêves grandioses, qui dépassent ses possibilités de réalisation, au niveau où il s’investit, il cherche à se désaltérer dans l’expression de sentiments plus nobles et à se rafraîchir d’idées plus élevées, espérant pouvoir dissoudre la forme qui le contraint.  Mais l’eau (centre sacré) qui stimule son corps de désir, le ramène dans la concupiscence, ce qui retarde sa quête de paradis pour un moment.  Emporté dans un cycle de grandes illusions, il finit par se sentir, plus que jamais, prisonnier des limites inhérentes au plan où il s’exprime.  Alors, pris de dédain, souvent déprimé, il redouble d’ardeur et il appelle le feu (plexus solaire), le principe d’aspiration, qui lui inculque soit l’ambition, qui le fait incliner vers les jeux de pouvoir, ou qui lui inculque la motivation de se dépasser sans cesse.   Alors, le candidat éprouve une joie fugace, car le feu le réchauffe et le stimule, mais il finit par engendrer un brouillard qui réduit sa clarté mentale et fait surgir d’autres illusions bien entravantes.  Mais, s’il sait s’aimer et s’aimer (centre cardiaque) et s’il persiste à travers les épreuves, le brouillard se dissipe et il émerge dans l’air (centre laryngien).  Par sa froideur, l’air finit par condenser les vapeurs, ce qui permet d’éclaircir le ciel intérieur, permettant de découvrir la lumière (la vérité) du Jour éternel (centre frontal).  À ce degré d’expansion, il s’extrait du bruit mental et il découvre la puissance créatrice de sa parole.  Alors, franchissant la Porte des Dieux, l’être humain découvre un Soleil intérieur (centre coronal) qui brille sans obstruction, qui apaise sa souffrance et guérit ses plaies, le conduisant jusque dans l’Éther (lotus aux mille pétales), au cœur de son âme ou de son centre caché.  Et, ultimement, il peut y fusionner avec son Esprit (Soleil cosmique), son Étincelle divine, au-delà du ciel christique.  Ainsi, l’homme provient de l’Éther, descend par l’élément feu, s’épanouit dans l’eau, se réalise dans l’air, accédant à sa maîtrise dans l’élément terre, fusionnant finalement le Ciel et la Terre.

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Pour résumer, dans l’évolution individuelle ou collective, tout être parvient à une phase où il vit le Choc spirituel.  Dès lors, quel que soit le stade de l’acceptation ou de refus de l’individu, il ne peut que passer par un certain nombre d’étapes pour parvenir à se situer dans le Grand Tout.  Ainsi, par ses actions et réactions habituelles, l’être incarné peut saisir sa signature vibratoire du moment.  En effet, chacune des étapes du Choc de conscience, à titre individuel ou collectif, se traduit par l’émergence prioritaire et majoritaire de l’un des éléments de son corps, décrits dans l’Apocalypse sous la forme symbolique des Cavaliers : en cela, se vit tout d’abord le refus qui correspond précisément à l’élément Terre qui prend trop de place;  suit le déni de réalité qui correspond à l’élément Eau; vient ensuite la colère, avec la propension à la négociation, qui correspondent à l’élément Feu;  enfin, surgit l’acceptation, qui correspond à l’élément Air et qui prépare à la fusion dans l’Éther, le Plan atmique ou christique.  De ce fait, chacun peut établir une correspondance totale et adéquate entre l’état de sa confrontation, nommée Face à Face entre l’Éternel et la réalité illusoire et éphémère.  Car, selon la teneur prévalante de ses émotions et de ses remous intimes, au cours de son expansion, il peut en déduire l’état d’avancement de sa Réalisation, le degré d’assimilation des énergies de son Choc personnel.

© 2015 Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.

 

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