LE SYMBOLISME DE CERTAINS OBJETS OU INSTRUMENTS D’ÉCLAIRAGE

 

Pour commencer, la bougie, ce bâtonnet de cire entourant une mèche, qui sert à l’éclairage, prend le sens du cierge, mais dans un sens un peu réducteur qui détermine un délai ou un temps d’usage plus court.  Par rapport au bougeoir, qu’on peut associer au «yoni» ou au vagin, au corps physique ou à la Terre, symbole de réceptivité accueillante, la bougie illustre un phallus ardent ou un linga brûlant, image du Ciel, de la conscience, du mental ou du psychisme.  Voilà l’énergie qui active le corps, la Terre passive qui s’offre au Ciel ou le Ciel actif qui se donne à la Terre, le corps qui cherche à connaître ou le psychisme (mental ou intuition) qbougieui renseigne.   Dans un rêve, la bougie réfère à la lumière intellectuelle ou spirituelle et à la quête de la vérité.  Elle indique qu’on évolue à un rythme régulier, qu’on a l’impression de se consumer au service des autres ou qu’on a peur de vieillir.

Histoire de préciser le sens qui précède, il faut rappeler que la bougie allumée réfère à l’activité mentale ou spirituelle.  Elle peut indiquer la réception d’un message spirituel, l’exaucement d’un désir, une satisfaction affective, l’accès à une connaissance, le terme imminent d’un projet, l’achèvement d’un but ou la réalisation d’un espoir.   Pour un méditant, elle révèle les effets de son travail spirituel sur les centres d’énergie de sa colonne vertébrale.  En effet, le geste d’allumer une bougie symbolise son désir ardent de comprendre quelque chose ou de permettre à son âme d’exprimer son plein potentiel. La bougie éteinte désigne l’homme ordinaire, sans motivation à connaître ou sans aspiration spirituelle, sans désir d’améliorer sa situation, endormi dans sa fausse complaisance, qui s’occupe à des riens et fait comme tout le monde.  Elle indique qu’un être, chercheur spirituel ou pas, n’utilise pas son plein potentiel.  On peut aussi l’associer à une vérité qui ne s’exprime pas, à une réponse qui ne vient pas, à une solution qui ne se révèle pas.  On peut encore la relier au mental inerte, à l’imagination inactive ou à une spiritualité morte.  À moins qu’on vive dans le désappointement, la frustration ou le sentiment de rejet.  La bougie funèbre réfère à la lumière de l’âme, au moment de sa transition ascensionnelle, pour rappeler qu’elle assure la pérennité de la vie.

En outre, les Sept Bougies désignent les Anges de la Nature ou de la Terre maternelle.

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Pour sa part, la chandelle, ce petit tube cylindrique de suif, de résine ou de cire, qui servait autrefois pour l’éclairage, prend le sens de la  bougie.

Dès lors, l’expression brûler la chandelle par les deux bouts signifie qu’on n’est pas très économe de son argent ou pas très soucieux de sa santé.  L’économie de bouts de chandelle traduit une épargne mesquine et sans utilité réelle parce qu’elle porte sur de trop petites choses ou sur des choses de trop petite valeur.  Devoir une fière chandelle implique qu’on se sent redevable d’un service singulier ou d’un geste très important.  Voir trente-six chandelles réfère à l’abasourdissement ou l’éblouissement consécutif à un coup ou à un choc.  Le fait d’allumer une chandelle indique qu’il est temps de s’investir dans l’œuvre de l’illumination de sa conscience ou qu’on gagnerait à s’intérioriser pour se mettre à l’écoute de son intuition ou de son inspiration.  Le papillon de nuit qui se brûle à la chandelle identifie le profane (l’homme endormi) qui court à sa perte dans son inconscience ou l’imposteur qui subit le choc en retour de l’Énergie cosmique (la force vitale) dont il a mésusé.

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Maintenant, pour bien comprendre le sens du cierge, cette longue chandelle de cire qu’on brûle dans les églises pendant les offices, on se référera au mot «bougie, mais en magnifiant son sens.  Symboliquement, le ciel illustre l’âme pure prête à recevoir l’Époux ou l’Esprit (au sens du Cantique des cantiques de la Bible qui désigne la Source immaculée et primitive de la Lumière de la sagesse), qui peut éveiller l’âme, illuminer le mental et transmuter le corps de l’être humain.  Allumée, elle réfère à une vie entièrement consacrée à l’Amour unique.  Elle témoigne du degré d’aspiration spirituelle, de douceur, de droiture, d’innocence et de pureté d’un sujet.  Elle invite au don de soi qui amène à se consumer dans l’abnégation et le silence.  Elle témoigne d’une présence amoureuse et subtile qui accompagne dans sa vie.  Elle traduit l’espérance d’un accroissement de joie ou de bonheur.

Parmi les valeurs symboliques reliées au cierge, le cierge pascal, image de l’Arbre de Vie illuminé, évoque l’allégresse de la résurrection.

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Dans le contexte de ces objets d’éclairage, la cire, cette matière plus ou moins molle, jaunâtre et fusible, élaborée par l’abeille, symbolise ce qui est parfait et accompli et qui peut servir à l’édification de son paradis.  Dans la bougie, la chandelle et le cierge, elle désigne la matière du corps qui doit se donner au feu (Amour pur) ou à la Lumière pour être régénérée, transmutée et transfigurée.  Mais on réfère à un corps réceptif qui souhaite être éclairé ou spiritualisé.  Elle convie au détachement nécessaire au processus d’évolution ou d’initiation.   En Alchimie, elle désigne la Matière des sages poussée à blanc.  Dans ce contexte, la cire vierge évoque la pureté et la plasticité d’un cœur réceptif à l’énergie cosmique.  Dans le langage courant, la cire molle désigne une personne trop ouverte à toutes les influences, ce qui peut souligner un manque de confiance en soi qui confine à la servitude ou une candeur naïve qui réduit à la crédulité.  Dans nombre de cas, la cire désigne la paraffine, une matière artificielle beaucoup moins noble que la cire naturelle, exprimant une réceptivité et une malléabilité réduites ou un substitut frauduleux dans sa démarche d’abnégation ou de renoncement.

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Pour sa part, dans tous ces objets d’éclairage, la mèche désigne le mental ou le psychisme qui veut connaître ou être illuminé.

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Quant à la flamme, elle peut alors identifier l’âme qui spiritualise tout, donc l’expression progressive du Savoir ou une poussée spirituelle, ou elle peut illustrer le mental qui se renseigne, qui se met en quête de la connaissance.  Celle-ci peut encore illustrer les Forces des éléments de la Nature en activité.  Elle précise une force verticale ascendante.  Mais elle suggère un sacrifice ou une oblation de la matière à l’esprit : la cire diminue au profit de la Lumière qui la transforme, car si la quantité de cire diminue, elle ne disparaît pas vraiment, elle devient plus subtile.  Ainsi, sa flamme vacillante peut souligner le moment d’un contact intuitif ou un moment d’incertitude, d’indécision, d’inquiétude, de désarroi, de dispersion.

© 2013-15, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

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