C’EST PEINE PERDUE QUE DE TENTER DE PLAIRE À TOUS!

   Il n’y a rien de plus vain, inepte et régressif que de tenter de plaire à tout le monde, car, celui qui cherche à se concilier la faveur de ceux qui s’opposent à lui, en plus de transgresser le principe de la Sagesse, qui invite à la compréhension profonde de ses propres expériences, il ne parvient qu’à en mécontenter parmi ses supporteurs habituels.   C’est bien connu, changez seulement de coiffure ou de coupe de cheveux ou modifiez votre genre de tenue vestimentaire, que vous vous attirerez autant de compliments que de réserves.  Vous mécontenterez une part de ceux qui vous aimaient tel que vous vous présentiez tandis que vous plairez à une part de ceux qui n’aimaient pas votre ancienne manière de vous présenter.    À part vous dépersonnaliser et vous éloigner dpretentione votre centre, à  quoi tient ce phénomène?

   Chacun cherche à plaire aux autres parce qu’il a besoin d’être perçu comme agréable, de s’intégrer, de recevoir de l’appréciation, ce qui fait tant de bien.  En tout cas, il est plus flatteur de plaire que de déplaire.  C’est ce qu’un être peut penser, mais ce n’est pas tout à fait vrai, car, à agir ainsi, il se rend un très mauvais service.  Tenter de plaire à tout le monde, c’est agir au détriment de qui l’on est et de ce que l’on pense, c’est se cacher qui on est intérieurement, ce qui fait sa différence, ce qui assure son identité, ce qui témoigne de son unicité, de sa spécificité, de sa rareté.  C’est tromper et se mentir dans la méconnaissance de la dynamique de la Vie.

Dans le seul plan de réalité où les degrés de conscience varient énormément, celui de la troisième dimension, donc celui de la densité et de la dualité, vous vous êtes fait accompagner, par contrat d’âme, d’une grande variété d’entités, qui forment la confrérie de vos miroirs plus ou moins directs et puissants, conformément aux prises de conscience que vous entendez faire et aux manifestations que vous comptez produire, telles que vous les aviez codées ou planifiées dans votre plan de vie.  Ainsi, dans le Jeu amoureux de la Vie, vous vous êtes fait accompagner d’un éventail de collaborateurs, appelés à s’incarner tour à tour, au moment opportun, pour vous retourner les reflets de vos vibrations, de sorte que vous puissiez déterminer celles qui vous servent et celles qui vous desservent.

   Voilà ce qui a forcé dans votre existence, à point nommé, d’entités de toute la gamme vibratoire dont vous aviez besoin pour grandir en discernement et en sagesse, en vous découvrant toujours davantage et en exprimant plus d’être.  En cela, ils ont accepté de jouer le rôle gratifiant ou ingrat qu’ils maîtrisaient le mieux, d’après leurs acquisitions antérieures, dans la panoplie des réalités qui vont de l’amitié la plus sincère à la haine la plus acharnée en passant par l’indifférence la plus totale.  Même que vous devez ajouter des ennemis déguisés en amis inconditionnels, qui en viennent à virer capot au moment le plus inattendu, pour devenir des traîtres ou de farouches adversaires, comme des amis déguisés en ennemis irréductibles, qui finiront par devenir des auxiliaires précieux et de fervents défenseurs.

   Dans ce contexte, ce qu’il vous faut retenir, c’est que vous vous êtes entouré de gens appelés à sympathiser , à collaborer avec vous, à vous supporter et à vous réconforter, pour vous faciliter certains apprentissages ou pour vous consoler dans des passages difficiles résultant de vos mauvais choix, parce que vous en avez également attirés d’autres chargés de susciter les défis et les obstacles de nature à vous aider à grandir en Amour pur.  Ainsi, si tous les êtres qui vous entourent ne font qu’assumer des jeux de rôle, comme dans une pièce de théâtre éphémère, quelle conception devez-vous vous faire de vos amis, de vos ennemis et des êtres que vous laissez complètement froids?  En outre, que pouvez-vous faire à part de rester, en tout temps, parfaitement vous-même, et évoluer à votre manière?

   Il y a des amis inconditionnels qui vous accompagneront tout au long de votre vie, peu importe ce que vous vivrez.  Mais vous devez retenir que, aussitôt que d’autres en auront terminé avec leur contrat d’amitié, ils ne pourront que tiédir, s’écarter et s’éloigner, de manière tout à fait naturelle, pour suivre leur propre cours de vie, conformément à leurs propres dilemmes existentiels, tandis que ceux qui en auront terminé avec leur contrat d’inimitié, ne pourront que s’harmoniser ou disparaître pour toujours de votre entourage, tout aussi spontanément.  Quant aux indifférents, ils pourront commencer à se démontrer plus chaleureux et cordiaux, sinon, ils devront également s’éclipser, ne pouvant plus vous refléter un taux vibratoire que vous avez rehaussé.

   Si vous n’avez pas compris que vous engendrez votre propre réalité et que vous devez-vous-même vous tirer des impasses dans lesquelles vous vous engagez, par ignorance ou incurie, vous n’avez rien compris à la vie.  Et si vous jugez des gens qui vous entourent à partir de fausses croyances relatives à leur fonction réelle dans votre vie, vous risquez de souffrir longtemps, car vous n’interviendrez pas au bon endroit, soit à l’intérieur de vous, pour changer vos perceptions et vous attirez une réalité plus agréable.

   Notre Maître spirituel avait une manière bien singulière de nous faire comprendre ce jeu des reflets mutuels.  Après avoir demandé à l’un de ses disciples de s’approcher de lui, s’enduisant à la dérobée quelques doigts de la suie qu’une bougie avait récemment laissée sur le fond d’un verre vide, il nous faisait adroitement une marque bien noire sur le front.  Ceci fait, il nous entraînait devant un miroir qui nous retournait notre image de pied en cap.   Dès que nous réalisions le tour qu’il nous avait joué, il nous demandait : «Maintenant que tu as constaté la tache que tu portes au front, que vas-tu faire?  Prendre un mouchoir de papier et tenter de la  faire disparaître en essuyant le miroir, ou en t’essuyant le front?  Bon, ça va, passe  méditer sur le sens des multiples reflets que la Vie te retourne.»

   Encore fallait-il comprendre que celui qui juge autrui, se juge, parce qu’il démontre qu’il porte en lui une correspondance avec celui qu’il juge, donc qu’il est lui-même, sous quelque aspect, tel qu’il dépeint l’autre, lui fait des reproches ou croit pouvoir le reprendre.  Car ce qui n’a pas de correspondance en soi laisse indifférent.  Mais si c’est un autre qui porte un tel jugement sur soi, on n’a pas en tenir compte, puisque celui-ci ne fait que se reconnaître sur un point dans son miroir très pur.  Ainsi va la Vie, ce que l’on peut comprendre, quand on s’élève au-delà des apparences, donc qu’on gagne en transcendance sur le monde des illusions.

© 2016, Bertrand Duhaime (Dourganandâ).  Tous droits réservés. Toute reproduction strictement interdite pour tous les pays du monde.  Publié sur : www.larchedegloire.com.  Merci de nous visiter sur : https://www.facebook.com/bertrand.duhaime.

2 Responses

  1. Husson

    Bonjour Mr Duhaime.
    Vos articles sont aussi plaisants qu’instructifs, et à chacun d’eux se prêtent de belles et longues réflexions méditatives.
    Je me demandais s’il nous était possible, avec tout le respect et la gratitude dûe, de partager ces textes avec notre entourage proche ? Je ne peux m’empêcher, à chaque lecture, de penser à de la famille ou certains proches amis, pour qui il serait bon de lire quelque-uns de vos paragraphes si habilement écrit.
    Je ne sais cependant comment introduire votre page dans sa globalité auprès de ces gens qui, de part le faux sens de certaines notions cristallisées dans leurs croyances, se fermeraient aussi tôt.
    Je sais que ce qui doit arriver arrive quand il le faut, et je ne souhaite agir auprès de ces personnes qu’en conscience d’être un « passeur de conscience », si je puis dire.
    C’est que, depuis que je me suis ouvert à ma spiritualité, que je me découvre et apprends à vivre dans l’harmonie universelle, il est vital pour moi, en tant que communicateur, de transmettre au mieux et au plus grand nombre les graines de cette ouverture d’esprit, afin qu’elles germent en une conscience élévatrice, comme cela l’est pour moi.
    Quoi qu’il en soit, gratitude pour vos écrits qui sont chacuns un éclat de la Lumière que nous chérissons et qui mène à l’ascension.
    Cœurdialement, comme vous l’écrivez si bien.

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    • Bertrand Duhaime
      Bertrand Duhaime

      Oui, il est possible de reproduire mes articles ou des extraits de ceux-ci, dans la mesure qu’on en donne la source, avec le «copyright», la mention des droits de propriété, à tire d’auteur. En général, je préfère toutefois qu’on m’en demande préalablement la permission, comme vous venez de le faire. Même que je suis reconnaissant à ceux qui le font dans les règles. Du reste, plusieurs le font déjà, ce que vous pouvez vérifier en lançant une recherche par «Google» ou un autre moteur de recherches.

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